Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

La tradition du Mahayana, met l’accent sur la pratique altruiste du bodhisattva comme moyen pour parvenir à l’éveil, à la fois pour soi-même et pour les autres.


Mahayana
Le courant bouddhisme mahāyāna, terme sanskrit signifiant « Grand Véhicule » apparaît vers le 1er siècle de notre ère dans le Nord de l’Inde. Actuellement le bouddhisme mahayana a une forte présence en Chine, au Tibet, au Japon au ve siècle, en Corée en 372, au Viêtnam, à Singapour et Taïwan. La tradition du Mahayana, met l’accent sur la pratique altruiste du bodhisattva comme moyen pour parvenir à l’éveil, à la fois pour soi-même et pour les autres.
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Message Ecrit le 21 Nov 2017, 10:03

Shonin a écrit:La Soka Gakkaï (création de valeur) ne s'écrit pas comme vous le faîtes. Vous ne connaissez même pas votre sujet de discorde !

Certes, ne pas orthographier correctement le nom de votre "organisation" c'est forcément la méconnaitre...

Shonin a écrit:pour mémo, les écoles bouddhique recherchant le pouvoir et la principauté en Asie, ont rendu fou leur peuple.

Votre vision des problèmes géopolitiques en Asie du sud-est est d'une profondeur hallucinante ! Ensuite, la méthode Soka Gakkai consistant à dénigrer toute les autres écoles bouddhiques y compris les autres courants du bouddhisme de Nichiren afin de se proclamer "bouddhisme orthodoxe", ou "vrai bouddhisme" est à l'opposé des enseignements de Shakyamuni, enfin la Soka Gakkai se réclamant du pacifisme, est en contradiction avec les propos de Makiguchi qui apparemment s’accommodait fort bien du régime militarisme japonais qui a commencé dans les années 1930.

Extrait d'un article de Brian Dozen Victoria (auteur de "zen at war" )

"Bien qu'il soit vrai que Makiguchi a été arrêté en Juillet 1943 pour avoir refusé d'adorer un talisman de la déesse Amaterasu délivré par le sanctuaire d'Ise, cela n'a rien à voir avec le fait d'être déloyal envers l'empereur. Comme il a informé ses interrogateurs de la police, "Je pense qu'il est, pour nous, Japonais, le Chemin d'être loyal. Voilà ce que je me suis rendu compte de mon étude de la vérité du Sutra du Lotus" (Akashi & Matsuura, eds. 1975: 172). En outre, aussi contradictoire que cela puisse paraître, le refus de Makiguchi d'adorer un talisman de la déesse du soleil n'a pas même signifié un manque de respect pour cette aïeule alléguée de la famille impériale. Makiguchi a dit clairement à la police: "La déesse du soleil est l'ancêtre vénérable de notre famille impériale, sa vertu divine ayant été transmis à chaque empereur subséquent, qui monta sur le trône jusqu'à et y compris le présent empereur. Ainsi a sa vertu qui, brille sur les gens, leur apporte le bonheur. c'est pour cette raison que l'article III de la Constitution stipule: « La personne de l'empereur est sacrée et inviolable".

En fait, nulle part dans les écrits de Makiguchi, soit avant ou pendant la guerre, que ce soit en prison ou à l'extérieur, nous ne trouvons de déclarations critiques de la politique de guerre du Japon. Au contraire, non seulement Makiguchi justifie le colonialisme du Japon envers la Corée (et la guerre plus tôt avec la Russie), mais il a consacré toute sa vie comme un éducateur à concevoir des moyens plus efficaces d'inculquer "service de l'État » chez les enfants japonais. Il a en outre plaidé pour que ces mêmes enfants "comprennent bien que le service fidèle à leur souverain est synonyme d'amour de la patrie." Même pendant son emprisonnement, il a affirmé que la fidélité à l'empereur était une partie de la « Voie du sujet" sur la base de sa compréhension du Sutra du Lotus.

Source: A Skeleton in the Closet" Brian Daizen Victoria
http://www.thezensite.com/ZenE [...] ddhism.pdf

Bien à vous,

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Yvon

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Message Sujet: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Titre du message: Re: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Ecrit le 22 Nov 2017, 05:49

On en a déjà parlé ce qui est mentionné sur Magikuchi est parfaitement faux .

**TSUNESABURO MAKIGUSHI 1871-1944**
Tsunesaburo Makiguchi fut un penseur visionnaire qui vécut au Japon durant la période tumultueuse de l’ère moderne.
Il se fit connaître comme géographe, pédagogue, philosophe et, sur le tard, réformiste religieux. En tant qu’humaniste, il s’opposa au militarisme et au nationalisme japonais. Il fut pour cela incarcéré et à mourut en prison durant la Seconde Guerre mondiale.

Jeunesse :

Tsunesaburo Makiguchi naît le 6 juin 1871 dans le village d'Arahama au Japon. Séparé très tôt de ses parents, il est élevé par son oncle. Elève brillant, il est admiré pour son intelligence et sa vivacité d'esprit.
A l'âge de 14 ans, il quitte son oncle pour s'installer dans la ville d'Otaru dans le Hokkaido (île du nord du Japon). Tout en travaillant pour vivre, il y suit des cours du soir. Impressionnés par son sérieux, ses supérieurs l'invitent à s'inscrire au concours de l'Ecole normale qu’il réussit en 1889. Cette entrée dans le monde de l'enseignement marque un tournant décisif dans sa vie. l'Ecole Normale impose alors une discipline militaire emprunte de patriotisme et de respect dû à l'Empereur...

L'élaboration d'une nouvelle forme d'éducation :

Sa carrière d'enseignant commence en 1892, à l'âge de 21 ans. Passionné de pédagogie, il
conçoit une nouvelle méthode d'enseignement, basée sur la réalité quotidienne des enfants, visant à stimuler leur participation à la vie de leur communauté. Entre 1895 et 1901, il publie de nombreux articles dans une revue éducative.

Il développe également une approche nouvelle de la géographie. Rejetant la seule accumulation des connaissances, Makiguchis'intéresse aux interrelations entre les êtresvivants et leur environnement. Sa conception de l'individu comme fondamentalement créateur apparaît à cette époque. En 1897, il entreprend la rédaction d'un ouvrage de géographie à l'intention des éducateurs,
La géographie de la vie humaine.
Il consacre quatre années à cet ouvrage qui comptera plus de 2 000 pages en 1901.

Un esprit révolutionnaire :

La même année, il part pour Tokyo, puis y publie son livre en 1903.
Un moment attiré par la révolution sociale, il s'oppose néanmoins à sa démarche violente. Pour lui, la transformation de la société doit passer par le développement spirituel des individus.
En 1912, il publie un deuxième livre, Etudes sur la culture populaire.
En 1913, il est nommé directeur d'école.
En 1920, il rencontre Josei Toda, un jeune enseignant venu, lui aussi, du nord du Japon. Une relation profonde de maître et disciple s'instaure entre eux. Toda commence dès lors à soutenir l'action de Makiguchi, qui va déboucher sur la publication de l'ouvrage Soka Kyoiku Gaku Taikei (Education pour une vie créatrice de valeurs).
Dans l’atmosphère militariste et soumise à l’Empereur de l’époque, il ose prôner une éducation faisant appel à la personnalité toute entière, faite de raison, d'émotion et de volonté et clamer
qu’« Un enseignement qui sacrifie le bonheur présent de l'élève au nom d'un bonheur futur hypothétique viole à la fois la personnalité de l'enfant et le processus d'apprentissage lui - même ».

Rencontre avec le bouddhisme de Nichiren :

En 1928, à 57 ans, Tsunesaburo Makiguchi rencontre le bouddhisme mahayana de Nichiren par l'intermédiaire d'un autre directeur d'école. Il est séduit par la logique de cette religion, l'accent mis sur l'action concrète dans la société et le fait qu'elle constitue une base spirituelle et philosophique pour la vie quotidienne. Il s’y convertit alors.
Puis, pour réaliser son vœu d'éveiller le potentiel de la vie humaine et de créer des valeurs dans l'éducation, Makiguchi et son disciple Toda fondent en 1930 l'association Soka Kyoiku Gakkai (Association pour une éducation créatrice de valeurs).

A mesure que sa compréhension du bouddhisme s'affirme, la pensée de Makiguchi évolue : le bouddhisme de Nichiren devient à ses yeux la base de la régénération, non plus seulement de l'éducation mais de l'ensemble de la nation. Sa vision s'étend progressivement à l'ensemble du peuple et à ses conditions de vie. Toujours très pragmatique, la dynamique créatrice de valeur qu’il a initiée prend de l’ampleur, dans le contexte militaire tendu conduisant à la seconde guerre mondiale...

Le combat contre l'autoritarisme militaire :

En 1939, le gouvernement japonais promulgue alors une loi ordonnant le regroupement de tous les courants religieux sous la bannière ultra-nationaliste du shintoïsme d'état. L’héritage philosophique de Nichiren Daishonin se trouve ainsi menacé... Makiguchi commence alors son combat contre la dictature militariste japonaise. En s'opposant à cette unification de la pensée, il attire bientôt sur lui et sur l'association des mesures de répression. En mai 1942, la revue de l'association est interdite. Le 6 juillet 1943, Makiguchi est arrêté avec son disciple Toda, ainsi qu'une vingtaine de responsables du mouvement.
Incarcéré dans des conditions extrêmement difficiles pour son âge (il a alors 72 ans), il subit des interrogatoires répétés et poussés. Mais, suivant l'exemple de Nichiren Daishonin, Tsunesaburo Makiguchi reste fidèle à ses principes et à ses convictions bouddhiques. Il s'éteint dans l'hôpital de la prison, le 18 novembre 1944, à l'âge de 73 ans.

L’Héritage de Tsunesburo Makiguchi :

L’esprit de recherche, le pragmatisme et le courage de ce grand pédagogue humaniste ont non seulement ébranlé les bases éducatives du système japonais, mais généré aussi, grâce à la détermination sans faille de son disciple Josei Toda dès sa sortie de prison, puis du jeune disciple de ce dernier, Daïsaku Ikeda né en 1928, un mouvement en faveur de la paix, de l’éducation et de la culture, regroupant à ce jour des milliers de « personnes ordinaires » dans 192 pays et territoires. Un mouvement accompagnant l’action d’organisme tels que l’ONU ou l’UNESCO, générant des dialogues interreligieux, des échanges au niveau académique partout dans le monde, tout autant qu’il soutient les gens, là où ils vivent sur le globe, dans leur vie quotidienne...

Conclusion :

A mes yeux, Tsunesaburo Makiguchi fut un « entrepreneur du changement » remarquable pour son insatiable esprit de recherche ; pour sa capacité à rêver une société s’épanouissant grâce à une éducation humaniste et créatrice de valeur, même dans un environnement rigide et conformiste ; pour sa façon pragmatique d’avancer sans perdre son âme, même en prison ; pour son charisme inspirant, relayé et développé par ses deux disciples suivants, ayant encouragé de très nombreuses « personnes ordinaires » d’abord au Japon, puis dans le monde, à mener dans leur environnement quotidien des actions en faveur de l’éducation, de la culture et de la paix mondiale.
Par son action, Makiguchi a cherché à améliorer la société par l’éducation. Il a rêvé celle-ci, l’a créée, l’a faite évoluer. Il a inspiré des disciples. Aujourd’hui, non seulement des écoles, mais des universités existent, au Japon ou aux Etats Unis, qui font vivre les valeurs promues en étant viables économiquement. L’éducation passe par des actions très diverses, toutes rentables et créatrices de valeurs.

