La suprématie de l'enseignement du sutra du Lotus

La tradition du Mahayana, met l’accent sur la pratique altruiste du bodhisattva comme moyen pour parvenir à l’éveil, à la fois pour soi-même et pour les autres.


Mahayana
Le courant bouddhisme mahāyāna, terme sanskrit signifiant « Grand Véhicule » apparaît vers le 1er siècle de notre ère dans le Nord de l’Inde. Actuellement le bouddhisme mahayana a une forte présence en Chine, au Tibet, au Japon au ve siècle, en Corée en 372, au Viêtnam, à Singapour et Taïwan. La tradition du Mahayana, met l’accent sur la pratique altruiste du bodhisattva comme moyen pour parvenir à l’éveil, à la fois pour soi-même et pour les autres.
Yvon

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Message Sujet: La suprématie de l'enseignement du sutra du Lotus

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Message Ecrit le 27 Nov 2017, 22:00

Points de repère


Nichiren écrivit cette lettre au mont Minobu lors du huitième mois de la première année de Kenji (1275). Elle s’adresse à Oto, la fille de Nichimyō, une croyante fervente qui habitait à Kamakura. Bien qu’envoyée à Oto, cette lettre était à l’évidence destinée à sa mère, que Nichiren avait appelée « Dame Nichimyō » dans une lettre datée du cinquième mois de 1272.
On ne sait pratiquement rien de Nichimyō, sinon qu’elle se rendit avec sa fille auprès de Nichiren alors qu’il était en exil sur l’île de Sado. Le voyage jusqu’à Sado était dangereux et Nichiren fut profondément impressionné par la force de la foi dont elle fit preuve.
Dans cette lettre, Nichiren dit : « La glace est composée d’eau, mais elle est plus froide que l’eau. La teinture bleue indigo vient de l’indigotier, mais quand on teint quelque chose à de multiples reprises, on obtient une couleur plus pure que celle provenant de l’indigotier. » Par cette paraphrase d’un passage du célèbre classique chinois de Xunzi, Nichiren encourage Nichimyō à renforcer davantage sa foi pour obtenir encore plus de vitalité et de bonne fortune.
Le titre de cette lettre provient d’un passage des Annotations sur le Sūtra du Nirvana où il est dit : « Notre corps est insignifiant mais la Loi est suprême. Il faut donner sa vie afin de propager la Loi. » Nichiren déclare que, même si beaucoup de gens le haïssent et le persécutent, la Loi étant suprême, elle ne manquera pas de se propager. Il ajoute que, après sa mort, ses reliques seront respectées, comme celles des personnes qui lui sont venues en aide.
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Alors que les enseignements bouddhiques n’avaient pas encore été introduits en Chine, on appelait canons ou classiques les écrits de sages comme les Éminents Classiques, ou encore comme Taigongwang, Tan, le seigneur de Zhou, Laozi et Confucius. Grâce à ces enseignements, les êtres humains apprirent la bienséance et parvinrent à comprendre la dette de reconnaissance qu’ils avaient envers leurs parents, et une distinction claire fut établie entre rois et sujets, si bien que le pays fut régi avec sagesse. Les gens obéissaient à ceux qui les dirigeaient et qui suivaient ces enseignements et le ciel répondait à leurs prières. Un enfant qui les transgressait se voyait reprocher son manque de piété filiale, et un sujet qui les enfreignait était puni comme traître.
Quand les écrits bouddhiques venus de l’Inde furent introduits pour la première fois en Chine, certains dirent qu’il fallait les accepter, d’autres les rejeter. Cela provoqua un conflit et le souverain invita les deux groupes à débattre sur ce sujet. Les adhérents des enseignements non-bouddhiques furent vaincus par les disciples du Bouddha. Après cela, à chaque fois que les deux groupes s’affrontèrent, ceux qui se consacraient aux écrits non-bouddhiques furent vaincus par les disciples du Bouddha, aussi facilement que la glace fond au soleil ou que l’eau éteint un incendie. Finalement, leur opposition [à la Loi bouddhique] fut sans aucune efficacité.
