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| la religion cathare |
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Posté le: Jeu Déc 09, 2004 10:09 am
Sujet du message:
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Voici quelques textes, trouver sur le web, qui pourront éclairer certains sur la véritable Religion Cathare
Les Origines du Catharisme
Cette religion est issue de certains courants du christianisme primitif, et influencée par les théories gnostiques et manichéennes (Bogomiles). L'origine du nom cathare proviendrait de "katte" signifiant à la fois "chat" et "hérétique" en allemand médiéval. Les cathares se nommaient bons chrétiens les croyants les appelaient bons-hommes, bonnes-femmes et amis de Dieu (traduction littérale de "bogo-mil"). L'appellation de "cathares" n'était pas celle que se donnèrent les "hérétiques" mais plutôt le terme par lequel leurs adversaires les désignaient.
LES PRINCIPES DU DOGME
Les Cathares se réclammaient de la Chrétienté, et s'appuyaient sur le Nouveau Testament, donnant une position capitale aux Evangiles (l'Ancien testament était considéré comme l'histoire d'un Dieu différent du leur).
La religion cathare est dualiste. Le Dieu suprême est unique; il est source de bien et d'amour et ne peut en aucune manière avoir créé le mal. Satan ne saurait se placer au niveau de Dieu; les deux principes "mal" et "bien" ne sont donc pas égaux. Dieu seul possède l'être. En opposition se place le "non-être", le néant. Le Mal apparaît et se développe dans le temps, se manifestant comme négation du bien et de l'éternité. Il s'enracine dans le temps mais aussi dans la matière. Le mal est seulement dégradation, instabilité, apparaissant dans le monde du mélange, avec le bien, la lumière et les ténèbres. Ainsi le royaume de Dieu n'est pas de ce monde, dont il faut se détacher. Le mal s'anéantira au seuil de l'éternité quittant le monde temporel qui dépend de Satan. Comme l'homme appartient au monde du mélange, Dieu peut le visiter, modifier son orientation et ainsi le sauver.
La réincarnation était un élément assez surprenant du catharisme. Pour que l'âme s'échappe de sa prison charnelle et retourne à Dieu, il était indispensable qu'elle soit purifiée. Or, le degré de purification nécessaire ne pouvait être obtenu que graduellement, par le biais de passages successifs dans des existences où les hommes pouvaient se purifier. Celui qui choisissait le Bien et qui atteignait la perfection pouvait rejoindre Dieu, tandis que celui qui faisait le choix du Mal devait subir une succession de vies, de réincarnations. Ainsi, l'œuvre du Diable ne pourrait prendre fin que le jour où la dernière âme atteindrait la perfection.
Ainsi un homme comprend trois entités distinctes: le Corps (mauvais), l'Esprit (bon et immortel), et l'Âme (source de vie). L'Esprit est immortel, mais ne sera libéré que par le consolamentum, l'obligeant à se réincarner sans fin tant que celui-ci n'est pas acquis (cette réincarnation n'a rien à voir avec celle des Hindous (qui pensent qu'une vie exemplaire permet de se réincarner en un être humain plus noble et plus pur)
Procédant de ce principe, le Christ, considéré par Rome comme Dieu incarné en un être de chair, ne peut être Dieu sous cette forme.
Le Christ est un esprit envoyé par Dieu (et considéré comme son fils), venu pour rappeler aux hommes leur essence divine, et non le Rédempteur présenté par l'Eglise Catholique, conçu par Dieu et né de la Vierge Marie.
LA SOCIETE CATHARE
La société Cathare était relativement hiérarchisée: il y avait des "Parfaits" (ou des Parfaites, plus justement appelés "Bons Hommes et Bonnes Femmes", ou encore "Bons Chrétiens"), des Diacres, et des évêques.
Les Bons Hommes sillonnaient la région en allant par deux. Ils étaient vêtus de robes de bures et de sandales, vivaient de mendicité, et prêchaient la doctrine Cathare. Ils ne mangeaient pas d'aliment "issus du Coït animal", refusaient le mariage, et étaient appelés "Parfaits" parce qu'ils menaient, pour les Cathares, une vie exemplaire. Ils avaient reçu, et pouvaient donner le "Consolamentum" , une sorte de bénédiction/baptême, qui les rendait purs selon le rite Cathare.
