
***Utilisateur Banni***
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| Un problème avec le SEXE ? |
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Posté le: Ven Déc 14, 2007 2:18 pm
Sujet du message: Re: Un problème avec le SEXE ?
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| Humble_Tom a écrit: |
A parcourir ce forum et à voir les réactions des croyants, il est évident (et ce n'est pas une vraie surprise) qu'ils ont un gros souci vis-à-vis du sexe. Un débat serein à ce sujet est-il possible ?
Vous me pardonnerez d'emblée de mettre de côté Dieu dans mon discours, puisque, tel Lavoisier, je n'ai pas besoin de cette hypothèse pour réfléchir.
Partons d'un constat : Le sexe hors mariage, c'est l'abomination de base.
- Que cela ait pour origine des notions sociologiques assurant un meilleur équilibre dans un groupe humain, soit.
- Que le mariage assure une bonne cohésion familiale qui offre aux enfants un environnement plus structuré, c'est bien possible. (pour autant la vie sexuelle des parents ne regarde pas trop les enfants, me semble-t-il)
Mais là dedans il n'est pas question de sentiment. Jamais. Le mariage, autrefois, était un moyen pour des familles de signer des contrats. L'église faisait office de notaire, garantissait que chacun respecterait son engagement. Le mariage institutionalisé, c'est ça : le trafic des enfants par leurs parents dans le but d'enrichir la famille. Il me semble que nous serons d'accord pour dire que nous n'en sommes plus là. cette conception a évolué. Aujourd'hui nous plaçons les sentiments et la liberté au dessus des contingences matérielles.
Et pourtant, ça continue à coincer !
Notre histoire, notre théâtre, nos romans, sont remplis de mariages de raison, au service d'un système inégalitaire. Le sexe devient un moyen pour l'homme de marquer sa possession sur une femme. Comme moyen d'oppression, on n'a guère inventé mieux : il fallait protéger cette arme.
On a érigé le sexe en péché absolu. Les religions monothéistes se sont donné le mot, et nous voici tous avec un passif exorbitant : des siècles de culpabilisation, de perfidie, de jalousie tournant autour du sexe. Et combien d'hypocrisie ! Nous grandissons tous avec cette idée que le sexe, cette chose que font les adultes, est sale, que c'est honteux, scandaleux, et que si jamais on fait quoi que ce soit : surtout, il faut le garder secret. Tant que ce n'est pas officiel, Dieu n'est pas contrarié, c'est ça ?
Ne faisons pas semblant d'être étonnés quand cette pression aveugle, ces non-dits assourdissants débouchent sur de vraies pathologies sexuelles.
Vivre correctement dans la lumière de Dieu, c'est ne faire de cunnilingus que s'il y a eu avant une belle cérémonie ? C'est réducteur ; c'est artbitraire... L'homme est un tout : sa raison n'existe pas sans que l'accompagnent ses instincts, ses envies, ses besoins. Et les uns devraient être plus nobles que les autres au point que l'on nie leur existence ? L'instinct génésique, qui porte en lui le germe de toutes les générations à venir, serait le mal sur terre ? Mince, drôlement mal fichu cet Univers !
J'aimerais savoir, ce qui en 2008 (bientôt!) peut bien encore nous valoir ces réactions violentes dès qu'il est question de pratiques en dehors de la "norme".
- Pourquoi l'amour entre deux femmes ou entre deux hommes (qui passe aussi par le sexe) devrait être condamné ? Qui pour juger ?
- L'infidélité n'est-elle pas une affaire strictement privée ? Certains n'y voient pas une horreur absolue, certains y voient même une occasion récréative. Qui pour les juger ?
- Pourquoi d'autres pratiques entre adultes consentants devraient-elles être constamment comparées à la zoophilie, le cannibalisme ou la pédophilie ? Personne n’a donc aucune vraie raison objective de vouloir les condamner ?
- Qu'est-ce qui rend les croyants (sinon tous, au moins ceux qui sont leurs représentants, leurs chefs) si irrationnels et violents dès qu'il est question de ce que les autres font chez eux, dans leur lit ?
Il est tentant de se dire que tous ces gens si savants dans les écrits religieux et qui interdisent le sexe parlent de ce qu'ils connaissent le moins. Je suggère à tous ceux qui pensent que le sexe c'est mal, que ça c'est ignoble, que ça c'est immoral et ça contre-nature, je leur suggère d'y goûter au moins une fois. Un jour. Car c'est peut-etre seulement leur solitude qui leur pèse... (Je ne juge pas, je cherche à les comprendre.)
Ils sauront alors à quoi s'en tenir. Ils pourront toutefois continuer à se sentir autorisés à ne pas juger les autres.
