|
Inscrit le: 20 Jan 2008
Messages: 61
|
|
|
| Je suis bouddhiste... |
|
Posté le: Sam Fév 02, 2008 2:00 am
Sujet du message:
|
|
Bonjour,
L'éveil du bouddha est-il soudain ?
Il y a des enseignements qui effectivement prennent en compte cette possibilité et y mettent même tout leur espoir.
Je dirais possible, seulement. Mais qu'on me montre un seul cas le montrant vrai, celui du bouddha compris.
Suivant l'enseignement, où il est dit que l'éveil est un "chemin en plusieurs étapes du plus bas au plus haut",
l'accomplissement de pratiques religieuses (apprentissage...) et non religieuses pour le peuple,
on voit bien que cela ne vient pas tout seul, comme ça.
Le bouddha est arrivé au dernier stade suivant le cycle de renaissance.
Je dirais qu'en dernière vie, "son passé" a ressurgi et a recommencé en constatant la misère humaine.
ESt-ce la vacuité, absence de réalité intrinséque, qui serait la cause de l'enseignement de l'illusion du phénoménal,
aussi bien pour le matériel que le spirituel ?
Soyons clair.
Une illusion n'existe pas. Qu'on donne des définitions différentes des phénomènes y menant
(vacuité, vide, rien, mauvaise perception, ...), une illusion n'existe pas.
Le vide et la vacuité "comme réalité intrinsèque", c'est la définition de la vacuité. ESt-ce le vide aussi (?).
Et c'est cela qui justifierait l'illusion ?
J'aimerais bien voir les maîtres qui enseignent cela.
Si le bouddha dit qu'il y a éveil et l'enseigne, c'est que justement il s'agit d'illumination, de connaissance,
et pas d'illusion. Enseigner l'illusion, c'est comme justifier qu'on reste dans l'ignorance,
et de cette ignorance va surgir l'éveil (comment ?).
La vacuité première justifie (encore une fois) que ce qu'on perçoit en premier n'est pas la réalité intrinséque du phénomène,
mais ne dit rien sur la réalité vraie, le fondement, du phénomène, ou plutôt l'ensemble des réalités composant ce phénomène.
Donc la table citée (ou autre chose), n'est pas une illusion, ou du relatif.
Le pourquoi est que la table est une réalité, une entité, dans notre monde tant que c'est une table,
et que sa nature fondemmentale est, bien que nous ne la saisissons pas "encore", une autre réalité (?).
Et c'est la connaissance, (fait-il absolument l'éveil pour ces cas là ?), qui doit montrer quelles sont les deux réalités
(forme et fond), de cette table (ou autre chose).
La forme, ce n'est pas besoin de méditer, c'est la table en question.
Reste le fond.
Et là, il faut voir plus loin que la vacuité.
L'absence de réalité intrinsèque concerne notre monde (?), parce qu'elle justifie dans l'enseignement les phénomènes s'y rapportant,
la matière.
Au-delà de la matière, il n'y a "rien". "Rien" pas dans le sens du néant, mais "rien" dans le sens d'immatérialité.
En fait, il s'agit d'une "infinité de réalités immatérielles" donnant corps, ici la table.
Le fond de la table est cela, une "infinité de réalités immatérielles".
Et si on dépasse l'illusion et se plonge dans les dits du bouddha, on comprend parfaitement de quelles réalités immatérielles il s'agit.
L'ego, illusion de nous-même (?).
Parler et enseigner de réaliser le soi et non-soi est juste. Nous faisons parti de la roue.
Considérer l'ego comme une illusion n'est pas juste. Cela laisse suggérer et penser, et souvent enseigner qu'il n'y a pas entité, humaine.
Hors un homme, comme tout phénomène, est bien une entité durant son existence.
Je n'ai pas besoin de me reporter au bouddha pour l'affirmer, c'est facile à comprendre.
Une illusion ne saurait se percevoir de façon juste, encore moins voir le monde, de là à réaliser le tout devient une impossibilité.
Le pensant oui, peut le faire. Et c'est ce qu'est l'être humain.
L'ego dont il s'agit n'est pas la juste perception sur la réalité de soi comme entité, un homme sait qu'il est homme, c'est tout,
mais se rapporte à ce qu'il se voit en proportion de sa valeur phénoménale. L'ego sur-élevé, trop d'ego, c'est se considérer
comme supérieur à tout autre, jusqu'à se persuader que les autres n'existent pas, ou ne sont là que pour le servir.
Mais là, on rendre dans les considération du bien et du mal.
Sur l'éternité je reviendrais. Le Un aussi. L'importance n'est pas dans ce qu'on en pense,
mais plutôt dans l'expression de son rapport avec les autres religions et l'humanité. Où beaucoup voudrait séparer les hommes et les religions,
alors que la vérité, et la réalité, est bien la même.
Pour le reste de ce qui est dit pour l'instant, je suis en accord. |
|
|