Résultat du test :

Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 00:41
Message : Les croyances de l'antique Babylone :

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La Babylone antique

Bible:

Jérémie 51:6
"Fuyez du milieu de Babylone."

Jérémie 51:7
"Les nations ont bu de son vin, c'est pourquoi les nations continuent d'agir follement."

Jérémie 51:28, 29
"Sanctifiez contre elle les nations, les rois de Médie, ses gouverneurs et tous ses chefs adjoints et tout le pays de la domination de chacun. Que la terre tremble et soit dans une violente douleur, car c’est contre Babylone que se sont dressées les pensées de Jéhovah, pour faire du pays de Babylone un objet de stupéfaction, sans habitant."

Jérémie 51:49
"Non seulement Babylone a été la cause pour que tombent les tués d’Israël, mais encore à Babylone sont tombés les tués de toute la terre."

Jérémie 51:63
"Lorsque tu auras achevé de lire ce livre, tu y attacheras une pierre et tu devras le lancer au milieu de l’Euphrate. Et tu devras dire : 'C’est de cette façon que Babylone s’enfoncera et ne se relèvera plus à cause du malheur que je fais venir sur elle ; et à coup sûr ils s’épuiseront.' "

Babylone la Grande dans le livre de la révélation "apocalypse"


Révélation 18:4
"Sortez d’elle, mon peuple..."

Révélation 18:17
"...ceux qui habitent la terre se sont enivrés du vin de sa fornication."

Révélation 17:16
"Et les dix cornes que tu as vues, et la bête sauvage, celles-ci haïront la prostituée et la rendront dévastée et nue, et mangeront ses chairs et la brûleront complètement par le feu. Car Dieu leur a mis au cœur d’exécuter sa pensée, oui d’exécuter leur seule pensée en donnant leur royaume à la bête sauvage, jusqu’à ce que les paroles de Dieu se soient accomplies."

Révélation 18:24
"Oui, chez elle on a trouvé le sang des prophètes et des saints et de tous ceux qu’on a tués sur la terre."

Révélation 18:21
"Et un ange vigoureux a soulevé une pierre semblable à une grande meule et l’a jetée dans la mer, en disant : “ Ainsi, d’un coup, sera jetée Babylone la grande ville, et jamais plus on ne la trouvera."


Taureau androcéphale ailé

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En Assyrie, des taureaux androcéphales gardaient les portes des palais et des villes. Ces animaux extraordinaires étaient constitués d'un corps de taureau, d'une paire d'ailes et d'un visage humain. Ils portaient des tiares entourées d'une ou plusieurs paires de cornes. Taillés dans la pierre, ces bêtes fabuleuses étaient des génies bienveillants, protecteurs des villes assyriennes. Ils pouvaient mesurer plus de quatre mètres de haut. Les taureaux androcéphales sont une caractéristique de l'art assyrien durant le Ie millénaire avant notre ère.
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 01:00
Message : "Sortez d'elle, mon peuple, si vous ne voulez pas participer avec elle à ses péchés, et si vous ne voulez pas recevoir votre part de ses plaies." Révélation 18:4.


Zigourrat et la Tour de Babel

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À Ur, en Mésopotamie, un des édifices les plus imposants était la ziggourat, sorte de tour bâtie en briques séchées, haute de plusieurs étages, et surmontée d'un temple. La tour de Babel (dans la cité de Babylone) devait avoir une structure semblable. De la ziggourat d'Ur, seuls les étages inférieurs ont été reconstitués.

Genèse 11:11 1 Tout le monde parlait alors la même langue et se servait des mêmes mots. 2 Partis de l'est, les hommes trouvèrent une large vallée en Basse-Mésopotamie et s'y installèrent. 3 Ils se dirent les uns aux autres : « Allons ! Au travail pour mouler des briques et les cuire au four ! » Ils utilisèrent les briques comme pierres de construction et l'asphalte comme mortier. 4 Puis ils se dirent : « Allons ! Au travail pour bâtir une ville, avec une tour dont le sommet touche au ciel ! Ainsi nous deviendrons célèbres, et nous éviterons d'être dispersés sur toute la surface de la terre. »

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La plus célèbre des ziggourats est celle de Babylone. Grâce au récit Genèse 11, son souvenir a traversé le temps. Dans la Bible, elle est nommée : "Tour de Babel". Le récit de la Genèse, nous raconte qu'au temps où les hommes parlaient la même langue, ils se dirent : "Allons ! bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touchera le ciel".

GENÈSE 11
"La terre entière se servait des mêmes mots. Or en se déplaçant vers l'orient, les hommes découvrirent une plaine dans le pays de Shinéar et y habitèrent. Ils se dirent l'un à l'autre : "Allons ! Moulons des briques et cuisons les au four." Les briques leur servirent de pierre et le bitume leur servit de mortier. "Allons ! dirent-ils, bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel. Faisons-nous un nm afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre."

Le Seigneur descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils d'Adam. "Eh, dit le Seigneur, ils ne sont tous qu'un peuple et qu'une langue et c'est là leur première oeuvre ! Maintenant, rien de ce qu'ils projetteront de faire ne leur sera accessible ! Allons, descendons et brouillons ici leur langue, qu'ils ne s'entendent plus les uns les autres !" De là, le Seigneur les dispersa sur toute la surface de la terre et ils cessèrent de bâtir la ville. Aussi lui donna-t-on le nom de Babel car c'est là que le Seigneur brouilla la langue de toute la terre, et c'est de là que le Seigneur dispersa les hommes sur toute la surface de la terre."

Auteur : Ptitech
Date : 14 sept.14, 01:08
Message : Quelle leçon pouvons-nous tirer de l'histoire de la tour de Babel ?
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 01:22
Message : dieux et cultes-panthéon

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Triade divine : Aglibol, BaalShamin, Malakbêl.

Nabu (Nabo, Nabou)

Le dieu Nabou, originaire de Babylonie, était le fils de Bel-Marduk. Nabou était le dieu dont la mission était d’inscrire l’avenir de l’humanité, avenir décidé lors de l’assemblée des dieux au moment de la fête du Nouvel An. Il était également le patron des scribes, car lui-même écrit le destin des hommes. Il devint populaire en Assyrie au cours du premier siècle avant l’ère chrétienne. On le considérait comme un dieu sauveur, et on l’associait au dieu Ea, d’origine sumérienne, vénéré en tant que dieu de la sagesse. Dieu jeune, beau et musicien, il est parfois associé à 1’Apollon grec. Le serpent et le scorpion font partie de ses attributs.

Baal Shamîn

« Le Seigneur des Cieux très hauts ». Dieu de l’orage et des pluies fertilisantes, identique à Hadad dont le culte est commun à toute la Syrie. C’est le dieu suprême comme Bêl, mais il est plus proche des humains. Introduit à Palmyre à partir des ports phéniciens par les caravanes, il est déjà présent à Emèse dès le IXe siècle avant J.-C. Il devient populaire à Palmyre avec l’influence romaine. Au IIe siècle, on le désigne le plus souvent par les épithètes « Grand et Miséricordieux » sans préciser le nom du dieu.

Allath

La déesse, appartient au panthéon arabe de la Mecque pré-islamique et au panthéon nabatéen. Divinité de la fertilité, comme l’Atargatis syrienne, c’est aussi la déesse étoile (Vénus) qui guide les caravanes la nuit. Elle prend un aspect guerrier à Palmyre en étant associée, à la fin IIIe siècle, à l’Athéna grecque.

Arsu

Dieu arabe des chameliers, protecteur des caravanes, connu sous le nom de Ruda dans la langue araméenne.

Shadrafa

Celui qui guérit. Présent un peu partout au Proche-Orient dés le VIe siècle avant J.-C., il a, à Palmyre, un temple qui n’a pas encore été retrouvé.


Iarhibol

Le seigneur Soleil que l’on voit souvent en compagnie de Bêl ou Baal Shamin. I1 est représenté avec l’astre Soleil comme nimbe ou sous l’aspect d’un aigle.

Aglibol

Le seigneur Lune accompagne généralement Bêl et Iarhibol. Lui aussi possède un nimbe signifiant la Lune et un aigle comme attribut.

Malakbel

Il est le véritable dieu de Palmyre, son protecteur. Souvent cité, il est également présent au côté de Baal Shamin et Aglibôl. A Palmyre, il participe à la création du monde en aidant Bêl dans son combat contre Tiamat, l’eau primordiale et terrible
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 01:32
Message : Processions, sacrifices et banquets rituels

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Palmyre, temple de Bêl : scène de procession

Palmyre était divisée en quatre tribus, dont chacune était propriétaire d’un des quatre principaux sanctuaires de la ville : temple de Baal-Shamîn, temple d’Aglibol, temple d’Arsou et temple d’Artémis. Le grand sanctuaire de Bêl constituait quant à lui une sorte de panthéon national, symbole d’unité de la cité d’où la signification toute symbolique de son financement par l’empereur Tibère.

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Palmyre : cella du temple de Baal-Shamin.

La cella du temple est inaugurée en 130 à l’occasion de la visite d’Hadrien, mais la construction a débuté vers l’an 20 apr. J.-C.

A l’origine, il s’agit d’un complexe architectural comprenant trois cours à portiques, une salle de banquet et la cella proprement dite. De celle-ci, ne demeurent que le pronaos et le naos. La cella est un petit édifice de quinze mètres de long sur dix mètres de large. Les six colonnes à chapiteaux corinthiens, qui entourent le pronaos, comportent des consoles pour les statues et des inscriptions. La disposition interne est particulièrement originale. Le naos est divisé en trois thalamos avec un décor en trompe-l’oeil de fausses portes et de fausses fenêtres.

