Zen en guerre

La tradition du Mahayana, met l’accent sur la pratique altruiste du bodhisattva comme moyen pour parvenir à l’éveil, à la fois pour soi-même et pour les autres.


Mahayana
Le courant bouddhisme mahāyāna, terme sanskrit signifiant « Grand Véhicule » apparaît vers le 1er siècle de notre ère dans le Nord de l’Inde. Actuellement le bouddhisme mahayana a une forte présence en Chine, au Tibet, au Japon au ve siècle, en Corée en 372, au Viêtnam, à Singapour et Taïwan. La tradition du Mahayana, met l’accent sur la pratique altruiste du bodhisattva comme moyen pour parvenir à l’éveil, à la fois pour soi-même et pour les autres.
vic

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Message Sujet: Zen en guerre

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Message Ecrit le 06 Mar 2016, 07:20

Désolé marmhonie ,

La manipulation mentale ça existe , scientologie etc ....et donc si le terme secte vous gène , je vais plutôt employer le terme de manipulation mentale concernant le bouddhisme de la sokka gakkaÏ ça sera plus juste opposé à la pleine conscience dans la méditation vipassana .Au final , ce courant a supprimé la pratique de la méditation de la pleine conscience ( vipassana) pour la récitation d'un mantra perroquet . Bref, il s'agit ni plus ni moins de transformer les gens en automate , en perroquet , en lapin duracel

Yvon,

Dans la sokka gakkaÏ on y instaure un mantra qui ne fonctionne que récité en japonais , alors que bouddha n'a jamais parlé japonais de sa vie .
Et on vous explique que si vous ne le récitez pas en japonais vous n'obtiendrez pas l'éveil du bouddha , du point de vue logique cherchez l'erreur !
Bref, tout est basé dans ces nouvelles religions qui essaient d'empreinter des thèses bouddhistes sur du placébo , du reste inutile d'essayer de chercher une quelconque logique , le perroquet n'en a pas besoin , il suffit d'appliquer la méthode . Une religion qui cherche à vous manipuler mentalement quand vous vous mettez à réfléchir ne sait plus quoi vous répondre, merci yvon de nous le démontrer , je vous est posé une question claire sur ce mantra en japonais et vous êtes incapable de me répondre de façon cohérente .
Yvon , votre nouvelle religion et votre réponse n'a aucune cohérence logique comme la pratique de votre mantra magique non plus .

Voici un maitre bouddhiste selon la sokka gakkaÏ , un perroquet qui récite le Daimoku ( fameux mantra pseudo magique de la sokka gakkaï):


Modifié en dernier par Marmhonie le 06 Mar 2016, 07:55, modifié 1 fois.
Raison: Hors-sujet complet et propos inacceptables visant une mouvance religieuse bouddhiste.

Marmhonie

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Message Sujet: Zen en guerre

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Message Ecrit le 06 Mar 2016, 07:49

Tout propos spécifique - et désormais sans plus de haine :tap: - sur la Soka Gakkai doit se faire dans son sujet ici :
bouddhisme/soka-gakkai-un-bouddhisme-japonais-suspect-t29331.html

Soit ce sujet Zen en guerre continuera de tomber sous les hors-sujets et il sera fermé, soit vous respectez les sujets et les internautes.

Il n'y aura pas d'autre avertissement.

Marmhonie, modération.
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Message Sujet: Zen en guerre

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Message Ecrit le 26 Nov 2017, 09:53

Le Zen en guerre : Une réaction de Nishijima rôshi

"Si on vous ordonne de marcher : une, deux, une, deux ! ou de tirer : bang, bang ! C'est là la manifestation de la plus haute sagesse de l'éveil. L'unité du Zen et de la guerre se propage jusqu'aux confins de la guerre sainte qui est maintenant en cours." (Harada Daiun Sogaku, 1939)

"Les guerriers qui sacrifient leur vie pour l'empereur ne mourront pas. Ils vivront éternellement. En vérité, on devrait les appeler des dieux et des bouddhas pour qui il n'y a ni vie ni mort. Là où il y a loyauté absolue, il n'y a ni vie ni mort." (Lieutenant-Colonel Sugimoto Gorô)

