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| Hommage au grand Yasser |
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Posté le: Jeu Juin 30, 2005 4:44 pm
Sujet du message:
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L’après 1948
En 1948, après la proclamation de l’État d’Israël, a lieu la première guerre israélo-arabe. Entre mai et octobre 1948, envahie par ses pays voisins le jeune État israélien se trouve dans un conflit difficile et meurtrier durant lequel, seront chassés de leurs terres et de leurs maisons plus de huit cent mille Palestiniens, en majorité des paysans, fuyant les zones de combats. Cet exode est à la fois intérieur vers la Bande de Gaza et la Cisjordanie et extérieur vers la Syrie, le Liban et la Jordanie. Paradoxalement, c’est le royaume hachémite de Jordanie, le plus petit et le plus pauvre des États de la région, qui voit arriver le plus grand nombre des réfugiés palestiniens, soit à peu près cinq cent mille entre 1947 et 1949. Le Liban et la Syrie accueillent chacun à peu près cent mille réfugiés, alors que l’Irak, le plus vaste et le plus riche des pays arabes, en accueille seulement cinq mille. La Palestine, qui comptait plus d’un million d’habitants (musulmans et chrétiens), à été vidée de la majeure partie de sa population. Voir à ce sujet Diaspora palestinienne
En 1967, la guerre des Six Jours change la donne géopolitique au Proche-Orient. L’Égypte, la Syrie et la Jordanie attaquent simultanément l'Etat hébreu mais ils sont finalement écrasées par Israël, qui en profite pour conquérir Jérusalem-est, la Cisjordanie et la bande de Gaza, territoires palestiniens qui étaient passés en 1948 sous double occupation jordanienne et égyptienne, ainsi que le Golan syrien et le Sinaï égyptien.
En 1968, le Fatah groupe de resistance palestinienne est la cible d’une attaque majeure de l’armée israélienne sur le village jordanien de Karameh, durant laquelle plus de 150 combattants palestiniens sucomberons sous le feux israelien et 29 soldats israéliens sont tués, par les forces armées jordaniennes. Malgré sa défaite sur le terrain, la bataille est considérée comme bénéfique par le Fatah, les Israéliens s’étant finalement retirés.
Le 3 février 1969, lors du Congrès national palestinien, Yasser Arafat est nommé président du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine, en remplacement de Ahmed Shukairy, d’abord appointé par la Ligue arabe.
En 1970, Yasser Arafat appelle au renversement de la monarchie hachémite, en s’appuyant sur le fait que 75% des habitants de la Jordanie sont maintenant Palestiniens à un degré ou à un autre. Le roi Hussein ne se laisse pas faire et fait massacrer par dizaines de milliers les Palestiniens, qu’ils soient feddayins ou civils, obligeant Yasser Arafat à se réfugier au Liban. Cet épisode dramatique est connu sous le terme de Septembre noir.
En 1974, les chefs d’États arabes déclarent que l’OLP est le seul représentant légitime de tous les Palestiniens. L’OLP est admise comme membre à part entière de la Ligue arabe en 1976.
1987 : Début à Gaza de la première Intifada, la « guerre des pierres » ou la « révolte des pierres », initié par la population palestinienne contre l'occupation et les humiliations israéliennes. Elle durera sept années.
En 1988, avec L’intifda, Yasser Arafat reformule sa pensée politique, à travers la « Déclaration d’indépendance de l’État de Palestine », préparée par Jerome Segal, un universitaire juif américain d’extrême-gauche, et prononcée à Alger. Il se fait élire, par le Conseil national palestinien, président de l’État qu’il proclame indépendant en novembre à Alger.
Le 30 octobre 1991 a lieu une conférence de paix à Madrid, parrainée par Moscou et Washington.