Le sanctuaire d’Allath

Dédié à Allath, le temple a été fondé entre 103 et 164 apr. J.-C. L’édifice devait avoir un aspect semblable à celui du temple de Baal-Shamîn : un portique à colonnes cannelées entoure une cella précédée d’un pronaos à six colonnes. Dans le temenos, on a retrouvé la grande statue, datée de l’ère chrétienne et haute de 3,5 mètres, à tête de lion,

La ville s’animait à certaines occasions de processions et cortèges, ce qu’illustre la fameuse scène d’une poutre du péristyle du temple de Bêl : un chameau portant une tente d’où paraît dépasser un bétyle est conduit par un personnage qui suit un poulain ; deux femmes voilées les accompagnent, le groupe ainsi constitué défilent devant quatre personnages faisant le geste de bénédiction.

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Palmyre. Scène de banquet funéraire

L’essentiel des cultes était constitué, pour les rites ordinaires, de sacrifices d’encens que l’on brûlait dans des pyrées situés sur la toiture du temple, comme dans le temple de Bêl. Pour les rites exceptionnels, on pratiquait des sacrifices d’animaux (moutons, chèvres, chamelons) brûlés en holocauste dont seules étaient prélevées les entrailles. Ces pratiques, typiquement sémitiques, peuvent être rapprochées des rituels pratiqués à Pétra sur les hauts-lieux.

De même, comme à Pétra, on pratiquait des banquets sacrés avec des participants en nombre limité. L’admission y était subordonnée à la détention de jetons, appelés tessères, en terre cuite de forme rectangulaire ou bien s’apparentant à des pièces de monnaie. Dans ces banquets, les fidèles partageaient le vin, le pain et la viande comme dans les thiases du culte dionysiaque. On a identifié l’emplacement de tricliniums découverts dans le temple de Baal-Shamîn et celui de Bêl. Les défunts étaient honorés régulièrement par leurs proches lors de banquets funéraires qui se déroulaient dans la tombe même. Sur ce point aussi, l’on retrouve des pratiques cultuelles similaires à celles de Pétra.
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 02:01
Message : Panthéon


Carrefour des routes caravanières, carrefour de peuples et ancienne cité qui connut de multiple influences tout en préservant toujours une certaine autonomie, Palmyre dispose d’un panthéon très varié, composé de dieux d’origine babylonienne, phénicienne, sémite, perse, palmyrénienne et grecque.

On a pu ainsi recenser une soixantaine de dieux qui étaient vénérés par ses habitants dans des sanctuaires campagnards de la Palmyrène, comme Abgal (honoré), Ma’an, Ashar et Ashad (le lion), Azzu (fort) et Mu’nim (bienveillant), des divinités qui portaient des qualificatifs que l’on retrouvera parmi les nombreux épithètes d’Allah.

Leur assimilation avec les dieux gréco-romains est hasardeuse, sauf dans le cas de la déesse Allath, car on a retrouvé dans son temple une statue en marbre d’Athéna d’après le modèle de Phidias[/size].


Panthéon babylonien

Les divinités les plus populaires sont Nabou, Mardouk-Bel, Ishtar-Innin, Anou, Shamash et Sîn. Chacun a son nombre mystique qui indique son ordre numérique dans le panthéon des divinités ; chacun a une représentation symbolique que l’on retrouve sur les sceaux cylindres et sur les monuments. Les dieux secondaires représentent les forces animistes présentes dans la nature ainsi que les divinités protectrices personnelles, les esprits qui œuvrent dans l’imagination quotidienne des citoyens babyloniens.

Les dieux babyloniens étaient conçus à l’image des hommes et rarement, voire jamais, représentés sous un aspect qui n’était pas anthropomorphe. Les cultes de Mardouk et d’Ishtar comprenaient des cérémonies dont le déroulement s’apparentait à de véritables petites scènes transposables dans la vie quotidienne : scènes de jalousie, scènes de famille...


Ishtar Image

Nom sémitique courant de la Grande Déesse mésopotamienne, appelée aussi Asherah, et Ashtart chez les Phéniciens. Ishtar “la bienveillante”, mâle en tant que divinité du matin et femelle en tant que déesse du soir, est tantôt fille d’Anou et tantôt fille de Sîn. Déesse de la guerre et déesse de la volupté, elle est la sœur de Shamash, dieu de la lumière, et en même temps d’Ereshkigal, la divinité du monde infernal. Elle était adorée à Ourouk, où son culte supplantera celui de son père Anou, Fille de Sîn, elle a pour emblème une étoile ; déesse guerrière, debout sur un ou deux lions, elle porte le carquois ; d’une main elle tient une arme courbe et de l’autre un sceptre. Son temple à Babylone s’appelait l’Etourkalama, la « maison qui est la bergerie du pays ». Les cérémonies qui s’y déroulaient avaient une forte connotation érotique et semblaient plutôt liées à la prostitution sous ses formes sacrée et profane.

Chez les Assyriens, elle revêtait deux visages bien différent. Elle était d’abord la déesse de l’amour et du sexe sans être cependant ni la patronne du mariage ni la déesse-mère. Sa personnalité a vraisemblablement absorbé d’autres déesses. Elle incarne la femme par excellence : belle, voluptueuse mais aussi versatile, perfide et sujette à la colère. Ses amants sont sans nombre, demi-dieux comme Dumuzi ou simples mortels qu’elle séduit avant de les rejeter aux Enfers en les transformant en animaux répugnants. Elle disposait de deux sanctuaires très renommés, celui d’Arbèles et surtout celui de Ninive. Elle était ensuite la déesse de la guerre, qui assistait le roi et marchait à ses côtés. Cet aspect belliqueux lui vaut d’être représentée debout sur un lion ou une lionne brandissant un poignard à lame courbe (harpè).


Parèdre du dieu Bêl dans le panthéon ouest-sémitique, c’est pour elle que l’on pratique, sur les hauts lieux , la prostitution sacrée, qui vise, à accroître, par analogie, la fertilité du sol et la fécondité des troupeaux. Les Grecs l’assimileront à Aphrodite.

Bêl

Principale divinité de Palmyre, ce que traduit la monumentalité de son temple. Son nom est emprunté à Bêl-Marduk de Babylone mais il s’agit en fait d’une divinité autochtone, Bôl, à rapprocher du Baal phénicien, qui signifie « maître ». Il est vénéré dès le Ier siècle av. J.-C représenté sous la forme d’un astre ou d’un aigle aux ailes déployées, ou encore d’un dieu soldat.


Aphrodite

Selon la tradition, elle serait née à Chypre de l’écume marine fécondée par le sang d’Ouranos. C’est la déesse du sexe et de la procréation, apparentée aux grandes déesses orientales de la fécondité. Mère d’Eros, elle est pourtant étrangère à la sphère familiale et conjugale car elle incarne la dimension incontrôlable de la sexualité et de la passion dévastatrice et fatale. De ses unions illégitimes naîtront Eros (dieu du désir amoureux) et Hermaphrodite.

C’est elle qui inspire à Zeus ses infidélités conjugales. Zeus en retour la récompense en lui faisant rencontrer le beau prince troyen Anchise, de leur union naîtra Enée. C’est aussi elle qui est à l’origine de la guerre de Troie puisqu’elle a promis la main d’Hélène à Pâris. Durant cette même guerre, elle soutient les Troyens, après leur défaite elle protège Enée dans sa fuite vers l’Italie. Elle persécute toutes ses rivales comme Psyché ou Myrrha.

Ses attributs sont les coquillages, qui rappellent sa naissance marine, un ruban magique et un char tiré par des colombes ou des cygnes. Les fruits comme la pomme et la grenade lui sont associés, comme symboles de la fécondité, ainsi que des fleurs comme la rose et le pavot, comme symboles de la beauté.

Ses sanctuaires principaux étaient à Paphos, dans l’île de Chypre, à Cythère et à Corinthe.

Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 02:06
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Représentation du dieu Shamash

Shamash

Shamash était le dieu-Soleil en Mésopotamie, appelé Babbar chez les Sumériens. Il est avant tout le juge suprême dont les enfants sont Kittou et Mesharou, la justice et le droit. On le considérait comme le dieu de la justice, car de sa position dans le ciel il pouvait voir tout ce qui se passait sur la terre. C’est probablement pour la même raison qu’on le considérait aussi comme le dieu qui connaissait l’avenir et qui pouvait le révéler à l’humanité au moyen des entrailles d’un mouton sacrifié. Ce rôle l’impliquait directement dans les décisions politiques et sociales prises par les rois. Il dicte lui-même aux rois les lois équitables. Son symbole est un disque orné d’une étoile à quatre branches séparées par des faisceaux de rayons ondulés. Il est caractérisé sur des monuments et des cylindres par des flammes qui s’élèvent au-dessus de ses épaules.

Sîn, Souen

Dieu lune des Babyloniens, assimilé à Nanna. Epoux de Ningal, c’est le père de Shamash et d’Ishtar. Sîn mesure le temps et c’est à lui de faire se terminer dans les soupirs et dans les larmes les jours, les mois et les années des rois coupables. Son symbole est le croissant lunaire. Ses villes saintes étaient Ur, où il est honoré sous le nom de Nanna et Harran, d’où son culte s’est répandu dans les pays araméens.

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Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 02:21
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Carrefour de l’Orient

En raison de sa position géographique avantageuse, Palmyre devint une importante étape pour les caravanes de chameaux et d’ânes qui transportaient des denrées de luxe (épices, perles, pierres précieuses, soie) depuis l’Inde, la Chine et l’Arabie vers les ports de Tyr et de Sidon sur la côte méditerranéenne. Les grandes routes commerciales qui partaient de Palmyre étaient les suivantes : d’abord celles de Doura-Europos, de Circésium, de Vologésias, de Suza, sur l’Euphrate, qui permettaient aux caravanes de remonter vers la Haute Mésopotamie et de communiquer avec les Indes par la Babylonie et le Golfe Persique ; puis la route Palmyre-Emèse-Antioche qui assurait les relations avec l’Asie Mineure et la Grèce ; enfin celle de Palmyre-Jérusalem-Pétra, prolongée sur la Mer Rouge et l’Égypte, qui permettait aux habitants de Palmyre d’entretenir d actives transactions avec les Nabatéens.