"Depuis l'ère Meiji, notre école [Sôtô] a coopéré à la conduite de la guerre." (Déclaration de Repentance de l'école sôtô, 1992)

La publication du livre de Brian Victoria, Zen at War (New-York, Weatherhill, 1997), publié en français sous le titre Le Zen en guerre 1868-1945 (Paris, Éditions du Seuil, 2001), révélant la collusion des églises bouddhiques avec l'appareil militariste et nationaliste japonais depuis l'ère Meiji jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale a suscité de nombreuses réactions. Josh Baran, pratiquant du zen et de la tradition tibétaine du dzogchen, a notamment publié dans la revue américaine Tricycle un long compte rendu de cet ouvrage intitulé "Zen holy war ?" Nishijima rôshi, maître zen contemporain de l'école Sôtô, réagit ici à la lecture de cet article.

Lire sur le site La guerre sainte du zen, la version française de l'article de Josh Baran ainsi qu'un compte-rendu de lecture du livre Le zen en guerre.

Source :

http://www.zen-occidental.net/nishijima/gudo3.htm
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Message Ecrit le 30 Nov 2017, 19:29

Ah OK

zeste de savoir

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Message Ecrit le 19 Déc 2017, 12:00

si vous appréciez Brian Daizen Victoria et son livre zen at war, vous saurez certainement reconnaitre et apprécier ce qu'elle révèle sur Makiguchi !

Je suis d'avis que la seule raison du danger actuel pour la paix mondiale est la promotion par la Russie de sa propre existence C'est-à-dire qu'à l'ère actuelle de lutte économique pour l'existence, la Russie cherche à exploiter les faiblesses des puissances internationales pour acquérir ce qu'elle doit avoir: l'accès aux océans. Elle est donc en train de s'étendre dans trois directions, depuis le détroit de Dardanelle en Europe de l'Est jusqu'au golfe Persique en Asie occidentale et la mer Jaune en Extrême-Orient (Makiguchi 1903: 950-951).

Indépendamment de notre classe sociale, chacun doit être conscient de la destinée de notre nation, harmoniser sa vie avec cette destinée et, à tous moment, être prêt à partager cette destinée. C'est pour cette raison que le travail de l'éducation nationale est de nous préparer nous-même à faire exactement cela, sans rien omettre dans ce processus. . . . Cependant, pour ce faire, et avant de nous mettre au service de l'Etat, nous devons d'abord contribuer à la zone locale qui nous a nourris et avec laquelle nous partageons des intérêts communs (Makiguchi 1933: 460-461).

Sa Majesté, l'Empereur, sur qui est centré l'exercice de l'autorité impériale, le fait par l'intermédiaire de ses fonctionnaires militaires et civils. La raison pour laquelle il exerce cette autorité n'est définitivement pas pour son propre bénéfice. Plutôt, en tant que chef et tête de la nation entière, il exerce gracieusement au nom de tout le peuple. C'est pour cette raison que, dans notre pays, l'Etat et l'empereur, en tant que chef d'Etat, doivent être considérés comme totalement un et indivisibles. Nous devons faire comprendre à nos enfants que le service loyal à leur souverain est synonyme d'amour du pays. . . Je crois que c'est seulement ainsi que nous pouvons clarifier le vrai sens de l'expression « loyauté à son souverain et amour de la patrie » [chåkun aikoku] (Makiguchi 1933: 411-412).

C'est lorsque nous regardons ces exemples concrets [de la Corée et de la Chine] que les pensées sur notre propre pays nous viennent à l’esprit. . . . Le résultat est que nous ne pouvons nous empêcher d'être reconnaissants et de vouloir rembourser la dette de gratitude que nous devons à l'État.
L'application pratique de l'étude de la culture populaire est de fournir la base fondamentale pour une compréhension de l'État en demandant à [nos enfants] de regarder des situations comme celles-ci qui sont sous leurs yeux. Je sens très profondément que nous devons chercher vigoureusement à créer des personnes de caractère qui mèneront à l'avenir une vie centrée sur l'État, ayant d'abord acquis le germe de l'idée de servir l'État au niveau local de la ville et du village (Makiguchi 1933: 413)


