Christianisme [Évangélique]
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Localisation: Paca
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| N'aimons pas le monde et les choses qui y sont. |
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Posté le: Mar Nov 27, 2007 12:06 pm
Sujet du message:
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La maturité spirituelle
L’apôtre Paul possédait plusieurs secrets de son action et de son service au milieu des hommes. Le premier de tous, et ce qui donnait tant de puissance a son ministère, était qu’il en avait fini avec tout ce qui constituait l’homme dans la chair : Paul était un chrétien affranchi. On peut prêcher l’affranchissement, l’expliquer clairement à d’autres, sans être soi-même affranchi, car, pour l’être réellement, il ne faut pas seulement, souvenez-vous-en, connaître l’affranchissement, mais le pratiquer. Ce sont, en effet, deux choses très différentes : expliquer ce que c’est que d’être mort avec Christ, ou le réaliser. L’apôtre le réalisait pleinement. L’affranchissement a, pour ainsi dire, plusieurs côtés et comprend plusieurs sortes de délivrances. Vous trouvez le premier côté au chap. 6 de l’épître aux Romains. C’est l’affranchissement du péché. Nous avons été identifiés avec Christ dans la ressemblance de sa mort et, si nous acceptons cela par la foi, notre vieil homme a été crucifié avec Lui, afin que «le corps du péché» (le péché, comme racine en nous de tous les péchés) soit annulé pour que nous ne servions plus le péché ; car «celui qui est mort est justifié du péché». Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec Lui. Tel est donc le premier côté de l’affranchissement. Nous en avons fini par la mort avec la domination du péché sur nous. Non pas que nous n’ayons pas le péché, la chair en nous, mais nous ne sommes plus dans la chair ; nous avons été affranchis de sa domination. Un autre, Christ, est venu se mettre à notre place, a été fait péché pour nous (ce n’est pas seulement qu’il a porté nos péchés), est mort au péché, est vivant à Dieu, et si nous sommes unis à Christ, nous sommes morts au péché et vivants à Dieu. Aussi l’apôtre exhorte les chrétiens à se «tenir pour morts», afin que, si le péché se présente, ils puissent dire : «Je suis mort», et ne lui céder en aucune manière.
L’épître aux Galates nous présente encore un autre côté de l’affranchissement (5:24) : «Or ceux qui sont du Christ ont crucifié la chair avec les passions et les convoitises». Ici, la crucifixion est l’acte de ceux qui sont du Christ. C’est à peu près le «mortifiez vos membres», de Col. 3:5, sauf que, dans notre passage, c’est une chose faite et accomplie une fois pour toutes. Celui qui, après être mort avec Christ, a reçu l’Esprit comme puissance de sa nouvelle vie, est censé avoir fait usage de cette puissance pour en finir avec la chair et se soustraire à sa domination, car elle domine par les passions, et par les convoitises qui sont l’amorce des passions. Nous trouvons donc ici la réalisation pratique, dans la puissance de l’Esprit de Dieu, de la domination sur la chair qui a déjà rencontré son jugement complet à la mort de Christ.
À la fin de cette même épître aux Galates (6:14), nous trouvons encore un nouveau côté de l’affranchissement : «Qu’il ne m’arrive pas à moi de me glorifier, sinon en la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par laquelle le monde m’est crucifié, et moi au monde». L’apôtre était affranchi, par la croix, de tout cet ordre de choses dont l’homme pécheur est le centre et dont Satan est le prince. Le monde, le système qui avait mis à mort le Sauveur, était jugé, condamné, crucifié pour Paul par cet acte même ; et, quand le monde portait les yeux sur l’apôtre, il voyait un homme crucifié, mort à tout ce que le monde aime, veut et recherche ; un homme que rien ne pouvait tenter dans la scène de péché, d’éloignement de Dieu et d’inimitié contre Christ, qu’il traversait ; scène dont il est dit : «Le monde entier gît dans le Méchant» (1 Jean 5:19).
Paul était donc un homme libre de ce qui le retenait autrefois ; il avait vu la fin de toutes ces choses à la croix ; aucune d’entre elles ne pouvait revivre pour lui ; elles avaient toutes reçu le coup de grâce dans le jugement qui avait atteint son Sauveur, aussi peut-il dire : «Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi» (Gal. 2:20). Il était devenu comme une personnalité nouvelle, un nouvel homme, tout en ayant la chair en lui, mais cette dernière, il la tenait à la seule place qui lui soit due, dans la mort sur la croix. |
_________________ Etude sur la croix
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