Résultat du test :
Auteur : Coeur de Loi
Date : 15 août14, 00:01
Message : Toutes choses peut faire souffrir, et voici pourquoi selon le Bouddhisme :
"Alors, le Bienheureux dit aux moines du groupe des cinq : "La matière, ô moines, est dépourvue de soi. Car, si la matière était le soi. elle ne conduirait pas au tourment, et vous pourriez dire de la matière :
"Que ma matière soit ainsi ! Que ma matière ne soit pas ainsi !" Mais puisque, en vérité, ô moines, la matière est dépourvue de soi, elle conduit au tourment et l'on ne peut pas dire cela d'elle.
De même en est-il ainsi des 5 agrégats qui constitue l'être, qui sont :
- la matière,
- la sensation,
- la perception,
- les conceptions mentales,
- la conscience.
Que pensez-vous, ô moines : la matière est-elle permanente ou impermanente ?
- Impermanente, ô vénérable.
En outre, ce qui est impermanent est-il pénible ou agréable ?
- Pénible, ô vénérable.
En outre. ce qui est impermanent, pénible, soumis à la loi de la transformation, convient-il de le considérer comme son soi (son être absolu) ?
- Certe non, ô vénérable.
Par conséquent, ô moines, toute matière, qu'elle soit passée, future ou présente, intérieure ou extérieure, grossière ou subtile, vile ou excellente, lointaine ou proche, toute matière doit être vue ainsi, selon la réalité, grâce à la sagesse correcte :
"ceci n'est pas mien, je ne suis pas ceci, ceci n'est pas mon soi." De même il en est ainsi des 5 agrégats qui constitue l'être.
En voyant ainsi, ô moines, le disciple est dégoûté de la matière, est dégoûté de la sensation, est dégoûté des perceptions, est dégoûté des conceptions mentales et est dégoûté de la conscience.
Étant dégoûté, il s'en détache. Par la suite du détachement, il est délivré. Étant délivré, il comprend que la renaissance est épuisé. La conduite pure remplie, la tâche accomplie, il n'aura plus d'autre existence ici-bas.""
http://books.google.fr/books?id=RQBu9NL ... navlinks_s Auteur : Bragon
Date : 15 août14, 00:28
Message : Pas aussi simple que ça.
Une fois tout rejeté, une fois que tout est déclaré impermanent, il reste le plus important.
Il reste ce quelque chose par rapport à quoi tout le reste est impermanent.
Car si ce quelque chose n'existait pas, rien ne pourrait être considéré impermanent.
Et c'est ce quelque chose qui fait CDL et qui fait Bouddha, ni l'un ni l'autre ne pourraient s'en débarrasser, et tant qu'il leur restera " collé à la peau ", il y aura de l'impermanent, tout le temps, toujours.
Auteur : Inti
Date : 25 août14, 12:12
Message : Pourquoi autant de mystère? La souffrance vient du fait que nous sommes capables de ressentir. C'est ce qui différencie un être animé d'une roche à moins d'avoir un coeur de pierre.
Auteur : Saint Glinglin
Date : 25 août14, 12:38
Message : La souffrance physique est une alerte contre une atteinte à l'intégrité du corps.
La souffrance psychologique est une alerte quant à la place que l'on tient dans un groupe.
Auteur : indian
Date : 26 août14, 00:13
Message : Saint Glinglin a écrit :La souffrance physique est une alerte contre une atteinte à l'intégrité du corps.
La souffrance psychologique est une alerte quant à la place que l'on tient dans un groupe.
Propos qui me font du sens

...
Une subtilité et une interprétation assez personnelle j'en fais...mais ca me fait du sens...
Groupe... et référence psychologique...construction de qui on est psychologiquement dans nos relations avec les autres...
Hum... intéressant...
Auteur : Marmhonie
Date : 31 août14, 23:23
Message : La souffrance, à moins d'être un pur esprit ou un caillou, est neurologique. Dans quelque forme de souffrance que ce soit, intellectuelle, physique, morale, émotionnelle, spirituelle dans sa fameuse traversée du désert ou "nuit mystique", il y a les processus chimiques des connexions neurologiques. Henri Laborit est l'inventeur du premier médicament au monde sur le cerveau, et ça marche admirablement.
