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| Pkoi 1 amie ProtStante ne vE pa d'1 seconde histoire d'Amour |
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Posté le: Lun Déc 08, 2003 12:54 pm
Sujet du message:
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Salut,
La réponse est loin d'être simple car elle touche à des sensibiiités à fleur de peau.
Je pense que la soeur dont il est question se refuse à un nouveau bonheur "terrestre" par motif de conscience. Cela seul compte pour elle. Un jour le Seigneur lui ouvrira peut-être l'esprit, mais il faut attendre.
La question du divorce est "claire" quand on prend la Bible pour un manuel de code juridique. Or, il se fait que la Bible n'est pas un Code d droits. Heureusement. Ce serait retomber dans le juridisme que Jésus dénonçait dans le chef des pharisiens.
En devenant "enfants" de la grâce en Jésus-Christ, nous sommes devenus "libres" et c'est à nous de nous faire une intime conviction. Cette soeur, ppur le moment est convaincue de devoir rester célibataire. Pour s'en convaincre, elle lit la Bible et n'y lit que ce qui la conforte dans cette voie.
D'autres liront autrement et peut-être qu'elle-même, un jour découvrira que la Bible peut la libérer de ces entraves et de ses propres chaines. il est facile, pour qui s'y est exercé, d'opposer des versets de la Bible à d'autres versets. Cela n'intéresse personne. Ce qui compte c'est l'esprit dans lequel on recherche sa vérité dans la Bible.
Le principe de la grâce, c'est de trouver des paroles libératrices dans l'Evangile et non le contraire, et encore moins sombrer dans le juridisme.
D'une manière générale, les Eglises protestantes que je connais, permettent le divorce qui est cependant toujours vécu comme une souffrance qu'on ne saurait minimiser.
Chemin faisant, elles permettent également le remariage car nous sommes des êtres de chair et de sang, c'est-à-dire faibles par nature et l'on ne saurait exiger des autres (affaiblis par un divorce toujours culpabilisant de par sa nature: ne vit-on pas ujn échec personnel ?) ce qu'on ne peut exiger de soi.
je suis marié depuis plus de vingt ans, je ne sais pas , en cas d'échec dans le couple (supposons la chose), ce que je ferais si je devais un jour divorcé. je ne me vois pas vivre sans femme par exemple. La chose est, à mes yeux et me connaissant, absolument invivable. Alors comment, même au nom de mon miunistère pastoral, pourrais-je conseiller le célibat à une âme en péril ? cette pratique n'est pas "protestante" , elle est le fait de "religieux conservateurs" soucieux de pouvoir mettre la main moralement sur des êtres affaiblis au nom de ce qu'ils croient être "paroles de Dieu". Ils confondent tout.
L'apôtre préférait ce sage conseil: mariez-vous plutôt que "brûlez" de désir ou de passion .
Les grands mystiques du moyen Age se contraignaient au célibat et avaient évaluer la résitance en termes de degrés. Quand on les lit, on se rend bien compte que tous ces moines étaient obsédés par le sexe (les visions de sainte catherione en disent long sur ses rapports mystico-érotiques avec Jésus).
Il vaut mieux se remarier que de vivre dans l'angoisse de l'obsession sexuelle, ne croyez-vous pas ?
Lors de mon stage pastoral, dans les années '80, je me souviens avoir visité des frères âgés souffrant de solitude morale et surtout, vivant dans la cupabilité leurs désirs coupables parce qu'ils étaient veufs ou veuves et pourtant encore plein de désir. Cette réalité-là, je ne l'avais jamais apprise en faculté de Théologie, mais avec mon pasteur-conseiller qui m'a appris à ne pas être "bourré de doctrines" mais rempli d'amour pour les pécheurs que nous sommes tous. J'ai beaucoup appris. Mais ces choses-là, peu de pasteurs osent les dire en public, ils préfèrent eux aussi, tenir un discours "fort" qui est toujours sécurisant pour la "masse". Il est plus facile, pour un responsable spirituel, de rappeler "les mots d'ordre" que les subtilités de la pâte humaine qui résite à la sainteté.
désolé de vous décevoir, mais je préfère conseiller à cette soeur de se remarier dès qu'elle ira mieux. Elle peut encore vivre, donner du bonheur à quelqu'un d'autre et , pourquoi pas, vivre encore le plaisir et le bonheur pour elle-même. Dieu est grand et veut aussi notre bonheur. il est amour ! Refuserait-il alors l'amour à ses propres enfants ? Je suis convaincu que Dieu a plus de compassion que nous envers ceux qui sont faibles...
Dieu vous bénisse
Pasteur Patrick (Eglise Protestante Unie de Belgique) |
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