La Déesse du Soleil est la vénérable ancêtre de notre famille impériale, sa vertu divine ayant été transmise à chaque empereur successif qui monta sur le trône jusqu'à l'empereur actuel inclus. Ainsi sa vertu a été transformée en la vertu auguste de Sa Majesté qui, éclairant le peuple, lui apporte le bonheur. C'est pour cette raison que l'article III de la Constitution stipule: « La personne de l'Empereur est sacrée et inviolable.
Tout comme nous [les membres de l'association] reconnaissons l'unité fondamentale de la piété filiale et de la loyauté, nous sommes convaincus qu'il est approprié de vénérer Sa Majesté avec vénération selon l'opinion moniste que « Sa Majesté, l'Empereur est Un et Indivisible » [Tenn 'Ichigen -ron], rendant ainsi inutile de rendre hommage au Grand Sanctuaire d'Ise. . . .
A la lumière de cela, il n’y a personne d’autre que Sa Majesté, l'empereur lui-même, il n’y a rien à prier avec respect? (Akashi & Matsåra, éds 1975: 174-175).

Dans les faits, nulle part dans les écrits de Makiguchi, que ce soit avant ou pendant la guerre, en prison ou à l’extérieur de celle-ci, nous ne trouvons de déclarations critiquant la politique militaire du Japon. Au contraire, Makiguchi a non seulement justifié la colonisation de la Corée par le Japon (et la guerre avec la Russie), mais il a consacré toute sa vie d'éducateur à concevoir des moyens plus efficaces d'inculquer le « service à l'État » aux enfants japonais. Il a ajouté que ces mêmes enfants comprenaient tout à fait que le service loyal à leur souverain était synonyme d'amour du pays. Même après l'emprisonnement, il a affirmé que la loyauté envers l'empereur n'était qu'une part naturelle de « la voie du sujet » basé sur sa compréhension de le Sutra du Lotus. Et, comme nous l'avons vu, en ce qui concerne l'empereur, Makiguchi demanda: « Qui, en dehors de Sa Majesté, l'Empereur lui-même, devrions nous prier respectueusement?
Pour les apologistes qui déclarent maintenant que, malgré son emprisonnement et sa mort, Makiguchi a résisté ou s'est opposé à l'effort de guerre du Japon, revient à vouloir essayer de transformer une chose en son contraire.
http://www.thezensite.com/ZenEssays/Cri ... ddhism.pdf

Yvon

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Message Sujet: Zen en guerre

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Message Ecrit le 27 Jan 2018, 14:45

:lol:
Modifié en dernier par Yvon le 28 Jan 2018, 17:22, modifié 3 fois.
:priere: "Le sage n’est pas celui qui pratique le bouddhisme en dehors des règles de la société mais plutôt celui qui, grâce à une compréhension profonde du monde, connaît la meilleure manière de s’y comporter."

zeste de savoir

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Message Sujet: Zen en guerre

Message Titre du message: Re: Zen en guerre

Message Ecrit le 27 Jan 2018, 15:33

La différence entre les présentations, celle de votre organisation qui décrit makiguchi comme un héros pacifiste et celle de Brian victoria dont vous semblez pourtant apprécier les remarques sur le zen est que la seconde présente les écrits de Makigushi.

La votre est un mythe fabriqué après guerre, pour à partir de cette histoire se présenter comme ayant été la seule organisation bouddhiste pacifiste durant cette période. Mais ne vous inquiétez pas, grâce a ces travaux de chercheurs, le zen a réussi a faire son coming out sur le sujet, ca viendra bien aussi pour vous ! :attendre:

Si l'on résume les écrits de Makiguchi, la guerre contre la Russie, la colonisation de la corée, le culte de l’empereur étaient justifiées pour lui, idem pour le respect de l'état et de l'administration fut elle militaire. Le japonais typique de son époque... :interroge:

Sa seule "opposition" était au culte du talisman d'Ise qui le reliait à la pratique d'un jinja d'état. (un jinja pour votre info, parce que je n'ai pas l'impression que vous connaissez bien tout cela, est un temple shinto)


