Anatta-lakkana Soutra(le non soi dans le bouddhisme)

Forum regroupant les dix-huit écoles bouddhistes qui sont apparues par divisions successives.


Anciennes écoles
Environ 150 ans après la mort de Siddhartha Gautama. Dix-huit écoles bouddhistes sont apparues progressivement, dues en premier lieu à des différences de vinaya, une division du Sangha originel, généralement considérées comme étant celles des Sthaviravādins et des Mahāsāṃghikas. Et plus tard dues à la séparation géographique des divers groupes.
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Message Sujet: Anatta-lakkana Soutra(le non soi dans le bouddhisme)

Message Titre du message: Anatta-lakkana Soutra(le non soi dans le bouddhisme)

Message Ecrit le 30 Déc 2016, 11:12

Anatta-lakkana Soutra : Discours sur la caractéristique du non soi

J’ai entendu à une occasion que l’Unique Honoré demeurait à Varanasi au refuge Isipatana. Là-bas, il s’adressa à
un groupe de cinq moines :
‘’ La forme, moines, n’est pas le soi. Si la forme était le soi, cette forme ne mènerait pas elle-même à la maladie. Il
serait possible de dire eu regard à la forme, ‘Laissez cette forme être ainsi. Ne laissez pas cette forme être ainsi.’
Mais précisément parce que la forme n’est pas le soi, la forme se mène elle-même à la maladie. Et il n’est pas
possible de dire eu regard à la forme, ‘Laissez cette forme être ainsi. Ne laissez pas cette forme être ainsi.’
’’ La sensation n’est pas le soi…
‘’ La perception n’est pas le soi…
‘’ Les fabrications mentales ne sont pas le soi…
‘’ La conscience n’est pas le soi. Si la conscience était le soi, cette conscience ne mènerait pas elle-même à la
maladie. Il serait possible de dire eu regard à la conscience, ‘Laissez cette conscience être ainsi. Ne laissez pas
cette conscience être ainsi.’ Mais précisément parce que la conscience n’est pas le soi, la conscience se mène
elle-même à la maladie. Et il n’est pas possible de dire eu regard à la conscience, ‘Laissez cette conscience être
ainsi. Ne laissez pas cette conscience être ainsi.’
‘’ Qu’en pensez vous, moines – Est-ce que la forme est constante ou inconstante ?’’
‘’ Inconstante, Seigneur.’’
‘’Et pour celle qui est inconstante, est-ce facile ou stressant ?’’
‘’ Stressant, Seigneur.’’
‘’ Et est-ce convenable eu regard de ce qui est inconstant, stressant, sujet au changement de penser ainsi : ‘Ceci
est mien. Ceci est mon soi. Ceci est ce que je suis.’ ?’’
‘’ Non, Seigneur.’’
‘’…La sensation est-elle constante ou inconstante ?’’
‘’ Inconstante, Seigneur.’’
‘’…La perception est-elle constante ou inconstante ?’’
‘’ Inconstante, Seigneur.’’
‘’…Les fabrications mentales sont-elles constantes ou inconstantes ?’’
‘’ Inconstantes, Seigneur.’’
‘’ Qu’en pensez-vous, moines – la conscience est-elle constante ou inconstante ?’’
‘’ Inconstante, Seigneur.’’
‘’ Et pour celle qui est inconstante, est-ce facile ou stressant ?’’
‘’ Stressant, Seigneur.’’
‘’ Et est-ce convenable eu regard de ce qui est inconstant, stressant, sujet au changement de penser ainsi : ‘Ceci
est mien. Ceci est mon soi. Ceci est ce que je suis.’ ?’’
‘’ Non, Seigneur.’’
‘’ Ainsi, moines, n’importe quel corps quel qu’il soit du passé, du présent, du futur, interne ou externe, flagrant ou
subtil, commun ou sublime, loin ou proche, chaque corps doit être regardé véritablement avec un juste
discernement de cette façon : ‘Ceci n’est pas le mien. Ceci n’est pas mon soi. Ceci n’est pas ce que je suis.’
‘’ N’importe quelle sensation quelle qu’elle soit…
‘’ N’importe quelle perception quelle qu’elle soit…
‘’ N’importe quelles fabrications quelles qu’elles soient…
‘’ N’importe quelle conscience quelle qu’elle soit du passé, du présent, du futur, interne ou externe, flagrante ou
subtile, commune ou sublime, loin ou proche, chaque conscience doit être regardée véritablement avec un juste
discernement de cette façon : ‘Ceci n’est pas le mien. Ceci n’est pas mon soi. Ceci n’est pas ce que je suis.’
‘’ Voyant ainsi, le disciple bien instruit des Nobles s’émancipent désillusionné avec le corps, désillusionné avec la
sensation, désillusionné avec la perception, désillusionné avec les fabrications mentales, désillusionné avec la
conscience.
Désillusionné, il devient détaché. A travers le détachement, il est pleinement libéré. Etant libéré, la connaissance
vient,’Pleinement libéré.’ Il discerne que ‘La naissance prend fin, la vie sainte est accomplie, la tâche réalisée. Il n’y
a plus rien de plus en ce monde’’’.
Ceci est ce que l’Unique Honoré a dit. Satisfait, le groupe des cinq moines se réjouit à l’écoute de ces mots. Et
pendant que l’explication était donnée, les cœurs du groupe des cinq moines, à travers le détachement, furent
pleinement libérés des effluents (écueils).
Traduction du pali en Anglais par Thanissaro Bhikkhu
Traduit en français par Minh Tho et Seunam Tso
Si "Dieu est tout" alors il n'est rien en particulier, c'est-à-dire : "Dieu" n'est rien d'autre qu'un concept creux dans ce cas. Car le concept de "tout" ou de "totalité" ne gagne rien à être associé à un "mot" qui draine toutes sortes de superstitions. ( J'iminterroge)


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