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[Religion] théiste [Organisation] Aucune
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Localisation: france
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| Guerre IVOIRIENNE |
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Posté le: Lun Nov 15, 2004 11:28 am
Sujet du message:
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En un mois le president ivoirien a tendu deux pieges gigantesques pour ridiculiser Chirac et la France. Il a magnifiquement reussi... il sera certes sanctionne lui aussi par l'ONU, mais le president francais sort grand perdant de ce duel.
Acte I - L'affaire Julia
Cette operation "privee" selon Chirac pour liberer les otages francais (que deviennent-ils au fait ?). L'avion de Gbagbo etait soi disant un service rendu a la France. Dans ce cas, difficile de croire en France au cote "prive" de l'affaire, Chirac devait etre forcement au courant. De deux choses l'une, les otages etaient liberes et Gbagbo pouvait jouer la carte interieure en guise de service rendu a la France. Ou bien l'operation "charter pour l'Irak" etait un echec (ou plutot un fiasco) et le plus ridicule restait Chirac, sous traitant sa diplomatie a une ancienne colonie et/ou a des groupes de barbouzes non elus par les Francais. Un manque de serieux patente !
Dans les deux cas, Gbagbo avait peu a perdre, n'etant qu'un element accessoire du processus de liberation des otages et pas du tout implique en Irak. Son plus gros risque etait de ne pas obtenir l'appui veritable de Paris pour poursuivre les accords de paix de Marcoussis. Mais depuis deux ans, il faut dire que la France trainait les pieds de toute facon.
Acte II – le respect des accords de Marcoussis
L'echec de la liberation des otages a carrement glace les relations franco-ivoiriennes, deja mises a mal depuis 2002 : au point meme que la France, mandatee par l’ONU n’a pas pris soin de rappeler a Guillaume Soro, leader des forces nouvelles que l’accord prevoyait un debut de desarmement des rebelles du Nord pour le 15 octobre 2004. Evidemment, la France n’allait pas insiste sur ce point (Wait and See), vu qu’elle vend les armes au Burkina et recrute « les rebelles » pour qu’ils passent la frontiere armes. Gbagbo ne peut etre tenu responsable depuis 2002 de ce qu’il se passe dans le Nord, puisque l’ONU a divise le pays en deux, et qu’il n’a pas acces a la frontiere burkinabe. C’etait donc le job de la France, qui ne peut guere etre juge et partie.
Le 15 octobre etait donc passe depuis 3 semaines et le gouvernement ivoirien pouvait legitimement reclamer a la France un desarmement du Nord. Pour montrer son exasperation devant la lenteur du processus, Gbagbo decide de faire un show aerien qui se terminera, comme on le sait, par quelques frappes en zone du Nord et surtout la frappe volontaire de la base francaise, tuant 9 soldats francais de l’ONU. Il va de soi qu’il s’agit d’une attaque volontaire, d’une provocation pour attirer l’attention des nations unies sur les avancees du dossier. C’est risque, mais ca fait mouche immediatement, le deuxieme piege de Gbagbo est en train de se refermer sur un Chirac, vulnerable et attaque.
Acte III - Chirac n'a pas de sang froid
Ce qui est interessant, a ce moment la, est que la France laisse sa relation bilaterale totalement fausser la donne dans l’accord de paix, au lieu de respecter une neutralite entre les deux belligerants, elle prend partie et riposte par la destruction d’appareils ivoiriens au nom de l’ONU, sans meme avoir consulte le conseil de securite.
Rappelons a Mr Chirac, que les soldats de l’ONU, fussent-ils francais, sont les gardiens et les garants et de la paix : ils ne sont plus francais, ils sont casques bleus. Et leur job n’est pas de risposter meme en cas d’aggression (se souvient-on des casques bleus enchaines aux barrieres en Bosnie ?). Gbagbo est certes l’agresseur, mais la victime, c’est Chirac qui devra expliquer au conseil de securite son acte unilateral. C’est un comble venant de Chirac, le pourfendeur de l’unilateralisme americain !
De Londres a Varsovie en passant par Washington, toutes les capitales occidentales rigolent depuis Samedi de ce grand Iznogood, impetueux, donneur de lecons et neo-colonialiste. Assez peu surprenant tout de meme, de la part d’un gaulliste qui refuse de changer d’un iota la politique etrangere francaise issue des annees 50. Chirac regardera toujours la Cote d’Ivoire comme une colonie francaise.
Par contre la nouvelle, c’est son debarquement aujourdhui du dossier ivoirien, plus grand souhait de Gbagbo pour eviter une guerre civile. L’intervention du Sud Africain Mbeki, pourrait installer les premices d’une diplomatie inter-africaine, et en finir avec le colonialisme europeen et surtout Français. Dire que Chirac avait accepte ce job pour le renouveau de la politique africaine de la France… eh bien il s’est plante dans les grandes largeurs ! Dorevanant, le role de la France a l’etranger est quasi-inexistant, les soldats en afghanistan ne devraient pas tarder a rentrer, et ceux de la cote d’ivoire pourraient bien les suivre dans quelques mois, remplaces par d’autres nationalites, seule chance pour la paix.
Il s’agit d’un echec spectaculaire (un de plus) pour la France. Cela rappelle un peu la dissolution… |
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