Selon Appien, Palmyre "cherchait en Perse les produits de l’Inde et de l’Arabie pour les revendre chez les Romains". La conquête par Pompée du territoire qui deviendra la future province romaine de Syrie conduira par ailleurs à détourner le commerce caravanier de Pétra vers Palmyre qui de fait attira vers elle seule tout le commerce de l’Orient. Ce que confirment les nombreux caravansérails antiques dont les ruines ont été repérées par photos aériennes au nord et à l’ouest de la ville.

Arabie antique


Dans l’Antiquité, le terme désigne tous les pays habités ou parcourus par les Arabes, c’est à dire non seulement la péninsule arabique mais aussi les régions comprises autour de la mer Morte, de la mer Rouge et de l’Euphrate. Mais cela ne signifie pas pour autant que les peuples qui habitent ces contrées appartiennent précisément aux groupes ethniques qui seront ultérieurement désignés comme « arabes ». L’expression « arabe » désigne alors souvent plus un mode vie spécifique qu’un groupe ethnique distinct.

La Bible distingue deux types de population arabe : les premières descendent de Cham, mentionnées sous le vocable de Saba, Hawilah, Sheba et Dedan, les secondes descendent de Sem et sont apparentées avec les Israélites par leur ancêtre commun Abraham. L’Ancien Testament distingue l’Arabie du sud (celle de la reine de Saba d’où proviennent les aromates, l’encens, la myrrhe, l’or et les pierres précieuse) de l’Arabie du nord vivant de l’élevage du bétail.

les textes assyriens

Les annales assyriennes mentionnent un royaume de Qédar (oasis de Duma) en Arabie du nord dès le VIIIe siècle. Dans les textes décrivant la bataille de Qarqar (853 av. J.-C.), il est mentionné que « Gindibu’ du pays d’Arba » dirigeait un contingent de 1000 hommes montant des chameaux. Parmi les tributaires de Teglat-phalasar III l’on trouve trace d’une certaine Zabibi « reine des Arabes ». Puis sous le règne de Sargon, sont mentionnés « Samsi, reine du pays d’Aribi » et « It’amra du pays de Saba’a ».

Sennacherib fit campagne contre des nomades menés par Hazael, « roi de Qedar », et Te’elhunu, « reine des Arabes ». Le premier fut maintenu en place, mais soumis à un lourd tribut tandis que la seconde fut déportée en Assyrie. Après la prise de Babylone en 689 av. J.-C., le roi de Saba, nommé Karib’il, envoya des aromates et des pierres précieuses à Sennacherib.

Les images divines que Sennacherib avait emportées en Assyrie furent restituées par Assarhaddon à Hazael. A la mort de celui-ci, Assarhaddon confirma son fils comme successeur et l’aida à écraser une rébellion. Yautha‘ s’étant rebellé à son tour, les Assyriens déportèrent une nouvelle fois à Ninive les statues de ses dieux. Pour envahir l’Égypte, Assarhaddon dut traverser le désert du Sinaï et sollicita à cette occasion l’aide des Arabes occidentaux.

Durant le conflit qui opposait Assurbanipal à son frère Shamash-shum-ukin, roi de Babylone, Yautha‘ attaqua les royaumes jordaniens vassaux des Assyriens mais il fut vaincu. Dans le même temps, des Qédarites, mené par Abyatha‘ et son frère, prirent le parti des Babyloniens révoltés contre la tutelle assyrienne, vaincus ils se réfugièrent dans Babylone. Lors de la chute de Babylone en 689, Assurbanipal gracia Abyatha‘ et le nomma roi de Qadar à la place de Yautha‘.

Entre 641 et 638, les Assyriens matèrent la révolte de la confédération de Atarsamain, regroupant différentes tribus qédarites, qui avait lançé un raid contre les territoires syriens sous tutelle assyrienne.

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Stèle funéraire - Albâtre - Yemen - IIIe siècle av. J.-C



L’Arabie romaine


En 106, l’Arabie fut facilement conquise par les légions roamines dirigées par Cornelius Palma. Cette conquête était un préalable à la guerre que Trajan projetait contre les Parthes. La légion pris ses quartiers près de Bosra, devenue capitale de la nouvelle province romaine. Compte-tenu du caractère extrêmement mobile de l’adversaire parthe, les unités de cavalerie et les archers y tenaient une place prépondérante.

Le limes romain dans cette région était alors une zone très floue : au-delà de la province proprement dite, sous administration romaine, s’étendait la zone des oasis de Djawf et du Hedjaz, vaguement contrôlée, puis un vaste territoire courant jusqu’au golfe Persique parcourut par quelques patrouilles. Outre, la menace parthe, il fallait constamment surveiller les nomades toujours prêts à piller les récoltes des sédentaires et les caravanes.

La province s’organisait autour d’un axe majeur, l’ancienne route royale rebaptisée via nova Traiana, qui reliait la Syrie à la mer Rouge. Elle était protégée par un réseau de tours et de forts bâtis dispersés dans la Décapole et complété par des petites fortifications permettant de contrôler les oasis et garantissant la logistique des patrouilles du désert.

L’économie de la province prospérait en partie grâce à la culture du blé sur le plateau du Hauran mais surtout grâce au commerce caravanier qui atteignait l’Arabie méridionale et au commerce international, ouvert vers l’Éthiopie, l’Inde et même la Chine, via les ports de Leukè Komè, sur la mer Rouge, et Charax sur le golfe Persique.

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Tête d’homme - Albâtre - Yemen - Ier siècle av. J.-C.
Auteur : Ptitech
Date : 14 sept.14, 02:33
Message : C'est bien gentil de nous recopier des sites Internet comme tu le fais mais si tu rajoutais un commentaire, une remarque , une idée de ta part ca serait encore mieux parce que là j'ai envie de te répondre : ouais et alors ?
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 02:47
Message : Une chose à la fois :)

Merci de ne pas polluer mon sujet SVP, je n'ai pas fini ma démonstration et encore moins la conclusion qui va partir des croyances de la Babylone antique pour nous amener aux croyances des religions d'aujourd'hui qui s'en inspirent, et comprendre pourquoi Dieu dans la Bible, nous demande de sortir de Babylone la grande qui représente toutes les fausses religions actuelles qui vont être détruites...
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 05:05
Message : La religion assyro-baylonienne


Croyances et rituels en Mésopotamie


Marduk


Marduk ou Mardouk est le dieu de la ville de Babylone, où il siégeait dans son temple « au pinacle surélevé » (Esagil), en compagnie de son épouse Sapanîtu, ou Zarpanîtu. Les mésopotamiens en faisaient le fils aîné d’Ea et de la déesse Damkina. Dieu agraire d'importance secondaire à l'origine, il acquiert toute son importance sous le règne de Nabuchodonosor (XIIe s. avant notre ère). Le Poème de la Création, l'épopée babylonienne des origines du monde, écrit à cette époque, est destiné à justifier cette promotion. Marduk finira par supplanter Enlil (en en absorbant les attributions) comme dieu suprême du panthéon. On lui associe le dragon et la planète Jupiter.
Divinité locale à l'origine et envisagé comme une des multiples manifestations du soleil, ainsi que l'indique la forme étymologique de son nom Amar-utuki « éclat du soleil » , il devint le chef du panthéon assyro-babylonien et prit le pas sur les autres divinités poliades, à partir du jour où la prépondérance politique de Babylone fut définitivement reconnue.

Sa personnalité se confond dès lors avec celle de Bel, le fils aîné d'Êa ; c'est pourquoi on le nomme souvent Bel-Marduk, et il préside à la plus grosse et à la plus brillante des planètes, Jupiter.

On l'appelle « le dieu qui mesure la marche du soleil, le prince des légions stellaires »; il est qualifié de « juge, soutien de la royauté, dieu des légions, celui qui marche devant Êa ». On l'invoque comme il suit dans un hymne en soit honneur :

Roi de la surface de la terre, roi des contrées,
Fils aîné d'Êa, qui ramènes le ciel et la terre (dans leurs mouvements périodiques),
Grand seigneur de la surface de la terre, roi des contrées, dieu des dieux.
du ciel et de la terre, qui n'as pas d'égal,
serviteur d'Anu et de Bel, miséricordieux entre les dieux,
miséricordieux qui rappelles les morts à la vie,
Marduk, roi du ciel et de la terre, roi de Babylone, seigneur du E-Sagil
Seigneur du E-Zida, seigneur du E-Mah-bilat; à toi sont le ciel et la terre, à toi sont ensemble le ciel et la terre, à toi est le charme de vie, à toi est le philtre de vie,
à toi est la clôture brillante de l'ouverture de l'Océan!
L'ensemble des hommes,
Tous les êtres vivants, désignés par un nom, qui existent à la surface de la terre, les quatre régions célestes dans leur totalité,
les Archanges des légions du ciel et de la terre, tous tant qu'ils sont.
...
Ô Marduk! roi du ciel et de la terre,
j'ai invoqué ton nom, j'ai invoqué ton coeur; que les dieux glorifient ton nom! qu'ils bénissent celui qui t'est soumis!


http://www.cosmovisions.com/$Marduk.htm
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 05:13
Message : Utu / Shamash

Utu (en sumérien) / Shamash (dans les langues sémitiques). - Il est le dieu mésopotamien du Soleil, et de l'équité (et, en cela témoin, des serments, comme Jupiter à Rome).

Fils du dieu Lune, Nanna / Sin, et de Ningal, il est aussi le frère d’Inanna / Ishtar (associée à la planète Vénus). Son symbole est un disque orné d’une étoile à quatre branches séparées par des faisceaux de rayons ondulés.

Shamash est une des divinités les plus universellement invoquées; mais dans la hiérarchie céleste, il vient après Sin. On le qualifie hyperboliquement, dans les invocations qu'on lui adresse, d'arbitre des dieux, de grand juge du ciel et de la terre. Souvent on le représente simplement par l'image même du disque solaire; quelquefois le buste du dieu, coiffé de la tiare, émerge du centre de ce disque.

