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Christianisme [Pentecôtiste]
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| [Catholique] L'ÉGLISE ET LES RELIGIONS NON CHRÉTIENNES |
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Posté le: Mer Fév 25, 2004 8:48 pm
Sujet du message:
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3. La religion musulmane)
L'Église regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu Un, vivant et subsistant, miséricordieux et tou-puissant, créateur du ciel et de la terre(5) Cf. S. Greg. VII. Épist. III. 21 ad Anazir (Al-Nâsir), regem Mauritaniae, ed. E. caspar in MGH, Ep. sel. II, 1920, I, p. 288, 11-15; P.S. 148, col. 451 A. , qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s'ils sont cachés, comme s'est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi islamique se réfère volontiers. Bien qu'ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète; ils honorent sa mère virginale, Marie, et parfois même l'invoquent avec piété. De plus, ils attendent le jour du jugement où Dieu rétribuera tous les hommes ressuscités. Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte à Dieu, surtout par la prière, l'aumône et le jeûne.
Si, au cours des siècles de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le conciles les préhension mutuelle, ainsi qu'à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté.
4. (La religion juive)
Scrutant le mystère de l'Église, le Concile rappelle le lien qui relie spirituellement le peuple du Nouveau Testament avec la lignée d'Abraham.
L'Église du Christ, en effet, reconnaît que les prémices de sa foi et de son élection se trouvent, selon le mystère divin du salut, dans les patriarches, Moise et les prophètes. Elle confesse que tou les fidèles du Christ, fils d'Abraham selon la foi (6) CF. Gal. 3, 7., sont inclus dans la vocation de ce patriarche et que le salut de l'Église est mystérieusement préfiguré dans la sortie du peuple élu hors de la terre de servitude. C'est pourquoi l'Église ne peut oublier qu'elle a reçu la révélation de l'Ancien Testament par ce peuple avec lequel Dieu, dans sa miséricorde indicible, a daigné conclure l'antique Alliance, et qu'elle se nourrit de la racine de l'olivier france sur lequel ont été greffés les rameaux de l'olivier sauvage que sont les Gentils (7) Cf. Rom., 11, 17-24.. L'Église croit, en effet, que le Christ, notre paix, a réconcilié les Juifs et les Gentils par sa croix et en lui-même des deux a fait une seul (8) Cf. Éph., 2, 14-16..
L'Église a toujours devant les yeux les paroles de l'apôtre Paul sur ceux de sa race "à qui appartiennent l'adoption filiale, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses et les patriarches, et de qui est né, selon la chair, le Christ" (Romains, 9, 4-5), le fils de la Vierge Marie. Elle rappelle aussi que les apôtres, fondements et colonnes de l'Église, sont nés du peuple juif, ainsi qu'un grand nombre des premiers disciples qui annoncèrent au monde l'Évangile du Christ.
au témoignage de l'Écriture sainte, Jérusalem n'a pas reconnu le temps où elle fut visitée (9) Cf. Lc, 19, 44.; les Juifs, en grande partie, n'acceptèrent pas l'Évangile, et même nombreux furent ceux qui s'opposèrent à sa diffusion (10) Cf. Rom., 11, 28. . Néanmoins, selon l'Apôtre, les Juifs restent encore, à cause de leurs pères, très chers à Dieu, dont les dons et l'appel sont sans repentance (11) Cf. Rom., 11, 28-29; Conc. Vat. II, Const. Dogm. Lumen Gentium, AAS 57 (1965), p. 20. . Avec les prophètes et le même Apôtre, l'Église attend le jour, connu de Dieu seul, où tous les peuples invoqueront le Seigneur d'une seule voix et "le serviront sous un même joug" (Sophonie, 3, 9) (12) Cf. Is., 66, 23; Ps. 65, 4; Rom., 11, 11-32..
Du fait d'un si grand patrimoine spirituel, commun aux chrétiens et aux Juis, le Concile veut encourager et recommander entre eux la connaissance et l'estime mutuelles, qui naîtront surtout d'études bibliques et théologieques, ainsi que d'un dialogue fraternel.
Encore que des autorités juives, avec leurs partisans, aient poussé à la mort du Christ (13) Cf. Jean, 19, 6., ce qui a été commis durant sa passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les Juifs vivant alors, ni aux Juifs de notre temps. S'il est vrai que l'Église est le nouveau peuple de Dieu, les Juifs ne doivent pas, pour autant, être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si celà découlait de la Sainte Écriture. Que tous donc aient soin, dans la cathéchèse et la prédication de la parole de Dieu, de n'enseigner quoi que ce soit qui ne soit conforme à la vérité de l'Évangile et à l'esprit du Christ. |
_________________ Nickie
M A R A N A T H A, oh Seigneur Jesus vient !!! 1 Cor 16 : 22
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