Makiguchi parlait d’associer **« Gain, Beauté et Bonté ».**
Modifié en dernier par kaboo le 23 Nov 2017, 21:43, modifié 1 fois.
Raison: Fusion de ce message avec le précédent.
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Message Sujet: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Titre du message: Re: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Ecrit le 24 Nov 2017, 08:56

Yvon a écrit:On en a déjà parlé ce qui est mentionné sur Magikuchi est parfaitement faux .

Le combat contre l'autoritarisme militaire : En 1939, le gouvernement japonais promulgue alors une loi ordonnant le regroupement de tous les courants religieux sous la bannière ultra-nationaliste du shintoïsme d'état. L’héritage philosophique de Nichiren Daishonin se trouve ainsi menacé... Makiguchi commence alors son combat contre la dictature militariste japonaise. En s'opposant à cette unification de la pensée, il attire bientôt sur lui et sur l'association des mesures de répression. En mai 1942, la revue de l'association est interdite. Le 6 juillet 1943, Makiguchi est arrêté avec son disciple Toda, ainsi qu'une vingtaine de responsables du mouvement.
Incarcéré dans des conditions extrêmement difficiles pour son âge (il a alors 72 ans), il subit des interrogatoires répétés et poussés. Mais, suivant l'exemple de Nichiren Daishonin, Tsunesaburo Makiguchi reste fidèle à ses principes et à ses convictions bouddhiques. Il s'éteint dans l'hôpital de la prison, le 18 novembre 1944, à l'âge de 73 ans.

Cher Yvon,

Il est à souligner que la Soka Kyoiku Gakkai n'a été interdite qu'en 1942, alors que sa fondation remonte à 1930, on peut en conclure que la Soka Kyoiku Gakkai ne devait pas gêner énormément les tenants du militarisme Japonais et réciproquement. Affirmer comme le fait votre organisation que Makiguchi s'opposa au militarisme Japonais est inexact (il aurait plutôt voulu que l'empereur adopte le Nichirénisme et l'impose comme religion d'état, la victoire du Japon aurait permis à la Soka Kyoiku Gakkai de "convertir" les vaincus) en outre, le sort de Makiguchi aussi regrettable qu'il soit, à été partagé, par des milliers d'opposants et ce à partir des années trente, d'autres furent purement et simplement assassinés. "L'engagement" de Makiguchi, se limita donc uniquement à son refus de vénérer le talisman d'Amaterasu, la déesse du soleil, émis par le sanctuaire central shintoïste d'Isle et non à une opposition au militarisme . Le texte de Brian Daizen Victoria que j'ai posté ci-dessus est plus factuel que la propagande de votre organisation.

http://www.thezensite.com/ZenEssays/Cri ... ddhism.pdf

Bien à vous,


:Bye:
Modifié en dernier par algol-x le 25 Nov 2017, 08:04, modifié 1 fois.
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Message Sujet: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Titre du message: Re: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Ecrit le 24 Nov 2017, 11:09

C'est faux, la corruption du bouddhisme de Nichiren remonte même avant la création de la SGI par Makiguchi .

Tsunesaburo Makiguchi était le fondateur et le premier Président de la Soka Gakkai, Société pour la création de valeurs. Il était éducateur et directeur d’école primaire à Tokyo et se sentait profondément concerné par le système éducatif du Japon. En 1928, un ami le convertit au bouddhisme de la Nichiren Shoshu. Depuis l'âge de trois ans il avait été élevé dans la maison de son oncle affilié à la Nichiren Shu mais la religion n'a jamais occupé une large part dans sa vie jusqu'à sa conversion. Les années entre 1924 et 1932 furent pour lui des plus difficiles. Son deuxième fils mourut à l'âge de 23 ans et son quatrième fils, à l'âge de 19 ans en 1928. Son premier fils mourut à l'âge de 31 ans, en 1929, et sa quatrième fille, à l'âge de 14 ans en 1932. (Son dernier fils mourra à la guerre en 1944).
A ce stade de la vie, la religion devint pour lui très importante mais ils était avant tout pris par ses tentatives pour réformer le système éducatif japonais. En 1930, il publia le premier volume de Soka kyoikkgaku taikei, (Théorie pour une pédagogie créatrice de valeurs), sur une réforme pédagogique, La Soka Gakkai considère la publication de ce livre comme la création de la Soka Gakkai car pour l'éditer Makiguchi fonda la Soka Kyoiku Gakkai, (Société pour une pédagogie créatrice de valeurs). Mais en réalité l'assemblée inaugurale n'eut pas lieu avant 1937. Lors de cette première assemblée la Soka Kyoiku Gakkai ne comptait que 60 membres dont la plupart étaient des amis éducateurs. A cette époque, Makiguchi commença à intégrer les enseignements du bouddhisme de la Nichiren Shoshu dans ses propres idées d'une réforme pédagogique. En 1941, le nombre d'adhérents s'éleva à 400, grâce à la diffusion de leur revue qui tirait à 3000 exemplaires. En 1943, le gouvernement impérialiste décréta que tous les citoyens japonais devaient enchâsser chez eux un talisman shinto de la divinité Amaterasu du sanctuaire d'Ise pour montrer leur loyauté à l'empereur. Non seulement Makiguchi refusa lui-même de compromettre sa foi en enchâssant le talisman mais il l'interdit à tous les membres de la Soka Kyoiku Gakkai. Il alla même jusqu'à admonester le Grand-patriarche de la Nichiren Shoshu de soutenir le culte de l'empereur.
Makiguchi et vingt autres dirigeants de la Soka Kyoiku Gakkai furent arrêtés pour lèse-majeste et sédition. Parmi eux seulement trois ont refusé de renoncer à leur opposition au shinto d'Etat : Tsunesaburo Makiguchi, Josei Toda et Shuhei Yajima. Yajima deviendra directeur de la Soka Gakkai après la guerre puis prêtre de la Nichiren Shoshu. Quant à Makiguchi, en 1944, il mourut de malnutrition pendant son incarcération.



Ce qui s'est passé également c'est que les enseignements bouddhiques furent déformés et manipulés à des fin nationalistes Ainsi dans le bouddhisme de Nichiren l'enseignement de celui ci fut falsifié .

En 1936 le professeur Asai de l'université Rissho ayant constaté les modifications et falcifications faites sur les écrits de Nichiren (Goshos) par les autorités religieuses gouvernementales , le professeur Asai avait écrit avec un certain courage .
" Le bouddhisme est une religion universelle qui n'a pas de frontières. Nichiren considére que les êtres humains sont comme ses enfants . Si on limite l'immense compassion de Nichiren à l'intérieur seule du Japon celà restreint la grandeur de ses enseignements .

[Source ?]

(Au vue des écrits modifiés et falsifiés ) je suis profondément triste quand je pense à l'avenir de la diffusion de son enseignement ."
Bien à vous :hi:
Modifié en dernier par Eliaqim le 25 Nov 2017, 09:18, modifié 4 fois.
Raison: [Source ?] + Les forums publics ne sont pas prévus pour commenter les participations d'un membre au détriment d'un sujet. Je vous invite donc à utiliser la messagerie privée de bon escient.
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Message Sujet: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Titre du message: Re: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Ecrit le 25 Nov 2017, 09:56

Yvon a écrit:C'est faux, la corruption du bouddhisme de Nichiren remonte même avant la création de la SGI par Makiguchi .

Peu de temps après la mort de Nichiren, se dessina le clivage entre factions tolérantes et factions "intransigeantes", maintes fois dans votre organisation, j'ai été le témoins de l'invitation à la détestation des cinq moines ainés présentés comme des traites, des renégats...

Yvon a écrit:Au vue des écrits modifiés et falsifiés nje suis profondément triste quand je pense à l'avenir de la diffusion de son enseignement

Source: "Masaharu Anesaki Nichiren : Le moine bouddhiste visionnaire", à noter que cette citation que vous détournez à votre profit est en phase avec la branche tolérante, tant critiquée par votre mouvement.

Au plaisir de vous lire,

:Bye:
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Message Sujet: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Titre du message: Re: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Ecrit le 25 Nov 2017, 10:54

algol-x a écrit:Source: l'ouvrage de Masaharu Anesaki "Nichiren : Le moine bouddhiste visionnaire",


Faux Ce n'est pas la bonne source . La source est :
"La Vision d'Etat et la société selon Nichiren Daishonin" par le professeur Asai de l'université Rissho Avril 1936

PS : Il n'y a pas une branche tolérante ou intolérante du bouddhisme de nichiren ceci est une interprétation de votre part .
Modifié en dernier par Eliaqim le 26 Nov 2017, 01:51, modifié 1 fois.
Raison: fusion deux messages
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Message Sujet: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Titre du message: Re: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Ecrit le 26 Nov 2017, 06:29

Yvon a écrit:(Au vue des écrits modifiés et falsifiés ) je suis profondément triste quand je pense à l'avenir de la diffusion de son enseignement ."Bien à vous

Citer en omettant les sources, c'est bien reprendre une citation à son compte, ensuite merci de vous êtres corrigé !

Yvon a écrit: Il n'y a pas une branche tolérante ou intolérante du bouddhisme de nichiren ceci est une interprétation de votre part .

Une affirmation non documentée ne vaut pas grand-chose dans un débat ! Quand au fait de dire que c'est une "interprétation de ma part" cela ne traduit qu'une réaction pavlovienne. La Soka Gakkai est (avec la Nichiren shoshu) "la faction intransigeante" et se présente comme étant le bouddhisme à elle tout seule ! il y a bien deux "branches" la votre s'appuyant sur le Nichirénisme de Nikko, (l'un des six moines aînés) considéré comme un fanatique.

"La Nichiren shu vénère Nichiren comme un bodhisattva et non comme un bouddha, comme c'est le cas dans la Nichiren Shoshu. Elle ne considère pas les autres écoles du bouddhisme comme intrinsèquement erronées. La Nichiren shu place Nichiren dans une position élevée en tant que le messager du bouddha éternel originel, mais ne le considère pas comme plus important que Shakyamuni. Le bouddha originel occupe la place centrale, Nichiren Shonin, (le saint Nichiren) est le sage qui a remis Shakyamuni à la place centrale, réfutant les écoles bouddhistes qui mettent l'emphase sur d'autres bouddhas, les seules pratiques ésotériques ou négligent ou sous estiment le Sutra du lotus.

Le sutra du lotus est la pratique supérieure, et les écrits de Nichiren appelés Gosho ou Goibun sont considérés comme des guides pour étudier la doctrine bouddhiste. Il comprend les 5 écrits majeurs de Nichiren dans lesquels est établi la doctrine, l'objet de vénération et sa pratique, ainsi que les nombreuses lettres adressées à ses disciples. Nichiren a souvent écrit, et ses disciples peuvent ainsi vérifier ou corriger leur compréhension de sa doctrine à travers les écrits qu'il nous a légué.

