
** Utilisateur banni **
Inscrit le: 22 Mar 2008
Messages: 47
|
|
|
| La négation de la Nakba(Shoah) : 60 ans, ça suffit ! |
|
Posté le: Mar Mai 27, 2008 4:45 am
Sujet du message:
|
|
| l’ancien Premier Ministre canadien Paul martin a écrit: |
Les valeurs d’Israël sont les valeurs du Canada
Discours de l’ancien Premier Ministre canadien Paul martin, 13 novembre 2005 devant l’UJC (United Jewish Communities) |
60 ans de colonisation de la Palestine : retour sur le rôle du Canada
La participation active du Canada dans la solution de partage de la Palestine en 1947
À l’origine, n’ayant pas de liens historiques avec la région, le Canada aurait pu rester en retrait dans la résolution de la question de la Palestine. Or, il a joué un rôle décisif au sein des instances internationales pour faire triompher la solution du plan de partage.
..En outre, l’influence importante du lobby sioniste sur le ministère canadien des affaires étrangères constitue un des facteurs qui expliquent l’implication du Canada en faveur de la création de l’État d’Israël. Historiquement, les associations sionistes ont exercé une influence au niveau politique canadien et ont noué des relations étroites avec la plupart des Premiers ministres. En 1911, le Premier ministre Wilfrid Laurier avait même proposé de donner une partie du Manitoba comme région semi-autonome aux Juifs d’Europe Centrale.(H. Hassan-Yari, Le Canada et le conflit israélo-arabe depuis 1947, Montréal/Paris, L’Harmattan, 1997.)
Pourtant, au Canada comme au niveau international, satisfaire les revendications sionistes sur la Palestine ne va pas de soi. Alors que les États-Unis affirment dès 1946 leur soutien à la création d’un État juif en Palestine, le Premier ministre du Canada, Mackenzie King, plus fidèle aux positions britanniques, se montre sceptique. Il chargera Lester B. Pearson, acquis à la cause sioniste et alors sous ministre aux Affaires étrangères, de représenter le Canada aux Nations unies, mais avouera plus tard avoir regretté ce choix, étant réservé sur la sagesse du partage. De même, Élisabeth MacCallum, la spécialiste du Moyen-Orient au ministère canadien des Affaires étrangères, était opposée au partage, qui constituait selon elle une agression et une violation de la Charte de l’ONU.
En 1947, la question palestinienne est remise entre les mains de la communauté internationale. Une commission onusienne, l’UNSCOP, formée de 11 pays « neutres », sera chargée de proposer une solution pour l’avenir de la Palestine. Le Canada, qui en fait partie, enverra un juge membre de la Cour Suprême, Ivan Rand, pour participer aux discussions. Celui-ci semblait connaître assez mal la situation régionale et sera pris en charge lors de son voyage en Palestine par les organisations sionistes qui le convaincront de la justesse de leur cause. Lors des débats à l’UNSCOP, Ivan Rand jouera un rôle très important dans la promotion de la solution de partage de la Palestine en deux États et semble même avoir été l’architecte du tracé des frontières.
Finalement, la solution de partage sera votée par l’UNSCOP, l’ONU étant ensuite chargée d’élaborer une résolution. Dans cette seconde étape, le Canada pèsera également dans les débats de manière décisive. L’efficacité de Pearson à l’ONU permettra de satisfaire les revendications sionistes tout en réconciliant les positions anglo-américano-soviétiques autour de l’idée de partage, si bien que les sionistes surnommeront Pearson le Lord Balfour du Canada ou encore Rabbi Pearson. Selon eux, si Balfour a donné un foyer aux Juifs, Pearson leur a octroyé un État(S.H. Bessin & D. Kaufman, L’amitié Canada-Israël, Toronto, Comité Canada-Israël, 1979 et H. Hassan-Yari). Or, la solution de partage « recommandée » par l’ONU est problématique d’un point de vue légal puisqu’en opposition avec le principe d’autodétermination des peuples et particulièrement inégale puisque refusée par la partie arabe qui n’en négociera pas le tracé, tracé très favorable à la partie juive(M. Chemillier Gendreau, « Un titre de propriété inaliénable sur la terre », Le Monde diplomatique, avril 1999 http://www.monde-diplomatique.fr/1999/04/CHEMILLIER_GENDREAU/11901.html).
Ainsi, loin d’œuvrer pour une position de compromis qui apaiserait la situation et n’impliquerait pas l’injustice conduisant indubitablement à la guerre, Pearson, au nom du Canada, choisit la solution de partage dont même le tracé sert les intérêts sionistes.
Source : http://tadamon.resist.ca/index.php/post/981 |
|
|