Au fur et à mesure que d’autres sūtras bouddhiques furent apportés en Chine, il devint évident que, par leur contenu, certains étaient supérieurs et d’autres inférieurs, certains profonds et d’autres superficiels. Ils appartenaient à des catégories différentes : le Hinayana et le Mahayana, les enseignements exotériques et ésotériques, les enseignements provisoires et l’enseignement véritable. C’est la même chose que pour toutes les pierres qui sont toujours inférieures à l’or, mais l’or lui-même a plusieurs degrés de qualité. Il n’existe pas d’or dans le monde humain qui puisse égaler l’or extrait de la rivière Jambu2. Et pourtant l’or de la rivière Jambu possède à son tour bien moins de valeur que l’or accumulé dans le ciel de Brahma. De la même façon, tous les sūtras bouddhiques sont comme l’or, mais certains sont meilleurs et plus profonds que d’autres.
Ce qu’on appelle les sūtras du Hinayana sont pareils à de petits bateaux. Ils peuvent transporter deux ou trois passagers, mais pas cent et encore moins mille. Et, même avec seulement deux ou trois personnes à bord, ils ne doivent pas s’éloigner de la berge et ne peuvent atteindre l’autre rive. On peut y charger une petite cargaison, mais pas une grande. En revanche, les sūtras du Mahayana sont comme ces vaisseaux gigantesques qui, transportant dix ou vingt personnes et chargés d’une grande quantité de marchandises, peuvent naviguer de Kamakura à Tsukushi ou jusqu’à la province de Mutsu.
Mais le navire du véritable sūtra du Mahayana, est incomparablement plus grand que les vaisseaux gigantesques représentés par les autres sūtras du Mahayana. Chargé d’une multitude de trésors rares et transportant cent ou mille passagers, il peut naviguer jusqu’en Corée. Tel est le Sūtra appelé Sūtra du Lotus du Véhicule Unique. Devadatta était le pire homme qui soit dans tout le continent du Jambudvipa mais il est prédit dans le Sūtra du Lotus qu’il deviendrait l’Ainsi-Venu Souverain-Céleste. Ajatashatru fut un roi cruel qui tua son propre père, mais il figurait parmi les personnes présentes au moment où le Sūtra du Lotus fut enseigné et, après en avoir entendu une seule phrase, il forma un lien avec le Sūtra [qui lui permit d’atteindre par la suite l’illumination.] La fille du roi-dragon, femme au corps de reptile, atteignit la bouddhéité en écoutant le bodhisattva Manjusri enseigner le Sūtra du Lotus. De plus, le Bouddha désigna l’époque mauvaise de la Fin de la Loi comme le moment propice pour la propagation du Sūtra du Lotus et légua cette tâche aux hommes et aux femmes de cet âge impur. Le Sūtra du Lotus, enseignement du Véhicule Unique, est donc un sūtra aussi vaste et aussi puissant que les bateaux de commerce chinois.
Ainsi, tous les sūtras bouddhiques sont aux écrits non-bouddhiques ce que l’or est aux pierres. Et les divers sūtras du Mahayana, comme le Sūtra de la Guirlande de fleurs, le Sūtra de Mahavairochana, le Sūtra de la méditation, le Sūtra d’Amida et les sūtras de la Sagesse, sont au Sūtra du Lotus ce que les lucioles sont au soleil ou à la lune, ou les fourmilières au mont Hua. De plus, [la question de] la supériorité et de l’infériorité concerne non seulement les sūtras eux-mêmes mais aussi ceux qui y croient. Les divers maîtres de l’école Shingon, qui croient dans le Sūtra de Mahavairochana, sont comme le feu éteint par l’eau, ou la rosée emportée par le vent, lorsqu’ils sont confrontés en débat au pratiquant du Sūtra du Lotus. Si un chien aboie après un lion, ses entrailles pourriront. Le démon asura qui décocha une flèche au soleil eut la tête p.618brisée en sept morceaux. Les maîtres du Shingon sont comparables au chien ou à l’asura, alors que le pratiquant du Sūtra du Lotus est comme le soleil ou le lion.
Avant le lever du soleil, la glace est aussi dure que du métal. Le feu, lorsqu’il n’est pas au contact de l’eau, est aussi chaud que du fer en fusion. Mais même la glace la plus dure fond facilement sous le soleil d’été, et l’eau éteint facilement même le feu le plus chaud. Nul ne semble plus digne et plus sage que les divers maîtres du Shingon, et pourtant ils sont comme ceux qui, oubliant l’existence du soleil, s’attendent à ce que la glace reste éternellement solide ou qui, sans penser à l’eau, croient qu’un feu peut brûler à jamais.