La neurologie n'est pas la solution, elle est juste le constat permanent.
Sous quelque forme de souffrance que ce soit, nous avons de quoi rabaisser les seuils d'alertes des capteurs neurosensitifs. Nous pouvons même interrompre le signal chimique. Certes, on appelle cela de la "dette physiologique", c'est à dire qu'on devra la rembourser, mais cela aussi, on sait très bien le faire.
Un cancéreux qui n'a plus que six mois à vivre et tombe dans une souffrance inacceptable, nous savons le soulager, parce que de toute manière il n'aura rien à rembourser dans un an.
Un malade dépressif, idem. Nous allons par des procédés différents abaisser ses seuils, et il remboursera progressivement, notamment par sa liberté retrouvée de faire du sport, de vivre mieux, et donc avec plus de possibilités de vivre, et donc de ressources.
Et idem pour toute personne, quasiment.
La souffrance de toute façon passe par le neuronal. Donc, on sait au moins à quoi s'en tenir concrètement.
Soit l'être vivant est fort, s'adapte ou trouve son sens pour fabriquer naturellement ces molécules, comme l'endorphine par exemple, soit il en est démuni pour X raisons, et la chimie le lui apporte. Dans un procédé qui peut être aérobique, le meilleur et le plus lent, soit dans un processus anaérobique, et donc très rapide et sur du court terme à renouveler avec une posologie à ne pas dépasser sans dangers. Mais il faut savoir ce qu'on veut.
Bouddha a trouvé un moyen de déconnecté. Les taoïstes ont trouvé d'autres moyens. La foi permet aussi quasiment tout, si elle est suffisamment forte. Mais ne vous leurrez pas, ce n'est pas être un élu que d'être d'une telle constitution. Le vivant à sang chaud vient bien après le vivant à sang froid, qui vient bien après le végétal, qui vient bien après le minéral, etc.
Revenir au bon sens est donc primordial. On a des cartes en main, des bonnes, de moyennes, des nulles, et parfois aussi des pires sous forme d'handicap. On va composer avec, avec sa liberté de choix maximale dans son temps de vie. Donc intelligence et adaptation. Donc s'assumer sans se leurrer.
Si ce n'est pas utile concrètement, cela me sert à quoi, ce savoir pesant d'injustice ? A rien.
Auteur : Marmhonie
Date : 31 août14, 23:41
Message : Saint Glinglin a écrit :La souffrance psychologique est une alerte quant à la place que l'on tient dans un groupe.
Pas forcément. On peut être seul dans un groupe, se sentir isolé. On peut être phobique du groupe, comme l'agoraphobie et c'est bien l'individu qui est seul. Robinson ou l'ermite souffrira, sans groupe, sans notion même de groupe comme certains animaux. Si on souffre de ne pas s'aimer par exemple, le groupe quel qu'il soit, est sans rapport. Mais pour s'en sortir, il va se procurer son groupe si besoin, du moment que ça va marcher pour lui.
Auteur : Marmhonie
Date : 31 août14, 23:46
Message : C'est en somme l'histoire du polyrhumatisant, infirme, qui souffre de partout et qui n'ose plus bouger. Il consulte son médecin, écoeuré de l'échec de tous les spécialistes.
- Montrez-moi exactement quel endroit vous fait mal ?
- Ici, aie ! Et ici, aie ! Et là, aie !
Et chaque fois, il montre l'endroit précis avec son index. Alors le médecin regarde son index : il est fracturé !
Ce n'était que ça

Son médecin a été son Bouddha, il l'a éveillé. Tout simplement.
Auteur : Marmhonie
Date : 31 août14, 23:57
Message : Sur la souffrance psychologique maintenant, après l'histoire du polyrhumatisant.
C'est le type qui est en voiture, et il crève d'un pneu. Zut.
Alors le type sort sa roue de secours, il lève la voiture, et après avoir déboulonné la roue en cause, zut, les 4 boulons roulent dans une grille et tombe dans un fond d'égoût sans fin.
- Oh non !
Et devant lui, un mur. Devant, derrière, tout au long, un immense mur et une route sans jamais personne. L'horreur et le désespoir. Pire, sa rage de sa maladresse.
