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[ Incroyant ] [ Athée ]
Inscrit le: 06 Juil 2006
Messages: 1534
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| la valeur d'une bonne action |
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Posté le: Ven Fév 23, 2007 1:11 pm
Sujet du message:
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| Saturnin a écrit: |
| Leur perception est purement humaine, leur essence c'est une autre histoire. |
Une histoire humaine également.
| Saturnin a écrit: |
| Plus que le bien du plus grand-nombre: ces limites sont constitutives de la société elle-même, qui n'a pu exister au départ que sur ces interidts et tabous, eux-mêmes dérivant dans quasiment tous les cas d'une action violente. Un meurtre. |
Qu'est ce qui vous permet d'affirmer que toute morale dérive d'un meutrtre ? Sans doute le réçit de Cain & Abel. Pour ma part, j'éviterais d'être aussi réducteur et catégorique. L'origine de ses règles morales vient de la nécessité d'organiser la vie en société.
| Saturnin a écrit: |
Sauf que si l'on admet que les valeurs morales varient en fonction du gré des hommes, alors en révélant cela on rend inopérante une telle morale qui immédiatement devient relative, ne tient plus l'interdit sans la sanction. Les tabous tombent, et la morale avec. C'est la déconstruction nihiliste moderne, avec les drames pour l'humanité qui vont avec. |
Encore une fois voici le vieux cliché que l'homme sans dieu est sans morale.
Vous aussi votre morale repose sur la sanction il me semble, bien plus que pour les incroyants : l'Enfer, la damnation éternelle, voilà ce qui attend pour le croyant qui enfreint la loi divine, bel exemple de sanction.
Le fait que chaque homme développe sa propre conception de la morale n'empèche pas celle-ci de se batir sur un socle commun.
| Saturnin a écrit: |
En soi elles le sont, sinon elles ne seraient pas porteuses de moralité, de sens du Bien et du Mal. Cependant, beaucoup d'humains n'y croient pas, ou bien les relativisent. Ce sont deux choses différentes. |
Elles se veulent universelles, mais des sociétés tournent très bien sans elle, preuve qu'elles ne sont pas les seules à fonctionner.
| Saturnin a écrit: |
Si la bonne action dépend de l'individu, alors le concept même de bonne action n'a plus de sens; c'est-à-dire que l'on ne peut plus en parler, les mots "bonne action" ne veulent rien dire et l'on ne peut pas communiquer. |
Relisez ma phrase : j'ai dit que le principe de bonne action dépend entre autre de l'individu, mais aussi de la société et je pourrais rajouter de sa culture, de son éducation, etc... Tous les hommes au sein d'une société auront un héritage commun, un socle de moralité sur lequel est fondée leur société. Après chacun peut faire évoluer sa conception de la moralité sur ses fondements. On retrouve donc une cohérence dans la conception de la moralité, sans pour autant avoir une pensée unique.
| Saturnin a écrit: |
Aujourd'hui nous en arrivons dans notre société à un stade avancé de décadence qui commence à faire perdre son sens au langage même, qui est lui-même issu d'un absolu sacré. L'individualisme que vous venez d'énoncer rend en principe impossible l'idée même de langage.
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Vous ne voyez que les extrèmes, pour vous l'individualisme ne peut être que total. Et qu'il y a t'il en face d'un individualisme total ? Une pensée unique, un monde uniformisé, ou toute humanité est absente.
Mais il ne faut pas être aussi dualiste, ce n'est pas parce que chaque individu est unique qu'il ne peut rien partager avec ses semblables.
Votre vision du monde est vraiment très étroite. |
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