[ Christianisme ] Protestant
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| Jésus n'est pas un enseignant! |
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Posté le: Sam Fév 07, 2004 7:39 am
Sujet du message:
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Salut
Je crois avoir insisté sur le fait que le problème de la Vérité est lié à une personne: Jésus-Christ.
Identifier cette vérité avec l'Eglise est une chose que jamais un chrétien ne devrait faire car personne ne s'approprie Dieu.
Cependant, quand la vérité est connue, elle se transmet et s'enseigne... Ce que l'Eglise a toujours fait, avec ses moyens humains, pas toujours avec humilité mais elle l'a fait sachant qu'elle-même était enseignée par cette Vérité. L'Eglise n'est donc pas seulement donneurse de leçon mais elle est à l'école de son propre enseignement!
Maintenant tout le discours sur le personnalisme, je veux bien,mais pas ici car je n'en vois pas l'utilité dans un débat sur Jésus, enseignant.
Quand on parle de témoignage et d'enseignement dans le cadre du christianisme, quelle que soit sa dénomination institutionnelle, on ne fait pas allusion aux mêmes réalités.
1) Le témoignage concerne une rencontre interpersonnelle entre l'individu et Dieu, l'expérience qu'il a eue avec Dieu: c'est le seul aspect vraiment "mystique" que je concède dans le cadre de ce débat sur Jésus, enseignant. C'est la part subjective de la transmission de ce vécu qui a fait la force du christianisme dès son apparition. L'être touché par la grâce divine est transformé et devient une nouvelle créature. Il est "en christ". Les développements de l'apôtre Paul sont éclairants sur le sujet, puis-je y renvoyer, sachant que peut-être tous n'ont pas lu le Nouveau Testament ? Nous pourrions y revenir, car nous touchons sans doute l'essentiel ici.
2) L'enseignement touche des matières autrement plus complexes et objectives car il s'agit de la construction systématique du savoir théologique à partir du donné biblique.
Comme elle est construction humaine, elle peut faire fausse route... et des théologiens ont erré, voire entrainé dans leur sillage des fidèles parfois trop crédules ou trop passionnés... Nul n'est à l'abri. Mais même ces théologiens ont permis de baliser le terrain et de faire oeuvre utile car la réaction de l'Eglise, souvent prudente, a consisté à se ressaisir et à "définir" le champ de la foi. Le vrai problème, c'est quand l'Eglise confond ses propres recherches e se définitions avec les notions non définies du donné biblique. Il existe dans la Bible des libertés qu'il est dommage d'avoir enfermées dans des "dogmes"... maiscela touche inégalement les différentes composantes du christianisme puisque en matière de doctrine, tous les courants se rencontrent et sont mêlés, aussi bien les intégristes que les ultra-libéraux, les spiritualistes et les littéralistes. C'est aussi cela la vraie liberté des enfants de Dieu.
Septour, toujours à l'affût, touche un point névralgique qu'il ne nomme pas: c'est l'orgueil. En effet, le manque d'humilité a parfois poussé les hommes d'Eglise à croire qu'elle étéait détentrice de la Vérité qu'elle tentait d'enseigner. C'était un double péché sans doute de leur part. Il mesemble bien toutefois qu'à notre époque moins d'hommes et de femmes d'Eglise basculent dans ce travers, la tentation est toujours présente, et on peut comprendre pourquoi, mais cela reste un danger, en effet. Car Septour, encore lui, a parfaitement raison comme moi-même d'ailleurs, en disant que la Vérité, c'est Dieu et par conséquent, on ne peut pas "posséder Dieu": on rend témoignage, on se dit "éclairé ou ébloui" par la Lumière, mais on n'est pas La Lumière qui brille dans les ténèbres... Très juste.
Quand je parle de concept froid et impersonnel, Jean affirme avec raison que j'émets un jugement. Je le revendique ici.
Toute expression est un jugement et personne ne saurait "parler" sans émettre quelques jugements.
Mais qu'est-ce qu'un jugement ?
Je rappelle à ceux qui pourraient ne pas le savoir, qu'un jugement est "l'acte par lequel l'intelligence afiirme ou nie l'identité représentative de deux éléments présents en elle".
Exemple:la proposition suivante: " l'homme est vivant."
C'est un jugement car je relie deux concepts objectifs: homme et vivant. Le jugement consiste à relier le concept "homme" au concept "vivant" .
Le "jugement" est au centre de notre vie mentale. C'est même un "acte simple" de l'intelligence.
En philosophie ou en théologie, on a l'habitude de s'exprimer avec des concepts sans état d'âme... Ainsi, le "dieu" de la philosophie est l'Etre en tant qu'être, et on désigne cette science par le concept de l'ontologie qui est la science de l'Etre . L'illusion, ô combien tentante et toujours actuelle (en acte donc), consist à identifier les résultats de la quête ontologique avec le Dieu personnel de la Bible que Moïseles Juifs (eux seuls!) nous a donné. Nous sommes éternellement redevables au judaïsme de cette connaissance.
C'est pourquoi je justifie mon jugement sur le concept impersonel et froid. En effet, Jésus est tout, sauf un concept froit et impersonnel puisqu'il est une personne et qu'il a été condamné à mort (ce qui suppose qu'il était "chaud" et vivant..."
Malheureusement, il est l'heure d'aller se nourrir non pas l'esprit, mais le reste, car moi aussi je suis un être de chair et de sang. A bientôt |
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