En août 1993, suite à des négociations secrètes menées à Oslo, un accord de paix est signé à la Maison Blanche sous l’égide du président Bill Clinton. Le monde entier retient la poignée de main échangée avec le premier ministre israélien Yitzhak Rabin et la nouvelle donne géopolitique que constitue le plan d’Oslo.
En 1994: Yasser Arafat et l’Autorité palestinienne s’installent à Gaza. Suite aux accords d'Oslo, il reçoit avec Shimon Peres et Yitzhak Rabin le prix Nobel de la paix. Le 4 mai, l’accord sur l’autonomie de Gaza et Jéricho, entériné au Caire, marque le début de la période d’autonomie. L’armée israélienne se retire de 70% de la bande de Gaza et de Jéricho.
Le 1er juillet 1994 : Arafat revient en Palestine après plusieurs années d’exil. Il constitue à Gaza l’Autorité nationale palestinienne et en est élu président en 1996.
Le 4 novembre 1995 est assassiné Isack Rabin par un extrémiste juif qui lui reproche la rétrocession des terres juives. Il est remplacé par le travailliste Shimon Peres, qui perdra le pouvoir six mois plus tard au profit du politicien de droite Benyamin Netanyahou.
13 novembre - 21 décembre 1995: Retrait israélien de plusieurs villes de Cisjordanie.
Durant les années 1994 à 2000, selon un rapport du FMI, l’économie palestinienne a augmenté sur un rythme de 9,28% par an, et les investissements de 150%, ce qui en fait l’un des taux de développement les plus rapides au monde lors de cette période, mais cette croissance ne profita pas au peuple du fait du coût économique et social exorbitant de la lutte contre Israël et de la corruption généralisée des dirigeants palestiniens.
23 octobre 1998 : Netanyahu et Arafat signent à Wye Plantation (Etats-Unis) un accord sur le retrait israélien de 13% de la Cisjordanie. Le 14 décembre, les articles de la charte palestinienne appelant à la destruction d’Israël sont supprimés.
En 2000, le nouveau premier ministre israélien Ehud Barak prétend offrir à Yasser Arafat de reconnaître l’État palestinien. En fait « l’État » proposé voyait les colonies israéliennes non démantelées, était amputé de près de 10% de son territoire sans compter le contrôle israélien à l’ouest du Jourdain, avec les colonies qui amputent encore de 40% le contrôle du territoire (du fait des routes de détournements reliants les colonies entre elles), sans contrôle de ses frontières, sans armée, d’y inclure la ville près de Jérusalem, Abu Dis, et de la nommer Al Quds (le nom arabe de Jérusalem), et de permettre le retour en Israël même de 250 000 descendants des réfugiés de 1948. Sans compter le fait qu’Israël ne reconnaissait pas sa responsabilité dans le problème des réfugiés palestiniens. Suite à cela il y a eu les accords de Taba mais Barak n'a pas voulu signer, officiellement car son mandat arrivait à son terme. De plus il restait encore des contentieux à régler (Jérusalem Est, les colonies à demanteler, la reconnaissance de la responsabilité israélienne pour les réfugiés).
En septembre 2000, une seconde Intifada est déclenchée, encore plus violente que la première ; elle tourne rapidement à la guerre. D’après Imad Al Faluji, ministre palestinien de la Communication (mai 1996 - octobre 2002), la seconde Intifada a été planifiée par les treize formations dès la fin du sommet de Camp David en juillet 2000. La visite d’Ariel Sharon sur l’Esplanade des Mosquées (aussi appelée Mont du Temple) ayant été vécue comme une provocation par les palestiniens, elle serait l’étincelle qui déclencha le début de l’Intifada le lendemain.
30 avril 2003 : Publication de la Feuille de route, un plan par étapes rédigé par les États-Unis, la Russie, l’Union européenne et l’Onu et devant conduire à la création d’un Etat palestinien. Les Palestiniens l’acceptent immédiatement, Israël l’adopte en mai, avec des réserves liées à la sécurité des ses frontières et aux attaques terroristes. |
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