Et il entend un rire au-dessus de lui. Il lève la tête. Un type, à califourchon sur le haut du mur à 5 mètres de hauteur, rit. Et juste en dessous, il y a un panneau : Asile psychiatrique.
- Pauvre mec, pense-t-il. Il est dans une situation encore pire que la mienne.
Mais le fou lui dit :
- Moi, à votre place, je déboulonnerai un boulon des trois autres roues, donc j'aurai 3 boulons pour chacune des 4 roues, et c'est gagné, je repars, ça tiendra bien le temps d'un garage.
Et le type, surpris, essaye, et ça marche. Il est tout joyeux.
Juste avant de partir, quand même, il a un doute. Il regarde le type en haut et lui demande :
- Vous êtes sûr d'être fou, vous ?
- Fou, oui. Mais pas con !
Ici, une souffrance psychologique d'inhibition, en dehors de tout groupe. Le fou est son Bouddha.
Auteur : Bragon
Date : 01 sept.14, 23:33
Message : Coeur de Loi a écrit :
Étant dégoûté, il s'en détache. Par la suite du détachement, il est délivré. Étant délivré, il comprend que la renaissance est épuisé. La conduite pure remplie, la tâche accomplie, il n'aura plus d'autre existence ici-bas.""
Bah, si bouddha avait parlé français, il aurait tout simplement appelé son détachement stoïcisme. Mais quand c'est dit en sanscrit, ça fait exotique, exotérique et ça fascine.
Quant à la renaissance, j'appellerais ça " dégoûtage " total du monde et de toute vie : " «
Pour l’individu libéré, ce qui est ancien est achevé. Il n’y a plus de production à nouveau. Sa pensée est détachée vis-à-vis des existences nouvelles. De tels sages qui ont ainsi détruit les germes de l’existence future, dépourvus de désirs de redevenir, s’éteignent comme une lampe s’éteint. » (Sutta Nipâta)
Fichez-moi la paix, je suis dégoûté de tout, dégoût, " dégoûtage" total, j'en ai marre du monde et de vos vies à la con ! Voilà ce qu'aurait dit Bouddha s'il avait parlé français.

Auteur : Coeur de Loi
Date : 01 sept.14, 23:41
Message : Le but du sage c'est de ne pas renaitre sur Terre, car il est dégouté de l'existence qui est souffrance, il suit la voie religieuse pour aller au Paradis.
Le Bouddha dit que c'est la soif de vivre qui engendre la souffrance et la renaissance à cause de l'attachement.
---
Mais si tu veux être pur, tu dois aller plus loin et désirer vouloir être un Bouddha pour sauver tous les êtres, tu ne dois pas t'attacher au dégout, car tout est pur pour un coeur pur.
Auteur : Saint Glinglin
Date : 02 sept.14, 00:05
Message : Marmhonie a écrit :La souffrance psychologique est une alerte quant à la place que l'on tient dans un groupe.
Pas forcément. On peut être seul dans un groupe, se sentir isolé.
Et on souffre.
On peut être phobique du groupe, comme l'agoraphobie et c'est bien l'individu qui est seul.
Mais si on souffre du groupe, c'est bien qu'on n'y trouve pas sa place.
Robinson ou l'ermite souffrira, sans groupe, sans notion même de groupe comme certains animaux.
Robinson souffre de l'absence de place dans un groupe.
L'ermite a fui le groupe et pas forcément par souffrance.
Si on souffre de ne pas s'aimer par exemple, le groupe quel qu'il soit, est sans rapport.
Quand on ne s'aime pas, c'est par rapport au regard du groupe.
Mais pour s'en sortir, il va se procurer son groupe si besoin, du moment que ça va marcher pour lui.
Et donc on cherche une bonne place pour ne plus souffrir.
Auteur : Bragon
Date : 02 sept.14, 00:24
Message : Coeur de Loi a écrit :Le but du sage c'est de ne pas renaitre sur Terre, car il est dégouté de l'existence qui est souffrance, il suit la voie religieuse pour aller au Paradis.
Le paradis bouddhiste, c'est le Nirvana. La Nirvana, c'est le repos, la mort éternelle.

