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Christianisme [Catholique]
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Localisation: Montréal, Québec
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| Le probleme des cellules souches |
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Posté le: Ven Oct 22, 2004 8:34 pm
Sujet du message:
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| Aussi longtemps qu'un "embrayon" n'est pas implante dans un uterus, il ne donnera rien. La voila ta bifurcation. |
Cette implantation dont tu parles fait partie de son processus de développement. L'embryon ne fait que changer de milieu, et se donner des ressources. Ce que tu dis, c'est que tant et aussi longtemps que l'embryon ne peut pas se nourrir, c'est-à-dire s'accrocher à la paroi utérine, il ne peut pas se développer. Mais qu'entends-tu par se développer? Voyager jusqu'à l'utérus et s'y implanter est une partie de son développement comme tout le reste. Il n'y a donc pas de rupture de nature. C'est toi qui essayes de te justifier avec des concepts qui n'ont rien à voir
Sauver la vie humaine je n'ai rien contre, mais vouloir sauver la vie humaine doit partir normalement d'un principe de respect de la vie humaine. Si sauver une vie implique d'en tuer une autre, alors on ne peut tout simplement pas sauver cette vie. Un être humain ne vaut pas plus qu'un autre. Appelle-ça de la théologie ou de l'astrophysique, ça ne change rien.
Lorsqu'on a effectué les premières transfusions sanguines et que l'on s'est rendu compte que certains patients en mourraient, on a immédiatement arrêté pour faire des tests en laboratoire et sur des animaux. Il y a eu une erreur, mais le respect de la vie humaine a demeuré. Ce n'est qu'un fois que l'on a compris le principe des groupes sanguins que la communauté médicale a levé l'interdit sur les transfusions. Ce que tu dis à ce propos est donc inexact. Le principe de précaution a été respecté.
Ce dont tu parles à propos de l'utilisation de cadavres n'a rien à voir avec le respect de la vie humaine, ces cadavres sont morts. Je ne parle pas ici de doctrine religieuse mais de simple respect de la vie humaine, peu importe selon quelle motivation.
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Le principe de precautions se doit de peser le pour et le contre et non de decider, comme tu le fait, que seul les principes theologiques sont valable.
L'utilisation therapeutique des cellules souches ce n'est pas jouer a Frankenstein. Un jour un tetraplegique se levera de sa chaise et marchera. Que va faire l'Eglise? Condamner tous les participants ou revoir sa doctrine?
Il semble que tes connaissances a ce sujet sont limitees a la doctrine officielle. |
"limitées" à la doctrine officielle? À ce que je sache, seule l'Église a une position claire sur le sujet. Ce ne sont pas les cellules souches en elle-même qui posent problème, mais leur production:
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Le premier problème éthique, fondamental, peut être ainsi formulé: “Est-il moralement licite de produire et/ou d’utiliser des embryons humains vivants pour la préparation d’ES? (cellules souches)"
La réponse est négative, pour les raisons suivantes:
1. Sur la base d’une analyse biologique complète, l’embryon humain vivant est - à partir de la fusion des gamètes - un sujet humain avec une identité bien définie, qui, dès ce moment-là, commence son propre développement de façon coordonnée, continue et graduelle, de sorte qu’il ne pourra être considéré, à aucun stade ultérieur, comme un simple amas de cellules[xiv].
2. Il s’ensuit que, comme “individu humain”, il a droit à sa vie propre ; c’est pourquoi toute intervention qui n’est pas en faveur de l’embryon lui-même constitue un acte qui lèse ce droit. La théologie morale a depuis toujours enseigné que, dans le cas du “ius certum tertii”, le système du probabilisme n’est pas applicable[xv].
3. Par conséquent, l’ablation de la masse cellulaire interne (ICM) du blastocyste, qui altère de façon grave et irréparable l’embryon humain, en arrêtant son développement, est un acte gravement immoral et donc gravement illicite.
4. Aucune fin considérée comme bonne, telle l’utilisation de cellules souches qui pourraient en être obtenues pour la préparation d’autres cellules différenciées en vue de traitements thérapeutiques dont on pourrait beaucoup attendre, ne peut justifier une telle intervention. Une fin bonne ne rend pas bonne une action en soi mauvaise.
5. Pour un catholique, cette position est confirmée par le Magistère explicite de l’Église qui, dans l’encyclique Evangelium vitæ - en se référant aussi à l’Instruction Donum vitæ de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi - affirme: “L’Église a toujours enseigné, et enseigne encore, qu’au fruit de la génération humaine, depuis le premier moment de son existence, doit être garanti le respect inconditionnel qui est moralement dû à l’être humain dans sa totalité et dans son unité corporelle et spirituelle : ‘L’être humain doit être respecté et traité comme une personne dès sa conception, et donc dès ce moment on doit lui reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels en premier lieu le droit inviolable de tout être innocent à la vie’”[xvi]. |
C'est pourquoi une alternative est souhaitable:
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| Le fait, désormais vérifié, qu’il est possible d’utiliser des cellules souches adultes pour atteindre les finalités auxquelles on souhaiterait parvenir avec les cellules souches embryonnaires - même s’il faut encore beaucoup de développements ultérieurs dans l’un et l’autre domaines avant d’avoir des résultats clairs et définitifs - indique la première position comme la voie la plus raisonnable et la plus humaine en vue d’un progrès convenable et valable dans ce domaine nouveau qui s’ouvre à la recherche et qui permet d’envisager des applications thérapeutiques prometteuses. Cela représente sans aucun doute une grande espérance pour un bon nombre de personnes qui souffrent. |
Quiconque désire obtenir un bon condensé des avancées scientifiques dans le domaine et un résumé efficace du problème éthique: http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_academies/acdlife/documents/rc_pa_acdlife_doc_20000824_cellule-staminali_fr.html |
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