Comme vous le savez, avant l’attaque mongole, nos contemporains étaient d’une arrogance sans bornes. Cependant, depuis le dixième mois de l’année dernière, aucun d’eux n’a osé adopter une attitude hautaine car, comme vous l’avez entendu dire, seul Nichiren a prédit cette invasion étrangère. Si les Mongols attaquent encore notre pays, personne n’aura le courage de les affronter. Les gens seront comme un singe terrifié par un chien, ou comme une grenouille tremblant devant un serpent. Et ce, uniquement parce que notre pays, en laissant tous les moines des écoles Shingon, Nembutsu, Ritsu et autres, haïr le pratiquant du Sūtra du Lotus, émissaire du bouddha Shakyamuni, s’est fait du tort à lui-même et a provoqué tout spécialement la haine des dieux célestes. Et tous ses habitants sont devenus des lâches. Ils sont comme le feu qui craint l’eau, comme un arbre redoutant la hache, comme un faisan saisi d’une peur panique à la vue d’un épervier, ou comme une souris sous la menace d’un chat. Aucun d’eux ne sera sauvé. Que feront-ils en pareille époque ? Dans la bataille, les soldats considèrent le général comme leur âme. Si le général perdait courage, ses soldats deviendraient lâches.
Les femmes considèrent leur mari comme leur âme. Sans mari, elles sont sans âme. De nos jours, même les femmes mariées ont des difficultés à vivre dans le monde. Bien que vous ayez perdu cette âme, vous menez votre vie avec plus de courage que celles qui ont un époux. De plus, comme vous maintenez votre foi dans les divinités et que vous révérez le Bouddha, vous êtes en fait une femme qui dépasse les autres.
Alors que j’étais à Kamakura, et je laisse ici de côté la question des adhérents du Nembutsu et des autres écoles, je n’avais aucun moyen de déterminer si la foi de ceux qui croyaient dans le Sūtra du Lotus était profonde ou superficielle. Je n’ai pu le savoir qu’après avoir subi la fureur des autorités et avoir été exilé sur l’île de Sado. Bien que personne d’autre ne soit venu me rendre visite, vous, une femme, m’avez non seulement fait parvenir diverses offrandes, mais vous avez effectué personnellement le voyage pour venir me voir. C’était si étonnant que j’ai eu du mal à le croire. De plus, vous m’avez maintenant rendu visite au mont Minobu. Je ne trouve pas les mots qu’il faudrait pour vous remercier. Les divinités vous protégeront certainement et les dix filles rakshasa auront de la compassion pour vous. Le Bouddha a promis dans le Sūtra du Lotus que, pour les femmes, le Sūtra servirait de lanterne dans l’obscurité, de bateau pour traverser l’océan, et de protecteur pour voyager dans des lieux dangereux4.
Quand le Maître des Trois Corbeilles, Kumarajiva, apporta le Sūtra du Lotus en Chine, le roi céleste Vaishravana envoya des troupes en grand nombre pour l’escorter afin qu’il traverse en toute sécurité la région du Pamir5. Quand le Maître du Dharma, Dōshō, lut le Sūtra du Lotus au milieu d’un champ, d’innombrables tigres se rassemblèrent pour le protéger6. Il n’y a pas de raison pour que vous ne soyez pas protégée de la même façon. Les trente-six divinités qui sont sur la terre et les dieux qui p.619sont dans les vingt-huit constellations des cieux7 vous accorderont leur protection. De plus, les êtres humains ont deux dieux célestes qui les accompagnent toujours, comme l’ombre suit le corps. L’un s’appelle Même-Naissance et l’autre Même-Nom. Perchés sur nos épaules droite et gauche, ils nous protègent [en rapportant toutes nos actions au ciel]. Le ciel ne punit donc jamais ceux qui n’ont pas commis d’erreur, encore moins les personnes de mérite.