Auteur : Coeur de Loi
Date : 02 sept.14, 00:57
Message : La mort éternelle c'est la croyance athée.
http://www.forum-religion.org/atheisme/ ... 29324.html
Si c'était vrai, il n'y aurait ni justice, ni espoir, ni logique.
Qui nait, qui meurt ?
- C'est une illusion de croire qu'une personne nait et meurt.
Auteur : Bragon
Date : 02 sept.14, 01:09
Message :
C'est quoi ce charabia, sur l'athéisme, la justice, l'espoir, la logique ?
Nous parlions de bouddhisme et de Nirvana.
Je disais que Nirvana, c'est la paix éternelle des tombes, appelé félicité, soit délivrance des souffrances des vies.
As-tu une source, un texte bouddhiste qui affirme le contraire ?
Auteur : Saint Glinglin
Date : 02 sept.14, 02:06
Message : Bragon a écrit :Le paradis bouddhiste, c'est le Nirvana. Le Nirvana, c'est le repos, la mort éternelle.

Négatif. C'est la fin des réincarnations donc la mort de l'âme.
Auteur : Bragon
Date : 02 sept.14, 02:12
Message : Saint Glinglin a écrit :
Négatif. C'est la fin des réincarnations donc la mort de l'âme.
Pourquoi tu écris négatif. j'ai dit que c'est la mort éternelle, tu dis que c'est la mort de l'âme. C'est la même chose, non ?
Auteur : Coeur de Loi
Date : 02 sept.14, 03:05
Message : C'est pour le plaisir de te contredire, c'est courant
Dans le Bouddhisme il n'y a pas de néant ou d'anéantissement. On est vraiment dans
"rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme." Auteur : Saint Glinglin
Date : 02 sept.14, 04:22
Message : Bragon a écrit :Pourquoi tu écris négatif. j'ai dit que c'est la mort éternelle, tu dis que c'est la mort de l'âme. C'est la même chose, non ?
"La mort éternelle" est une trouvaille de CDL.
La mort est ponctuelle : on est vivant et l'instant d'après on est mort.
Si l'on croit à la survie de l'âme, c'est soit pour qu'elle aille occuper un autre corps, soit pour qu'elle aille flotter on ne sait où.
Il est rare de trouver une théologie dans laquelle l'âme finit par disparaître à son tour.
Mais il me semble que c'est cela le concept de Nirvana.
Auteur : Bragon
Date : 02 sept.14, 11:24
Message : Saint Glinglin a écrit :
Il est rare de trouver une théologie dans laquelle l'âme finit par disparaître à son tour.
Mais il me semble que c'est cela le concept de Nirvana.
Avec ton "nagatif !" énygmatique, tu nous a fait écrire 3 textes pour rien...pour nous dire que pour un mort le temps ne s'écoule pas, ce que tu aurais pu dire d'entrée et que de toute façon nous savions déjà.
Comment ça, il est rare ? Il me semble que pour les monothéiste l'âme est immortelle, non ?
Pour le Nirvana, je crois que ce n'est pas la disparition totale, mais un état léthargique, un coma, il survient après libération de toute attache avec toute forme de vie. Tu flottes, complètement sonné et abruti, dans le néant sans rien ressentir et rien penser.
Tu n'es pas mort, mais tu n'es pas en vie non plus. Juste une volute de fumée voguant dans l'espace.
Mais dès qu'on lui a dit que ce n'est pas le paradis qu'il croit, CDL s'est éclipsé pour ne pas perdre ses illusions.

Auteur : Coeur de Loi
Date : 02 sept.14, 22:05
Message : Si tu lis les 4 racines de la loi, tu comprendras que le Nirvana c'est absence de lien, un état de bonheur comme quelqu'un libre de toute entrave.
Auteur : Bragon
Date : 02 sept.14, 23:23
Message : Coeur de Loi a écrit :Si tu lis les 4 racines de la loi, tu comprendras que le Nirvana c'est absence de lien, un état de bonheur comme quelqu'un libre de toute entrave.
