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| ACTE 3 DIEU : ses définitions en théologie contemporaine |
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Posté le: Mer Mar 12, 2008 4:51 am
Sujet du message:
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Voici la suite des définitions de Dieu.
Dieu Religion (h1)
Il est l’infini des forces favorables à l’homme. Les forces favorables sont essentiellement celles qui l’aident à vivre, qui protège sa vie, l’éclaire contre toute dérive. Mais ces forces sont incomplètes, car l’équilibre dans l’univers impose des contre-forces, dont une proportion vont à l’encontre de la vie. Par exemple l’évolution de l’humanité, dans sa phase de transition toujours d’actualité, ne pouvait se faire sans bousculer les habitudes et les traditions, et même sans éviter les guerres. Donc l’évolution de la conscience de l’humanité ne pouvait échapper à de nombreuses forces contraires. Un certain Mal rétablit l’équilibre, étant donné que « tout s’équilibre dans l’univers ». En conclusion le Dieu Religion prend sous son manteau plus ce qui flatte que ce qui est. Il faut bien le reconnaître que c’est un mensonge par omission. On en connaît l’origine, le prosélytisme.
On constate ainsi que ce Dieu est plus restrictif que le Dieu Aakhor, puisqu’il prend l’être humain comme référence unique et en vue de son seul Bien, alors que Aakhor inclut les autres créatures et le Mal par respect de la complétude et de l’équilibre.
Le Dieu Religion est aussi le Dieu auquel on croit comme la sublimation infinie de son propre père. Mieux que son père, forcément imparfait, le Père divin (m4) ne peut être que parfait et en plus infiniment puissant et sécurisant, quoiqu'il ne le montre jamais, sinon par la force que fournit l'action de croire. L'enfant, même devenu grand, continue d'espérer un Père parfait, et en ce sens ce Dieu est une espérance infantile qui se maintient à l'âge adulte.
Cette candeur ne convainc pas seulement un grand nombre d’adultes, elle est aussi capable de rallier des foules. On peut même dire qu’à un certain niveau de conscience, ce Dieu est le plus court chemin entre les hommes. L’avantage d’un Dieu est par exemple d’être assez invisible pour ne jamais faire apparaître une limite de crédulité, comme les tiraillements d’incompréhension entre les humains.
Toutefois la ferveur pour un Dieu n’est pas sans danger. La fanatisme veille. Il survient dès qu’il y a comparaison avec un autre Dieu, fut-il le même, comme entre Catholiques et Protestants, un fanatisme qui a montré un passé extrêmement violent (guerre de religion). Le fanatisme se construit sur bien peu de chose. Il suffit chez une personne d'une attitude légèrement différente par rapport à l’unanimité pour que celle-ci soit accusée d’hérétique. La faiblesse de la plupart des Dieux repose sur l’excès d’attachement investi en eux.
Dieu Orthodoxe (h2)
Il est moins général que le Dieu Religion, puisque en plus de la référence à l'humain il est dépendant d'une orthodoxie particulière, d’une mentalité ou d’une période de l’Histoire. Ne pas confondre ce Dieu avec la religion orthodoxe. Il est simplement un Dieu Religion soumis à une tendance locale.
Dieu Monothéiste (h3)
Parmi les Dieux Orthodoxes, on ne retient ici que ceux qui sont uniques, donc non polythéistes. Admettre qu’un Dieu soit unique, alors que près de 70 définitions de Dieux sont en lisse, est contradictoire. Ce Dieu considéré comme universel, par son caractère unique, est donc en opposition à l’ensemble des états divins. Mais les croyants ne pensent pas à ce niveau de contradictions. Ainsi est-il considéré comme Infiniment Bon, alors qu'il laisse le monde dans le pétrin. Un Dieu, qui se voudrait objectivement universel, admettrait alors autant le combat (contre la faiblesse, les dérives) que la bonté afin que l'équilibre cosmique soit respecté. Mais ce Dieu est essentiellement psychologique, puisqu’il assume Tout afin que les fidèles n’aient pas l’occasion de devoir prendre le risque de choisir. Cet avantage du Tout fait aussi prendre le risque évoqué en (e). Encore une fois les défenseurs de ce Dieu savant que les croyants se satisfont d’un Dieu bienveillant et n’ont cure de ses incohérences. Une majorité de Dieux doivent satisfaire nos convenances, non la vréalité (la vraie réalité). |
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