On est davantage dans une histoire de superstition d'un membre de la nichiren shoshu qui avait toujours l'espoir que l'empereur et tout le pays se convertirait ensuite au bouddhisme Nichiren, plutot que dans une opposition déclarée a la guerre, ou à l'état impérial militaire.. Il faut rappeler que la soka gakkai, lors des conversions, sortait de chez ses nouveaux membres tout ce qui pouvait rappeler leur ancienne religion, shinto ou bouddhiste, exprimant ainsi la forme d'exclusivisme très prononcée qui les caractérise. Connaissant ce contexte, on comprend mieux sa réaction .

Il n’a jamais été fusillé ce qui aurait le cas si il avait été un réel opposant, comme un moine zen cité dans le livre, qui était lui un des rares pacifiste de l’époque.

Désolé de vous apprendre quelque chose qui va a l'encontre de tout ce qu'on vous a toujours appris..., mais améliorez et apportez des sources primaires si vous en avez et en reparle ! :Bye:

comme le dit Brian Victoria : Pour les apologistes qui déclarent maintenant que, malgré son emprisonnement et sa mort, Makiguchi a résisté ou s'est opposé à l'effort de guerre du Japon, revient à vouloir essayer de transformer une chose en son contraire. . :Bye:
Modifié en dernier par zeste de savoir le 28 Jan 2018, 12:27, modifié 1 fois.

Yvon

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Message Sujet: Zen en guerre

Message Titre du message: Re: Zen en guerre

Message Ecrit le 28 Jan 2018, 03:16

Rappel :

Un peu d'histoire :


"Depuis des décennies, le gouvernement japonais inondait le pays de propagande nationaliste. Les autorités militaristes étaient particulièrement attentives aux opinions qui avaient cours parmi les citoyens. Elles voulaient imposer l'idée que l'empereur était une divinité à laquelle chacun devait rendre un culte. De plus, dans chaque famille, chaque entreprise, chaque école, il devait y avoir un talisman de la déesse du soleil, Tenshô Daijin, l'ancêtre légendaire de la lignée impériale, enchâssé dans un autel. Le gouvernement exerçait toutes sortes de pressions pour que tous les temples de toutes obédiences reçoivent et protègent ces amulettes shintô (kamifuda).
Dès le début, le président Makiguchi refusa de se plier aux exigences des militaristes et, bien instruits de la mise en garde de Nichiren Daishonin contre l'opposition à la Loi, les membres de la Soka Kyôiku Gakkai gardèrent confiance dans leur président et ne demandèrent pas les amulettes. Suite à divers événements et menaces, les moines de la Nichiren Shôshù eurent peur d'être persécutés et, en juin 1943, convoquèrent quelques responsables de la Soka Gakkai, dont le président Makiguchi et Josei Toda, au temple Taiseki-ji, afin de leur donner l'ordre d'accepter les talismans shintô et de faire en sorte que tous les pratiquants les reçoivent aussi.
Fidèles à leur volonté de préserver l'enseignement de Nichiren Daishonin, les responsables de la Soka Gakkai, entraînés par la décision du président Makiguchi, exprimèrent un refus catégorique.
Le 6 juillet 1943, le président Makiguchi fut arrêté par la police secrète d'État, dans la ville de Shimoda (Izu) où il s'était rendu pour des activités de diffusion du bouddhisme. Le même jour, Josei Toda fut arrêté chez lui, ainsi qu'un membre du comité d'administration, Inaba Inosuke. D'autres responsables furent arrêtés et emprisonnés à leur tour. En mars 1944, ce seront au total vingt et un responsables, dont Josei Toda et le président Makiguchi, qui seront incarcérés dans des conditions inhumaines.
Face à des interrogatoires particulièrement cruels, seuls Tsunesaburo Makiguchi et Josei Toda firent preuve d'un courage exemplaire et luttèrent jusqu'au bout pour défendre la Loi bouddhique et leur engagement.
À la suite de son arrestation, le président Makiguchi fut d'abord détenu à la préfecture de police de Tokyo, puis, en septembre de la même année, à la maison d'arrêt de Tokyo à Sugamo. Il y subit des interrogatoires au cours desquels, sans se laisser intimider par les procureurs et les juges, il continua de leur transmettre les doctrines du bouddhisme de Nichiren Daishonin. Jusqu'à la fin de sa vie, il garda sa foi.
Les responsables arrêtés furent inculpés de violation de la loi sur le maintien de l'ordre public et de non-respect vis-à-vis du shintô et de la personne de l'empereur.
La gravité de ces accusations traduisait le fait que les pratiquants avaient refusé les talismans shintô ou avaient brûlé leurs amulettes après leur conversion, car la Soka Gakkai disait que prier devant un temple ou des amulettes shintoïstes constituait une opposition à la Loi. Cette application d'un principe bouddhique était interprétée comme une trahison vis-à-vis de la patrie.
La cellule du président Makiguchi était exiguë, environ 1,8 mètre sur 2,7 mètres. Sans chauffage, elle était glaciale en hiver, et le froid constituait une torture supplémentaire pour l'homme âgé qu'il était. L'alimentation était insuffisante, de très mauvaise qualité et servie à des heures absurdes. Mais, même dans ces conditions, le président Makiguchi faisait gongyo et ne négligeait jamais de lire.
Le 18 novembre 1944, quatorze ans jour pour jour après la fondation de la Soka Kyôiku Gakkai, il mourut de vieillesse et de malnutrition dans l'hôpital de la maison d'arrêt. Il mourut pour préserver la justesse de la Loi bouddhique, résistant au pouvoir militariste qui s'appuyait sur le shintoïsme d'État. Plus largement, son combat en prison était un témoignage de sa volonté de protéger la liberté de religion. C'était donc un combat pour les Droits de l'homme."
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Message Ecrit le 28 Jan 2018, 04:40