Les Diacres étaient les "supérieurs" des Parfaits, de même que les évêques étaient supérieurs aux Diacres, mais il n'existait pas à proprement parler de Diocèse. Nombre de Diacres furent tués lors de la prise de Monségur.
LE CONTEXTE POLITICO-HISTORIQUE
Le catharisme se veut un retour à la pureté des premiers chrétiens. Le désordre de l'Eglise provoque une confusion spirituelle qui bouleverse les esprits. La nouvelle religion lui oppose un évangélisme anticlérical luttant contre la puissance de Rome.
En ce temps là, la papauté et l'Église de Rome donnaient au monde une piètre image de la Religion, vile et cupide, peu tournée vers la spiritualité, mais plus vers le pouvoir et l'argent, et distant de la vie de tous les jours, inaccessible aux petites gens.
Cependant, ce pouvoir était craint par les grands monarques du monde Occidental, car le Pape avait le pouvoir d'excommunier les gens, les condamnant ainsi à la Damnation éternelle.
Les Seigneurs Languedociens, las de ces débauches religieuses, furent séduits par la doctrine de ces paires d'hommes en noir, qui prêchaient l'ascétisme et une vie de pénitence.
Quant aux petites gens, elle appréciaient la proximité de ces nouveaux religieux qui étaient souvent tisserands, herboristes, "médecins",… , proches du peuple et de sa misère (il n'étaient pas rare que les "Parfaits" connaissent chacun des habitants du village par leur prénom par exemple). Ainsi, le Catharisme fit doucement son nid en Languedoc .
L'avènement du jeune Pape Innocent III, environ deux siècles plus tard, allait sonner le début de la chasse à l'Hérétique cathare...
Innocent III déclara le dogme hérétique, et demanda au Roy de France Philippe-Auguste d'envoyer une armée de croisés.
Le Roy de France Philippe-Auguste voyait lui dans cette croisade un tout autre intérêt… Le Languedoc avait toujours été fier et indépendant, fonctionnant presque comme un royaume dans le royaume. Philippe-Auguste vît là l'opportunité de faire main basse sur toutes ces richesses, en même temps que faire taire ce vassal impétueux, et dangereux…
La croisade des Albigeois fut certes une croisade religieuse, mais elle fut avant tout une guerre de conquête…
LA CROISADE DES ALBIGEOIS...
En 1207, Innocent III excommunie Raimond VI de Toulouse, grand ami des Cathares, pour manquement grave à l'ordre moral.
Ne parvenant toujours pas à endiguer l'essor de cette nouvelle doctrine, la papauté décida d'abandonner la simple (et vaine) prédication pour lancer un véritable appel à la croisade militaire, croisade qui vit ses débuts en juin 1209.
Arnaud Amaury, Abbé de Citeaux, en pris le commandement religieux tandis que Simon de Montfort, un baron du Nord de la France, en assura le commandement militaire.
Une armée de croisés fut levée ...
Ils marchèrent vers le Sud et s'en suivirent de véritables carnages tels Béziers (en 1209, des milliers de personnes, hommes, femmes, enfants, furent abattus dans les rues et jusque dans la cathédrale)
Lors du siège et de la prise de Minerve en 1210, 140 cathares furent brûlés.
En 1211, à Lavaur, ce furent 400 cathares qui finirent dans les flammes du bûcher et environ 80 chevaliers furent pendus.
A Cassés, la même année, 80 cathares furent également brûlés.
En 1233, Grégoire IX établi l'Inquisition qui fut confiée aux Dominicains. Dès 1234, plusieurs villes dont Narbonne, Albi, Castres, Toulouse... se révoltèrent contre les excès d'une Inquisition impitoyable et inhumaine.
En 1244, Montségur, siège du catharisme, se vit assiégé et dut bientôt capitulé : 224 cathares finirent sur le bûcher.
Quéribus, le dernier refuge cathare, donna sa reddition en 1255.
Le catharisme résista encore et il fut même relancé en Languedoc dans les années 1300 à 1310. Mais en 1321, le dernier "Parfait", Guillaume Belibaste monta sur le bûcher à Villerouge-Termenés.
Les derniers croyants cathares furent brûlés à Carcassonne en 1329.
Ainsi fini le catharisme, qui ne se voulait qu'une religion chrétienne bâtie sur une lecture différente du Nouveau Testament et de la Bible et surtout une religion proche des croyants et loin des fastes de Rome. |
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