C’est pourquoi le Grand Maître Miaole a déclaré : « Plus notre foi est forte, plus la protection des divinités est grande8. » Tant que l’on conserve une foi résolue, on est assuré de recevoir la grande protection des divinités. Je dis cela pour votre bien. Votre foi, je le sais, a toujours été admirable mais vous devez maintenant la renforcer plus que jamais. C’est alors seulement que les dix filles rakshasa vous accorderont leur protection. Il n’est guère besoin d’aller très loin pour trouver un exemple. Au Japon, tout le monde sans exception, depuis le souverain jusqu’aux gens ordinaires, a tenté de me nuire, mais j’ai survécu jusqu’à ce jour. Vous devez réaliser que c’est dû au fait que, bien que je sois seul, j’ai une foi résolue.
Si un bateau est conduit par un timonier inexpérimenté, il peut chavirer, provoquant ainsi la noyade de tous ceux qui sont à bord. De même, si quelqu’un a une grande force physique mais que son esprit manque de détermination, ses grandes qualités ne lui seront en fait d’aucune utilité. Dans ce pays, il y a peut-être beaucoup de sages mais ils ne peuvent utiliser leur sagesse parce qu’ils sont gouvernés par des chefs insensés.
Lors de la dernière invasion mongole, des dizaines de milliers de soldats ainsi que des civils, hommes et femmes, à Iki, à Tsushima, et dans les neuf provinces [de l’île de Kyūshū], furent tués, ou capturés, ou noyés dans la mer, ou bien périrent en tombant du haut des falaises. Si les Mongols attaquent de nouveau, ils provoqueront cette fois des dommages infiniment plus importants. Kyōto et Kamakura connaîtront le même destin que les îles d’Iki et de Tsushima. Préparez-vous d’ores et déjà à fuir en un autre lieu. À ce moment-là, ceux qui ont déclaré ne pas vouloir me voir ni m’écouter joindront les mains [en prière] et adopteront la foi dans le Sūtra du Lotus. Même les croyants de l’école Nembutsu et de l’école Zen réciteront Nam-myōhō-renge-kyō.
Il est dit dans le Sūtra du Lotus que, s’il y a des hommes et des femmes qui ont une foi forte dans ce Sūtra, le Bouddha les hissera sur ses épaules et les portera sur son dos9. Le Maître des Trois Corbeilles Kumarayana fut porté par une statue en bois de Shakyamuni10. Quand j’étais sur le point d’être décapité, l’Honoré du monde à la grande illumination a pris ma place. Ce qui se produisit dans le passé se produit de même à présent. Puisque vous êtes tous mes disciples laïcs, comment pourriez-vous ne pas atteindre la bouddhéité ?
Quel que soit l’homme que vous épousiez, si c’est un ennemi du Sūtra du Lotus, vous ne devez pas le suivre [dans sa foi]. Renforcez plus que jamais votre détermination. La glace est composée d’eau, mais elle est plus froide que l’eau. La teinture bleue indigo vient de l’indigotier, mais quand on teint quelque chose à de multiples reprises, on obtient une couleur plus pure que celle provenant de l’indigotier11. Le Sūtra du Lotus reste le même, mais si vous renforcez sans cesse votre détermination, la couleur de votre vie sera plus belle que celle des autres, et vous obtiendrez plus de bienfaits qu’eux.
Le bois est vulnérable au feu, mais le bois de santal ne brûle pas. L’eau éteint le feu, mais le feu qui consuma les restes du Bouddha ne put être éteint. Même si les fleurs sont dispersées par le vent, celles qui fleurissent dans les cieux de la pureté ne fanent pas. L’eau s’évapore en cas de grande sécheresse, sauf si elle entre dans le p.620fleuve Jaune. Le mauvais roi nommé Mihirakula n’encourut aucune punition, même lorsqu’il coupa les têtes des moines indiens. Mais quand il décapita le vénérable Aryasimha, son sabre tomba au sol ainsi que le bras qui le tenait. Quand le roi Pushyamitra réduisit en cendres le monastère Kukkutarama, sa tête fut brisée à coups de bâtons par les douze divinités12.
De même, en devenant ennemis du Sūtra du Lotus, les habitants du Japon ont provoqué leur propre perte et celle de leur pays. Pour l’avoir annoncé, j’ai été traité d’arrogant par les personnes d’un niveau de compréhension inférieur. Mais si j’ai parlé ouvertement, c’est seulement parce que si je ne l’avais pas fait, je ne serais pas le pratiquant du Sūtra du Lotus. De plus, quand mes paroles se révéleront exactes, les gens pourront avoir la foi encore plus facilement. Et, parce que j’écris cela maintenant, ceux qui vivront dans l’avenir reconnaîtront ma sagesse.