Contrairement à la Nichiren Shoshu, la Nichiren Shu est plus sélective quant à l'authenticité des goshos, plusieurs des écrits acceptés ne sont pas considérés comme authentiques par la Nichiren Shu, leur authenticité n'étant pas prouvé par les spécialistes. Cela ne signifie pas que ces goshos (comme le Ongi Kuden) soit rejetés, mais qu'ils sont considérés comme secondaire par rapport aux écrits authentifiés. Une autre différence est la place dans la doctrine du Odaimoku (Namu Myōhō Renge Kyō) et du Mandala le Gohonzon. La Nichiren Shu les considère comme le Dharma supérieur mais n'ignore pas les autres pratiques du bouddhisme

La méditation silencieuse, shōdai-gyō, la copie de l'Odaimoku (shakyō) et l'étude des concepts fondamentaux du bouddhisme comme les quatre nobles vérités, la prise de refuge dans les trois joyaux sont pratiqués dans la Nichiren Shu.

Dans la société japonaise, la Nichiren Shu représente une tradition majeure qui contrairement à la Nichiren Shoshu a continué à avoir des relations avec les bouddhistes d'autres traditions"

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nichiren_Sh%C5%AB

Bien à vous,

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Message Sujet: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Titre du message: Re: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Ecrit le 26 Nov 2017, 16:06

Sujet déjà traité et article Wikipédia sans références .
:priere: "Le sage n’est pas celui qui pratique le bouddhisme en dehors des règles de la société mais plutôt celui qui, grâce à une compréhension profonde du monde, connaît la meilleure manière de s’y comporter."

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Message Sujet: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Titre du message: Re: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Ecrit le 27 Nov 2017, 08:06

Yvon a écrit:Sujet déjà traité.

Pas à ma connaissance.

Yvon a écrit:et article Wikipédia sans références .

Pas assez de références? qu'à cela ne tienne:

- http://nichiren-shu.org/Houston/pages/lineage.htm
- http://nichiren-shu.org/NONA/pages/lineage.html
- http://www.religionfacts.com/buddhism/s ... chiren.htm
- http://nichiren-shu.org/AboutUs/major/minobu.html
Japan National Tourism Organization
-Ryuei Shonin, "On October 8, 1282 at the house of Munenaka Ikegami, Nichiren Shonin designated the Six Senior Disciples (Roku Roso) to - - - - carry on his work after his death. These six were: Nissho (1221-1323), Nichiro (1245-1320), Nikko (1246-1333), Niko (1253-1314), Nitcho (1252-1317), and Nichiji (1250-1305?)."http://nichirenscoffeehouse.net/Ryuei/SixDisciples_01.html"
- Nichiren Shonin
- Dharma, Nichiren Shu Service Book, Nichiren Buddhist International Center: ISBN 0-9719645-3-X
- http://nichirenscoffeehouse.net/Gohonzo ... emony.html
Who's Who on the Gohonzon?
- Rev. Chishin Hirai, History of Nichiren Shū, Nichiren Buddhist International Center, The Bridge 53, p.1 (2010) PDF
- Nichiren Shū Houston Sangha: ‘The Lineage of Nichiren Buddhism’ http://nichiren-shu.org/Houston/pages/lineage.htm
- Rev. Ryuei: ‘The Six Major Disciples of Nichiren’ http://www.nichirenscoffeehouse.net/Ryu ... es_01.html
- Rev. Tarabini: ‘A response to questions from Soka Gakkai practitioners regarding the similarities and differences among Nichiren Shu, - - - -Nichiren Shoshu and the Soka Gakkai’ http://nichiren-shu.org/NONA/comparison.pdf
- Choeizan Enkyoji Nichiren Shu (Series1/Part 4/4) Difference Between Nichiren Shu and Shoshu-SGI https://www.youtube.com/watch?v=S73tXgY ... ature=plcp
- Rev. Tarabini http://nichiren-shu.org/NONA/comparison.pdf page 5
http://www.sokaspirit.org/resource/worl ... i-gohonzon
- Lotus Seeds: The Essence of Nichiren Shu Buddhism, San Jose, CA: Nichiren Buddhist Temple of San Jose, 2000. ISBN 0970592000, page 61
http://www.nst.org/glossary/
- Lexington Nichiren Buddhist Community (undated), Jogyo-Shindoku (Traditional Auxiliary Practice), Lexington, Kentucky, p. 20
- Montgomery, Daniel (1991). Fire in the Lotus, The Dynamic Religion of Nichiren, London: Mandala, ISBN 1852740914, pp. 147-151, 169
- Rev. Ryuei: ‘The Three Great Hidden Dharmas’ http://www.nichiren-shu.org/Sanfrancisc ... y/nine.htm
- Lotus Seeds: The Essence of Nichiren Shu Buddhism, San Jose, CA: Nichiren Buddhist Temple of San Jose, 2000. ISBN 0970592000, page 72


Bien à vous,

:Bye:

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Nichiren Shōshū

En juin 1928, Makiguchi se convertit à Nichiren Shōshū (école orthodoxe de Nichiren). Au moment de sa conversion, la Nichiren Shōshū était une très petite branche de l'ensemble des écoles bouddhistes Nichiren. Dans une enquête gouvernementale menée à la fin de 1939, il n'y avait que soixante-quinze temples affiliés et cinquante-deux prêtres. Sa petite taille, cependant, n'a pas empêché cette branche de prétendre qu'elle seule avait fidèlement conservé les enseignements de Nichiren, des enseignements qui représentaient la seule vérité religieuse authentique existante au monde.

La revendication de la Nichiren Shōshū à l’unique possession de la vérité religieuse universelle n'a pas empêché ses dirigeants cléricaux de participer à la frénésie ultranationaliste de l'époque. Arimoto Kōga (1867-1936), ancien directeur général des affaires religieuses de la branche et abbé du temple Myōkōji à Tokyo, en est le représentant. En septembre 1929, Kōga créa la «Société de protection de la nation à travers l'enseignement orthodoxe» (Seikyō Gokoku-kai) dont le quartier général est au sein du temple. C'était en réponse directe à un décret publié par le ministère de l'Éducation plus tôt dans la même année appelant à une mobilisation spirituelle générale du peuple.

Le prospectus que Kōga rédigea pour la nouvelle organisation se terminait par l'injonction suivante:

"Il est indéniablement temps pour nous, chefs religieux, d'être actifs, d’avancer et de lutter. . . Nous ne devons pas seulement nous tenir aux avant-postes, mais aussi à ceux qui suivent. Nous devons aller de l'avant, en faisant tout notre possible pour développer l’esprit combatif qui guidera toute l'armée.

Protéger l'état est notre devoir. Guider les gens est notre responsabilité. C’est pour cela, que nous avons créé cette association afin de rallier les gens de cette nation, en nous dévouant totalement à utiliser le puissance de l'enseignement orthodoxe [de Nichiren] pour maintenir la loi et l'ordre dans l'état. De plus, nous cherchons à utiliser la majesté du Bouddha authentique pour préserver l'ordre social, et la morale publique. N'est-ce pas la mission originelle du bouddhisme?"


Les activités ultranationalistes de Kōga ne s’arrêtèrent pas par la création de l'organisation ci-dessus. Le 25 mars 1933, il publia une brochure de trente-cinq pages intitulée «Proclamation pour la célébration du Festival du drapeau». Le premier chapitre contenait la déclaration suivante:

"C'est l'état que les gens doivent protéger avec leur sang et défendre jusqu'à la mort. De même, les gens doivent protéger le drapeau national avec leur sang et le défendre jusqu'à la mort. Le drapeau national est sacré et, par conséquent, personne ne peut, en aucune circonstance, l'insulter."


http://apjjf.org/2014/12/37/Brian-Victo ... ticle.html
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algol-x

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Message Sujet: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Titre du message: Re: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Ecrit le 28 Nov 2017, 17:55

Le leadership autoritaire, la tromperie et le contrôle destructif de l'esprit sont les principaux ingrédients d'un culte, et SGI rentre dans ce cadre. Cela peut sembler une affirmation peu aimable ou injuste, mais je vais l'étayer par des exemples et des explications. SGI est un culte.

Est-ce que je dis que les membres de SGI sont une bande de zombies endoctrinés? Non! Si le contrôle de l'esprit était si caricatural etsi évident, ce ne serait pas un problème. Les croyances et peurs intériorisées ne sont généralement pas faciles à perçevoir, mais elles ont néanmoins une énorme influence sur le comportement et les émotions d'une personne.

Est-ce que je dis que les membres de la SGI sont des gens horribles, stupides ou consciemment manipulateurs? Non pas du tout. Certaines des personnes les plus merveilleuses, intelligentes et sincères que j'ai jamais rencontrées sont des membres de SGI. C'est en raison de notre sincérité et de notre idéalisme, peut-être, que nous avons accepté sans réserve la "formation" qui nous a rendus dépendants de la Soka Gakkai, et nous avons fidèlement transmis cette formation aux autres.

Je ne pense pas que la plupart des membres du SGI essaient délibérément de blesser quelqu'un. C'est plutôt comme si nous transmettons un virus parce que nous n'avons aucune idée que nous avons été "infectés".

Vous remarquerez que je dis "nous". Je m'inclus. J'ai rejoint SGI il y a presque 14 ans. J'ai travaillé pour la SGI en tant que propagandiste payée - d'abord en tant que rédacteur pour le World Tribune et plus récemment en tant que "fantôme" freelance pour Middleway Press de SGI-USA. SGI est sur mon CV professionnel. J'ai défendu le SGI en version imprimée. J'ai essayé d'expliquer les accusations portées par des amis, des membres de ma famille et des inconnus que SGI est une secte. J'ai essayé de me convaincre que SGI pourrait un jour changer.

Mais les cultes comme la SGI ne changent que dans le sens où elles deviennent plus sophistiquées ou peut-être plus subtiles dans leurs fonctionnements. Ils peuvent enlever la photo d'Ikeda du mur dans la pièce de Gohonzon, et arrêter d'obliger les membres à porter des uniformes blancs - ils peuvent ressembler moins à un culte de style cartoon. Mais le but reste le même: faire croire aux membres qu'ils vont souffrir sans le groupe, et quel que soit le bonheur et le succès qu'ils ont, c'est attribuable au groupe, et ils doivent tout au groupe. Ce n'est pas le bouddhisme Nichiren - c'est SGI-isme, et c'est précisément ce qui fait de SGI un culte.

Les membres de SGI déclarent fièrement: "Je suis à la SGI", malgré le fait que les membres n'ont aucun droit de vote, aucun contrôle sur les politiques et finances de la SGI, aucune procédure de règlement des différends, etc. Les membres ont assumé la responsabilité personnelle totale d'une organisation dans laquelle ils n'ont aucun contrôle. Alors, quand je critique le SGI, je sais que beaucoup de membres du SGI vont avoir l'impression que je les attaque personnellement et qu'ils me répondront par des attaques personnelles.

Mais ce n'est pas une question de personnalités. Il s'agit de prendre conscience des méthodes et du contenu de l'endoctrinement de culte SGI.

