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| Atome. |
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Posté le: Sam Nov 18, 2006 8:06 am
Sujet du message:
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Pourquoi vouloir à tout prix considérer que la brique de base de l'univers se trouve dans le domaine du petit ? Je n'ai pas répondu à votre sondage, car pour moi, pour des raisons d'ordre métaphysique, la particule de base est nécessairement médiane. Elle se situe exactement au milieu entre deux pôles qui sont respectivement l'infiniment grand et l'infiniment petit. La construction de l'univers procède alors de part et d'autre de ce niveau médian soit par division, soit par multiplication, donnant alors toute possibilité de surcomposer par la combinatoire les productions obtenues dans un sens ou dans l'autre. La cause universelle appelé l'Etre UN va nécessairement se diviser en deux, car le principe de l'Existence est le principe logique de la négation, la négation étant l'opération de base de la logique.
Par exemple, l'affirmation de A étant notée A, et sa négation étant notée Non-A, on observe que A = Non-(Non-A). La négation apparaît comme la brique fondamentale de la logique et toutes les opérations de la logique à N propositions ou objets, peuvent s'écrire seulement avec la négation. Mais il faut alors en déduire, que cette négation de base doit avoir aussi son contraire, une sorte de Non-brique, qui ne sert à aucune construction logique et qui est alors ce qu'on peut appeler l'affirmation absolue, la Non-brique absolue. Cette affirmation absolue est différente de l'affirmation de A qui elle est un composé de la négation de base. Cette affirmation absolue regroupe nécessairement TOUT ce qui peut être affirmé, sans pour autant que l'on puisse y distinguer quoique ce soit, puisque cette affirmation absolue est dépourvue de toute négation (ou contradiction) et qu'elle en constitue exactement le contraire.
Ce TOUT englobe toutes les possibilités d'existence, de façon infinie. Cependant, comme chacune des possibilités existe dans ce Tout en même situation que sa possibilité contraire, dans un état indistinct, alors aucune existence n'est possible dans cet état là, et cet ensemble absolu et infini est alors rigoureusement vide (sur le plan de l'existence), car chaque possibilité s'y annule avec sa possibilité contraire. L'Infini véritable, qui est le seul que l'on puisse affirmer de façon absolue, et qui est la seule réalité intangible, est Vide. C'est le zéro métaphysique ou Non-Etre des traditions. L'Ancien Testament le nomme El et parfois même El Elyôn, le El très haut.
La première opération existentielle sera nécessairement de passer du Non-Etre à l'Etre, par une première négation. On extrait le principe de négation de ce Tout possible. Cette négation se trouve comme un point immatériel isolé et séparé du reste presqu'infini des possibilités qui demeurent dans un état purement potentiel. Ce réservoir de possibilités ne permet pas encore de distinguer les possibilités. Cet état de l'Etre UN pur est appelé Eloah et forme un Tout indistinctif de ses qualités.
La seconde négation va entraîner une séparation entre l'état indistinct et l'état distinct des possibilités, où apparaissent de façon conceptuelle les êtres, comme dans un schéma. Ce principe de distinction des possibilités est appelé Lumière, principe de l'intelligence et du discernement conceptuel. Cette Lumière résulte d'une négation (Elohim dit) et il permet de comprendre et d'éclairer cet Abîme obscur de possibles (Elohim voit que cela est bon). A ce stade on a toujours le principe de la logique d'un côté et un ensemble infini de possibilités de l'autre, mais dans un état pré-organisé et schématique de ce qui pourra passer à l'existence. C'est Elohim, pluriel des êtres mais vu comme dans un état logique unifié, un schéma unique global. On parle d'unicité de Dieu à propos d'Elohim, par opposition logique à l'unité indistincte d'Eloah. A l'état Elohim, l'Esprit (souffle sacré et négation primordiale) "tournoyait au-dessus des eaux", les eaux étant le champ de la future conscience.
L'étape suivante est alors la division par deux de cet être UN, par une combinaison de l'Esprit pur (Souffle sacré assimilé au Verbe et à la négation de base) et de la poussière de la terre (réservoir des possibles, substance vierge initiale). Cela produit une zone intermédiaire à la fois matérielle et spirituelle, contenant le composant le plus universel de l'existence et qui constitue par ce degré moyen d'éclairage (si l'esprit est aussi la lumière), le moyen de la conscience qui pourra alors discerner les formes selon leur niveau d'éclairage et leur nature. Ce niveau moyen est composé d'une proportion équilibrée d'esprit et de substance, et il représente une division par deux de la distance séparant pôle lumineux et logique du pôle obscur et potentiel. Ce niveau moyen est une ligne de démarcation entre les eaux supérieures et les eaux inférieures, les eaux représentant le champ de conscience nécessaire à la construction de l'univers et à la compréhension du schéma conceptuel. C'est le point de référence et les premières constructions se font à partir de lui, jusqu'à l'obtention de la conscience universelle achevée, Adamah, qui porte en elle les germes de tous les êtres individuels, quels que soit leur nature, leurs dimensions et leur forme. Ces germes constituent les hiérarchies d'êtres intermédiaires entre le niveau médian et le niveau de conscience de démarrage de chaque être, dont la vision globale et universelle constitue Adam, qui, intégrant tous les êtres, est alors l'image exacte de l'Etre UN, dans sa course vers l'Infini.
Voilà pourquoi, dire qu'il n'y a que l'esprit ou qu'il n'y a que de la matière est une ineptie logique, car toute chose qui existe de façon manifeste est à la fois spirituelle et substantielle, ou si l'on veut subjective et objective. Les physiciens du 20° siècle n'ont-ils pas conclus que la conscience interférait sur l'observation ? L'objectivité absolue n'existe pas. Et pourtant, nous observons malgré tout une certaine proportion objective de réalité. Du point de vue des causes, tout doit procéder du juste milieu et la manifestation universelle est alors le plus ou moins grand degré d'écart à cette position d'équilibre et d'harmonie, et cela quel que soit le critère, la grandeur, l'énergie, la lumière, etc. Toute chose est une nécessaire combinaison des principes contraires à des degrés variés qui définissent alors la nature ou l'espèce de chaque être, que cet être soit un quark ou qu'il soit une galaxie. Enfin, dans la mesure où l'être universel est UN, il doit exister nécessairement des lois de conservation qui maintiennent l'équilibre global. Ainsi, chaque être est en liaison constante avec les autres êtres et constitue alors une parcelle de l'Etre UN. Cependant, le Non-Etre Zéro ou Vide universel a cette particularité logique d'être en tant qu'ensemble vide, contenu dans chaque être, en tant que cause absolue. De même l'Etre UN est ce par quoi procède chaque être par sa conscience d'être, conscience qui se veut séparative de l'esprit et de la matière, mais dans une sorte d'illusion, car chaque forme substantielle répond à une construction de la logique (le Verbe).
Dans la succession de El vers Adamah, il ne s'agit pas d'une succession temporelle, mais ontologique, dans un présent perpétuel propre à la nature de la Cause. |
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