Vous ne donnez pas vos sources, mais on devine d'ou elle viennent. :sourcils:

Les deux présentations se rapprochent, si ce n'est que les écrits de makiguchi, pro colonisation, guerre et empereur sont toujours occultés


Ce qui est amusant c'est le choix du terme d' "amulette" qui est employé pour désigner négativement le talisman d'Ise.
https://fr.wikipedia.org/wiki/O-fuda

Probablement, parce que c'est tellement proche de ce que vous vénérez vous même, (quelques idéogrammes ou symboles sur du papier) qu'il faut bien essayer de s'en démarquer !

On en revient a un conflit sur la seule croyance, comme si pour employer l'image de Brian victoria, un gouvernement protestant imposait a des catholiques d'enlever de chez eux toutes les croix avec un personnage sculpté dessus.
Le talisman d'Ise représentait l'empereur et malgré ce qu'a pu dire Makiguchi sur sa vénération a l'empereur, ca ne passait pas a l'époque !


Rien a voir avec un mouvement luttant pour le pacifisme ou les droits de l'homme en général, liberté, égalité... ! Si l'empereur avait imposé le talisman que makiguchi vénérait a tout le japon, je doute qu'il se se soit plaint de quoi que ce soit !
:lol:
Modifié en dernier par zeste de savoir le 28 Jan 2018, 12:29, modifié 3 fois.

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Message Titre du message: Re: Zen en guerre

