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Inscrit le: 24 Fév 2008
Messages: 482
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| Jésus a réellement existé. |
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Posté le: Mar Mar 04, 2008 2:53 pm
Sujet du message:
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| p1rlou1t a écrit: |
| Falenn a écrit: |
| spin a écrit: |
| Une piste (je ne dis pas une preuve) : Jésus est quelqu'un qui dit : "Quant à mes ennemis qui n'ont pas voulu de moi pour roi, qu'on les amène et qu'on les égorge" (Luc, 19, 27). |
Sauf qu'il s'agit des paroles d'un personnage dont il raconte l'histoire :
19.11 Et comme ils entendaient ces choses, il ajouta et [leur] dit une parabole, parce qu’il était près de Jérusalem, et qu’ils pensaient que le royaume de Dieu allait immédiatement paraître. 19.12 Il dit donc :
Un homme noble* s’en alla dans un pays éloigné, pour recevoir un royaume** et revenir. 19.13 Et ayant appelé dix de ses propres esclaves, il leur donna dix mines, et leur dit : Trafiquez jusqu’à ce que je vienne. 19.14 Or ses concitoyens* le haïssaient ; et ils envoyèrent après lui une ambassade, disant : Nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous. 19.15 Et il arriva, à son retour, après qu’il eut reçu le royaume*, qu’il commanda d’appeler auprès de lui ces esclaves auxquels il avait donné l’argent, afin qu’il sût combien chacun aurait gagné par son trafic. 19.16 Et le premier se présenta, disant : Maître*, ta mine a produit dix mines. 19.17 Et il lui dit : Bien, bon esclave, parce que tu as été fidèle en ce qui est très peu de chose, aie autorité sur dix villes. 19.18 Et le second vint, disant : Maître, ta mine a produit cinq mines. 19.19 Et il dit aussi à celui-ci : Et toi, sois [établi] sur cinq villes. 19.20 Et un autre vint, disant : Maître, voici ta mine, que j’ai gardée déposée dans un linge ; 19.21 car je t’ai craint, parce que tu es un homme sévère : tu prends ce que tu n’as pas mis, et tu moissonnes ce que tu n’as pas semé. 19.22 Il lui dit : Je te jugerai par ta propre parole*, méchant esclave : tu savais que moi je suis un homme sévère, prenant ce que je n’ai pas mis et moissonnant ce que je n’ai pas semé ; 19.23 et pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque, et quand je serais venu je l’eusse retiré avec l’intérêt ? 19.24 Et il dit à ceux qui étaient présents : Ôtez-lui la mine et donnez-la à celui qui a les dix mines. 19.25 - Et ils lui dirent : Seigneur, il a dix mines. 19.26 - Car je vous dis qu’à quiconque a, il sera donné ; et à celui qui n’a pas, cela même qu’il a lui sera ôté. 19.27 Mais ceux-là, mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, amenez-les ici et tuez-les devant moi.
19.28 Et ayant dit ces choses, il allait devant eux, montant à Jérusalem.
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Je tiens tout de meme à rapeller que Luc, n'est pas un apotre, qui est disciple de Paul, et que cet évangile a été assemblé (en partant des fameuses loggia !!!), que 40 ans apres la mort supposée de ce personnage (presque 2 générations apres les faits!!! ). Que cette histoire des mines!!! ne se trouve que dans Luc et qu'elle est totalement ignorée dans les autres evangiles.
| Citation: |
A mon avis dans la phrase "Et comme ils entendaient ces choses, il ajouta et [leur] dit une parabole, parce qu’il était près de Jérusalem, et qu’ils pensaient que le royaume de Dieu allait immédiatement paraître.", les mots "et [leur] dit une parabole" est une interpolation et la lecture du chapitre en entier le montre.
Je note que quand JC se dirige vers Jérusalem, son but est de rétablir le royaume de dieu, et dans le chapitre 19 de Luc il dit qu'il vient récupérer ce qui a été perdu.
Et voilà qu'il parle d'un noble qui s'est fait sacrer roi loin de son royaume et qui est venu rétablir son autorité (donc il vient régner sur son royaume) et qui règle ses comptes avec ceux qui n'ont pas fait fructifier ses biens et ceux qui n'ont pas voulu de lui comme roi par le passé.
De qui parle-t-il? il ne le dit pas.
Quel est le sens de cette parabole? dire qu'un roi fait tuer des ennemis n'a aucun sens, tous les rois ont fait tuer des gens à cette époque, il n'y a rien d'intéressant et aucun enseignement à tirer de ces paroles si ce n'est que de fâçon étonnante, JC a connu un roi? ce n'est relaté dans aucun texte ni évangélique ni historique.
Il finit cette soit-disant parabole qui n'a aucun sens et la suite montre que c'est bien de lui qu'il parle.
Après cette parabole il veut un petit âne estimant certainement que son arrivée à jérusalem serait plus triomphale en arrivant sur un petit âne qu'à pied ou à cheval
Il est intéressant de noter qu'il arrive comme sauveur du royaume perdu, après avoir été sacré roi.
La preuve en est qu'à son arrivée aux abords de jérusalem le peuple crie "Béni soit le roi qui vient au nom du Seigneur !"
Quand a-t-il été sacré roi, par qui, où, comment?
Et il n'est pas venu pour apporter la paix comme ses actes le montrent, il dit aux dirigeants de la secte ennemie en arrivant:
"Et il [Jésus] répondit : Je vous le dis, s'ils se taisent [si ils n'acclament pas Jésus], les pierres crieront !"
Ensuite quand il entre dans le temple de Jérusalem il chasse ceux qui vendaient à coup de fouet comme rapporté dans l'évangile de Jean 2.15
"Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les boeufs ; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables ;"
On n'est bien loin du Jc présenté comme porteur d'un message d'amour et de tolérance. |
Je pense que vouloir faire de l'exégese sur ces passage est tres difficile que ce soit en lisant littéralement ou en essayent de l'interpreter, nous sommes devant un cas d'école où un passage des évangiles ne veut encore strictement rien dire. Pour information le passage de l'entrée de JC sur un ane à Jerusalem, avec la cérémonie des palmes, est une pasage emprunté au culte de Dyonisos (ou Bacchus!!) de l'époque.
| Citation: |
Ma conclusion est que ce roi des juifs venu pour rétablir le royaume de dieu, dont la capitale était jérusalem, est bien le même qui règle ses comptes en revenant après un exil, c'est évident quand le texte est lu en dehors du principe irrationnel de la foi.
En retirant l'interpolation le texte prend du sens (sauf l'âne bien évidemment), mais avec l'interpolation le texte devient complètement insensé. |
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La mienne est qu'il s'agit encore d'une compilation de textes anciens empruntés par la personne qui a voulu écrire ce passage. Je suis intimement convaincu que le christianisme est un synchretisme. Il s'agit bien sur de mon impression, je n'ai pas la prétention de dire ou de penser qu'il s'agit de la vérité. |
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