Oui, bien sûr. Mais tout est dans le sens du mot bonheur. C'est le bonheur d'échapper aux affres de la vie. C'est dit, répété et expliqué en long et en large. C'est ce que cherchent aussi ceux qui se suicident. Pour le bouddhisme, il s'agit de progresser lentement sur le chemin de la mort lente jusqu'à mourir pour de bon ou sombrer dans le coma pour toujours, et c'est ce point final qui est le Nirvana.
Cela n'a rien à voir avec la dolce vita.
Il ne s'agit pas de dire non. Comme tu connais tous les sutras par coeur depuis 30 ans, donne-nous un texte qui dit que le Nirvana c'est la belle vie.

Auteur : Coeur de Loi
Date : 02 sept.14, 23:51
Message : Nirvana en sanscrit signifie "Extinction"
Mais ce n'est pas le néant, c'est l'exctinction des agrégats, le retour à notre vrai soi.
"Par conséquent, ô moines, toute matière, qu'elle soit passée, future ou présente, intérieure ou extérieure, grossière ou subtile, vile ou excellente, lointaine ou proche, toute matière doit être vue ainsi, selon la réalité, grâce à la sagesse correcte :
"ceci n'est pas mien, je ne suis pas ceci, ceci n'est pas mon soi." De même il en est ainsi des 5 agrégats qui constitue l'être."
Auteur : Bragon
Date : 03 sept.14, 00:20
Message : Si Nirvana signifie extinction, c'est une bonne définition.
C'est bien ce que je disais: il s'agit de s'éteindre pour échapper à toute vie et à ses souffrances.
J'hésite seulement à dire s'il s'agit de disparaitre à jamais ou de végéter à l'état comateux.
Le bonheur dont il s'agit est dans le suicide à petit feu, petit à petit jusqu'à atteindre la fin, le nirvana. Il s'agit, pour utiliser la terminologie monothéiste, d'échapper à Dieu, de lui fausser compagnie, de repousser la vie, pas de le rejoindre pour séjourner avec lui dans son jardin édénique.

Auteur : Marmhonie
Date : 03 sept.14, 22:17
Message : Saint Glinglin a écrit :Mais si on souffre du groupe, c'est bien qu'on n'y trouve pas sa place.
Pas forcément en agoraphobie, ou alors tu fais du mot "groupe" un vocable qui contient des sens multiples et sans rapports. L'agora, c'est en grec la place publique. C'est sans rapport avec le groupe. Pour preuve, l'agoraphobe peut avoir une peur panique des espaces avec des gens, ou au contraire des espaces vides. Il n'est plus maitre en réalité de son territoire. C'est sans aucun rapport avec la notion la plus large possible de "groupe". Ici, le peu qui reste vrai de Freud dans sa psychanalyse, est sur les phobies. Cet espace est celui de son territoire "sexuel" de mâle, et il se voir mourir en fantasme durant une attaque de panique. Cet agora lui est intime. Quand tu nais, quand tu es dans le ventre de ta maman, dans le fluide amniotique, tu es déjà toi, et pas encore un autre, avec cette notion de société et de valeurs de groupe, qui viendra beaucoup plus tard, une fois que l'individu s'est construit.
Bien avant la notion de groupe, il y a d'abord la notion d'individu, puis celui de couple. On n'est pas du tout obligé d'aller vers le couple, ni vers le groupe, c'est ce que Truffaut et Werner Herzog ont montré dans leurs films "L'enfant sauvage" et "L'Énigme de Kaspar Hauser". Il y a aussi ce film sur la notion de territoire et d'individu dans le magnifique film avec Bruno Ganz, "L'échiquier de la passion". A la fin, on découvre qu'il n'a jamais été vivre que seul devant ses limites et devenu fou, ce qui lui va bien, il joue contre Dieu en lui donnant les Blancs ! Fabuleux de profondeur d'analyse.
Il y a aussi ce film troublant de Liliane Cavanni sur la psychologie des profondeurs dans "Portier de nuit".
Auteur : vic
Date : 17 sept.14, 01:38
Message : Bragon a écrit :Pas aussi simple que ça.
Une fois tout rejeté, une fois que tout est déclaré impermanent, il reste le plus important.
Il reste ce quelque chose par rapport à quoi tout le reste est impermanent.