Message Ecrit le 28 Jan 2018, 05:00

Une autre biographie de Tsunesaburo Makiguchi

Tsunesaburo Makiguchi était le fondateur et le premier Président de la Soka Gakkai, Société pour la création de valeurs. Il était éducateur et directeur d’école primaire à Tokyo et se sentait profondément concerné par le système éducatif du Japon. En 1928, un ami le convertit au bouddhisme de la Nichiren Shoshu. Depuis l'âge de trois ans il avait été élevé dans la maison de son oncle affilié à la Nichiren Shu mais la religion n'a jamais occupé une large part dans sa vie jusqu'à sa conversion. Les années entre 1924 et 1932 furent pour lui des plus difficiles. Son deuxième fils mourut à l'âge de 23 ans et son quatrième fils, à l'âge de 19 ans en 1928. Son premier fils mourut à l'âge de 31 ans, en 1929, et sa quatrième fille, à l'âge de 14 ans en 1932. (Son dernier fils mourra à la guerre en 1944).
A ce stade de la vie, la religion devint pour lui très importante mais ils était avant tout pris par ses tentatives pour réformer le système éducatif japonais. En 1930, il publia le premier volume de Soka kyoikkgaku taikei, (Théorie pour une pédagogie créatrice de valeurs), sur une réforme pédagogique, La Soka Gakkai considère la publication de ce livre comme la création de la Soka Gakkai car pour l'éditer Makiguchi fonda la Soka Kyoiku Gakkai, (Société pour une pédagogie créatrice de valeurs). Mais en réalité l'assemblée inaugurale n'eut pas lieu avant 1937. Lors de cette première assemblée la Soka Kyoiku Gakkai ne comptait que 60 membres dont la plupart étaient des amis éducateurs. A cette époque, Makiguchi commença à intégrer les enseignements du bouddhisme de la Nichiren Shoshu dans ses propres idées d'une réforme pédagogique. En 1941, le nombre d'adhérents s'éleva à 400, grâce à la diffusion de leur revue qui tirait à 3000 exemplaires. En 1943, le gouvernement impérialiste décréta que tous les citoyens japonais devaient enchâsser chez eux un talisman shinto de la divinité Amaterasu du sanctuaire d'Ise pour montrer leur loyauté à l'empereur. Non seulement Makiguchi refusa lui-même de compromettre sa foi en enchâssant le talisman mais il l'interdit à tous les membres de la Soka Kyoiku Gakkai. Il alla même jusqu'à admonester le Grand-patriarche de la Nichiren Shoshu de soutenir le culte de l'empereur.
Makiguchi et vingt autres dirigeants de la Soka Kyoiku Gakkai furent arrêtés pour lèse-majeste et sédition. Parmi eux seulement trois ont refusé de renoncer à leur opposition au shinto d'Etat : Tsunesaburo Makiguchi, Josei Toda et Shuhei Yajima. Yajima deviendra directeur de la Soka Gakkai après la guerre puis prêtre de la Nichiren Shoshu. Quant à Makiguchi, en 1944, il mourut de malnutrition pendant son incarcération.

http://www.nichiren-etudes.net/articles ... gakkai.htm

Ce qui c'est passé également c'est que les enseignement bouddhiques furent déformés et manipulés à des fin nationalistes Ainsi dans le bouddhisme de Nichiren l'enseignement de celui ci fut falsifié .

En 1936 le professeur Asai de l'université Rissho ayant constaté les modifications et falcifications faites sur les écrits de Nichiren (Goshos) par les autorités religieuses gouvernementales , le professeur Asai avait écrit avec un certain courage .
" Le bouddhisme est une religion universelle qui n'a pas de frontières. Nichiren considére que les êtres humains sont comme ses enfants . Si on limite l'immense compassion de Nichiren à l'intérieur seule du Japon celà restreint la grandeur de ses enseignements .
(Au vue des écrits modifiés et falsifiés ) je suis profondément triste quand je pense à l'avenir de la diffusion de son enseignement ."

Mais les maitres zen ont participés a cela? Du sang sur les mains?


Il n'y a pas que le Zen, d'une certaine manière, par peur des représailles et donc par manque de courage , toutes les écoles bouddhiques du Japon (Shingon, Tendai, Nembutsu, Nichiren Shue , et shoshue , Ritsu , Zen ) en aceptant les consignes du gouvernement militariste , et laisssant faire la manipulation de leur enseignement à des fins nationalistes , quand ils ne demandaient pas ouvertement de prier pour la victoire du Japon , furent complices du sang versé .[/quote]
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Message Sujet: Zen en guerre

Message Titre du message: Re: Zen en guerre

Message Ecrit le 28 Jan 2018, 05:07

J'ai repris quelques réflexions de BV plus haut, voici le texte complet.