Il y a beaucoup de membres de SGI qui refuseront de lire ce que j'ai à dire. Ça me va. Beaucoup vont rejeter mes opinions comme "négativité" ou "se plaindre". Mais il y a probablement quelques personnes qui sont prêtes à lire ceci. Il m'a fallu beaucoup de temps pour arriver à l'endroit où je pourrais même l'écrire. Si ce que je dis résonne en vous - si vous dites: "Oui, exactement, c'est vrai pour moi!" - Alors c'est cool. Si vous pensez que je suis une m...., c'est cool aussi.

Pendant de nombreuses années, j'ai été membre d'un culte. J'ai consacré mon argent, temps et talent à la perpétuation d'un culte. J'ai été un apologiste de culte, menant d'autres personnes dans le culte. Pas plus. Personne ne se joint à un culte

"SGI est une secte" Non, certainement pas ", dirais-je à mes amis et à mes proches." Ai-je l'air du genre de personne qui serait dans un culte? "

Non, certainement pas, on t'ils dû concéder. J'étais assez intelligent et éduqué, assez bien nanti, et issu d'une famille aimante et stable. J'avais un travail, et des amis. "Je sais que cela peut sembler un culte à certains égards", dirais-je aux gens. "Mais ce n'est pas le cas.

Personne ne m'avait kidnappé et forcé à rejoindre SGI. Au contraire, j'étais volontairement persuadé. J'ai entendu le chant du mantra bouddhiste Nichiren lors d'une réunion à Los Angeles. J'ai aimé le son et j'ai été intrigué par la pratique. Je voulais en savoir plus sur la philosophie. Les membres de la SGI ont été prompts à m'informer que le mantra et la pratique étaient sous leur direction, et qu'ils étaient seuls chargés du devoir de dire à toute l'humanité sur le bouddhisme de ramener la paix dans le monde. Je ne m'intéressais pas vraiment au prosélytisme ou à la paix dans le monde. Je voulais juste chanter (pratiquer)

Mes nouveaux amis m'ont dit qu'il n'y avait pas de vrai bouddhisme en dehors de SGI. Je les ai cru. Je ne savais pas mieux. Je ne savais rien des enseignements de Nichiren. De plus, les membres étaient complètement sincères, amicaux et compétents. Ils parlaient une langue que je voulais apprendre - "faire la révolution humaine" et "shakubuku". Les membres de la SGI semblaient convaincus qu'ils avaient une mission spéciale dans la vie. Ils étaient aussi très durs avec eux-mêmes, parlant de comment ils devaient surmonter leur arrogance, ou disant qu'ils étaient trop stupides pour comprendre une leçon bouddhiste cruciale, alors ils devaient "remplacer la foi par la sagesse." se référaient à la sagesse de leur "aînés dans la foi" comme ils ont appelé leurs dirigeants. Et ils parlaient tous de "Sensei", le président de la SGI, Daisaku Ikeda, même si la plupart ne l'avaient jamais rencontré. J'ai aimé presque tous ceux que j'ai rencontrés à la SGI, et je le fais toujours. Je n'avais aucune raison de douter de ce qu'ils me disaient. Ils relayaient ce qu'ils avaient entendu dire par d'autres personnes aussi sérieuses et sincères. Je leur faisais confiance, tout comme ils avaient fait confiance à leurs aînés dans la foi. Cela m'a blessé quand les gens ont appelé le culte de SGI, même en plaisantant. "SGI était un culte, peut-être, à l'époque où les membres portaient des uniformes et recrutaient agressivement des gens", expliquais-je. "Mais tout ça a changé. Nous n'adorons pas le président Ikeda. Nous apprenons de lui et essayons de l'imiter. De plus, ma vie s'est améliorée depuis que j'ai rejoint SGI. Le président Ikeda parle toujours de la liberté et de l'importance de l'individu. J'ai beaucoup appris de lui à propos de se lever et de parler. Dans SGI, les allégations de culte sont généralement rejetées comme des fantasmes paranoïaques amusants fabriqués par des gens qui sont jaloux de SGI ou intolérants à la pluralité religieuse, ou qui "ne comprennent tout simplement pas". J'ai entendu les membres de SGI dire avec fierté que le fait d'être appelé "cultie" par un étranger est un signe d'honneur, et qu'ils se sentent encore plus impliqués dans le groupe. Mais ça m'a vraiment dérangé. Mon frère et moi avons eu une discussion bruyante à ce sujet une fois, ce qui m'a vraiment énervé. Nous avons délibérément évité le sujet lors de futures réunions de famille. Cependant, je ne comprenais pas pourquoi il ne me soutenait pas davantage. Mes leaders SGI m'ont encouragé à "chanter pour lui". Comme si il était celui qui avait besoin d'avoir une idée. Rétrospectivement, je pense que j'étais fâché parce que j'avais peur. Non seulement j'ai peur que mon frère ait raison et je me trompe peut-être, mais j'ai peur de quelque chose de plus fondamental et de plus menaçant que je ne pouvais pas articuler. Je savais que quelque chose me faisait très mal, mais je ne savais pas quoi ni pourquoi. Je sentais que j'étais en danger d'une manière ou d'une autre. Les membres du SGI sont programmés pour croire (que nous en soyons conscients ou non) que nous souffrirons si nous nous retrouvons en travers de la SGI. Seuls les lâches, les faibles et les corrupteurs quittent volontairement la SGI, nous dit-on. Nous sommes convaincus que l'exactitude de notre pratique bouddhiste dépend de notre appartenance à la SGI, même si cette affiliation est vague ou sporadique. Être un membre absent pendant quelques mois, c'est bien, mais quitter SGI va inviter la colère de tous les dieux bouddhistes et nos vies ne deviendront que misère.

Durant mes années en tant que membre de SGI et en tant que rédacteur de BuddhaJones.com, j'ai observé la peur extrême et la superstition que les membres de SGI ressentent vis-à-vis de leur propre organisation. Beaucoup m'écrivent pour me parler de quelque chose de "merdique" qui leur est arrivé dans la SGI, mais ils me supplient de ne pas publier leur lettre, ou de la poster sous un nom d'emprunt - et certains me demandent de ne pas dire à d'autres qu'ils consultent ce site Internet. Ils ont peur d'avoir des ennuis avec SGI, d'être évités, d'avoir le malheur pleuvoir sur eux parce qu'ils ont osé déplaire à "l'org". Une des raisons pour lesquelles je dis que SGI est un culte est parce qu'elle instille chez les membres cet crainte irrationnelle qu'ils aient des problèmes s'ils ne restent pas membres. Ce n'est pas comme si un leader disait: "OK, maintenant nous allons vous endoctriner avec la peur et des croyances irrationnelles." Au lieu de cela, nous sommes endoctrinés avec ce que signifie "être un noble soldat de Soka": Vous êtes adepte de la SGI. Si vous n'êtes pas satisfait de SGI, vous devez travailler plus fort pour l'améliorer.

Quitter la SGI équivaut à essayer d'échapper à votre karma, ce qui ne peut pas être fait. Les gens qui abandonnent sont des traîtres illusoires. Ceux qui trahissent les SGI trahissent Nichiren. Ils feront l'expérience de la rétribution. Ceux qui partent reviennent vers la SGI pour demander pardon ... Il n'y a rien dans les enseignements de Nichiren pour soutenir l'idée que la pratique correcte dépend du respect ou de l'engagement envers une corporation religieuse particulière. C'est une absurdité totale, à moins qu'un groupe de personnes en qui tu as confiance te répète à plusieurs reprises que c'est absolument vrai, et que tu chantes de tout ton cœur pour intérioriser la leçon. J'ai ressenti une anxiété et une incertitude écrasantes. Je parlais avec des amis qui essayaient aussi de partir (et quelques-uns qui étaient déjà partis) et nous parlions pendant des heures. Nous avons passé des mois à essayer de trouver des excuses et des explications pour expliquer pourquoi nous devions rester dans SGI, même en sachant ce que nous savions sur les finances de l'organisation, les mensonges et le fondamentalisme néfaste. Nous ne voulions quitter notre pratique ou à rejoindre un autre groupe Nichiren, nous voulions juste arrêter de donner notre approbation tacite à SGI.

Il y en a beaucoup dans SGI, qui se moquent de la notion de contrôle de l'esprit. Ils haussent les épaules et disent que chaque religion instille une certaine dose de peur chez ses pratiquants. Même Nichiren a eu ses moments de feu et de soufre. Oui, dans une certaine mesure. Mais je parle d'endoctriner les gens avec une peur qui profite à la corporation religieuse plutôt qu'à la pratiquante - une peur qui n'est pas instructive ou utile, mais qui est destructrice et manipulatrice. Par contraste, j'avais été un catholique confirmé pour plus que dix ans avant que je décide de rejoindre SGI, mais je n'ai jamais pensé au Pape. Je suis passé à une religion que je sentais mieux pour moi. En revanche, quitter le SGI était difficile et terrifiant. Il m'a fallu des années de chants, des mois de discussions et un jour de lecture des livres de Steven Hassan pour comprendre pourquoi. Dans Combat Cult Mind Control, Hassan relaye une citation anonyme qui dit tout: "Personne ne se joint à un culte. Ils ne font que reporter la décision de partir". "l'adepte endoctriné" peut être en désaccord avec mon utilisation du mot" culte "pour décrire SGI parce qu'ils le considèrent comme inutilement péjoratif. Ils sont à l'aise de dire que SGI a des "aspects de type culte", mais le qualifier de culte va trop loin. C'est un peu comme si on disait: "On dirait un canard et un charlatan mais ce n'est pas un canard."

Beaucoup de ces membres sont les mêmes qui expriment leur consternation face au refus apparent de SGI de devenir moins sectaire. Ils ne comprennent pas pourquoi les dirigeants et les membres de SGI autorisent "délibérément" l'organisation à maintenir le secret financier, adulent Daisaku Ikeda et diabolisent obsessionnellement les prêtres de Nichiren Shoshu. À mon avis, reconnaître que SGI est une secte aide à expliquer beaucoup de choses. Les cultes exercent un contrôle caractéristique sur le comportement des membres et l'information que les membres reçoivent sur le culte, ainsi que sur les pensées et les émotions des membres. C'est ce que l'on appelle le modèle "BITE" de l'influence de la secte: Comportement, Information, Pensée, Émotion.

Jusque vers 1990, les dirigeants de la SGI disaient aux gays de chanter pour être hétéro. On a dit aux hommes de se raser la barbe et la moustache s'ils voulaient être de bons membres. Les membres portaient des uniformes. En d'autres termes, le comportement était ouvertement contrôlé dans SGI. Mais l'organisation n'est plus aussi évidente dans son influence sur le comportement des membres. Les membres reçoivent toujours des "conseils personnels" des dirigeants et apprennent à se comporter gentiment, à s'abonner aux publications, recruter de nouveaux membres et participer à autant d'activités SGI que possible. créer de la bonne fortune. Et, bien sûr, SGI incite les gens à s'asseoir et à chanter deux fois par jour. Mais si c'est le contrôle du comportement, certains peuvent prétendre que c'est finalement bénin parce que le chant est incontestablement toujours une bonne chose. Au lieu de faire en sorte que les membres suivent des règles strictes de comportement, SGI influence les pensées et les émotions des membres, ce qui à son tour influence le comportement.