Car si ce quelque chose n'existait pas, rien ne pourrait être considéré impermanent.
Et c'est ce quelque chose qui fait CDL et qui fait Bouddha, ni l'un ni l'autre ne pourraient s'en débarrasser, et tant qu'il leur restera " collé à la peau ", il y aura de l'impermanent, tout le temps, toujours.
Bonjour Bragon,
Tout est interdépendant , cela signifie que rien n'a d'existence propre , pas même l'interdépendance .( = vacuité)
Pour ce qui est de l'impermanence c'est la même chose , cela signifie que rien n'a de permanence , pas même l'impermanence .( = vacuité)
C'est subtil le bouddhisme on ne peut plus s'accrocher à des concepts comme à une branche pour le définir , on est sans appui .
Auteur : Coeur de Loi
Date : 17 sept.14, 01:48
Message : Explique moi en quoi l'impermanence n'est pas permanente.
Au contraire, elle l'est, et c'est faire un jeu de mot que de dire le contraire.
Auteur : vic
Date : 17 sept.14, 02:10
Message : Coeur de Loi a écrit :Explique moi en quoi l'impermanence n'est pas permanente.
Au contraire, elle l'est, et c'est faire un jeu de mot que de dire le contraire.
L'impermanence est permanente sans l'être , c'est pourquoi on l'appelle impermanence .
Auteur : vic
Date : 17 sept.14, 02:20
Message :
Si un phénomène est sans "soi" il ne peut pas plus être permanent qu'impermanent , il n'a pas de spécificité intrinsèque .
C'est là où je ne suis pas d'accord avec la loi sur l'impermanence comme tu l'entends sous l'angle sous lequel tu l'entends .
Et c'est justement parce qu'un phénomène est sans "soi" que la douleur n'a pas d'existence en "soi" .
Voilà pourquoi je dis: "L'impermanence est permanente sans l'être , c'est pourquoi on l'appelle impermanence" .
Si une personne essayait de tuer la loi sur l'impermanence on pourrait lire sur sa tombe " ici git et vient de mourir la loi sur l'impermanence, ce qui prouve son impermanence ".
Auteur : Coeur de Loi
Date : 17 sept.14, 02:31
Message : Moi je l'entend comme le Bouddha l'entend dans ce soutra.
Tous les composés sont impermanents.
Auteur : vic
Date : 17 sept.14, 02:35
Message : Coeur de Loi a écrit :Moi je l'entend comme le Bouddha l'entend dans ce soutra.
Tous les composés sont impermanents.
C'est tout le problème , c'est que tu comprends le bouddhisme de façon livresque , et tu en restes au livre .
Pour que la loi sur l'impermanence prouve toute sa vérité , elle doit aussi mourir et renaitre sans cesse , ce faisant elle ne meurt ni ne renait jamais .
Tu sais une loi bouddhiste doit toujours être regardée de façon tétralemmique , l'étude de la compréhension du tétralemme de Nagarjuna nous est d'une grande aide .

Auteur : Coeur de Loi
Date : 17 sept.14, 02:55
Message : J'en reste à la logique, et je t'invite à en faire autant.
Prenons un composé au hasard, une pomme, celle-ci est toujours éphémère car elle se décomposera tôt ou tard pour disparaitre.
Point, nul besoin de faire compliquer pour comprendre.
Auteur : vic
Date : 17 sept.14, 03:32
Message : Coeur de Loi a écrit :J'en reste à la logique, et je t'invite à en faire autant.
Prenons un composé au hasard, une pomme, celle-ci est toujours éphémère car elle se décomposera tôt ou tard pour disparaitre.
Point, nul besoin de faire compliquer pour comprendre.
Justement dans la nature rien n'apparait ou ne disparait vraiment , tout se transforme , nuance , l'impermanence dans le sens où tu le prônes est absolutiste .
C'est d'ailleurs la compréhension du " non soi" dans le bouddhisme , un phénomène qui n'existe pas en soi ne peut pas disparaitre ou apparaitre , il ne peut pas naitre ou mourir puisqu'il n' a jamais eu d'existence propre , il ne peut pas perdre une existence propre qu'il n'avait pas au départ .
La loi sur l'impermanence ne parle pas de disparition mais de transformation .
