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| Dieu tel que nous le concevons:le dilemmede l'absence de foi |
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Posté le: Jeu Fév 26, 2004 6:15 pm
Sujet du message:
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C'est un soi-disant incroyant qui m'a amené à voir celà très clairement, il y a plusieurs années. Il était médecin, et un bon médecin. Je l'ai rencontré avec sa femme Mary chez un ami dans une ville du Midwest. Il s'agissait d'une soirée mondaine. Je monopolisais presque entièrement la conversation et j'avais pour seul sujet le mouvement des Alcooliques anonymes. Toutefois, ce médecin et sa femme semblaient réellement intéressés, et lui m'a posé beaucoup de questions. L'une de ces questions m'a amené à le soupçonner d'être agnostique, ou peut-être athée.
Je fus tout de suite piqué et j'entrepris de le convertir sur-le-champ. Avec le plus grand sérieux, je me vantai de la spectaculaire expérience spirituelle que j'avais connue l'année précédente. Le docteur demanda doucement si cette expérience ne pouvait pas avoir été autre chose que ce que je pensais. Le coup était dur, et j'ai été carrément impoli. Le médecin ne m'avait pas vraiment provoqué; il était demeuré courtois, d'humeur agréable et même respectueux. D'un air songeur, il me dit qu'il avait souvent désiré avoir une foi solide, lui aussi. Il était clair que ne n'avais pas réussi à le convaincre de quoi que ce soit.
Trois ans plus tard, je retournai chez mon ami du Midwest. Mary, la femme du médecin, passa me voir et m'apprit que son mari était mort la semaine précédente. Tr;s émue, elle se mit à me parler de lui.
Il venait d'une famille notoire de Boston et il avait fait ses études à Harvard. Étudiant brillant, il aurait pu devenir un médecin réputé Il aurait pu jouir d'une clientèle et d'une vie opulentes, entouré d'amis. Il avait plutôt choisi de devenir médecin d'entreprise dans une ville industrielle déchirée par les conflits sociaux. Mary lui demandait parfois de retourner à Boston, mais il prenait sa main et lui disait: "Peut-être as-tu raison, mais je n'arrive pas à me résigner à partir. Je crois que les gens de l'entreprise ont vraiment besoin de moi."
Mary ne se rappelait pas avoir jamais entendu son mari se plaindre sérieusement de quelque chose ou critiquer quelqu'un avec amertume. Même s'il semblait en parfaite santé, il avait ralenti depuis ces cinq ans. Quand elle le poussait à sortir le soir ou à se rendre au bureau à l'heure, il avait toujours une excuse plausible et aimable. Ce n'est que lorsqu'il tomba soudainement malade qu'elle découvrit qu'il avait été cardiaque tout ce temps et qu'il aurait pu mourir à tout moment. È part un autre médecin de l'entreprise, personne n'était au courant. Quand elle lui en fit le reproche, il lui dit simplement: "Je ne voyais pas l'utilité d'inquiéter les gens, surtout toi, ma chérie."
Cette histoire est celle d'un homme d'une grande valeur spirituelle, comme le prouvaient ses grandes qualités; humour et patience, douceur et courage, humilité et dévouement, générosité et amour, autant de qualités que je ne viendrai peut-être jamais près d'égaler moi-même. Tel était l'homme que j'avais réprimandé et traité avec condescendance, "l'incrédule" que j'avais cru pouvoir instruie!
Mary m'a raconté cette histoire il y a plus de vingt ans. Pour la première fois, j'ai compris brusquement que la foi peut être vraiment morte, quand elle est sans responsabilité. Ce médecin avait eu une foi inébranlable dans ses idéaux, mais il pratiquait aussi l'hmilité, faisait preuve de sagesse et avait le sens des responsabilités. Il me l'avait prouvé.
Mon propre réveil spirituel m'avait donné une foi instantanée, un vrai cadeau. Mais j'avais manqué d'humilité et de sagesse. Je me vantais de ma foi en oubliant mes idéaux. L'orgueil et l'irresponsabilité avaient repris leur place. En me coupant ainsi de ma lumière, il ne me restait pas grand-chose à offrir à mes semblables. J'avais donc pour eux une foi morte. Je voyais enfin pourquoi beaucoup d'entre eux étaient repartis, certains pour toujours.
La foi est donc plus que notre don le plus précieux. Savoir la partager avec les autres est notre plus grande responsabilité. Puissions-nous, membres, rechercher continuellement la sagesse et l'empressement qui nous permettent de bien remplir cette immense obligation que l'auteur de tout don parfait nous a confiés.
Bill W. |
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