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| L'Unité chrétienne, un combat contre Satan et notre chair. |
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Posté le: Lun Oct 01, 2007 4:49 am
Sujet du message:
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Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'intérêt du débat ou l'intérêt porté sur les idées et les concepts ne semble pas être la caractéristique principale de ce forum, car à voir comment l'on y tolère le sabotage, et surtout comment les idées sont ignorées ou frelatées, on se dit que beaucoup sont ici seulement pour ne surtout pas avancer vers un débat oecuménique.
Ainsi, l'introduction du thème par Téo participe d'une erreur de compréhension d'un verset de Jacques. Personne n'a relevé cette erreur. Or si un thème est mal introduit, c'est alors comme en mathématique, lorsqu'un problème est mal posé. Pour élucider et comprendre la solution d'une question, il faut retrouver la bonne question à poser, et cela, parce que les écritures participent d'une double réalité que je vais retranscrire dans ce post.
Jacques 4:1 D’où les guerres, d’où les combats parmi vous, sinon de là: de vos plaisirs, qui militent dans vos membres?
Le mot hedone représente la conséquence du désir, l'objet voulu par le désir et qui est lié à une mécanique périodique de ce désir. Un désir est tourné vers la recherche d'une volupté, d'une satisfaction, d'un plaisir, d'une sensation agréable. Or cette recherche est en boucle, car elle est effectuée, comme le dit Jacques, dans les membres. Le mot membres est traduit de melos qui désigne les membres du corps physique. Et comme le corps physique est d'une nature cyclique et temporelle, l'âme charnelle qui est le lieu du désir, devient, par le fait de désirer, cyclique elle-même.
Les passions et désirs sont rendus cycliques, parce que l'âme se subordonne au corps cyclique. Le verset emploie le mot strateuomaï, qui signifie en réalité une statégie de combat militaire, une action de militants et de combattants, à la façon d'une armée. Et cela est naturellement un empêchement de l'âme vers la recherche de ce qui est plus durable, voire perpétuel ou carrément éternel. C'est cela la mécanique "hedon", le désir charnel. L'âme comme une unité isolée, ne sait pas lutter contre une armée de sensations et de sollicitations provenant des sens. Et elle choisit le plus souvent de ne pas lutter.
Pour être encore plus précis, le corps est cyclique, mais en réalité il y a dans le corps d'innombrables cycles. Ces cycles se déduisent des composants les plus petits vers les composants ou structures les plus grands. Ainsi, les cellules du corps meurent durant la vie du corps, car leur cycle est plus court que celui du corps entier. Ces cellules se reproduisent pour assurer une continuité de service au corps ou à l'organe auquel elles appartiennent. Toutefois on note que certaines cellules ne se divisent pas. Ce sont les cellules nerveuses, qui existent à l'état de cellules souches (neuroblastes) inactives en très grande quantité et lorsque les neurones matures viennent à mourir, les neuroblastes prennent le relais en devenant des neurones adultes, de façon à maintenir fonctionnel le système nerveux pour une durée correspondante à celle du corps. Or les neurones sont par nature destinés à traiter l'information et ils sont impliqués dans ce qui est non cyclique , à savoir la communication entre tous les éléments cycliques, communication qui doit être, elle, une fonction constante et permanente. Cela ne signifie pas qu'ils n'agissent pas avec ce qui est sensible et cyclique, mais ces informations cycliques provenant des sens, peuvent être modulées et commutées en une unique mesure ou un résultat global unique, par des fonctions du système nerveux qui analysent toutes les informations et produisent une synthèse et qui s'adaptent alors en fonction des désirs et habitudes de l'être afin de maintenir en permanence une constance du corps entier.
Si la nature des neurones ne leur permet pas de se multiplier et de se diviser, c'est que les neurones sont posés dès le départ comme une population multiple et que la fonction nerveuse du système nerveux central est l'exemple d'une fonction constante et permanente dans le corps, capable de répondre et de réagir à toutes les variations des cycles des autres organes et cellules, en induisant des fonctions de régulation et d'homéostasie (homéostasie = équilibrage et amortissement des variations) qui permettent au corps de ne jamais atteindre normalement des situations extrêmes incompatibles avec sa survie.
Jacques exprime donc cette idée générale, que les désirs de l'âme soumise à l'action "guerrière" des éléments du corps, provoque des écarts nombreux à ce qui devrait ne jamais s'éloigner des conditions de cette homéostasie, et ces déséquilibres qui agissent comme perturbations successives, rendent plus difficile le retour à un état de paix fonctionnelle du corps et de parfaite régulation, état qui est par excellence celui qui manifeste l'éternel au mieux, et qui alors, confère au corps physique son véritable état de sanctuaire d'Elohim, c'est-à-dire l'état de sainteté. En effet, dans le Temple, il existe le Saint. Et dans le Saint, lorsque celui-ci est réalisé, on y trouve le Saint des saints !
