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| Je suis bouddhiste... |
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Posté le: Mar Mar 04, 2008 12:50 am
Sujet du message:
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Bonjour,
Prendre refuge dans le Dharma.
L'acte juste est inhérent à l'enseignement, ce que le bouddhiste, tout croyant, et autre (?), doivent faire.
Mais si le vol d'un papillon pourrait déclencher un ouragan à l'autre bout du monde (?),
certainement qu'un acte pensé peut changer la face du monde.
Suivre la Loi.
La pensée juste est inhérente à la Loi.
La Loi est le Dharma, dans le Dharma, Elle est la Vie, permet la Vie.
Un acte, s'il se veut juste, doit tenir compte de tout cela.
Si on veut obtenir un acte juste, il faut penser juste. Il faut être dans le "monde", être dans le dharma,
ET "suivre la loi", savoir suivre le fil de la vie.
Difficile est l'enseignement du bouddha, mais pas plus pénible que pour celui qui subit toutes les souffrances
et misères du monde.
Pour suivre l'enseignement, il faut comprendre cet enseignement, le méditer, et être en vérité.
Plus le croyant entre dans le dharma, l'enseignement et son essence, et moins l'acte devient simple à mettre en oeuvre,
car il est en dépendance non pas du soi, mais du tout.
Etre dans le dharma, "ou être en vérité", est la condition fondamentale. Cela veut dire que l'auteur de l'acte doit savoir
se détacher du soi, et tenir compte des autres, de la répercussion de son acte sur les autres, et des effets que son acte
portent sur le monde. Cela veut dire, que l'auteur de l'acte ne doit plus être seulement lui, mais également en tout autre.
Suivre la loi, "ou suivre la vie, le fil de la vie", c'est non seulement être capable de
méditer le soi et le non-soi (être dans le dharma),
mais c'est penser et suivre le devenir de son acte, suivre le devenir de soi à travers son acte,
suivre le devenir d'autrui et du tout autre à cause de cet acte.
Nous sommes ainsi en soi et en tout, interdépendants entre les phénomènes, et interdépendants dans le devenir et l'à venir
des phénomènes.
Nous devenons Un, en Vérité, c'est cela qui permettra l'acte juste.
Mais ce n'est pas encore suffisant.
Pour que l'acte puisse être juste, il faut considérer le bien et le mal, il faut comprendre le bien et le mal.
Pour les comprendre, il faut aller à leurs origines. C'est seulement ainsi qu'on sera capable de mettre en oeuvre le bien,
et de combattre si nécessaire le mal, ou tout au moins l'éviter ou l'évincer.
Dans notre monde ou dans l'au-delà, le "bien" est ce qui amène la vie, c'est la roue de la vie qui n'a cesse de tourner.
Dans la perception et la réalité humaine, le bien est ce qui permet notre continuité dans le bien-être et le bonheur,
ce qui nous assure un avenir.
Dans notre rapport d'interdépendance, le bien est ce que nous faisons tous, les uns vis-à-vis des autres.
Dans la causalité première, il n'y a pas de mal, il n'y a que la roue qui tourne, la vie qui passe.
Dans la perception et la réalité humaine, le mal est ce qui empêche la vie de se développer, la pensée de réagir,
et qui en finalité nous ramène vers l'inexistence, et non pas vers l'éveil.
Dans notre rapport d'interdépendance, le mal est ce que nous faisons, en créant du tord aux autres,
en nuisant à la vie d'autrui, et par répercussion en nuisant à soi-même.
Notre environnement de bien, et de mal, c'est nous qui le créons. Nous "faisons" notre enfer, et notre paradis.
"Un peu plus loin", que seraient le mal et le bien, que seraient l'enfer et le paradis ?
A ces questions, il faut connaitre les causes.
Le mal (et le bien) ne vient pas tout seul, comme ça. Il n'existe pas là par hasard, pour nous nuire et nous empêcher de vivre,
il n'est pas "inhérent à l'éternité".
Le mal (et le bien) vient très précisément de la pensée.
C'est exactement ce que dit le bouddha : la pensée est à l'origine de tout, la création, l'univers,...
Dans notre monde et un peu plus loin, c'est aussi notre pensée, et d'"autres pensées", qui créent le mal,
et créent un et plusieurs environnements de mal (agrégation).
Le mal n'est pas d'éternité, mais il existe bel et bien, comme le bien,
et les "enfers", les environnements de mal aussi, comme les "paradis".
Ce qui amène une pensée, humaine ou pas, vers le mal, c'est le phénomène, en lui, c'est l'entité.
Tant qu'un phénomène "ne se percoit pas", ne se voit pas, trop, il est intégré au monde.
A partir du moment où cette entité se percoit trop, ne voit plus, qu'elle et uniquement elle,
elle va chercher à "vivre absolument" et au détriment des autres, elle va penser et agir, elle va tout mettre en oeuvre pour
créer un environnement égoiste, élever son ego,... convaincre et utiliser d'autres pensées à la servir, et écraser les autres.
Ce qui est bon pour elle, va vite devenir un enfer pour d'autres.
Et le mal se développe ainsi. Peu à peu il se justifie en tant que systéme de vie autonome, au détriment de l'humanité.
Et le mal se répend, jusqu'à ce qu'on la combatte.
Et on doit la combattre.
Laisser se répendre le mal, c'est toujours au détriment de l'humanité toute entière.
Le mal commence à détruire la vie autour, puis il se consumme lui-même.
Mara, le diable,... que l'on dise un mal par-ci ou par-là, que l'on parle d'entité maléfique ou d'enfer,...
il faut juste comprendre que le mal n'est pas tout puissant.
Le mal est seulement un phénomène, réel, nait de la pensée. Un phénomène comme tous les autres phénomènes, pas plus,
pas moins.
L'illusion qu'il se donne et donne le fait croire d'ailleurs, et omnipotent, tout puissant.
Mais cette illusion-là n'existe et ne peut survivre que si elle arrive à convaincre qu'elle est invincible.
Quand on connait sa vraie nature phénoménale, la nuisibilité engendrée, l'humanité est alors à même de la vaincre.
Comment vaincre un mal, LE MAL ?
Le mal-soi doit être vaincu par le soi, c'est celui qui est en chacun de nous, celui qui "est donc à notre portée",
profond mais que le soi peut atteindre.
Le mal autre est celui que nous subissons, mais à l'extérieur de soi. Les deux sont interdépendants.
Le mal autre, nous en avons peur parce qu'il n'est pas de nous. Nous ne savons pas toujours comment le combattre,
nous le subissons trop. Nous en souffrons, et nous en mourrons parfois.
C'est ainsi qu'il faut savoir être dans la loi, le dharma,... être EN vérité,...
se détacher du soi, être avec et en d'autres pensées.
C'est la cohésion d'esprits, c'est devenir un en l'humanité.
Vous faites alors parti d'un Tout, qui Lui comprend et voit le Mal qui est en Lui.
A ce moment-là, le mal autre qui n'était pas en vous, devient le Mal en Tout, et en VOUS.
Vous devenez le Tout autre, l'humanité un, capable de combattre et de vaincre le Mal en Lui.
"Seul on ne peut rien faire... mais unis..."
Soyons unis, mettons en oeuvre l'interdépendance.
Que ce soit un probléme de société, international,... ou environnemental...
c'est la Voie à suivre, la Loi à suivre.
Le bouddha l'a dit : le Un devient multitude,... et la multitude deviendra Un |
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