Shamash avait des sanctuaires à Babylone, à Larsa, à Sippara. Dans cette dernière ville dont il était la divinité poliade, il eut un temple resté célèbre tout le temps de la durée de l'empire assyrien on cite constamment ce sanctuaire avec celui d'Anunit, déesse qui passait, à Sippara, pour l'épouse de Shamash. Dans ce temple fameux, sans cesse embelli et restauré par les rois brûlait comme dans les sanctuaires de la religion de Zoroastre, un feu qui ne devait jamais s'éteindre. (F. Lenormant).

Il y a un bas relief trouvé à Abu-Habbu, aux ruines de l'ancienne Sippara, sur lequel on voit figuré, avec le disque solaire, l'édicule qui constituait le tabernacle de Shamash. Le dieu est majestueusement assis sur un trône, avec le symbole de sa puissance a ses pieds, et il tient dans sa main le disque et le sceptre magique. Dans la Bible, le dieu de Sippara (Sepharvaïm), reçoit le nom de Adrammelek, et son épouse celui de Anammelek, de sorte qu'il paraît évident qu'Adar ou Adra était un des qualificatifs du dieu Soleil, en même temps qu'un des noms de Sandan, l'Hercule assyrien. Une longue prière en faveur d'un roi tombé gravement malade, énumère les attributs de Shamash de la manière suivante :

Seigneur grand, du milieu des cieux brillants, à tes levers,
Héros vaillant, Shamash, du milieu des dieux brillants, à tes levers,
dans les verrous des cieux brillants, dans la porte qui ouvre le ciel, à tes ... dans la barre de la porte des cieux brillants ... dans la grande porte des cieux brillants,
lorsque tu l'ouvres, dans les plus hauts sommets des cieux brillants,
lors de ta marche rapide, les archanges célestes en respect et en joie s'empressent autour de toi;
les serviteurs de la dame des dieux te conduisent en fête; les ... pour la paix de ton coeur te fixent les jours; les ... des foules des pays te contemplent avidement;
Les esprits des cieux et de la terre, te conduisent en troupe ...
Le seigneur, quant à moi, m'a envoyé,
Le Seigneur grand, Êa, quant à moi, m'a envoyé.
Fixe ce qui le regarde, enseigne l'ordre qui le concerne, décide la décision qui le touche.
Toi, dans ta marche, tu diriges la race des hommes; fais briller sur lui un rayon de paix et qu'il guérisse sa souffrance;
L'homme, fils de son dieu, a déposé devant toi ses manquements et ses transgressions.
Ses membres sort dans la souffrance; il est douloureusement souillé par la maladie.
Shamash, à l'élévation de mes mains, prête attention; mange son aliment, reçois sa victime, rends son dieu pour soutien à sa main.
Par ton ordre, que son manquement soit absous! que sa transgression soit effacée!
Que son malheur tourne à bien! que sa maladie revienne à la vie
Rends la vie au roi!
Alors, au jour où il revivra, que ta sublimité l'enveloppe de sa protection!
Dirige le roi qui t'est soumis
Et moi, l'enchanteur, ton serviteur soumis, dirige-moi.

Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 05:22
Message : Nabu


Nabû est un dieu apparu tardivement dans le panthéon mésopotamien. On en a fait le fils de Marduk, et parfois, à partir du 1er millénaire, à voir en lui le successeur de son père à la tête des dieux. Il siégeait dans la ville de Borsippa. C’était le dieu mésopotamien de l’art d’écrire et protecteur des scribes. Ces fonctions étant aussi celles de Thot (chez les Égyptiens) et d’Hermès (chez les Grecs), on a tendu à l’associer comme eux à la planète Mercure.
Nabu ou Nébo est le dieu de l'inspiration prophétique et de l'éloquence, le gardien des secrets de l'écriture, celui qui veille à la conservation des vieux documents et des archives sacrées.

Comme Nisruk, dont il est une manifestation secondaire, on le qualifie quelquefois d'« l'intelligence suprême »; dieu de l'onction royale et le protecteur spécial des princes, on l'appelle aussi « le dieu qui porte le sceptre, le dieu de la tiare », et le sceptre symbole de souveraineté est un de ses attributs. Il est encore le dieu « qui surveille les légions du ciel et de la terre », c'est-à-dire qui veille, en sa qualité de dieu savant et d'astre précurseur, à la régularité des mouvements des corps sidéraux et des phénomènes terrestres.

Sous le roi Raman-Nirar III, le préfet de la ville de Kalah avait fait construire un temple au dieu Nabu, dont les ruines ont d'abord été fouillées par Loftus. On y a découvert plusieurs statues du dieu : c'est un vieillard vêtu d'une longue robe, les mains croisées sur la poitrine; ses cheveux et sa barbe sont arrangés à l'assyrienne; sa tiare est orné de cornes de taureau, symbole de la force et de la toute puissance divine; l'inscription qui est sur sa poitrine est ainsi conçue :

« Au dieu Nabu, le gardien des mystères, le fils du E-Sagil, l'auguste, le directeur des planètes, le chef suprême, le fils du dieu des Nukimut (?), le protecteur, le recteur des astres brillants, le surveillant du ciel et de la terre; le tuteur de ceux qui bénissent son nom et lui prêtent une oreille attentive; celui qui tient la tablette des destinées ..., celui qui préside au lever et au coucher du soleil; celui qui marque le temps, le glorificateur de Bel; le seigneur des seigneurs dont la puissance est immuable et pour qui le ciel a été créé; le vainqueur, l'auguste, le vigilant qui fait bonne garde, le dieu qui habite le temple E-Zida, au milieu de Kalah ... Qui que tu sois, toi qui vivras après moi, mets ta confiance dans le dieu Nabu, et ne te confie pas à un autre dieu. ».

http://www.cosmovisions.com/$Nabu.htm
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 05:33
Message : Sîn / Nanna


Nanna (r) chez les Sumériens ou Sîn, pour les Akkadiens. C’est le nom du dieu de la Lune des Mésopotamiens. Fils d’Enlil, ou de Marduk, il est aussi le protecteur des bergers.

D'après les donnés de l'épopée babylonienne, Sin, le fils de Marduk et implorant sa protection, est moins important que son père et il occupe un rang inférieur dans la hiérarchie céleste. Il n'en fut pas toujours partout ainsi, et Sin, le dieu Lune, semble avoir tenu la place d'honneur dans les adorations des rois primitifs de la Mésopotamie, avant la suprématie de Babylone.

C'était le dieu spécial et tutélaire de la ville d'Ur; les inscriptions des rois de celte ville, qui ont sans cesse embelli et réparé son
sanctuaire, le proclament « le chef, le puissant, le seigneur des Esprits, le roi des dieux, l'étincelant. » A l'époque de l'empire babylonien, au contraire, Sin n'est plus que « le seigneur des trente jours du mois, le seigneur du signe zodiacal, l'architecte, celui qui veille sur la terre »; on lui donne souvent pour frère Adar Sandan, le dieu de la force; dans une légende recueillie par Ctésias, les deux frères divins se disputent le gouvernement du ciel.

Toutefois, le caractère astrologique de la religion assyro-babylonienne fait que le dieu, Lune garde toujours un rôle important, soit dans les représentations figurées où son symbole est le croissant, soit dans les prières liturgiques, comme le constate l'hymne suivant où on l'invoque :

Seigneur, prince des dieux, qui seul es sublime clans le ciel et sur la terre! Père, illuminateur, seigneur, dieu protecteur, prince des dieux! Père, illuminateur, seigneur, dieu grand, prince des dieux!
Père, illuminateur, seigneur, Sin, prince des dieux! Père, illuminateur, seigneur d'Ur, prince des dieux!
Père, illuminateur, seigneur du E-Sirgal, prince des dieux!
Père, illuminateur, seigneur, créateur des couronnes, prince des dieux!
Père, illuminateur, qui fais arriver majestueusement la royauté à sa plénitude, prince des dieux!
Père, illuminateur, qui t'avances dans l'appareil de la majesté, prince des dieux!
Luminaire puissant aux cornes vigoureuses, aux membres complètement formés, à la barbe étincelante, splendide quand il remplit son orbe.
Fruit qui se produit lui-même, sortant de son domicile; qui, dans son action propice, n'interrompt pas la gouttière par laquelle il verse l'abondance!
Miséricordieux, qui engendre tout, qui, au-dessus des êtres vivants élève sa demeure étincelante!
Père, miséricordieux et restaurateur, dont la main soutient la vie sur la terre!

Seigneur, ta divinité, comme les creux profonds et la vaste mer, répand une terreur respectueuse!
... de la surface de la terre, développant la rectitude, proclamant sa gloire,
Père, générateur des dieux et des hommes, qui élève sa demeure et fonde tout ce qui est bon. Qui proclame la royauté, qui donne le sceptre suprême, qui fixe les destinées pour les jours
lointains;
chef inébranlable, dont le cour est vaste et n'oublie personne,
... dont les genoux ne se reposent pas, qui ouvre le chemin aux dieux, ses frères,
qui, des fondements au plus haut sommet des cieux s'avance, qui ouvre la porte des cieux, faisant luire la lumière sur le pays des hommes,
Père qui m'a engendré ...
Seigneur qui ordonne ses commandements au ciel et à la terre, dont personne n'enfreint la volonté ...
Dans le ciel, qui est sublime? Toi! toi seul es sublime.
Sur la terre, qui est sublime? Toi! toi seul es sublime.
Toi! ta volonté est proclamé dans les cieux, et les Archanges célestes prosternent leur face. Toi! ta volonté est proclamée sur la terre, et les Archanges de la terre baisent le sol.
Toi! ton commandement retentit en haut comme un vent dans les ténèbres, et il fait germer
la terre.
Toi! ton commandement existe à peine sur la terre, et déjà la végétation est produite.
Toi! ton commandement s'étend sur les lieux habités et les sommets, et il multiplie les êtres vivants.
Toi! ton commandement donne l'existence à la vérité et à la justice; il affermit la vérité parmi les hommes.
Toi! ton commandement, ce sont les cieux reculés et la terre qu'ils couvrent, qui n'oublient personne.
Toi! ton commandement, qui peut l'apprendre? qui peut l'égaler?
Seigneur, dans les cieux est ta seigneurie, sur la terre ton principat; parmi les dieux, tes frères, tu n'as pas de rival.
Roi des rois, qui n'a aucun juge au-dessus de lui, dont aucun dieu n'égale la divinité ... Favorise la ville d'Ur, ô dieu! favorise-la!
que l'épouse ... heureuse, ô seigneur! puisse implorer de toi la paix! que l'époux ... ô seigneur, puisse implorer de toi la paix!
que les Archanges célestes ... ô seigneur, puissent implorer de toi la paix!
que les Archanges de la terre ... ô seigneur, puissent implorer de toi la paix!