En évaluant Makiguchi, il est difficile de ne pas admirer la fermeté de sa foi face à l'emprisonnement et au regard de sa mort éventuellement due à la malnutrition et à son âge avancé. C'est surtout le cas lorsque l'on considère que sur les vingt dirigeants de la Société initialement arrêtés avec lui, dix-neuf ont été libérés après avoir renoncé à leur foi. À la lumière de cela, il est raisonnable de supposer que Makiguchi et Toda auraient également été libérés s'ils avaient fait de même. Mais ils ne le firent pas.

Pourtant, comme le révèlent les rapports d'interrogatoire de la police et les écrits antérieurs de Makiguchi, il n'y a pas la moindre allusion que Makiguchi s'opposait à l'agression militaire du Japon pas plus qu'il ne s'était auparavant opposé aux déclarations ultranationalistes des chefs de sa secte. Au contraire, le soutien indéfectible des dirigeants aux attaques du Japon contre la Chine et ensuite envers les États-Unis n'a pas empêché Makiguchi de poursuivre ses activités de prosélytisme énergiques, du moins jusqu'au moment de son arrestation en 1943.

En février 2000, un porte-parole de Sōka Gakkai International (SGI) a affirmé, à la lumière de mes recherches, que pour Makiguchi, « critiquer et rejeter le shintoïsme d'État en pleine conscience des conséquences de telles actions était, à notre avis, équivalent » Cette revendication ne peut toutefois pas être soutenue, car la véritable cause de l'emprisonnement de Makiguchi réside dans ses croyances religieuses exclusives et absolutistes qui n'ont rien à voir avec une critique de l'agression japonaise ou de l'impérialisme centré sur l'empereur.

En fait, on pourrait arguer qu'en admettant que l'emprisonnement de Makiguchi était dû à sa critique et au rejet du Shinto d'État plutôt qu'à une position pacifiste ou anti-guerre, le représentant de la SGI a démontré la thèse de cet article. Pour le démontrer, supposons qu'il y ait un pays en guerre dans lequel le catholicisme romain soit la religion officielle de l'État. Dans l'espoir d'unifier les citoyens de ce pays dans l'effort de guerre, le gouvernement décrète que toutes les églises protestantes doivent remplacer leurs croix « vide de personnage » par un crucifix de style catholique et que ceux qui ne le font pas soient emprisonnés. Est-ce que les pasteurs protestants qui refusent et sont emprisonnés, peuvent être considérés comme des « pacifistes » opposés à la guerre à d'autres nations ? La réponse est claire.

Comme Nichiren, sept cents ans plus tôt, Makiguchi était convaincu qu'il n'y avait qu'un seul chemin vers le salut pour l'individu, la nation et même l'empereur, descendant de la Déesse du Soleil et récipiendaire de sa vertu divine comme on le croyait. Le chemin du salut ne consistait en rien de plus, et rien de moins, que la foi dans le Sûtra du Lotus telle qu'interprétée et exposée par Nichiren, que Makiguchi considérait comme le seul et unique « vrai Bouddha » de l'époque actuelle.

En poursuivant son objectif, Makiguchi était tout à fait prêt à être persécuté, car comme l'a noté George Tanabe, la persécution joue depuis longtemps un rôle important dans la tradition Nichiren, l'origine de celle-ci pouvant être relié directement à la personalité de Nichiren et de sa religion. En ce sens, Makiguchi ne faisait que suivre les traces de son illustre prédécesseur.

Il faut répéter que la propre persécution de Nichiren, ainsi que celle de ses disciples ultérieurs, a toujours été provoquée par leur propre intolérance envers les autres religions. Nichiren et ses disciples ont non seulement tenté de convertir les autres par la force, mais encore plus important, ils ont constamment dénoncé le gouvernement de ne pas adhérer exclusivement au Sûtra du Lotus tel que propagé par Nichiren. Le Sûtra du Lotus prédisant que ceux qui le propageront seront persécutés, les disciples de Nichiren considèrent la persécution comme une confirmation de la véracité de ce sutra, justifiant ainsi leur fidélité à celui-ci.