Auteur : Marmhonie
Date : 17 sept.14, 08:20
Message : Coeur de Loi a écrit :J'en reste à la logique, et je t'invite à en faire autant.
La logique est une création humaine, CdL, c'est une invention philosophique de Aristote contre Platon et son modèle des Idées. Humain, trop humain, sans aucune spiritualité.
Coeur de Loi a écrit :Prenons un composé au hasard, une pomme, celle-ci est toujours éphémère car elle se décomposera tôt ou tard pour disparaitre.
Erreur ! La forme de la pomme est faite pour protéger ses grains et ses couleurs pour être mangée par des animaux qui la trouve savoureuse. Ils sont beaucoup, nous aussi. Et là, miracle de la nature, aucun estomac, aucun acide animal ne peut détruire ses grains qui vont donc voyager dans le corps de l'animal pour sortir dans ses défécations des kilomètres plus loin et trouver dans ce nouveau terreau naturel de quoi produire quantité de pommiers et sans fin des pommes.
Cela a tellement impressionné l'antiquité qu'en latin, le fruit s'appelle Pommum.
Incroyable, non ?
Coeur de Loi a écrit :Point, nul besoin de faire compliquer pour comprendre.
Mon maître de Zen me disait avec son accent japonais :
"no thinking". Ne pas penser. Bien d'autres processus bien plus naturels et puissants sont déjà en fonctionnement en nous, et on n'en a même pas conscience. C'est l'instant, l'ici et maintenant, l'assise parmi soi.
La permanence des choses

et leur impermanence. Repense à la pomme, depuis la nuit des temps, elle vit et il y en a des centaines de qualités et formes différentes.
Auteur : Marmhonie
Date : 17 sept.14, 08:29
Message : Coeur de Loi a écrit :Moi je l'entend comme le Bouddha l'entend dans ce soutra.
Un jour, un disciple préféra laisser parler son maitre de Zen et s'en alla méditer devant un mur, comme Bodhidharma.
Le maitre vint voir ce disciple et lui dit en riant :
- Tu le prends pour un bouddha ?
- Non, simplement pour le mur...

Adapte-toi à ta nature profonde. Sans besoin de te justifier. Cette souffrance est forte en toi, le besoin de référents les plus élevés, mais toi, que fais-tu en regardant de beaux oiseaux s'envoler ? Tant que tu t'attacheras à des maitres, des religions, des principes, tu t'attacheras plus encore à toi.
L'oiseau ne fait jamais cela. Ni un bouddha, ni un yogi, ni un shifu.
"Attache deux oiseaux ensemble : bien qu'ils aient quatre ailes, ils ne voleront jamais." Auteur : ladann
Date : 20 déc.14, 20:24
Message : tas raison la marmhonie et aussi la souffrance viend surtout des etres qui nont pas eu dieu en leures coeur et qui ont prophanner la terre en ne suivant pas les commendement de dieu et l enseignement du christ. Car de nos jours l homme tiend pouvoir sur l homme qui na point cree, il cre des machines de toute sortes qui ont defigurer la terre (jardin ,paradis) et qui tue chaque jours bon nombre d homme et femme enplus des animeaux et avec les quelles ils se font la guerre, des manipulation de maladie quils ont rependue partout ,de leures pesticides qui ont poluer les eaux en rendant l eau potable raricime, et d'avoir creuser un grand ecart entre les riches et pauvre en voulant tout dominer ils ont enlever le pain de la bouche des gens en aussant leur taxe pour engraisser leur veau d or ect ... Voila pk le monde souffre tellement nb: cela me fait penser a la parole du christ qui pour moi se realise de nos jours et cest celle ci .Pere pardonne leure car ils ne savent ce quils font . Merci d avoir pris le temps de me lire que le pere soulages tout les coeures blesser acause deux
Auteur : Navam
Date : 22 déc.14, 03:43
Message : Bonjour à tous,
Je viens rajouter ma petite contribution yogique !
Selon le yoga, la première cause de souffrance est l'ignorance, ou la fausse connaissance disons plutôt. C'est à dire de prendre pour vrai ce qui ne l'est pas et le contraire également.