Le caractère sidéral du dieu Sin qui ne cessa d'être honoré dans nombre de sanctuaires, en Mésopotamie et en Syrie, longtemps après la chute de Babylone, est particulièrement mis en relief dans ce passage de la grande épopée babylonienne où il est désigné sous le nom de Nannar « le brillant, le lumineux » Il fit briller Nannar (la lune), il l'attacha à la nuit, et il lui fixa le temps de ses phases nocturnes qui déterminent les jours, pour le mois entier sans interruption il établit quelle serait la forme de son disque.

http://www.cosmovisions.com/$Nanna.htm
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 05:37
Message : An / Anu


An (= l’En-Haut, en sumérien) / Anu (forme akkadisée). - Dieu mésopotamien du ciel. Il est le fondateur de la dynastie divine au pouvoir. Il forme avec Ea et Enlil la triade suprême du panthéon. Ses cités son Dê, Lagash, et surtout Uruk, où il est honoré dans l’E-ana (= demeure d’Anu), temple du ciel qu’il partage avec Inanna / Ishtar.

Très redouté, on gagne sa faveur par des sacrifices.
Fils d'Anshar et de Kishar, Anu, dont le nom même signifie ciel règne donc sur les espaces célestes. C'est là qu'il réside, dans la région la plus élevée qu'on appelle, « le ciel d'Anu ». Il est le dieu par excellence, le dieu suprême.

Toutes les autres divinités l'honorent comme leur père, c'est-à-dire comme leur chef. C'est auprès de lui qu'elles viennent se réfugier quand un danger les menace, au moment du déluge par exemple, et c'est à lui qu'elles s'adressent lorsqu'elles ont une plainte à formuler. Ainsi la déesse Ishtar, durement repoussée par le héros Gilgamesh, va trouver Anu, son père; elle lui dit : « O mon père, Gilgamesh m'a maudite », et elle lui demande de « faire un taureau céleste », pour le lancer contre Gilgamesh.

De même, Anu convoque à son tribunal tous les cas d'importance. Lorsque Adapa a brisé les ailes du Vent du Sud, Anu le cite devant lui. Puissance, justice, il réunit toutes les marques de la souveraineté. Il a pour attribut la tiare à cornes, qui symbolise la toute-puissance.

Devant le trône élevé où il siège, sont placés les insignes de la royauté : « le sceptre, le diadème, la couronne et le bâton de commandement ». Lui-même est figuré sur les monuments par une tiare posée sur un trône. Il dispose d'ailleurs d'une armée : ce sont les étoiles, qu'il a créées pour détruire les méchants, et qu'on appelle « les soldats d'Anou ».

Anou ne quitte jamais les régions célestes, ne descend pas sur la terre; quand il sort de son immobilité majestueuse, c'est pour se promener dans la portion du ciel qui lui est exclusivement réservée, et qui porte le nom de « route d'Anou ».

Malgré sa suprématie incontestée, ce dieu n'est pourtant pas exempt de faiblesses. Lorsqu'il s'est agi de lutter contre Tiamat, par exemple, Anu n'a pu tenir tête au monstre et a laissé à Marduk la gloire du triomphe.

Assisté de sa compagne, la déesse Antu, il préside de haut aux destinées de l'univers et ne s'occupe guère des affaires humaines.

Aussi, bien qu'il n'ait jamais cessé d'être universellement vénéré, d'autres dieux ont fini par le supplanter et s'arroger certaines de ses attributions. Mais tel fut toujours le prestige du grand dieu, que la puissance des dieux usurpateurs ne fut solidement établie que lorsqu'ils eurent obtenu eux-mêmes le nom d'Anu. (F. G.).

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Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 05:41
Message : Enki / Êa


Enki (sumérien) / Êa (terme utilisé par les akkadophones). - Dieu mésopotamien de l’eau, il règne sur l’Océan primordial. Inventeur et défenseur des humains, maître de toutes les opérations d’exorcisme, père de Marduk, et qui résidait au temple de l’Apsû, dans la ville d’Eridu.

Il est aussi le dieu de la sagesse, l’inventeur de l’écriture, de l’artisanat et des sciences.
Dans les textes religieux, Êa joue le rôle de créateur, de démiurge et de gouverneur de l'humanité. Êa est l'Oannès des fragments de Bérose, l'Euahanès d'Hyginus, et l'Oes d'Helladius; il est le pendant du dieu Thoth de l'Égypte, et du Taout de la Phénicie, et, comme eux, auteur de toute science et de toute civilisation.

Il reçoit, dans les inscriptions, les qualifications d' « antique », de « père des dieux » ; de « seigneur du monde inférieur, seigneur des ténèbres, maître des trésors cachés, celui qui fait parcourir au soleil les quatre régions du ciel ». Il est le révélateur de l'astronomie, l'inventeur de l'écriture et de tous les arts; c'est lui qui apprit aux humains comment le monde avait été formé; il est l'auteur de la genèse chaldéenne.

La forme grécisée de son nom Oannês, est une légère déformation du nom assyrien Êa-nunu « Ea poisson », de même que la forme transcrite par Hygin, Euahanès, en a conservé la dénomination suméro-akkadienne Êa-Han, qui signifie aussi « Êa-poisson ». Celle étymologie est en harmonie parfaite avec la description que

Bérose nous a transmise de cette divinité :

« Ce monstre, dit-il, avait tout le corps d'un poisson, mais au-dessous de sa tête de poisson, une seconde tête qui était celle d'un homme, des pieds d'homme sortant de sa queue, et une parole humaine; son image se conserve jusqu'à ce jour. »

http://www.cosmovisions.com/$Enki.htm
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 05:52
Message : Inanna / Ishtar


Inanna (= Dame du Ciel, ou Dame de An (son père ou époux), en sumérien) / Ishtar (en akkadien), parfois appelée Bêlet (= la Souveraine) - Déesse composite de la guerre et de la discorde à Sumer, et de l'amour et de la volupté dans l'espace sémitique. Initialement célébrée à Uruk, sont culte se répand ensuite partout (grands temples à Ninive, Arbèles et Kalah). On l'associe couramment à la planète Vénus (et elle sera d'ailleurs plus tard assimilée par les Grecs à leur déesse Aphrodite (via sa version assyrienne Astarté), et par les Romains à leur Vénus).

Un récit mythologique décrit sa descente aux Enfers où elle est retenue prisonnière. Pour s'en évader, elle conclut un marché qui laisse son amant Dumuzi / Tammuz captif à sa place. On a vu dans ce mythe une évocation de la planète du cycle de la planète Vénus, qui d'étoile du soir devient étoile du matin après sa disparition. Le même type d'interprétation a été donné par A. Aveni au mythe aztèque de Quetzalcoatl.

L'élément passif et féminin dans le panthéon assyro-babylonien est, comme dans toutes les religions de l'Asie occidentale, représenté par une foule de divinités femelles qui dérivent les unes des autres et ne sont, au fond, que les manifestations diverses de la même déesse qui change de noms et d'attributs, suivant qu'on l'envisage comme divinité sidérale, terrestre ou infernale, ou comme épouse de tel ou tel dieu, car chaque dieu a une compagne.

En assyrien, on l'appelle généralement Ishtar, mot d'où est dérivé le nom d'Astarté; ses deux temples les plus célèbres sont ceux de Ninive et d'Arbèles où elle était représentée sous les deux principaux aspects de sa multiple nature; on invoque constamment, comme deux divinités parèdres, « Ishtar de Ninive » et « Ishtar d'Arbèles ».

En Basse-Mésopotamie, c'est à Uruk ou Erech qu'il faut chercher l'origine de son culte; on l'honore sous le nom de Nanâ. Nabuchodonosor appelle Nanâ ou Anna, « la mère d'Uruk, la dame d'Uruk, » et il restaure son vieux temple nommé en suméro-akkadien le E-Anna ou E-hili-Anna, « la demeure d'Anna » ou « la demeure de la splendeur d'Anna ». Le nom d'Anna ou Anat qu'on lui donne, est le féminin d'Ana, et il a formé le grec Anaïtis, comme Nana a formé pour les Grecs Nanaea. Pour désigner la même divinité on emploie encore les noms de Malkit, Anunit, Zarpanit, Belit, Allat, et d'autres moins usuels.

Elle est Belit quand on l'invoque comme reine des dieux et des hommes, maîtresse de l'univers organisé; Damkina, envisagée comme souveraine des ondes; épouse du dieu-poisson, dans lequel se personnifie Êa, l'intelligence divine; Ishtar, à la fois comme guerrière, « reine des batailles » et déesse des amours, épouse de Dumuzi ou Tammuz, le jeune dieu lumineux ravi à la fleur de l'âge, enfin comme présidant à la planète Vénus; Zirbanit ou Zarpanit, comme formatrice des germes, déesse de la fécondité chez les êtres animés; génératrice, Muallidat (Mylitta), honorée par les prostitutions sacrées de Babylone; Anunit, comme « l'étoile du fleuve Tigre », comme la planète Vénus en tant qu'associée conjugalement au Soleil; Gula, comme lune, et par suite triforme, et se confondant avec Sin; enfin Allat comme déesse chthonienne et funèbre, reine des enfers On la représente comme l'épouse de Bel-Marduk, comme l'épouse de Shamash, comme l'épouse de Adar-Sandan. De même que Hécate chez les Grecs, elle change de nom avec les phases de la lune croissante, pleine et décroissante; aussi avait-elle à Borsippa trois sanctuaires a la fois, réunis dans une même, enceinte : « le grand temple, le temple de la vie et le temple de l'âme vivante. »

Tantôt, la déesse a un aspect guerrier et préside aux combats, tantôt elle est la déesse de l'amour et de la volupté et son symbole est la colombe, tantôt elle est la déesse mère et tient son enfant dans ses bras

Ishtar a son rôle et ses attributs dans le ciel, aussi bien qu'Allat, la reine des enfers, qui parfois lui est opposée, comme dans le poème de la descente d'Ishtar aux enfers, où elle est sa soeur et sa rivale.

http://www.cosmovisions.com/$Ishtar.htm
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 05:54
Message : Peut-être que vous commencez à percevoir les analogies de ces "anciens cultes" avec certaines religions d'aujourd'hui.


