Christianisme [Évangélique]
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Localisation: Paca
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| N'aimons pas le monde et les choses qui y sont. |
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Posté le: Mar Jan 15, 2008 5:45 pm
Sujet du message:
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L'exemple de Paul
Sans doute, si un homme n’a pas Christ comme base, il n’est pas chrétien du tout, mais si même Christ est dans un homme, et que cet homme marche d’une manière irréprochable, vous ne trouverez peut-être pas, si vous lui parlez de Christ, de l’écho dans son coeur, quoique du reste il n’y ait rien à redire à sa conduite. Christ est au fond, et une marche chrétienne régulière par-dessus, mais entre deux il y a mille et une choses avec lesquelles Christ n’a absolument rien à faire : pratiquement, la vie se passe sans Christ. Les choses ne peuvent aller ainsi. L’affreuse légèreté du coeur seule peut nous laisser marcher ainsi sans Christ, jusqu’à ce qu’elle devienne le grand chemin de tout ce que le monde verse dans l’âme.
Philippiens, chapitre 3
7-Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. 8-Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, 9-et d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi.
Paul nous dit maintenant quelle est la puissance par laquelle nous estimons toutes choses comme une perte. Il veut gagner Christ, et il semble que ce soit un terrible sacrifice de faire abandon de tout en vue de ce but. Mais il en est de cela comme d’un enfant qui tient un jouet entre ses mains : cherchez à le lui ôter, il le tiendra d’autant plus fortement ; mais si vous lui en présentez un plus joli, il lâchera le premier. Paul estimait toutes choses comme une perte, comme des ordures ; c’en était fait de ces choses pour lui. Je suis exposé à des tentations, je le sais, mais les neuf dixièmes des tentations qui harcèlent et entravent nos âmes, n’existeraient pas si Christ avait la place qu’il doit avoir. L’or, l’argent, toutes les vanités d’ici-bas, ne nous tenteraient pas et ne nous obséderaient pas, si «l’excellence de la connaissance du Christ Jésus» (v.8) avait sa place dans notre coeur : ce genre de lutte aurait pris fin. Nous aurions affaire alors avec les artifices de Satan, nous souffririons pour les autres ; notre lutte ne serait pas celle d’un homme qui cherche à tenir sa tête hors de l’eau, mais nous serions occupés à empêcher d’autres âmes de se perdre.
Quand Christ a dans le coeur la place qui lui appartient, les autres choses ont perdu leur valeur, l’oeil est simple et tout le corps est plein de lumière. Paul avait fait la perte de toutes choses ; mais il dit : «Je les estime comme des ordures». Il regardait à Christ, comme à un objet si précieux que, pour Lui, il faisait abandon de tout, et il lui gardait cette place, en sorte qu’il courait pour gagner Christ. Il ne l’avait pas encore saisi, mais il avait été saisi par Lui ; et il courait vers le but, les yeux fixés sur Lui, afin de le saisir. Qu’importe la route ; — elle peut être rude, mais je regarde au but.
Quoi qu’il en soit, nous avons à veiller à ce que nous n’ayons jamais un autre objet que Christ, puis, ce qui est un mal plus subtil, à ne pas nous laisser distraire. Que le Seigneur nous donne, au contraire, d’avoir nos yeux oints d’un collyre qui nous permette de le voir assez pour qu’il détache nos coeurs de toute autre chose, et que Lui seul, à l’exclusion de tout, demeure devant nos yeux. Nous avons à traverser un monde qui ne se soucie pas de Christ, et nous avons besoin que le Seigneur nous donne d’avoir nos yeux fixés sur Lui. |
_________________ Etude sur la croix
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