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| ACTE 1 Et si on raisonnait autrement ? |
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Posté le: Ven Fév 29, 2008 4:35 am
Sujet du message:
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L’élémon,
l’«atome de nouvelle génération » [002]
Chacun se souvient de la réflexion géniale des Grecs ; écraser un grain de sable jusqu’à ce qu’il devienne de la poudre, puis la poudre en poussière, et poursuivre le reste dans l’imagination, pour conclure que l’écrasement ultime est sensé donner la particule élémentaire insécable, l’Atome (atome absolu), constituant fondamental de la matière, dénominateur commun de toute réalité. Cette réflexion a été fructueuse, puisque les scientifiques n’ont eu de cesse d’explorer la matière vers l’infiniment petit, pour découvrir molécules, atomes, particules élémentaires, etc. Mais le Mur de Planck a fait son apparition !
Le concept de l’« atome de nouvelle génération » est différent. Plutôt que d’écraser un grain de sable, on dépasse le concept d’objet. On prend comme constat (voire postulat) le fait que « plus un objet se décompose, moins il a de propriétés ». Par exemple une maison a comme propriétés celles d’abriter, de garder la chaleur, de protéger du vent, de fournir du confort, de l’intimité, du calme, etc. Détruire une maison et la réduire en un tas de gravats, c’est perdre toutes ces qualités et ne conserver que les propriétés des briques, planches, tuiles et autres éléments de construction. Décomposer un système, c’est toujours réduire le nombre de ses propriétés ; c’est une règle absolue.
A partir de ce constat, il est donc une autre façon d’écraser un objet, celle qui consiste à voir ce qu’il devient lorsque l’on observe la diminution continue du nombre de ses propriétés. On en vient alors à se poser la question : « quelle est le nombre minimal de propriétés ? » La réponse est évidente, c’est UN. Si cela avait été deux, une décomposition aurait encore été possible. Si cela avait été zéro, cela n’aurait plus eu de sens.
Que signifie alors cette propriété unique ? Question essentielle au départ d’une science nouvelle, la science cosmique. Une fois dit, la réponse paraît évidente. La propriété unique, c’est «Être». Oui «exister», sans aucun attribut, sans aucune différenciation, sans possibilité de localisation. Exister sans aucune possibilité d’observation, de comparaison, de considération. Donc «être», un point c’est tout !
Alors constatons qu’il n’est plus question d’objet ici, uniquement de propriété, celle d’être. On sait par ailleurs - la loi de décomposition est universelle - que tous les systèmes existants peuvent être réduits à cette même propriété unique. Donc l’atome absolu des Grecs, comme composant unique de toute réalité, devient donc ici la propriété « être ». Appelons cette propriété unique : « élémon ». {Voir un exposé détaillé de cette question essentielle en (1) de l’Annexe.}
Et qui dit « identique » dit « accord ». Si tout est identique, jamais n’apparaît une quelconque différence. Tous les éléments identiques s’accordent mutuellement, comme les briques d’un mur, sinon que ce ne sont plus des objets.
Ce qui revient à dire que la propriété unique d’être, en tant que dénominateur commun à toute propriété existante, donne toujours le même effet ou le même accord. Par cette propriété unique on ne connaît en définitive que l’accord. «Être», «élémon» et «accord» constituent la même réalité, exprimée différemment par nos mots «macroscopiques». On aboutit ainsi à cette conclusion essentielle: « Tout est accord ». Très simplement, on rejoint les Grecs quand ils concluaient « Tout est Atome », avec cette différence essentielle que maintenant l’ancien « Tout est Objet » devient « Tout est Propriété ».
Précisons que non seulement « tout est en accord », mais plus fondamentalement que « tout est déjà un accord ». Les objets, qui sont en accord, sont eux-mêmes des ensembles d’accords. Il fallait transcender l’atome à son principe. Donc la seule réalité est bien « Tout est accord », « Rien n’existe qui ne soit l’accord ».
Réfléchir sur des « propriétés » est plus délicat que sur des « objets », il faut en convenir, mais le bénéfice que l’on en retirera sera décisif, car avec le « tout est accord », nous allons pouvoir traverser le fameux Mur de Planck ...
Pour les lecteurs qui ne sont pas encore totalement convaincus que « tout est accord », nous avons présenté, rappelons-le, un texte plus détaillé de notre démonstration en (1). Cette conclusion rejoint ce que l’humanité sait depuis longtemps, à savoir que dans l’univers, « Tout est Harmonie ». Harmonie et accord se ressemblent très fort. Mais là aussi nous constatons une différence, dont les conséquences se révéleront essentielles. Nous voyons déjà que « l’Harmonie concerne l’agencement de ce qui est », alors que l’accord, c’est cela aussi, mais avec cette autre qualité en plus que « rien n’existe qui ne soit l’accord ». L’agencement harmonieux (pomme, nuage, atome ...) ou disharmonieux (excrément, guerre, torture ...) sont l’un et l’autre des accords et leur agencement ne s’applique que sur des accords et rien d’autre (aucun objet n’existe qui ne soit un ensemble d’accords) ». On ne dit pas qu’excrément, guerre et torture sont des éléments de l’harmonie, même que cela choquerait, mais bien que ce sont des éléments de l’accord. |
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