Par exemple, de nombreux membres du SGI ont peur de visiter un temple Nichiren Shoshu ou Nichiren Shu parce qu'on leur a dit que les temples sont infestés de démons et de calomniateurs. Cela sert à empêcher les membres de trouver une alternative à SGI ou de découvrir des informations de première main sur d'autres sectes. Avec cette seule phobie, SGI peut contrôler à la fois le comportement et l'information. Dans les sectes, il y a un phénomène commun connu sous le nom de "pensée figée", une réponse apprise aux informations et aux idées qui menacent ou contredisent les enseignements du groupe sont rejeté en tant que négativité. Au moment où nous entendons la critique, nous l'étiquetons "négativité" ou "colère et nous l'arrêtons immédiatement ou cessons d'écouter.

Si un membre ne peut pas maintenir une attitude joyeuse et reconnaissante à l'égard de SGI, cette personne a une "remontée de karma", un obstacle à son bonheur qu'elle doit surmonter pour être à nouveau positive et enjouée. Il faut être positif et joyeux pour "tirer des bénéfices" de la psalmodie - ou de la sagesse conventionnelle de la SGI. Notre conditionnement pour "avoir l'air heureux" est-elle un exemple d'arrêt de la pensée? Je suppose que c'est discutable, mais c'est comme ça que je l'ai vu: faire en sorte que les membres réduisent leurs propres facultés critiques. Alternativement, quand quelqu'un a un problème avec quelque chose dans SGI, nous disons: "pratiquons pour lui." si nous critiquons et pensons les choses de travers, nous sommes invités à chanter. Chanter est une pratique merveilleuse, certainement. Mais quand le chant est utilisé comme un "remède" à la liberté de pensée et d'investigation - ou est utilisé pour rationaliser les tromperies du groupe (ou pour les faire oublier pour l'instant), le chant devient une technique de réflexion. dans SGI est assez évident, je pense. Voici comment ça se passe: Vous commencez à chanter et vous l'aimez. Les membres, les dirigeants et les publications ne cessent de vous dire que SGI est le seul endroit légitime pour votre pratique bouddhiste, la meilleure sangha certifiée par Nichiren. Vous êtes "encouragé" à lire la publication de SGI.

https://www.reddit.com/r/sgiwhistleblow ... ember_the/
Modifié en dernier par algol-x le 04 Déc 2017, 18:55, modifié 1 fois.
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Message Sujet: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Titre du message: Re: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Ecrit le 04 Déc 2017, 08:19

Bonjour Yvon,

Quel bonheur de te lire !! Merci infiniment. Je te cite:

"Il a rêvé celle-ci, l’a créée, l’a faite évoluer.
Il a inspiré des disciples.
Aujourd’hui, non seulement des écoles, mais des universités existent, au Japon ou aux Etats Unis, qui font vivre les valeurs promues en étant viables économiquement.
L’éducation passe par des actions très diverses, toutes rentables et créatrices de valeurs.

Makiguchi parlait d’associer **« Gain, Beauté et Bonté ».** "


Je confirme que Makiguchi est hautement inspirant, et que je ne me lasse pas de lire ses ouvrages en matière d'éducation.

Le concept de 'Beauté, Bonté et Gain' au sujet des valeurs du travail, du point de vu bouddhique et dans la société d'être ordinaire, est tout à fait remarquable.
Je m'emploie à les mettre en lumière dans ma vie, au travers de l'autogestion actuellement, et de l'économie solidaire et sociale, ce qui est un grand défi pour moi au vu de l'éducation que la nation s'emploie à nous transmettre dès l'école.
Pour dire que je galère bien à m'épanouir par le travail, au vu de son exigence social.
En arrivant sur un territoire communiste, je croyais que le plus difficile serait de trouver de l'argent pour monter des projets communs. Mais je me trouve face à une tout autre limite interne : communiquer autrement. Et bien en fait, je n'y arrive pas...

Mais l'espoir demeure !!

:)
Bien à toi,
Merci.
La religion est faite pour l'humain, et non l'inverse.

https://www.facebook.com/brutofficiel/videos/1949279308655040/
Ne pas oublier que la guerre du Congo qui a fait plus de 8 millions de morts en 20 ans dans le Kivu est intimement liée a la richesse minière de la région et au silence de la communauté internationale :hi:

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Message Sujet: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Titre du message: Re: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Ecrit le 05 Déc 2017, 07:39

Cela s'est passé il y a environ deux ans, malheureusement je n'ai découvert que récemment le forum Reddit. Cela m’a rappelé mon histoire et j'ai pensé que vous pourriez apprécier une histoire de prosélytisme lourdingue d'un type différente, pardonnez la longueur.


Dans ma première année d'université, je suis devenu un peu amoureux d'une fille. C'était l'une des personnes les plus grossières et les plus directe que j'ai jamais rencontrées, en ce sens que chaque mot de sa bouche était empreint d'insinuations sexuelles si elle ne parlait pas carrément de l'acte lui-même. J'ai peur de le dire mais à l'époque, mais vu ma naiveté, je l'ai trouvé plus charmante que je n’aurai du. Ironie du sort, comme si ce n'était pas si souvent le cas, je me rendis vite compte qu'elle était une bouddhiste pratiquante et plutôt pieuse.


C'était ses parents qui l'avaient convertie et élevée comme telle et j'ai donc décidé de rejeter l'idée qu'elle appartiendrait à une sorte de nouvel âge orientaliste. Elle m'a interrogé sur mes propres croyances et comme elle semblait assez libérale, je lui ai dit que j'étais athé ce qu’elle a accepté sans sourciller. En effet, je vis dans une région relativement urbaine du Canada où être chrétien pratiquant est considéré comme beaucoup plus étrange qu'être athé. J'ai toujours eu un intérêt pour la religion. Je me spécialise maintenant en études religieuses et j'ai commencé à l'interroger sur ses croyances.


Lentement mais sûrement, elle semblait décider que le bouddhisme était la solution à tous mes maux et commença à m’encourager et à faire pression pour que j’ assiste à une réunion bouddhiste. Elle me fit rencontrer ses parents qui ne me parlaient plus que du bouddhisme. Dans la plupart des cas, cela ne m'aurait pas énormément dérangé, mais j'avais commencé à faire un peu de recherche sur la secte du bouddhisme dont elle faisait partie et c'était pour le moins gênant.


Cette secte s'appelle Soka Gakkai, ce qui signifie « Société de création de valeur », ce sont les Mormons du Japon. Soka Gakkai a commencé en tant qu' organisation laïque au début du 20ème siècle pour enseigner le bouddhisme de Nichiren. D'abord le Nichirénisme est délirant en soi. Il a commencé avec un moine japonais nommé Nichiren au 13ème siècle, qui était arrivé à se convaincre que toutes les formes de bouddhisme étaient horriblement corrompus et que la seule forme de bouddhisme valable était de chanter encore et encore le titre d’un sutra particulier, le Sutra du Lotus.


Le Sûtra du Lotus est la doctrine la plus auto-glorifiante que j'ai jamais rencontré. Il consiste essentiellement à dire au lecteur que c'est grâce au Sutra du Lotus que l'on obtient les mérites le plus élevés en le lisant, le chantant ou en le copiant encore et encore et encore… Donc le camarade Nichiren se met dans la tête que le seul chemin vers le salut est de chanter toujours davantage nam myoho renge kyo, qui veut dire louanges au Sûtra du Lotus. La plupart des sectes du bouddhisme se contentent de se regarder les unes les autres, soutenant que leur secte est simplement la meilleure voie tandis que le reste est correct, juste un peu plus simple, voir ignorant et / ou inventé.


Nichiren décida que non seulement toutes les autres sectes avaient tort, mais qu'elles étaient en fait le chemin vers le feu de l'enfer, et que leur pratique même allait détruire le Japon et que la seule solution à cela était de décapiter leurs prêtres. C’est réellement leur enseignement officiel. Et Nichiren se tenait au milieu de la capitale en train de crier au feu de l'enfer et à la damnation comme n'importe quel évangélique fou que les Nord-Américains connaissent si bien malheureusement.


Après la mort de Nichiren, ses partisans brûlèrent les temples des autres sectes, inutile de dire que la plupart des autres bouddhistes ne les aiment pas beaucoup. L'organisation à laquelle cette fille appartenait avait commencé comme un groupe évangélique pour promouvoir cette foi, elle a finalement éclipsé le reste de l'organisation et dans les années 1990, elle avait été excommuniée par la prêtrise.


Au Japon, la Soka Gakkai est considérée comme une culte, l'organisation est immensément riche, une fortune estimée à 100 milliards d'actifs, avec des allégations de meurtre et de brutalité toujours diffuses de ci de là. Ils ont leur propre parti politique, pour lequel les membres votent comme un seul homme, lequel est probablement contrôlé par le président de la Soka Gakkai, Daisaku Ikeda, qui a construit un culte de la personnalité autour de lui et de ses deux prédécesseurs. C’est un narcissique absolu qui, une fois, est entré dans un accès de rage parce que Bill Clinton avait refusé de venir le rencontrer. Il y a des quartiers au Japon où les non-membres ne vont tout simplement pas s’aventurer. Leur branche étrangère, Soka Gakkai International, qui a incroyablement réussi à faire du prosélytisme à l'étranger à même sa propre université en Californie.


En dépit de tout cela, j'ai acquiescé et suis allé à une réunion. C'était un petit groupe et le sentiment que j'ai surtout eu, c'est que ces gens n'avaient aucune connaissance réelle de leur religion au-delà des principes les plus élémentaires. Ils étaient pour la plupart d'âge moyen, deux familles chinoises - ils se sont également propagées en Chine - et ils semblaient simplement penser que chanter cette formule magique les aidait. J’ai entendu dire qu'elle pouvait vous aider à obtenir une voiture. La réunion était terriblement ennuyeuse et la seule chose inquiétante était la photo du président sur le mur.


Après cela, j'ai échangé avec une femme d'âge moyen au sujet d'une liaison qu'elle avait eue avec un professeur pendant sa carrière universitaire. Ces bouddhistes plutôt ignorants et légèrement hypocrites ne sont pas si agaçants en eux meme, mais le fait qu'ils aient tous donné une somme d’argent significative à une telle organisation clairement considérée comme dangereuse dans son pays d'origine m'a perturbé. J'ai tenu ma langue, mais j'ai dit à ma jeune ami que je n'étais pas intéressé. Je ne voyais pas pourquoi je resterai autre chose qu'un athée dans les jours à venir et je le répèterai si il le fallait, elle a ri et a dit que je changerais éventuellement d'avis et que je ne pouvais pas être aussi sûre de moi.

J'ai demandé si c’est elle qui n’était pas susceptible de changer la sienne et elle a encore ri et a dit qu'elle était certaine qu'elle ne le ferait pas. Ah vanité ... A cause de cela et pour d'autres raisons - réellement elle était la personne la moins bouddhiste que j'ai jamais rencontrée, elle et moi ne sommes plus fréquentés. J'espère au moins que quelqu'un a trouvé cela un peu intéressant et si vous avez pris la peine de lire tout cela, je vous remercie sincèrement.