Ainsi, dans le cadre de l'unité des chrétiens, compte tenu que cette unité est réalisée par la construction de l'Eglise corporelle mystique et que cette Eglise n'est pas humaine mais directement façonnée par l'Eternel, c'est donc en reproduisant les conditions du corps qui génèrent et maintiennent constant le Saint dans ce temple qu'est le corps physique, que l'Eternel peut alors s'y produire à nouveau, et y habiter, afin que le corps soit transformé et que le corps mystique puisse commencer à se développer.
En tenant compte de ce que j'ai déjà exposé, si le corps physique est Elohim dans le cadre du Saint des Saints, et si le souffle sacré est IHWH, alors, lorsque le corps est dans des conditions satisfaisantes de sainteté, s'opère dans le corps la fusion entre les deux, notée IHWH-Elohim, et IHWH-Elohim, l'Esprit du Saint (le Saint du Saint du temple= Elohim) produit alors la construction du corps mystique et éternel. La notion d'Esprit-Saint est donc sur le plan logique la relation établie entre l'Esprit (IHWH) et le Saint (Elohim), entre l'esprit et la matière, entre les opérateurs logiques (IHWH) et la matière du Verbe ou de la Parole(Elohim). Ce principe éternel, IHWH-Elohim est alors le Verbe complet, la Parole de Dieu, dans un état exprimable, réunion entre les opérandes (objets et sujets exprimables) et les opérateurs du langage (opérateurs de la logique, agents de cohérence logique).
Elohim du chapitre 1 de la genèse qui est le grand TOUT infini, isole le souffle qui plane en lui et dans le chapitre 2 de la genèse, Elohim devient alors le Tout moins le Souffle, c'est-à-dire la matière vierge par excellence, qui est l'aspect féminin d'Elohim, que l'on peut appeler la Vierge et qui correspond chez les orthodoxes à théotokos. Dans le langage romain, il s'agit de la Vierge Marie et qui est un principe éternel, correspondant à la matière vierge de base à partir de laquelle tous les mondes éternels peuvent être bâtis. On peut également assimiler cet aspect de la Vierge à ce qui produit la composante matérielle de l'Eden. Toutefois, dans le chapitre 2, IHWH-Elohim est unifié et le Verbe est complet, ce qui alors génère le discours éternel (la création universelle). Dès le chapitre 1, on voit que seul la terre a une réalité, même si cette réalité est informe et vide. Les cieux n'ont aucune sorte de réalité antérieure à la création. On peut donc affirmer que en dehors de la création, Dieu est comme une matière informe et vide, mais qui est susceptible d'être mise en forme et exprimée par le moyen du Verbe, lequel est obtenu par la séparation de ce qui est actif et opératoire de ce qui est passif et opéré. Cette séparation est nécessaire afin d'obtenir les formes d'expression verbales. Ainsi, si on mélange les mots de ce post de façon aléatoire, ce post n'exprimera plus rien. Ce sera à nouveau un chaos existentiel.
Corps physique = temple
âme = homme
Saint = âme de l'homme qui stabilise le corps en atténuant toutes les perturbations liées au désir de l'âme charnelle cyclique. Il apparaît alors dans le corps une zone appelée le Saint, accessible à la conscience dans ces conditions.
Saint des saints = Elohim qui reçoit IHWH, le Fils prodigue, afin de restituer le principe éternel IHWH-Elohim d'Eden.
Le temple est fonctionnel lorsque cette structure devient active, et cela se produit lors de la crucifixion, puisque le voile se déchire à ce moment-là, et que c'est cette crucifixion qui élimine IHWH en tant que principe isolé (Fils prodigue), permettant la restauration des conditions d'Eden, où IHWH et Elohim étaient déjà fusionnés.
Ceci montre, que la condition d'obtention de l'Eglise, principe de l'unité des chrétiens, est donc la lutte contre toutes les habitudes dissolvantes de l'âme qui déstabilisent le corps, mais aussi l'âme dans sa totalité. Par les exercices spirituels classiques, surtout ceux de la méditation, le corps se tempère et progressivement, se reconstituent dans le corps les circuits nerveux qui forment le saint. Ces circuits ne sont pas opérationnels immédiatement, et c'est pourquoi, les exercices spirituels demandent constance et assiduité, car ces fonctions du corps et cette conversion de l'âme, lorsqu'elles représentent un objectif bien conscient chez le disciple, procurent une nouvelle maîtrise et du corps et de l'âme, maîtrise qui est très sensiblement ressentie tout autour du disciple par ses proches et que l'on qualifie habituellement de sainteté.
Ainsi, le NT est bien calé sur le dispositif des premiers chapitres de la Genèse, sans lesquels aucune interprétation réelle des évangiles n'est envisageable. Ainsi, la Vierge Marie est en réalité le féminin d'Elohim du chapitre 1 de la genèse, qui correspond à la substance divine. On comprend donc tout l'intérêt que le christianisme lui a attribué, peut-être avec excès parfois. De même, on comprend aussi pourquoi cette substance de base, vierge éternelle, est toujours vierge, même lorsque les mondes sont manifestés, car cet état de virginité est la condition même qui rend faisable la création toute entière. |
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