Nulle contrainte en religion ?
Mais alors quel pourrait bien être votre problème avec le sexe ? |
je vais peut etre t'apprendre quelle que chose que tu ne sait pas , et meme pour quelques croyants aussi , il y a dans la Bible un livre qui s'appelle "Cantiques" qui fait 8 chapitres et qui est dédié entierement a l'amour entre un homme (Salomon fils de David) et une femme et ce livre n'est pas avare en référence érotique , je vous met ici le premier et dernier chapitre en exemple :
Cantiques chapitre 1
Cantique des cantiques, de Salomon.
Qu'il me baise des baisers de sa bouche ! Car ton amour vaut mieux que le vin,
Tes parfums ont une odeur suave ; Ton nom est un parfum qui se répand ; C'est pourquoi les jeunes filles t'aiment.
Entraîne-moi après toi ! Nous courrons ! Le roi m'introduit dans ses appartements... Nous nous égaierons, nous nous réjouirons à cause de toi ; Nous célébrerons ton amour plus que le vin. C'est avec raison que l'on t'aime.
Je suis noire, mais je suis belle, filles de Jérusalem, Comme les tentes de Kédar, comme les pavillons de Salomon.
Ne prenez pas garde à mon teint noir : C'est le soleil qui m'a brûlée. Les fils de ma mère se sont irrités contre moi, Ils m'ont faite gardienne des vignes. Ma vigne, à moi, je ne l'ai pas gardée.
Dis-moi, ô toi que mon coeur aime, Où tu fais paître tes brebis, Où tu les fais reposer à midi ; Car pourquoi serais-je comme une égarée Près des troupeaux de tes compagnons ? -
Si tu ne le sais pas, ô la plus belle des femmes, Sors sur les traces des brebis, Et fais paître tes chevreaux Près des demeures des bergers. -
A ma jument qu'on attelle aux chars de Pharaon Je te compare, ô mon amie.
Tes joues sont belles au milieu des colliers, Ton cou est beau au milieu des rangées de perles.
Nous te ferons des colliers d'or, Avec des points d'argent. -
Tandis que le roi est dans son entourage, Mon nard exhale son parfum.
Mon bien-aimé est pour moi un bouquet de myrrhe, Qui repose entre mes seins.
Mon bien-aimé est pour moi une grappe de troëne Des vignes d'En Guédi. -
Que tu es belle, mon amie, que tu es belle ! Tes yeux sont des colombes. -
Que tu es beau, mon bien-aimé, que tu es aimable ! Notre lit, c'est la verdure. -
Les solives de nos maisons sont des cèdres, Nos lambris sont des cyprès. -
Cantiques chapitre 8
Oh ! Que n'es-tu mon frère, Allaité des mamelles de ma mère ! Je te rencontrerais dehors, je t'embrasserais, Et l'on ne me mépriserait pas.
Je veux te conduire, t'amener à la maison de ma mère ; Tu me donneras tes instructions, Et je te ferai boire du vin parfumé, Du moût de mes grenades.
Que sa main gauche soit sous ma tête, Et que sa droite m'embrasse ! -
Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour, Avant qu'elle le veuille. -
Qui est celle qui monte du désert, Appuyée sur son bien-aimé ? -Je t'ai réveillée sous le pommier ; Là ta mère t'a enfantée, C'est là qu'elle t'a enfantée, qu'elle t'a donné le jour. -
Mets-moi comme un sceau sur ton coeur, Comme un sceau sur ton bras ; Car l'amour est fort comme la mort, La jalousie est inflexible comme le séjour des morts ; Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, Une flamme de l'Éternel.
Les grandes eaux ne peuvent éteindre l'amour, Et les fleuves ne le submergeraient pas ; Quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l'amour, Il ne s'attirerait que le mépris.
Nous avons une petite soeur, Qui n'a point encore de mamelles ; Que ferons-nous de notre soeur, Le jour où on la recherchera ?
Si elle est un mur, Nous bâtirons sur elle des créneaux d'argent ; Si elle est une porte, Nous la fermerons avec une planche de cèdre. -
Je suis un mur, Et mes seins sont comme des tours ; J'ai été à ses yeux comme celle qui trouve la paix.
Salomon avait une vigne à Baal Hamon ; Il remit la vigne à des gardiens ; Chacun apportait pour son fruit mille sicles d'argent.
Ma vigne, qui est à moi, je la garde. A toi, Salomon, les mille sicles, Et deux cents à ceux qui gardent le fruit ! -
Habitante des jardins ! Des amis prêtent l'oreille à ta voix. Daigne me la faire entendre ! -
Fuis, mon bien-aimé ! Sois semblable à la gazelle ou au faon des biches, Sur les montagnes des aromates ! |
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