Ce qui distinguait Makiguchi de ses contemporains, y compris même des chefs religieux de sa secte, était sa foi absolue en Nichiren et ses enseignements, considérés comme préservés et enseignés par la seule Nichiren Shōshū. Il ne tolérerait aucun compromis, car selon lui, seule cette foi pouvait sauver à la fois l'adhérent individuel et le Japon dans son ensemble, ce qui impliquait nécessairement la destruction des envahisseurs, tout comme les Mongols envahisseurs du 13ème siècle avaient été détruits par la prière d'intercession de Nichiren. La foi dans tout autre enseignement religieux était, par définition, une mauvaise pratique qui devait être éradiquée. En d'autres termes, malgré les affirmations contraires de la SGI, Makiguchi excepté pour lui-même, n'avait aucune sympathie pour la « liberté de culte » envers ceux qui n'adhéraient pas strictement à son point de vue sectaire.
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Yvon

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Message Sujet: Zen en guerre

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Message Ecrit le 28 Jan 2018, 05:09

Déjà Nichiren Daishonin avait déclaré : " Le Zen rend fou, et mènera à la guerre et à la ruine du pays " . Et c'est exactement ce qui s'est passé.
:priere: "Le sage n’est pas celui qui pratique le bouddhisme en dehors des règles de la société mais plutôt celui qui, grâce à une compréhension profonde du monde, connaît la meilleure manière de s’y comporter."

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Message Sujet: Zen en guerre

Message Titre du message: Re: Zen en guerre

Message Ecrit le 28 Jan 2018, 05:13

Yvon a écrit:Déjà Nichiren Daishonin avait déclaré : " Le Zen rend fou, et mènera à la guerre et à la ruine du pays " . Et c'est exactement ce qui s'est passé.



Mais alors comment se fait il que le sutra du lotus disent qu'il faille respecter ceux qui pratique le zen (dhyana) ?
cf le post sutra du lotus et bouddhisme traditionnel ?

Ayant toujours en estime la méditation assise (zen),

n est ce pas de la diffamation ? :tap:

Yvon

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Message Sujet: Zen en guerre

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Message Ecrit le 28 Jan 2018, 06:18

Le sutra du Lotus n'a jamais dit qu'il fallait respecterceux qui pratique le Zen . D'autant plus que le Zen n'existait pas quand Shakyamuni à divulgué le SDL .
La méditation assise n'est pas le Zen encore une mauvaise interprétation . Décidément c'est chronique chez vous .
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Message Sujet: Zen en guerre

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Message Ecrit le 28 Jan 2018, 11:03

Yvon a écrit:Le sutra du Lotus n'a jamais dit qu'il fallait respecterceux qui pratique le Zen . D'autant plus que le Zen n'existait pas quand Shakyamuni à divulgué le SDL .
La méditation assise n'est pas le Zen encore une mauvaise interprétation . Décidément c'est chronique chez vous .


Le zen n'existait pas quand shakyamuni a divulgué le sutra du lotus !

Vous avez l'extrait qui est clair pour qui sait lire et comprend ce qu'il lit.

Quant à une prédication par le bouddha historique du SDL, c'est une légende créée des siècles plus tard, elle n'a aucun soutien chez les historiens du bouddhisme.

Si il y a quelque chose qui est absolument certain, c'est que le bouddha pratiquait la méditation assise.
C'est en la pratiquant qu'il s'est éveillé sous l'arbre de la Bodhi, pas en récitant un mantra en japonais fabriqué 1000 plus tard.

Zen en japonais est la traduction du sanskrit "Dhyana" cité dans le passage plus haut.

Il faudra un jour que vous remettiez vos connaissances a niveau ! :book2:

Selon le récit japonais « Genko Shakusho », lors de la dynastie Liu Song de la Chine du Sud, le moine Gunabhadra de l’Inde centrale avait ramené l’arbre de la Bodhi à Canton en Chine pour la plantation. Peu de temps après, le moine chinois Dao Sui en planta un au mont Tiantai. Lors de l’ère Shaoxi de la dynastie Song (en l’an 1190), le moine japonais Eisai ramena des branches pour les planter de nouveau au Japon.

Image

Comme vous semblez vouloir avoir le dernier mot avec le partage de vos croyances et que celles ci sont malheureusement incomprises par des béotiens, pour que l'échange ne soit pas interminable et stérile, je vous laisser clôturer le fil !

:Bye:


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