L'Indonésie accusée de crimes contre l'humanité

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Erriep

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Message Sujet: L'Indonésie accusée de crimes contre l'humanité

Message Titre du message: L'Indonésie accusée de crimes contre l'humanité

Message Ecrit le 22 Jan 2006, 15:10

Bonjour à tous
Un article du Monde, sur les exactions commises par le pouvoir central indonésien au Timor-Oriental. Si vous possédez des informations supplémentaires (je pense notamment à Ahasverus, qui vit dans la région), n'hésitez pas !


L'Indonésie accusée de crimes contre l'humanité dans l'ex-Timor-Oriental

LE MONDE | 21.01.06 | 14h55 • Mis à jour le 21.01.06 | 14h55
NEW YORK (NATIONS UNIES) CORRESPONDANT

Le rapport de la Commission pour l'accueil, la vérité et la réconciliation (CAVR) du Timor-Leste (ex-Timor-Oriental), remis vendredi 20 janvier au secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, accuse l'armée indonésienne d'avoir systématiquement tué, violé, torturé et affamé la population timoraise. En un quart de siècle, l'occupation a fait entre 100 000 et 180 000 morts — un tiers de la population de l'époque. Selon le document de 2 000 pages, fruit de trois ans d'enquêtes minutieuses par des organisations de défense des droits de l'homme, les exactions commises dans l'ancienne colonie portugaise constituent des "crimes de guerre" et des "crimes contre l'humanité".

La grande majorité des victimes sont mortes de maladies et de famines orchestrées par l'armée indonésienne, qui, dès l'invasion de 1975, a "brûlé et empoisonné les récoltes et tué le bétail", usant de la faim comme d'une "arme de guerre, faisant partie d'une stratégie de destruction de la résistance".

Le rapport, dont Le Monde s'est procuré une copie, détaille les techniques de torture "couramment utilisées" pour terroriser et soumettre le peuple timorais : "Brûlures sur les organes génitaux", "couper les oreilles", "traîner une victime derrière une voiture parfois jusqu'à la mort", "arracher des ongles", "forcer à boire l'urine d'un soldat"...

Les soldats indonésiens ont "systématiquement violé des milliers de femmes timoraises", indique le texte. "Les viols en groupe étaient courants". Des mères, certaines abusées devant leurs enfants, se rendaient quotidiennement dans des casernes pour y être violées, sous peine de représailles contre leur village. D'autres servaient d'esclaves sexuelles et de domestiques. Les viols "augmentaient de manière exponentielle durant les opérations militaires", précise le rapport.

ARMES CHIMIQUES

L'armée aurait par ailleurs massacré des milliers de civils. Les punitions collectives étaient "une composante centrale et systématique" de la stratégie pour briser la résistance et Djakarta aurait eu recours à des armes chimiques et au napalm. Ces crimes ont pris fin en 1999, lorsque l'Indonésie a dû se retirer après une dernière flambée de violence orchestrée, selon le document, aux plus hauts niveaux du gouvernement (le général Wiranto, ministre de la défense de l'époque, est nommé) avec l'aide de milices.

L'actuel ministre indonésien de la défense, Juwono Sudarsono, s'est insurgé, vendredi, contre un rapport "sur des choses qui ne se sont jamais produites". La CAVR, établie en 2001 par l'ONU (mais dont elle est indépendante), a pourtant entendu plus de 7 000 victimes au cours de l'enquête la plus détaillée jamais réalisée sur l'occupation indonésienne de ce morceau d'île indépendant depuis 2002. Son rapport préconise le jugement des auteurs d'atrocités, dont certains ont été promus dans l'armée indonésienne.

Mais en remettant le document à l'ONU, le président du Timor-Leste, José Alexandre "Xanana" Gusmao, a écarté toute "justice punitive". L'important est selon lui d'"établir la vérité" pour "en tirer les leçons". "Pousser pour un tribunal international détruirait notre relation avec l'Indonésie et fragiliserait nos démocraties naissantes", explique José Ramos-Horta, le ministre des affaires étrangères timorais. "Et à court terme, aucun leader indonésien ne sera assez fort pour faire juger de hauts responsables militaires", ajoute-t-il.

Le rapport se penche aussi sur les crimes — de bien moindre ampleur — commis par les forces indépendantistes timoraises, surtout dans les années 1970. Il met par ailleurs en cause les grandes puissances et recommande que "les Etats-Unis, mais aussi la Grande-Bretagne et la France, qui ont apporté un soutien militaire au gouvernement indonésien entre 1974 et 1999 (...) aident au dédommagement des victimes", pour avoir "placé leurs intérêts économiques et stratégiques au-dessus des principes des Nations unies".

Philippe Bolopion
Article paru dans l'édition du 22.01.06

Source

yacoub

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Message Sujet: L'Indonésie accusée de crimes contre l'humanité

Message Titre du message: Re: L'Indonésie accusée de crimes contre l'humanité

Message Ecrit le 01 Aoû 2017, 11:23

Merveilleuse Indonésie !

"Le droit de ne pas avoir de religion n'est pas reconnu en Indonésie.

Toute personne critiquant ou contestant l'une des religions reconnues, et diffusant cette critique, encourt jusqu'à onze ans de prison. Chaque personne doit faire figurer sa religion sur sa carte d'identité /11. L'obligation d'être croyant est « le premier pilier de la philosophie d'État en Indonésie - pancasila » /11. Endy Bayuni, rédacteur en chef du Jakarta Post, rapporte que l'obligation légale imposée à chacun d'être croyant a été incorporée à la constitution dans les années 1940, lors de la lutte contre une insurrection communiste /12. L'athéisme est ensuite réprimé sous le régime du Président Suharto (1967-1998), « qui traita l'athéisme comme ennemie de l'État » en l'assimilant au communisme. Les athées doivent alors se déclarer officiellement membres d'une religion pour échapper aux persécutions /13.

==> En juin 2012, pour la première fois, un athée, Alexander Aan, est condamné à deux ans et demi de prison ferme pour avoir publié des messages athées sur Facebook, et pour avoir invité les croyants à en débattre avec lui /14,12. Amnesty International décrit alors Aan comme prisonnier d'opinion, et demande sa libération immédiate /15. <==
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