De là découle justement la deuxième qui est l'égo. Quand celui-ci prend toute la place et qu'il n'y a plus de discernement entre notre réelle nature et ce dernier. De là découle les 3 autres ...
Au plaisir !
Auteur : indian
Date : 22 déc.14, 23:59
Message : Navam a écrit :Bonjour à tous,
Je viens rajouter ma petite contribution yogique !
Selon le yoga, la première cause de souffrance est l'ignorance, ou la fausse connaissance disons plutôt. C'est à dire de prendre pour vrai ce qui ne l'est pas et le contraire également.
De là découle justement la deuxième qui est l'égo. Quand celui-ci prend toute la place et qu'il n'y a plus de discernement entre notre réelle nature et ce dernier. De là découle les 3 autres ...
Au plaisir !
Notre Ego et les préjugés qui en découle, la médisance qui s'en suit, la souffrance
Auteur : jeudi
Date : 13 nov.16, 03:57
Message : "Quand il s’agit de faire le bonheur d’un peuple, le peuple a quelque chose à faire pour attirer des dirigeants qui feront régner la justice, la prospérité, la paix.
C’est la leçon contenue dans ce conte :
"Il était une fois un royaume où n’arrivaient que des malheurs : famines, épidémies, émeutes…. Le roi, inquiet, ne sachant que faire pour remédier à ces calamités qui menaçaient aussi son pouvoir, fit venir un sage. Et le sage lui dit ceci : « Majesté, c’est toi qui es la cause de cette situation : tu vis dans la mollesse, la débauche, tu es souvent dur, injuste, cruel, et voilà pourquoi les catastrophes ne cessent de tomber sur ton peuple. » Ensuite le sage se présenta devant le peuple et lui dit : « Si vous souffrez, c’est que vous l’avez mérité. Est-ce que vous-mêmes vivez de manière raisonnable ? Est-ce que vous êtes honnêtes, justes, patients les uns avec les autres ? Non, et c’est pourquoi vous avez attiré un monarque qui vous ressemble. » Voilà comment les sages expliquent les choses. Quand un peuple entier décide de vivre dans la lumière, le Ciel lui envoie des dirigeants nobles et honnêtes qui ne lui apportent que des bénédictions. Mais si un peuple est gouverné par des gens incapables de prendre de bonnes décisions, il doit savoir qu’il en est lui-même le principal responsable."
Auteur : Navam
Date : 15 nov.16, 01:55
Message : Ce texte peut-être résumé par ce proverbe :
<< Quand l'élève est prêt, le maître apparaît ! >>
Au plaisir !
Auteur : Marmhonie
Date : 25 nov.16, 07:37
Message : La souffrance vient de la douleur et réciproquement.
Ça, tout le monde le comprend.
Auteur : pourquoipas
Date : 25 nov.16, 08:07
Message : Marmhonie a écrit :La souffrance vient de la douleur et réciproquement.
Ça, tout le monde le comprend.
Un jour, quelqu'un m'a expliqué la ''différence" entre douleur et souffrance.
La souffrance serait un ressenti psychique
La douleur serait un ressenti physique.
Ca a fait sens pour moi, je n'ai pas cherché plus loin pour ma part.
Mais peut-être y a t il une autre "vérité".
Auteur : Navam
Date : 25 nov.16, 08:39
Message : Bonsoir pourquoipas,
Oui exactement tu m'as enlevé les mots de la bouche. Marmhonie semble oublié la souffrance psychologique ... Celle que bien souvent nous nous infligeons. D'ailleurs je pensais qu'il connaissait un peu le yoga et ses textes car si c'était le cas il n'aurait pas dit de telles choses !
Au plaisir !
Auteur : jeudi
Date : 30 nov.16, 06:49
Message : La douleur, la souffrance...
Quand nous souffrons psychiquement nous avons mal au corps...
Le corps et le psychisme sont liés.. Le matériel et l'immatériel sont liés..
Notre monde actuel a tendance a vouloir tout séparer alors que nous dépendons tous les uns des autres, comme des liens invisibles qui nous relient... vouloir l'ignorer ne change rien au fait que nous ne pouvons pas échapper à cette loi.
Nombre de messages affichés : 46