Le Bouddhisme Zen

La tradition du Mahayana, met l’accent sur la pratique altruiste du bodhisattva comme moyen pour parvenir à l’éveil, à la fois pour soi-même et pour les autres.


Mahayana
Le courant bouddhisme mahāyāna, terme sanskrit signifiant « Grand Véhicule » apparaît vers le 1er siècle de notre ère dans le Nord de l’Inde. Actuellement le bouddhisme mahayana a une forte présence en Chine, au Tibet, au Japon au ve siècle, en Corée en 372, au Viêtnam, à Singapour et Taïwan. La tradition du Mahayana, met l’accent sur la pratique altruiste du bodhisattva comme moyen pour parvenir à l’éveil, à la fois pour soi-même et pour les autres.
Yvon

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Message Sujet: Le Bouddhisme Zen

Message Titre du message: Le Bouddhisme Zen

Message Ecrit le 11 Fév 2016, 07:05

Zen (école) : Ecole soutenant que l'on ne peut atteindre l'Eveil par la poursuite d'études doctrinales, mais seulement par la perception directe de son propre esprit obtenue par la pratique de la méditation.
Bodhidharma (VIe siècle .) est considéré comme son fondateur. Le - Gosho Ron - (- Traité sur la perception de la véritable nature de l'esprit .), qui lui est attribué mais fut probablement écrit par des disciples postérieurs, décrit le Zen en ces termes :
- Transmission particuliêre en dehors des sutras,
Indépendante des mots et des textes sacrés,
Montrant directement du doigt esprit de l'homme,
Voyant sa vraie nature et atteignant la boddhéité. .


Selon cette école, l'Eveil suprême se transmet d'un esprit à l'autre sans recours à la parole, et le bouddha Shakyamuni aurait ainsi communiqué son veritable Eveil à son disciple Mahäkshyapa. Cet heritage passa alors à Ananda, le second patriarche, à Shanavisa, le troisième, et ainsi de suite jusqu'à Bodhidharma, le vingt-huitième, qui introduisit la - tradition silencieuse . en Chine où elle prit le nom de bouddhisme Tch'an (jap. Zen). Ensuite, cette doctrine fut transmise au second patriarche chinois, Houei-k'o, au troisième, Seng-ts'an, au quatrième, Tao-sin, au cinqulème, Hong-jen, et au sixième, Houei¬neng (638-713).
A l'époque de Houei-neng, l'école se divisa en école Zen du Sud, dirigée par Houei-neng lui-même, et en école Zen du Nord, dirigëe par Chen-sieou. L'école du Nord déclina rapidement, mais celle du Sud produisit d'excellents disciples et devint le courant principal du Zen chinois.
Les principaux disciples de Houei-neng furent Sing-sseu,Houai-jang et Chen-houei. Dans la lignée de Sing-sseu, Leang-tsie fonda l'école Ts'ao-tong (jap. Soto) dont Ts'ao-chan devint le second patriarche. Dans la même Iignée, apparurent Wen-yen et Wen-yi qui fondèrent respectivement les écoles Yun-men (Ummon) et Fa-yen (Hogen).
Dans la lignée de Houai-jang, Ling-yeou créa école Kouei¬yang (igyo) qui fut consolidée par son disciple Houei-tsi, et Lin-tsi Yi-sivan fonda l'école Lin-tsi (Rinzai).
Parmi ces cinq écoles, l'ecole Lin-tsi prospère particulièrement et finit par se diviner en deux branches — l'école Yang-ts'i ( Yogi), établie par Fang-houei, et l'école Houang-long (Oryu), fondée par Houei-nan. Toutes ces écoles constituent ce que l'on dénomme - les cinq et Sept écoles - du Zen du Sud.
Au Japon, Dainichi Nonin propagea la doctrine Zen, appelant son écoles la Nihon Daruma (école de Bodhidharma au Japon), de la fin de la période Heim (794-1185) au début de la période Kamakura (1185-1333). Toutefois, le Zen se constitua en première écoles officielle au début de la période Kamakura quand Eisai se rendit dans la Chine des Song et en rapporta la doctrine de l'école Lin-tsi. Par la suite, Dögen se rendit également dans la Chine des Song et en rapporta la doctrine de l'école Ts'ao-tong. Pendant les périodes Kamakura et Muromachi (1336-1573), le Zen fut lié au bushido ou la voie des samurais et fut trés prospère. En 1654, Ingen (Tsin Yin-yuan) arriva de la Chine des Ming et fonda par la suite au Japon école Obaku.
:priere: "Le sage n’est pas celui qui pratique le bouddhisme en dehors des règles de la société mais plutôt celui qui, grâce à une compréhension profonde du monde, connaît la meilleure manière de s’y comporter."

vic

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Message Sujet: Le Bouddhisme Zen

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Message Ecrit le 14 Fév 2016, 14:31

Yvon a dit :Ecole soutenant que l'on ne peut atteindre l'Eveil par la poursuite d'études doctrinales, mais seulement par la perception directe de son propre esprit obtenue par la pratique de la méditation.


L'éveil n'étant pas conceptuel , mais on étudie les soutras dans le zen et il y a un instructeur qui explique la pratique , ça n'est paas qu'une rencontre complètement silencieuse .
Mais il est vrai que le zen est avant tout une pratique silencieuse bien plus que du bavardage .
Mieux vaut expérimenter directement que de faire de longs discours .

Admettons que tu n'ais jamais vécu ce qu'est être en apesanteur , une personne te décrira ce que c'est , tu verras des vidéos d'astronautes sur le sujet mais ça n'est pas le vivre .
Pas besoin de doctrine sur l'apesanteur pour vivre ce qu'est être en apesanteur , ça n'est pas un concept, c'est une expérience directe . :wink:

komyo

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Message Sujet: Le Bouddhisme Zen

Message Titre du message: Re: Le Bouddhisme Zen

Message Ecrit le 14 Fév 2016, 15:23

Eihei Dogen
Le cinquante et unième patriarche était le prêtre Eihei Dogen. Il étudia avec le prêtre Tien-t'ung Ju-ching. Une fois, pendant zazen tard dans la nuit, Ju-ching dit aux moines: Etudier le zen est abandonner le corps et l'esprit. En entendant cela, le maître fut soudainement complètement éveillé. Il se rendit immédiatement dans la chambre de l'abbé et y brûla de l'encens. Ju-ching lui demanda: Pourquoi brûlez-vous de l'encens ? Le maître répondit: Corps et esprit abandonnés. Ju-ching dit: Abandonner le corps et l'esprit, corps et esprit abandonnés. Le maître dit: C'est une capacité provisoire, vous ne devez pas la reconnaître sans raison. Ju-ching répliqua: Je ne vous donne pas mon approbation sans raison. Le maître demanda: Pourquoi ne me donnez-vous pas votre approbation sans raison ? Ju-ching dit: Vous avez abandonné le corps et l'esprit. Le maître s'inclina. Ju-ching dit: Vous avez abandonné l'abandon. Ensuite de quoi, l'accompagnant de Ju-ching, Huang-p'ing de Fu-chou, dit: Ce n'est pas une mince affaire pour un étranger de faire l'expérience de cette contrée. Ju-ching dit: Combien ici l'ont faite? Libéré, il est doux et en paix, et le tonnerre gronde
Ne pas railler, ne pas déplorer ni maudire, mais comprendre. Baruch Spinoza


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