Commentaire reçus - Une folle a essayé de me faire rejoindre l'équivalent bouddhiste du mormonisme.
Voici le tout premier commentaire: avez-vous des sources légitimes pour ces choses que vous affirmez sur Nichiren Daishonin et Daisaku Ikeda? Il y a eu beaucoup de calomnies anti-SGI (lire: mensonges) en raison de jésuites laïques prêtres / gens et autres. Vous, monsieur, êtes sévèrement mal informé.

"Gravement désinformé"? Pas tellement. Le PO est exactement le type de personne que nous essayons d'atteindre grâce à ce forum. Il a fait des recherches avant d’avaler la pilule et a rapidement reconnu ce que certains d'entre nous ont mis quelques années à découvrir: SGI est une organisation à évite. Et certains de ses membres sont juste le genre de personnes que la plupart d'entre nous éviteraient tant ils montrent peu de compréhension du bouddhisme dans leur vie quotidienne.


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Message Sujet: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Titre du message: Re: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Ecrit le 12 Déc 2017, 06:36

Makiguchi

Extrait d'un un article de EBW intitulé "La lignée Angulimala: Ministères des prisons bouddhistes", Journal du bouddhisme mondial 75

A la fois dans l'EBW et le travail en faveur de la paix du bouddhisme de David Chappell (BP), Tsunesaburo Makiguchi est présenté comme un autre exemple fondateur du bouddhisme engagé. La foi bouddhiste de Makiguchi, est il affirmé, le poussait non seulement à préconiser un monde humain et pacifique, mais à sacrifier sa propre vie en résistant au militarisme japonais.

Virginia Cohn Parkum et J. Anthony Stultz décrivent Makiguchi (et son disciple, Josei Toda) comme ayant fait l'expérience de l'incarcération au Japon pendant la Seconde Guerre mondiale pour avoir résisté à l'effort de guerre et refusé de suivre le culte Shinto » (p.360). Un deuxième article du même livre, "Diversité raciale dans le Soka Gakkai " de David Chappel affirme que "lorsque Makiguchi refusa de soutenir la politique gouvernementale durant la guerre, il fut arrêté en 1943 et mourut en prison le 18 novembre 1944 à l'âge de soixante-treize ans (216)."

Bien que plus ambivalent, Peter Harvey ajoute sa voix au chœur dans "Une introduction à l'éthique bouddhiste (IBE)" où il écrit: "Durant la Seconde Guerre mondiale, la plupart des écoles bouddhistes ont accepté de soutenir la nation dans ses efforts. Apparemment, la seule exception était le Soka Gakkai, qui a refusé de prendre part à ce front unifié"(p.270).

Néanmoins, aucune de ces voix ne peut se comparer à celle de Daisaku Ikeda, le président de Soka Gakkai International, qui a les mots d'éloges les plus forts pour Makiguchi. Dans un essai inclus dans BP intitulé "Le Mouvement pour la paix du SGI", Ikeda écrit:

"Au début du XXe siècle (1903), le président Makiguchi publie « La géographie de la vie humaine (Jinsei Chirigaku), qui préconisait fermement un passage à la compétition humanitaire à une époque où l'impérialisme et le colonialisme demeuraient les principaux modes de relations internationales. Il a analysé la compétition entre les nations comme comprenant les phases de la compétition militaire, la compétition politique, la concurrence économique, et la concurrence humanitaire. Il a souligné que l'objectif de l'humanité devrait être la compétition humanitaire" (p.136).

Robert Kisala, cependant, nous présente à nouveau, une vue alternative. Il commence par remarquer que l’élément central du premier livre de Makiguchi, Jinsei Chirigaku, mettait l'accent sur le "lien entre la géographie et la vie quotidienne préconisant l'étude de la géographie à travers des excursions et d'autres expériences pratiques" (p.75). Quant à la soit disant résistance de Makiguchi à la guerre, Kisala explique que le nœud du problème était le refus de Makiguchi de vénérer le talisman d'Amaterasu, la déesse du soleil, émis par le sanctuaire central shintoïste d'Ise. C'est ce refus, affirme-t-il, pas la résistance à la guerre, qui a conduit Makiguchi et une vingtaine d'autres dirigeants de ce qui était alors connu sous le nom de Soka Kyoiku Gakkai (Société académique pour l'éducation créatrice de valeur) à être accusés de lèse-majesté et de violation de la loi sur la préservation de la paix le 6 juillet 1943.

Kisala conclut son étude sur Makiguchi en soulignant que si la littérature de la Soka Gakkai prétend souvent que cette persécution était le seul résultat d'une position anti-militaire prise par Makiguchi, sa lecture de la situation indique que l'opposition de Makiguchi était plus spécifiquement focalisée par la politique religieuse du gouvernemen »(page 90).

Les recherches sur Makiguchi montrent que non seulement la conclusion de Kisala étaient correcte, mais qu'il n'a révélé qu'une petite partie de l'histoire. C'est-à-dire que si Makiguchi peut, comme le prétend Ikeda, espérerait l'avènement d'un monde futur fondé sur la compétition "humaine" ». Cette notion n'existait pas encore à son époque. Dans Jinsei Chirigaku, Makiguchi a décrit le monde réel dans lequel il évoluait comme suit:

"Je suis d'avis que la seule raison du danger actuel pour la paix mondiale est la promotion par la Russie de sa propre existence C'est-à-dire qu'à l'ère actuelle de lutte économique pour l'existence, la Russie cherche à exploiter les faiblesses des puissances internationales pour acquérir ce qu'elle doit avoir: l'accès aux océans. Elle est donc en train de s'étendre dans trois directions, depuis le détroit de Dardanelle en Europe de l'Est jusqu'au golfe Persique en Asie occidentale et la mer Jaune en Extrême-Orient" (Makiguchi 1903: 950-951).

En identifiant la Russie comme unique responsable de la mise en danger de la paix mondiale, Makiguchi adopta une position identique à celle du gouvernement japonais de l’époque. Le Japon a utilisé cette prétendue menace pour justifier son attaque surprise contre la Russie l'année suivante, ostensiblement pour protéger l'indépendance de la Corée et empêcher d'autres empiétements russes sur le territoire chinois, en particulier la Mandchourie. La réalité, cependant, c'est qu'après sa victoire sur la Russie en 1905, le Japon a pris le contrôle de la Corée pour en faire une colonie à part entière en 1910. Quant à la Mandchourie, le Japon a progressivement accru son contrôle sur cette région de Chine jusqu'à ce qu'il établisse l'état fantoche du Mandchoukuo en février 1932.

Ce qui est parlant, c’est que ni Ikeda ni Kisala ne mentionnent un deuxième livre fondateur que Makiguchi publia pour la première fois en novembre 1912. Intitulé Kyodoka Kenkyå (Étude de la culture populaire), ce volume était une extension des idées contenues dans Jinsei Chirigaku, et insistait particulièrement sur leur pertinence pour la vie et les structures des communautés locales. Makiguchi voulait que les éducateurs ruraux (plutôt que les bureaucrates du gouvernement central) prennent la direction d’ initiatives d'éducation auprès des communautés locales. Mais à quel but ? Le dernier chapitre du livre expliquait le but de Makiguchi pour l’éducation comme suit :

"Indépendamment de notre classe sociale, chacun doit être conscient de la destinée de notre nation, harmoniser sa vie avec cette destinée et, à tous moment, être prêt à partager cette destinée. C'est pour cette raison que le travail de l'éducation nationale est de nous préparer nous-même à faire exactement cela, sans rien omettre dans ce processus, Cependant, pour ce faire, et avant de nous mettre au service de l'Etat, nous devons d'abord contribuer à la zone locale qui nous a nourris et avec laquelle nous partageons des intérêts communs" (Makiguchi 1933: 460-461).

Il convient de noter que Makiguchi a écrit ce qui précède spécifiquement pour une édition agrandie de 1933 de ce livre (voir Makiguchi 1933: 6). Malgré le fait qu'il défendait l'éducation rurale sous contrôle local, en 1933, lui et son éditeur, nul autre que Soka Kyoiku Gakkai, partageaient une vision de l'éducation qui était "centrée sur l'État" comme n'importe lequel de ses contemporains.

Seulement quelques années plus tard, des millions de jeunes Japonais seront appelés à sacrifier leurs vies et celles de leurs victimes, dans le procédé qui consistait à "se mettre au service de l'État". Ainsi, la querelle de Makiguchi avec les bureaucrates du gouvernement central à propos du contrôle de l'éducation locale, ne portait pas sur savoir s'il fallait ou non promouvoir le service à l'État, mais simplement sur la meilleure façon d'atteindre cet objectif.

Si, comme le démontre la citation précédente, Makiguchi croyait que le but ultime de l'éducation était de servir l'État, quel rôle l'empereur avait-il joué dans ce rôle? Makiguchi était-il en quelque sorte opposé ou critique de l'empereur ou du système impérial? Bien que critiquant le patriotisme pour des raisons superficielles, Makiguchi a écrit:

"Sa Majesté, l'Empereur, sur qui est centré l'exercice de l'autorité impériale, le fait par l'intermédiaire de ses fonctionnaires militaires et civils. La raison pour laquelle il exerce cette autorité n'est définitivement pas pour son propre bénéfice. Plutôt, en tant que chef et tête de la nation entière, il exerce gracieusement au nom de tout le peuple. C'est pour cette raison que, dans notre pays, l'Etat et l'empereur, en tant que chef d'Etat, doivent être considérés comme totalement un et indivisibles. Nous devons faire comprendre à nos enfants que le service loyal à leur souverain est synonyme d'amour du pays, je crois que c'est seulement ainsi que nous pouvons clarifier le vrai sens de l'expression « loyauté à son souverain et amour de la patrie" [chåkun aikoku] (Makiguchi 1933: 411-412).

En exhortant ses collègues éducateurs à faire comprendre aux enfants de la nation que le service loyal à leur souverain était synonyme d'amour du pays, nous retrouvons à nouveau Makiguchi dans le courant dominant de la ferveur nationaliste qui caractérise de plus en plus les années 1930. Peu importe comment la position de Makiguchi envers l'empereur a pu changer plus tard, en 1933, Makiguchi a défendu la proposition largement répandue que l'amour de la patrie était synonyme de loyaux services à l'empereur. C'est précisément cette idéologie éducative qui a servi de fondement à la demande de l'armée japonaise d'obéissance absolue et inconditionnelle de ses soldats, affirmant que "les ordres de ses supérieurs sont les ordres de l'empereur".

Makiguchi a également évoqué la colonisation de la Corée par le Japon, affirmant que la Corée, avant d'être formellement annexée par le Japon en août 1910, était dans un tel état d'anarchie qu'elle était incapable de se défendre ou de protéger ses citoyens. Non seulement cela, mais que les Chinois se trouvaient actuellement exactement dans la même situation (voir Makiguchi 1933: 413). L'implication évidente de cette dernière affirmation était que la Chine, comme la Corée avant elle, bénéficierait grandement du contrôle japonais. C'était bien sûr un sentiment partagé par le gouvernement japonais, comme on le voit, par exemple, dans la déclaration d'avril 1934 d'Amau publiée par son ministère des Affaires étrangères. La Chine, déclarait ce communiqué, ne devait pas se prévaloir de l'assistance de tout pays autre que le Japon.