Mais, je n'ai pas encore fini. :)
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 05:59
Message : Nergal / Irra


Nergal (en sumérien = Autorité de la Grande-Ville, autrement dit de l’Enfer) ou Irra (Erra) est le dieu mésopotamien des maladies et de la guerre. Il est la principale divinité infernale, et l’époux d’Ereshkigal. Augure de malheur, la planète Mars lui était associée par les astrologues.

Nergal était originairement la divinité tutélaire de la ville de Cutha (Kutu). C'était le dieu lion, ilu Ariu. Son nom signifie « celui qui piétine », et vient de ce que les Babyloniens avaient remarqué le mouvement rétrograde de la planète Mars. Il était adoré sous la
figure d'un lion; aussi, les lions ailés qui entraient dans la décoration symbolique des palais, sont-ils appelés des nirgalli; on le représente souvent avec une tête de lion sur un corps d'homme, et tenant à la main un glaive.


Les inscriptions le qualifient « le grand héros, le roi des mêlées, le maître des batailles, le champion des dieux, le dieu de la chasse. » Ces titres ressemblent fort à ceux de Adar-Sandan; aussi, il est parfois difficile de distinguer ces deux divinités d'après leurs attributs caractéristiques.

Les Cuthéens transportés à Samarie adoraient, prétend une tradition rabbinique, le dieu Nergal, sous la figure d'un coq. Cette assertion n'est peut-être pas tout à fait une simple invention des rabbins, car sur plusieurs cylindres assyriens-bayloniens, on voit un coq placé comme attribut â côté du dieu Nergal; il en est un, même, qui offre la figure d'un dieu, à pieds et à queue de coq. Rappelons-nous enfin que les Yézidis de nos jours, adorent leur divinité suprême sous la forme d'un coq de bronze.
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 06:02
Message : Raman / Bin


Raman, auquel les assyriologues ont longtemps donné le nom de Bin, est le dieu assyro-babylonien de l'atmosphère et du firmament; c'est le ciel lumineux des étoiles fixes. Ses principaux titres sont « le ministre du ciel et de la terre, le distributeur de l'abondance, le seigneur des canaux », dans lesquels résidait toute la fertilité du pays, « le chef bienfaisant, le dieu de la fécondité. »


Étant le dieu de l'atmosphère, on l'appelle aussi « le seigneur de la tempête, du tourbillon, l'inondateur »; on dit des rois conquérants qu'ils « dévastent les contrées ennemies comme le tourbillon de Raman » et on appelle ce dieu, « celui qui balaie de sa tempête les rebelles et les pays ennemis. »

Son attribut ordinaire sur les monuments est le foudre; sur un bas-relief, nous voyons porter au milieu d'une procession sa statue, le front armé de quatre cornes, debout, tenant la hache et le foudre. Sur un autre monument, il est muni de quatre grandes ailes, vêtu en roi, coiffé de la tiare à plusieurs paires de cornes superposées, et il poursuit de sa foudre un génie des ténèbres représenté sous les traits d'un monstre.

C'est à titre de dieu de la foudre et du feu céleste, que l'expression idéographique de son nom signifie le feu. Ce caractère igné était symbolisé par la couleur rouge dont était revêtu extérieurement l'antique temple de ce dieu dans la ville d'El-Assur (Ellassar).

Raman, comme dieu du firmament lumineux est aussi représenté par l'image d'un chien, symbole de la lumière, chez les Assyro-Babyloniens. Comme Marduk, enfin, il fut originairement un dieu solaire; c'était le soleil envisagé comme amenant et produisant les pluies; c'est pour cela qu'il est appelé parfois hyperboliquement « le soleil du Sud au plus haut de sa course. ».
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 06:05
Message : Ningirsu / Ninurta


Ningirsu (= Seigneur de la ville de Girsu, en sumérien) / Ninurta (= Seigneur de la Terre), fils d’Enlil, est le dieu de la guerre et de la chasse mésopotamien. D’abord tenu pour dieu de l’agriculture. Il est à partir du IIIe millénaire très célébré pour avoir été le champion des dieux et le sauveur du pays contre les barbares.
Le dieu de la force, qui présidait à la planète Saturne et qui fut l'analogue de l'Héraclès grec porte dans les textes cunéiformes un nom composé de deux éléments idéographiques Nin-ib ou Nin-dar. Les Grecs l'ont appelé Sandan, et on l'a assimilé à Adar, le dieu de la force chez la plupart des nations sémitiques.

Quoiqu'il en soit, le caractère et le rôle de ce dieu, dans la mythologie assyro-babylonienne sont bien connus; aucune divinité n'est plus fréquemment invoquée a Ninive; elle occupe une place moins prépondérante à Babylone.

On lui donne les épithètes de « terrible, seigneur des braves, maître de la force, exterminateur des rebelles, seigneur du glaive et des a armées. » Il se confond avec le personnage de Nemrod mentionné dans la Nemrod de la Bible, et personnifie la force et la vaillance, à la chasse comme à la guerre.

Le roi Samsi-Raman III s'était mis particulièrement sous la protection de Adar-Sandan, et nous avons reproduit l'invocation qu'il lui adresse en tête du récit de ses exploits guerriers.
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 06:10
Message : Assur


Assur (ou Ashur), nom de la première capitale de l’Assyrie et du dieu national assyrien, et, partant, le souverain de tous les dieux. Créateur du ciel d’Anu et de l’humanité, c’est un dieu guerrier.

Quand puissance de Babylone s'effaça devant celle de Ninive. Le dieu national des Assyriens, Assur, prit alors la première place. Pour faciliter la substitution, on identifia Assur avec l'antique Anshar babylonien. Assur devint donc :

« roi de la totalité des dieux, créateur de soi-même, père des dieux, créateur du ciel d'Anu et de l'enfer, auteur de la totalité des hommes, habitant les cieux brillants, Seigneur des dieux, qui fixe les destins... ».

Son nom signifiait le bienveillant néanmoins, Assur était surtout un dieu guerrier, qui partageait les instincts belliqueux de son peuple. Il accompagnait les armées dans les combats, luttait à leurs côtés, dirigeant les coups des soldats, et rendant leurs armes victorieuses. Aussi recevait-il les prémices du butin, et les peuples vaincus devenaient ses sujets.

Il ne dédaignait pas d'ailleurs d'apparaître à ses fidèles pour stimuler leur courage et accroître leur confiance, tel ce roi de Lydie auquel il se montra et dit expressément :

« Embrasse les pieds du roi d'Assur, Assourbanipal, et, en son nom, tu triompheras de tes ennemis».

On figurait généralement Assur sous la forme d'un disque ailé, ou encore monté sur un taureau ou flottant dans les airs. C'étaient là des représentations guerrières.

Mais Ashour n'était pas seulement un dieu belliqueux. En sa qualité de divinité suprême, il était aussi le grand dieu de la fertilité. On le représentait alors environné de rameaux, et on lui donnait pour attribut une chèvre. Son épouse est Inanna / Ishtar

Assur (personnage de la Bible). - Deuxième fils de Sem, contemporain de Nemrod. Chassé par celui-ci des plaines de Sepnaar, il s'établit à l'Est du Tigre, y fonda le royaume d'Assyrie, et bâtit Ninive.
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 06:14
Message : Adad


Adad. - Nom sémitique du dieu mésopotamien qui présidait à la pluie, à l’orage, aux tempêtes et aux autres phénomènes atmosphériques. Il a progressivement absorbé la personnalité de son équivalent sumérien Ishkur.

Adad, que l'on représente généralement debout sur un taureau et tenant à la main les foudres, est le dieu de l'éclair, de la tempête. C'est lui qui déchaîne les orages, fait gronder le tonnerre, et courbe les arbres sous la fureur des vents.

Enveloppé dans la nuée sombre, il rugit de sa voix puissante. Lorsque Bel a décrété le déluge, Adad est l'exécuteur des volontés du dieu son tumulte atteint jusqu'aux cieux.

Adad cependant n'a pas que cet aspect terrible. La pluie qui dévaste est aussi la pluie qui féconde. De même, Adad, dieu de la tempête, est également le dieu qui amène le bon vent, et, à sa suite, la pluie bienfaisante. Il est le dieu de l'inondation qui fertilise et c'est par sa faveur que chaque année, à l'époque des crues, la terre se couvre du limon nourricier.

Aussi lorsque Bêl voulut punir les hommes par une série de fléaux, il s adressa d'abord à Adad :

En haut, Adad épargna la pluie; - Elle fut obstinée, en bas, la crue, elle ne monta plus dans la source; - Le champ diminua ses profusions.

Enfin, Adad partageait avec Shamash le privilège de révéler l'avenir; il était, lui aussi, le « seigneur de la vision ».
Dans ses diverses attributions Adad avait pour associée sa compagne, la déesse Shala.


Adad, nom porté dans la Bible par plusieurs rois d'Idumée et de Syrie, qui furent en guerre avec les Juifs : l'un d'eux fut tué par David; un autre assiégea Achab dans Samarie puis défit ce prince; un troisième, plus connu sous le nom de Ben-Adad, combattit Joram
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 06:24
Message : Enlil / Bêl


Enlil, Ellil (= seigneur de l’atmosphère, en sumérien) - Dans le panthéon mésopotamien, il est avec Ea et Anu l'un des trois dieux cosmiques, plus particulièrement associé à la Terre et l'instigateur du Déluge. Mais il est aussi une divinité bienfaisante, à qui on attribue l’invention de la charrue et de la pioche.