[Il est dit dans les Annotations sur le Sūtra du Nirvana] : « Notre corps est insignifiant mais la Loi est suprême. Il faut donner sa vie afin de propager la Loi. » Mon corps étant insignifiant, je suis battu et haï, mais, parce que la Loi est suprême, elle ne manquera pas de se propager. Si le Sūtra du Lotus se propage, mes reliques seront respectées, et si mes reliques sont respectées, elles apporteront des bienfaits aux gens. Alors, je serai finalement révéré autant que le grand bodhisattva Hachiman aujourd’hui. Sachez qu’alors les hommes et les femmes qui m’ont soutenu seront aussi profondément respectés que Takeno’uchi et Wakamiya13.
Ouvrir les yeux ne serait-ce que d’un seul aveugle amène des bienfaits au-delà de toute description. Comment décrire alors les bienfaits créés par l’ouverture des yeux de tous les Japonais, et par le don de la vue fait à tous les êtres humains de tout le Jambudvipa et des trois autres continents14 ? On lit dans le quatrième volume du Sūtra du Lotus : « Si, après l’entrée du Bouddha dans le nirvana, quelqu’un est capable de comprendre le sens de ce Sūtra, il sera les yeux du monde pour les êtres célestes et humains15. » Ceux qui gardent le Sūtra du Lotus seront les yeux de tous les êtres célestes et humains en ce monde. C’est pourquoi les Japonais qui me sont hostiles arrachent en fait les yeux à ces derniers. Le Ciel manifeste alors sa colère et d’étranges événements se produisent jour après jour dans les cieux, tandis que la Terre est furieuse et que, mois après mois, s’enchaînent les calamités.
Shakra était un seigneur céleste, mais il éprouva un grand respect pour le renard qui lui enseigna la Loi16. Cela lui valut de renaître sous la forme du bouddha Shakyamuni, seigneur des enseignements. Le garçon Montagnes-Neigeuses prit respectueusement un démon17 pour maître et devint le seigneur du monde des trois plans18. Les grands sages et les moines honorables des temps anciens n’ont pas rejeté la Loi, quelle que soit l’apparence de ceux qui l’enseignaient. Je suis peut-être un insensé, mais je ne suis sûrement pas inférieur à un renard ou à un démon. Nos contemporains les plus nobles ne sont en aucun cas supérieurs à Shakra ou au garçon Montagnes-Neigeuses mais, du fait de ma basse position sociale, ils ont rejeté mes paroles de sagesse. C’est pourquoi le pays est actuellement au bord de la destruction. C’est vraiment lamentable ! Et ce qui me paraît encore plus triste, c’est que je ne pourrai pas sauver mes disciples qui ont compati à mes souffrances.
S’il arrive quoi que ce soit, je vous en prie, venez ici. Je vous accueillerai. Mourons de faim ensemble au milieu des montagnes. J’imagine que votre enfant, Oto, est devenue une belle jeune fille intelligente. Je vous écrirai encore.

Nichiren

Le quatrième jour du huitième mois

À Oto
:priere: "Le sage n’est pas celui qui pratique le bouddhisme en dehors des règles de la société mais plutôt celui qui, grâce à une compréhension profonde du monde, connaît la meilleure manière de s’y comporter."

Coeur de Loi

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Message Sujet: La suprématie de l'enseignement du sutra du Lotus

Message Titre du message: Re: La suprématie de l'enseignement du sutra du Lotus

Message Ecrit le 28 Nov 2017, 08:45

Hommage au soutra du lotus, la vérité suprême.

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Sur les quatre manuscrits originaux après l'invocation aux Bouddhas et Bodhisattvas, il y a une stance qui n'appartient pas au soutra du lotus :

"J'exposerais le livre du lotus blanc de la loi des hommes vertueux, ce roi des discours développés, qui est l'enseignement, la communication et la règle de la vérité suprême, la grande voie de la réalité."
La vérité = la réalité


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