Ceci dit, il est également clair que le principal souci de Makiguchi dans ses écrits favorables àl'expansion du Japon sur le continent asiatique était, comme toujours, orientée vers la manière dont les enfants du Japon devaient être éduqués. Makiguchi a vu, dans une discussion sur le passé récent de la Corée et le présent de la Chine, une occasion en or de montrer aux enfants japonais à quel point ils avaient la chance de vivre au Japon. Makiguchi a continué,

"C'est lorsque nous regardons ces exemples concrets [de la Corée et de la Chine] que les pensées sur notre propre pays nous viennent à l’esprit. Le résultat est que nous ne pouvons nous empêcher d'être reconnaissants et de vouloir rembourser la dette de gratitude que nous devons à l'État."

"L'application pratique de l'étude de la culture populaire est de fournir la base fondamentale pour une compréhension de l'État en demandant à [nos enfants] de regarder des situations comme celles-ci qui sont sous leurs yeux. Je sens très profondément que nous devons chercher vigoureusement à créer des personnes de caractère qui mèneront à l'avenir une vie centrée sur l'État, ayant d'abord acquis le germe de l'idée de servir l'État au niveau local de la ville et du village" (Makiguchi 1933: 413)

Makiguchi démontre encore une fois que son souci ultime était d'implanter chez les enfants japonais une volonté de servir l'Etat. Makiguchi pensait simplement qu'il savait comment faire cela d'une manière plus efficace que les bureaucrates du gouvernement central qui montraient si peu d'intérêt ou de compréhension des spécificités locales.

S'il est vrai que Makiguchi a été arrêté en juillet 1943 pour avoir refusé de vénérer un talisman de la déesse Sdu soleil, Amaterasu, émis par le sanctuaire d'Ise, cela n'avait rien à voir avec le fait d'être déloyal envers l'empereur. Comme il l’a ré affirmé à ses interrogateurs de la police,"Je pense que c'est pour nous, Japonais, la Voie du Sujet que d'être loyal. C'est ce que j'ai réalisé à partir de mon étude de la vérité du Sutra du Lotus" (Akashi & Matsara, 1975). En outre, aussi contradictoire que cela puisse paraître, le refus de Makiguchi de vénérer un talisman de la Déesse du Soleil ne signifiait même pas un manque de respect pour cette ancêtre présumée de la famille impériale. Makiguchi l'a clairement dit quand il a dit à la police,

"La Déesse du Soleil est la vénérable ancêtre de notre famille impériale, sa vertu divine ayant été transmise à chaque empereur successif qui monta sur le trône jusqu'à l'empereur actuel inclus. Ainsi sa vertu a été transformée en la vertu auguste de Sa Majesté qui, éclairant le peuple, lui apporte le bonheur. C'est pour cette raison que l'article III de la Constitution stipule: « La personne de l'Empereur est sacrée et inviolable.

Tout comme nous [les membres de l'association] reconnaissons l'unité fondamentale de la piété filiale et de la loyauté, nous sommes convaincus qu'il est approprié de vénérer Sa Majesté avec vénération selon l'opinion moniste que "Sa Majesté, l'Empereur est Un et Indivisible" [Tenn 'Ichigen -ron], rendant ainsi inutile de rendre hommage au Grand Sanctuaire d'Ise.
A la lumière de cela, il n’y a personne d’autre que Sa Majesté, l'empereur lui-même, il n’y a rien à prier avec respect?" (Akashi & Matsåra, éds 1975: 174-175).

Dans les faits, nulle part dans les écrits de Makiguchi, que ce soit avant ou pendant la guerre, en prison ou à l’extérieur de celle-ci, nous ne trouvons de déclarations critiquant la politique militaire du Japon. Au contraire, Makiguchi a non seulement justifié la colonisation de la Corée par le Japon (et la guerre avec la Russie), mais il a consacré toute sa vie d'éducateur à concevoir des moyens plus efficaces d'inculquer le "service à l'État" aux enfants japonais. Il a ajouté que ces mêmes enfants comprenaient tout à fait que le service loyal à leur souverain était synonyme d'amour du pays. Même après l'emprisonnement, il a affirmé que la loyauté envers l'empereur n'était qu'une part naturelle de "la voie du sujet" basé sur sa compréhension de le Sutra du Lotus. Et, comme nous l'avons vu, en ce qui concerne l'empereur, Makiguchi demanda: "Qui, en dehors de Sa Majesté, l'Empereur lui-même, devrions nous prier respectueusement?"
Pour les apologistes qui déclarent maintenant que, malgré son emprisonnement et sa mort, Makiguchi a résisté ou s'est opposé à l'effort de guerre du Japon ,revient à vouloir essayer de transformer une chose en son contraire. Comme la vision unilatérale de Paula Green sur Nichidatsu Fuji vu antérieurement, c'est un autre exemple pour tenter de minimiser la désillusion que peut accompagner la religion ou que la religion peut produire.

En évaluant Makiguchi, il est difficile de ne pas admirer la fermeté de sa foi face à l'emprisonnement et au regard de sa mort éventuellement due à la malnutrition et à son âge avancé. C'est surtout le cas lorsque l'on considère que sur les vingt dirigeants de la Société initialement arrêtés avec lui, dix-neuf ont été libérés après avoir renoncé à leur foi. À la lumière de cela, il est raisonnable de supposer que Makiguchi et Toda auraient également été libérés s'ils avaient fait de même. Mais ils ne le firent pas.

Pourtant, comme le révèlent les rapports d'interrogatoire de la police et les écrits antérieurs de Makiguchi, il n'y a pas la moindre allusion que Makiguchi s'opposait à l'agression militaire du Japon pas plus qu'il ne s'était auparavant opposé aux déclarations ultranationalistes des chefs de sa secte. Au contraire, le soutien indéfectible des dirigeants aux attaques du Japon contre la Chine et ensuite envers les États-Unis n'a pas empêché Makiguchi de poursuivre ses activités de prosélytisme énergiques, du moins jusqu'au moment de son arrestation en 1943.

En février 2000, un porte-parole de Sōka Gakkai International (SGI) a affirmé, à la lumière de mes recherches, que pour Makiguchi, « critiquer et rejeter le shintoïsme d'État en pleine conscience des conséquences de telles actions était, à notre avis, équivalent » Cette revendication ne peut toutefois pas être soutenue, car la véritable cause de l'emprisonnement de Makiguchi réside dans ses croyances religieuses exclusives et absolutistes qui n'ont rien à voir avec une critique de l'agression japonaise ou de l'impérialisme centré sur l'empereur.

En fait, on pourrait arguer qu'en admettant que l'emprisonnement de Makiguchi était dû à sa critique et au rejet du Shinto d'État plutôt qu'à une position pacifiste ou anti-guerre, le représentant de la SGI a démontré la thèse de cet article. Pour le démontrer, supposons qu'il y ait un pays en guerre dans lequel le catholicisme romain était la religion officielle de l'État. Dans l'espoir d'unifier les citoyens de ce pays dans l'effort de guerre, le gouvernement a décrété que toutes les églises protestantes devaient remplacer leurs croix « vides de personnage » par un crucifix de style catholique et que ceux qui ne le feraient pas seraient emprisonnés. Est-ce que les pasteurs protestants qui auraient refusé, et auraient été emprisonnés, seraient considérés comme « pacifistes » opposés à la guerre contre d'autres nations ? La réponse est claire.

Comme Nichiren, sept cents ans plus tôt, Makiguchi était convaincu qu'il n'y avait qu'un seul chemin vers le salut pour l'individu, la nation et même l'empereur, descendant de la Déesse du Soleil et bénéficiaire de sa vertu divine comme on le croyait. Le chemin du salut ne consistait en rien de plus, et rien de moins, que la foi dans le Sûtra du Lotus tel qu'interprété et exposé par Nichiren, que Makiguchi considérait comme le seul et unique « vrai Bouddha » de l'époque actuelle.

En poursuivant son objectif, Makiguchi était tout à fait prêt à être persécuté, car comme l'a noté George Tanabe, la persécution joue depuis longtemps un rôle important dans la tradition Nichiren, dont les origines remontent à la mentalité et à la religion fondée par Nichiren lui meme. En ce sens, Makiguchi ne faisait que suivre les traces de son illustre prédécesseur.

Il faut répéter que la propre persécution de Nichiren, ainsi que celle de ses disciples ultérieurs, a toujours été provoquée par leur propre intolérance envers les autres religions. Nichiren et ses disciples ont non seulement tenté de convertir les autres par la force, mais encore plus important, ils ont constamment dénoncé le gouvernement de ne pas adhérer exclusivement au Sûtra du Lotus tel que propagé par Nichiren. Le Sûtra du Lotus prédisant que ses dévots seront persécutés, les disciples de Nichiren considèrent la persécution comme une confirmation de la véracité de ce sutra, et justifient ainsi leur fidélité à celui-ci.

Ce qui distinguait Makiguchi de ses contemporains, y compris même des chefs religieux de sa secte, était sa foi absolue en Nichiren et ses enseignements, considérés comme préservés et enseignés par la seule Nichiren Shōshū. Il ne tolérerait aucun compromis, car selon lui, seule cette foi pouvait sauver à la fois l'adhérent individuel et le Japon dans son ensemble, ce qui impliquait nécessairement la destruction des envahisseurs, tout comme les Mongols envahisseurs du 13ème siècle araient été détruits par la prière d'intercession de Nichiren. La foi dans tout autre enseignement religieux était, par définition, une mauvaise pratique qui devait être éradiquée. En d'autres termes, malgré les affirmations contraires de la SGI, Makiguchi excepté pour lui-même, n'avait aucune sympathie pour la « liberté de religion » envers tous ceux qui n'adhéraient pas strictement à son point de vue sectaire.

http://www.thezensite.com/ZenEssays/Cri ... ddhism.pdf
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Message Sujet: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Titre du message: Re: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Ecrit le 14 Déc 2017, 11:08

Intolérance

Il convient de noter que, dans l'immédiat après-guerre, l'extrême intolérance de Sōka Gakkai envers les autres religions n’avaitt pas changée. Par exemple, le 31 octobre 1954, Toda Jōsei monta un cheval blanc (auparavant prérogative exclusive de l'empereur) sur le terrain de parade Taisekiji et s'adressa aux membres assemblés des divisions des jeunes hommes et des jeunes femmes comme suit:

"Dans notre tentative de kosen rufu [convertir le monde entier], nous sommes sans alliés. Nous devons considérer toutes les religions comme nos ennemis, et nous devons les détruire. Mesdames et Messieurs, il est évident que le chemin à parcourir est plein d'obstacles. Par conséquent, vous devez vénérer le Gohonzon (le rouleau sacré), prendre l'esprit Sōka Gakkai à cœur, et cultiver la force de la jeunesse. Je m'attends à ce que vous saisissiez l'occasion de relever les nombreux défis qui vous attendent."