Son culte est surtout concentré à Nippour, où il porte le titre de Bêl (Seigneur) et où se trouvait son temple principal, qui portait le nom de Temple (de la) Montagne, un de ses épithètes. Ce dieu perdra progressivement de l'importance et sera peu à peu remplacé par Anu, puis par Marduk.

Dans le pays de Sumer et particulièrement à Nippour, on adorait primitivement Enlil, seigneur de l'atmosphère. Enlil était le dieu de l'ouragan, et il avait pour arme l'amaru, c'est-à-dire le déluge. Comme le Zeus des Grecs, il symbolisait les forces de la nature, et, de même que Zeus, il ne tarda pas à être considéré comme le maître des destinées humaines.

Quand les gens de Babylone annexèrent les divinités de Sumer, ils n'eurent garde d'oublier Enlil, et en firent même le deuxième élément de la triade suprême. Ils se contentèrent de changer son nom et de substituer à celui d'Enlil le nom plus général de Bêl, qui veut dire « Seigneur Bêl » est donc le seigneur par excellence, dont la domination s'exerce sur tout le monde terrestre. On l'appelle « le roi des pays », ou encore « le seigneur des régions ».

Bien qu'il ait dans le ciel, ainsi qu'Anu, sa promenade réservée, « la route de Bêl », Bêl réside d'ordinaire sur la Grande Montagne de l'Est. Il y accueille chaque année les autres dieux pour fixer les destins du monde, et, dans cette assemblée auguste, c'est à lui qu'appartient la décision suprême.

Comme Anu, Bêl est le dépositaire des insignes de la royauté, et il les dispense à la créature de son choix. Les rois ne sont donc que les représentants ou vicaires, les patésis, de Bêl. Pour qu'ils s'élèvent au-dessus des autres hommes, il suffit que le dieu prononce leur nom, car la parole de Bêl est toute-puissante :

La parole de Bêl est un souffle, l'oeil ne la voit pas...
Sa parole est un déluge qui s'avance, qui n'a pas de rival
,
Sa parole sur les cieux en repos fait reposer la Terre ;
...
Sa parole, lorsqu'elle marche humblement, elle détruit la contrée,
Sa parole, lorsqu'elle marche grandement, accable les maisons, elle fait pleurer le pays ! ...
A sa parole les cieux en haut se calment d'eux-mêmes...


Bêl est donc pour les hommes le dispensateur des biens et des maux. C'est lui notamment qui, dans un jour de colère, fit pleuvoir le déluge pour anéantir l'humanité. Mais il n'hésite pas aussi à intervenir pour délivrer la terre des monstres qui l'infestent. Témoin sa lutte avec le dragon.

En ce temps, les habitants des villes étaient dans la désolation, car un dragon, issu des flots de la mer, ravageait toute la contrée. Ils se lamentaient et allaient répétant :

« Qui combattra le dragon et renverra le dragon dans la mer? »

Les dieux émus tinrent conseil. Bêl leur fit la description du monstre :

« Il a, dit-il, cinquante doubles lieues de long, et sa bouche est large de six coudées. »

Tous les dieux tremblaient d'effroi, et nul n'osait affronter le monstre, bien qu'au vainqueur fût réservé le privilège de régner en maître sur la terre. Sur les exhortations de Sîn, le dieu Tichkhon cependant tenta l'entreprise, mais sans succès. Bêl à son tour essaya. En vain commença-t-il par soulever un nuage et déchaîner une affreuse tempête pour anéantir le dragon; il ne parvint à vaincre le monstre qu'en jetant sur lui le sceau de son âme. Abattu enfin, le dragon expira, après que son sang eût coulé pendant trois ans, trois mois et un jour. Et Bêl conquit de la sorte la suprématie sur la terre. Au temps où, sous le nom d'Enlil, Bêl régnait à Nippour, il avait pour compagne Ninlil. Par la suite son épouse fut adorée sous le nom de Ninahasag (« la dame de la montagne », parce qu'avec lui, elle résidait sur la Montagne de l'Est. On l'appelait aussi Bêlit, c'est-à-dire « la Dame ». Bien qu'elle porte quelquefois le titre de
mère des dieux
Ninharsag ou Bêlit n'exerce sur l'olympe babylonien aucune suprématie. Par contre, elle nourrit de son lait sacré ceux que Bêl a destinés à devenir rois parmi les humains. Ainsi, grâce à elle, les souverains de la terre peuvent-ils se glorifier d'une origine céleste.

Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 06:46
Message : La religion assyro-baylonienne

La démonologie mésopotamienne

Esprits, anges et démons de l'ancienne Mésopotamie

Au-dessous des grands dieux qui personnifient les forces de l'univers et forment la cour suprême du panthéon, l'imagination des Babyloniens avait conçu l'existence de divinités inférieures qui se comptent par milliers, si bien que leur hiérarchie et leurs attributs demeurent, la plupart du temps, dans une inextricable confusion.

Chaque ville avait sa divinité préférée et tutélaire, dont le renom de puissance était plus ou moins répandu, selon que la cité elle-même étendait son action plus ou moins loin en dehors de ses murailles. Nous connaissons, par exemple, le dieu Sita qui avait son
culte dans la ville de Bit-Adar, voisine d'Arbèles, et dont le nom paraît se rapprocher de celui de Seth, le patriarche biblique.


Ailleurs, on adore particulièrement le dieu Serpent (Serah) dont l'image figure sur le caillou Michaux et sur de nombreux cylindres; il est parfois représenté avec une tête humaine comme l'Asclépios Glycon de la mythologie hellénique. Son culte très répandu, a sans doute donné naissance à l'anecdote du dragon racontée dans la Bible à la suite du livre de Daniel. Le dieu Serpent rappelle le reptile tentateur de la Genèse; souvenons-nous aussi du Serpent d'airain qui, à Jérusalem, au temps du roi Ézéchias, était l'objet d'un culte idolâtrique.

Un bas-relief de Koyoundjik représente un sacrifice offert dans le camp de Sennachérib à des dieux Serpents. Les deux reptiles ont des têtes de quadrupèdes et ils sont fixés par le cou a une barre transversale qui les tient suspendus; devant eux est un trépied sur lequel brûlent des parfums; plus loin, un vase posé sur un piédestal, contient l'eau du sacrifice, et deux pontifes, en adoration, récitent les prières préparatoires, tandis que le victimaire amène le bouc qui doit être immolé.

On cite un dieu Sarru-idku, en suméro-akkadien Lugal-turda, qui se métamorphose en « oiseau de la tempête », sorte d'oiseau gigantesque et fabuleux comme le rokh des contes arabes. On nous raconte comment cet oiseau déroba un des principaux talismans de la puissance des dieux; comment Anu et Bel-Marduk ordonnèrent à Raman et à Nabu de le tuer; comment ceux-ci conseillèrent de le chasser seulement de la présence des dieux; comment enfin, à leur place, Marduk se chargea de l'oeuvre de destruction qui est retracée sur plusieurs cylindres. Citons encore, entre autres, Nirba, le dieu des moissons et de la fertilité des champs; Dibbara, le dieu de la peste on du choléra, proche parent, sans doute, du génie Namtar.

Isdubar, le héros de l'épopée chaldéenne du déluge, est formellement donné comme un dieu dans certains textes; c'est un personnage de l'Olympe assyrien et il n'est autre que le dieu Feu (is-bar) des textes suméro-akkadiens, dont le culte paraît avoir eu beaucoup d'importance aux époques primitives; ce nom de dieu du feu qui lui est donné, explique les légendes judéo-musulmanes relatives à la fournaise de Nemrod, puisque Nemrod n'est autre qu'Isdubar.
C'est lui qu'on invoque dans l'hymne suivant qui fait partie du grand recueil magique copié par ordre d'Assurbanipal :
Ô Feu, seigneur suprême, qui s'élèves dans le pays; héros, fils de l'Océan, qui s'élèves dans le pays.


Aux archanges qui habitent les étoiles, à ces Igighs et à ces Anunnaks, il faut rapporter les représentations symboliques des astres qu'on voit sur les monuments qui figurent le monde supra-sensible. Ce sont, outre le grand croissant lunaire, le disque solaire et l'étoile d'Ishtar, les sept globules planétaires et des tiges ou hampes verticales, parfois à plusieurs branches et à têtes d'animaux, qui sont l'image d'êtres divins dont nous ne connaissons pas les noms.

On a conjecturé que les Succoth-Benoth des émigrés de Babylone sur la terre d'lsraël, dont il est question dans la Bible, sont peut-être les Pléïades. Il est impossible de rien affirmer de précis à ce sujet.

http://www.cosmovisions.com/$Demonologi ... otamie.htm

Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 07:05
Message : La religion assyro-baylonienne

La théogonie et la cosmogonie

L'origine du monde et des dieux en Mésopotamie

La religion de l'Assyrie et de Babylone était, dans ses principes essentiels et dans l'esprit général qui présidait à ses conceptions, une religion de même nature que celle de l'Égypte, et qu'en général toutes les religions du paganisme antique.

Elle était double, et il faut savoir distinguer, en l'étudiant, sa forme extérieure et vulgaire, des doctrines ésotériques exclusivement réservées aux adeptes de la science, c'est-à-dire à la caste sacerdotale.

Le divin y apparaît à la fois un et multiple : un parce que tout ce qui existe émane de lui et qu'il est le grand tout dans lequel toutes choses se confondent et s'absorbent; multiple, parce que tous ses attributs sont considérés comme autant de divinités personnelles qui agissent individuellement chacune pour son compte.

Ces perfections du grand tout sont échelonnées dans un ordre d'émanation qui correspond à leur ordre d'importance, et forment tout un peuple de dieux secondaires, tirés de sa substance. C'est dans ces personnages divins et dans leur nature réciproque que se marquent surtout les différences entre les diverses religions polythéistes, dont le principe primordial est toujours le même.