Comme son mentor, Toda ne parlait pas métaphoriquement quand il a exhorté la destruction de toutes les autres religions. Néanmoins, les représentants de Sōka Gakkai prétendent maintenant que les choses ont changé. Tout en admettant que « Sōka Gakkai demande aux nouveaux membres de cesser de vénérer tous les autres objets religieux », ils affirment que « aujourd'hui, la suppression des objets religieux de la foi précédente est toujours encouragée mais n'est pas une nécessité absolue »

Du moins, l'intolérance religieuse de Sōka Gakkai semble s'être adoucie ces dernières années, d'autant plus qu'elle cherche des convertis dans des sociétés religieusement pluralistes en dehors du Japon où « il n'existe aucune règle standard concernant le traitement des objets d'autres religions. » Pourtant, jusque dans les années 1960, sinon plus tard, les publications officielles de Sōka Gakkai avertissait ainsi les adhérents:

Vouloir garder les reliques des autres religions sous le prétexte que vous ne leur rendez pas de culte indique votre attachement à une religion perverse. Dans ces conditions, vous ne pouvez pas dire que votre foi est pure. Il y a des cas de gens qui pensaient à tort pouvoir disposer comme bon leur semblait des tablettes et des talismans de ces religions mauvaises (tout ce qui n’est pas la sgi ndlr). Cependant, parce que ces objets sont restés dans leurs maisons, ces personnes ont souffert une punition divine sévère. 51

Adouci ou pas, compte tenu de son intolérance permanente envers les « religions diaboliques », il est ahurissant de noter le succès que les dirigeants de Sōka Gakkai, surtout sous Ikeda Daisaku, ont connu ces dernières années en se présentant au monde comme de dignes représentants. de la longue tradition de tolérance religieuse du bouddhisme. C'est non moins étonnant que le succès que la Sōka Gakkai a eu en se présentant comme une organisation dédiée à la paix mondiale comme le prouverait l'opposition de son fondateur, même jusqu'à la mort, au militarisme japonais.

Cet article a au moins commencé à remettre les pendules à l'heure. Il reste à voir, cependant, si Sōka Gakkai, ciblant la seule Nichiren Shōshu, reconnaîtra jamais sa propre « responsabilité de guerre ». Robert Kisala identifie un obstacle majeur à cette reconnaissance dans son livre Prophets of Peace de 1999. Il est très réconfortant, dit-il, de présenter Makiguchi et ses partisans comme des victimes et non comme des partisans du militarisme japonais, car « cette conscience de victime sert à absoudre les croyants Sōka Gakkai de toute responsabilité directe pour le Japon durant la guerre. . . "52

À cet égard, il convient de mentionner que ce n'est que ces dernières années que des documents présentant la complicité de Nichiren Shōshū en temps de guerre ont été rendus publics. La divulgation de ces documents est étroitement liée au différend interne qui a éclaté entre Nichiren Shōshū et Sōka Gakkai en 1991, ce qui a amené les prêtres de Nichiren Shōshū à prendre la mesure extraordinaire d'excommunier l'ensemble des membres laïcs de Sōka Gakkai. Ostensiblement, l'excommunication était le résultat de différences doctrinales, mais des questions concernant l'autorité décisionnelle entre les dirigeants religieux de la secte et les leaders laïques de la Soka Gakkai, en particulier Ikeda Daisaku, étaient partie intégrante de cette division très conflictuelle. Les deux parties ayant chacune accusé l'autre de corruption financière et d'autres formes de malversations. Bien qu'une discussion détaillée de cet affrontement dépasse le cadre de cet article.

Qu'il suffise de dire que, depuis lors, dans l’intérêt sinon pour la défense de la Sōka Gakkai sa maison mère a été présentée comme ayant depuis longtemps trahi les enseignements de Nichiren, notamment par son soutien à l'agression militaire japonaise. Ce soutien est, bien sûr, dépeint comme l'antithèse même de tout ce qui a été dit ou fait par son propre fondateur et martyr Makiguchi et son fidèle disciple Toda.

Aussi attrayante que cette interprétation soit en surface, elle reste, au mieux, une affirmation partielle et unilatérale. Comme nous l'avons vu, Makiguchi a non seulement justifié l’annexion coloniale de la Corée par le Japon (et la guerre avec la Russie), mais il a aussi consacré une grande partie de sa vie à développer un moyen plus efficace pour aider les enfants japonais à servir l’état de l’époque. Il a en outre préconisé que ces mêmes enfants devaient "comprendre parfaitement que le service loyal à leur souverain était synonyme d'amour de leur pays ». Même lorsqu'il était emprisonné, il affirmait que la loyauté envers l'empereur n'était qu'une partie naturelle de « la Voie du sujet ». Et comme si cela ne suffisait pas, Makiguchi demanda: « Qui y a t il d’autre, à part Sa Majesté, l'Empereur lui-même, que nous devons prier respectueusement? "Jusqu'à et à moins que Sōka Gakkai puisse admettre sa propre histoire de soutien, ou du moins de collaboration avec les actions militaristes centrées sur l'empereur du Japon, il est difficile que les autres religions, bouddhistes ou non-bouddhistes, la reconnaissent comme une véritable force pour la paix mondiale.

51 Quoted in Murata, Japan’s New Buddhism, p.106.
52 Kisala, Prophets of Peace, p. 91.
53 As Tessa Morris-Suzuki revealed in her article, “Lavish Are The Dead: Re-envisioning Japan’s Korean War,” although Japan was not officially involved in the Korean War, inasmuch as it was under Allied Occupation until April 1952 and not yet a member of the United Nations, it nevertheless supplied an estimated 8,000 or more Japanese nationals to the war zone in military related-roles. (accessed on 29 August 2014).
54 Available on the Web here (accessed on 11 July 2014).
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Message Sujet: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Titre du message: Re: Sokka gakkaï , pratique dangereuse ?

Message Ecrit le 18 Déc 2017, 08:58

Addendum

Établir la « cause et l'effet », surtout dans les sciences humaines, est une tâche difficile. Il est encore plus difficile de justifier l'affirmation selon laquelle une étude sur le passé permet de prédire les événements futurs. Pour ces raisons, les idées exprimées dans cet addendum devraient à juste titre être considérées comme des « spéculations académiques », à prouver ou à infirmer par les événements futurs.

Ceci dit, le premier élément intéressant est un fait vérifiable qui a eu lieu récemment le 1er juillet 2014. C'était à cette date que Kōmeitō, le bras politique de Sōka Gakkai et partenaire junior du Parti libéral-démocrate dans la coalition gouvernementale actuelle, a formellement accepté le droit du Japon d'envoyer des troupes de combat à l'étranger de nouveau. Pour la première fois depuis l'alliance du Japon avec l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste il y a près de soixante-dix ans, le Japon pourra envoyer officiellement des forces de combat pour mener des guerres de « self défense » (shūdan bōei) 53. Le changement ne passe pas par une révision constitutionnelle ratifiée par le peuple japonais, mais simplement une « réinterprétation », par la coalition au pouvoir, de l'article 9 de la Constitution japonaise. La dernière phrase de l'article 9 stipule: "Le droit de belligérance de l'Etat ne sera pas reconnu".

Si la Sōka Gakkai était vraiment dévouée à la paix comme elle le prétend, cette révision majeure faite par le gouvernement de la « Constitution de paix » de l'après-guerre du Japon aurait été le moment idéal pour démontrer cet engagement. Par exemple, elle aurait pu ordonner à son aile politique, le Kōmeitō, de quitter le gouvernement sous le contrôle du Parti libéral-démocrate dominant et conservateur dirigé par le Premier ministre Abe Shinzō. Cependant, comme l'explique l'article suivant dans l'édition du 2 juillet 2014 du journal Nihon Keizai Shimbun, ce n'est pas ce qui s'est passé:

Sōka Gakkai apprécie les efforts de Kōmeitō concernant le droit de légitime défense collective

Le Bureau des Relations Publiques de Sōka Gakkai, partisan de Kōmeitō, a répondu à une demande d'interview du Nihon Keizai Shimbun le 2 juillet 2014. Le sujet de l'interview était l'accord de Kōmeitō sur une interprétation de la Constitution qui permet le droit d’exercer l'auto-défense collective. Le Bureau des Relations publiques a commenté: "Nous apprécions les efforts du Parti pour maintenir le pacifisme de l'Article 9 de la Constitution." En outre, "Nous espérons qu'à l'avenir, le Parti fera tout son possible pour expliquer ses actions au peuple, son engagement envers la politique strictement défensive d'une nation épris de paix à la prochaine session des délibérations de la Diète portait sur la modification des lois connexes.

En mai [de cette année], Sōka Gakkai avait commenté: "Même en cas d'exercice limité du droit de légitime défense collective, il est essentiel qu'il soit soumis aux procédures d'amendement formel de la Constitution." 54

Les mots de Sōka Gakkai, par exemple « maintenir le pacifisme de l'article neuf », « politique strictement défensive », « nation éprise de paix », etc. sont tous aussi rassurants que si rien n'avait changé. Pourtant, il est clair que Sōka Gakkai a fait un changement politique majeur entre mai et juillet de cette année, car si elle avait initialement demandé que tout changement à la Constitution passe par le processus formel de révision constitutionnelle. Ce processus aurait inclus l’opportunité pour le peuple japonais de voter sur la question de savoir s'ils souhaitaient permettre à leur nation de s'engager dans une guerre à l'étranger, c'est-à-dire participer à une « auto-défense collective ». Ce choix politique de la soka gakkai leur a clairement dénié cette possibilité et pourrait bien conduire à un nombre incalculable de décès.

Inutile de dire que le changement de politique de Sōka Gakkai ne prouve pas en soi que son engagement en faveur de la paix n'est qu'un simulacre, vite abandonné lorsque le besoin s'en fait sentir. Cela montre encore moins que l'opposition supposée de Makiguchi à l'agression japonaise en temps de guerre était également frauduleuse. D'une part, il y a un certain nombre d'organisations religieuses qui professent la loyauté envers la croyance de leur fondateur qui, par la suite, viole cette croyance, en particulier en ce qui concerne les questions de guerre et de paix. Pourtant, à tout le moins, il présente un domaine d'enquête intéressant pour les futurs chercheurs et ouvre la possibilité d'un tel lien.

A une époque où le Japon était en ruines, c'était clairement une tactique de recrutement efficace pour une petite organisation religieuse comme Sōka Gakkai d'adopter une position pacifiste. Cet engagement a contribué de manière substantielle à son attrait pour une population désabusée, y compris son leader et promoteur de longue date, Ikeda Daisaku.

Aujourd'hui, des formes revanchardes de nationalisme peuvent être trouvées dans le monde entier, y compris au Japon. L’expression que cela prend au Japon est le nombre croissant de voix appelant à une politique de confrontation ou du moins de « containment » de la Chine, cette fois en collaboration avec les États-Unis. La question est de savoir si Sokka Gakkai, comme le disait Makiguchi lui même va revenir a son point de départ pour affirmer que le seul espoir du Japon de « salut » d'une possible catastrophe due a une guerre est indiscutable.

Brian Daizen Victoria, « Fondateur de Sōka Gakkai, Makiguchi Tsunesaburō, Un homme de paix? », The Asia-Pacific Journal, vol. 12, numéro 37, numéro 3, 15 septembre 2014.
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