L'imagination des Égyptiens avait été surtout frappée par les péripéties successives de la course journalière et annuelle du soleil; ils y avaient vu la manifestation la plus imposante de la divinité, celle qui révélait le mieux les lois de l'ordre du monde, et ils y avaient cherché leurs personnifications divines. Les Assyro-Babyloniens, au contraire, adonnés d'une manière toute spéciale à l'astronomie, lurent dans l'ensemble du système sidéral, et surtout planétaire, l'expression du divin. Ils considérèrent les astres comme ses vraies manifestations extérieures, et ils en firent, dans leur système religieux, l'apparence visible des hypostases divines. Aussi, la religion assyrobabylonienne est, avant tout, une religion sidérale.

Les Anciens eux-mêmes s'étaient bien rendu compte de ce caractère particulier de la religion assyro-babylonienne. Après avoir parlé de l'habileté des prêtres de Babylone à construire des thèmes généthliaques, le philosophe juif Philon, ajoute :

« En rattachant ainsi les choses terrestres aux choses d'en haut, et le ciel au monde inférieur, ils ont montré dans cette sympathie mutuelle des parties de l'univers, séparées quant aux lieux mais non pas eu elles-mêmes, l'harmonie qui les unit par une sorte d'accord musical. »

Cherchant à résumer le firmament et la régularité éternelle des mouvements dont il est le théâtre, dans une conception philosophique, et une formule synthétique, les Chaldéens conclurent logiquement à l'existence d'une intelligence ordonnatrice du monde et des mouvements célestes, dune force suprême et unique qui réglait la marche invariable des planètes et des étoiles.

« Ils attribuent, raconte Diodore de Sicile, l'ordre et la beauté qui règnent dans l'univers, à une providence divine, et ils prétendent que, pendant l'âge actuel, les phénomènes, quels qu'ils soient, qui se passent aux cieux, s'accomplissent, non pas au hasard ni spontanément, mais en vertu d'une décision des dieux, fixée d'avance et fermement arrêtée. »

Cette loi universelle, c'était ce que toute l'antiquité appelait la destinée, l'inéluctable fatalité, gouvernant les dieux eux-mêmes, impuissants comme les hommes, à se soustraire à sa dévorante action.

Tel fut donc le résultat général de la science astronomique des Assyro-Babyloniens : elle les conduisit à croire qu'il y avait un dieu supérieur à tous les dieux de leur panthéon. Aussi, la donnée essentielle des spéculations théogoniques des savants chaldéens peut-elle se résumer de la manière suivante :

un premier principe immatériel, encore confus, d'où dérivent tous les autres dieux; c'est Ilu, dont le nom signifie « le dieu » par excellence, « ce qui est divin » . Sa conception étai[ trop compréhensive, trop vaste, pour recevoir une forme extérieure bien déterminée et, par conséquent; les adorations habituelles du peuple; à ce point de vue les Grecs lui trouvaient une certaine analogie avec leur Cronos.

A une époque assez tardive, on le confondît avec ses principales émanations : à Ninive, on finit par l'identifier avec le dieu Assur, et à Babylone avec Bel-Marduk. Alors et à ce titre seulement, on l'invoque et on sculpte son symbole formé d'un disque ailé, ou son image composée ordinairement d'un buste humain coiffé de la tiare royale, émergeant d'un cercle porté sur deux grandes ailes d'aigle et la queue du même oiseau. C'est le El sémitique, assimilé au dieu protecteur national de Ninive ou de Babylone.

De ce premier principe dont l'essence est indéterminée et dont les théologiens n'osant sonder la nature, ne parlent presque pas, émanent un principe mâle, l'Abîme (Apsu) et un principe femelle qui en est la forme passive et le reflet, c'est la mer chaotique (Mummu Tiamat). Ce couple engendre une autre dualité de mâle et de femelle, La'hamu et Lu'hmu, les deux formes active et passive de la substance, qui elles-mêmes produisent Sar ou Assur et Kisar ou Seruya. Enfin, au moment où l'univers se détermine sous sa forme ordonnée, sort une triade de Dieux cosmiques, Anu, Bel et Êa, c'est-à-dire le père, la mère et le fils, comme dans les familles humaines.

Voici, à l'appui de cette théorie, le début de la narration cosmogonique trouvée dans les ruines du palais d'Assurbanipal :

Du temps où, en haut, le ciel n'était pas encore nommé et, en bas, la terre restait sans nom, l'Abîme (Apsu) sans limites fut leur générateur et la mer chaotique (Mummu Tiamat) celle qui enfanta leur ensemble. Leurs eaux confluaient en un, aucune troupe d'animaux n'était encore rassemblée, aucune plante n'avait poussé. Du temps où aucun des dieux n'avait encore été produit, où ils n'étaient pas désignés par un nom, où aucun destin n'était encore fixé, les grands dieux furent ensuite formés. Lu'hmu et La'hamu furent produits les premiers, et ils grandirent dans la solitude. Sar (Assur) et Kîsar (Seruya) furent produits ensuite. Puis il s'écoula une longue suite de jours et Anu, Bel et Êa naquirent d'Assur et de Seruya.
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 07:27
Message : La religion assyro-baylonienne

Chose bien singulière, Damascius a conservé intact et sans altération le dépôt de cet enseignement religieux retrouvés bien plus tard par les archéologues dans les documents cunéiformes et qui remonte à l'époque proto-babylonienne. On dirait presque que l'auteur grec a traduit le document même que nous venons de rapporter :

« Parmi les barbares, dit-il, les Babyloniens paraissent passer sous silence le premier de tous les principes, et ils en imaginent ensuite deux, Taothé (Tiamat) et Apasôn (Apsu), faisant d'Apasôn l'époux de Taothé, qu'ils appellent la mère des dieux. Ils font naître de leur union un fils unique, Moymis (Mummu) qui me paraît être le monde intelligible, issu des deux premiers principes. Des mêmes, sort ensuite une autre génération, Doché et Dachos (corrigez Lachmê et Lachmos = La'hamu et Lu'hmu). Succède une troisième, (les mêmes parents, Kissarê (Kî-Sar) et Assôros (Assur = Sar), de qui naissent trois dieux : Anos (Ana = Anu), lllinos (corrigez : Illimos, Elim = Bel) et Aos (Ea); enfin le fils d'Aos (Êa) et de Daokê (Daokina) est Bêlos (Bel-Marduk), qu'ils disent avoir été le démiurge. »

Les trois dieux de la triade suprême reçoivent, en suméro-akkadien, les appellations caractéristiques qui suivent :

E-Sar ou « demeure du firmament »; E-Kur ou « demeure de la terre »; enfin E-a « demeure des eaux ». Ces dieux représentent donc les trois grandes zones cosmiques qu'avaient imaginées les savants chaldéens : le ciel, la terre et I'océan. Le dieu Bel auquel une tablette mythologique donne, sous forme d'invocation ou de litanie, jusqu'à trente et un titres différents, est généralement qualifié de « fondateur, seigneur du monde, seigneur de toutes les contrées, roi des esprits. Sous sa forme suprême, c'est-à-dire quand il est appelé simplement Bel, sans aucun surnom, il est représenté assis sur un trône, avec une figure entièrement humaine, en costume de roi, la tiare munie de cornes de taureau, symbole de puissance. Bel se confond plus tard, à Babylone, avec sa principale émanation, Marduk, le dieu de la planète Jupiter, et à ce titre il peut, lui aussi, être considéré aussi bien que Êa, comme le démiurge et l'organisateur du monde.

La triade suprême, Ann, Bel et Êa, est représentée sur un cylindre, par l'emblème traditionnel de la divinité abstraite, surmonté de trois têtes, pour indiquer que ces trois dieux ne forment en réalité qu'un seul Dieu.

Leurs formes passives ou leurs épouses sont Anatu, Beltu et Damkina. Anu et Anatu engendrent Isu, Ishtar et Raman; Bel et Beltu ont pour enfants Sin, Belit Rabitu, Adar ou Sandan, Rabtum, Nergal et Las; enfin Êa et Damkina produisent Marduk et Zarpanit. Il faut encore ajouter, comme fils de Sin et de Belit, le dieu Shamash; et comme enfants de Marduk et de Zarpanit, le dieu Nabu et la déesse Tasmitu. Au-dessous enfin, se rangent, dans des générations successives, les nombreuses légions des dieux inférieurs, de sorte que tout le panthéon chaldéo-assyrien est issu des trois premières triades cosmiques Anu-Anatu, Bel-Beltu, Êa-Damkina.

La science de la filiation des dieux et de leur caractère cosmique dont nous retrouvons l'expression dans les textes mythologiques, ne franchit jamais le seuil de l'école; elle conserva toujours son caractère hiératique et mystérieux comme tout ce qu'enseignait la caste sacerdotale des Babyloniens. Peut-on dire qu'il y eut, dans la suite des siècles, des réformes engendrées par ces querelles théologiques? C'est probable, Toujours est-il que de nombreux documents donnent à la grande triade Anu, Bel et Êa, un caractère qui, de prime abord, ne paraît guère se concilier avec son rôle cosmique, car elle personnifie l'abîme, le chaos, les ténèbres et la confusion. Voici dans quel ordre d'idées rentre cette conception.

Anu, Bel et Êa, dieux de l'origine des choses avant la création des mondes, dieux présidant au chaos primordial des éléments, avant que le démiurge eût mis chaque chose à sa place et, créé les êtres, sont par conséquent les puissances des ténèbres et de la confusion, et ils gardent ce caractère même après que le monde est organisé. Personnifiant le chaos, ils deviennent les dieux du mal, les antagonistes des dieux, émanés d'eux pourtant, qui ont organisé l'univers et président au maintien de l'ordre qui le régit.

Remarquez que des doctrines cosmogoniques semblables pour le fond à celles-ci, forment la base de la mythologie hellénique :

Zeus, le roi du monde organisé, fait la guerre à Cronos son père, qui personnifie le chaos, les éléments avant la création; il le chasse du trône et il foudroie les Titans qui composent son armée. Ainsi, ce n'est que jusqu'au moment où les grands luminaires du soleil (Shamash), de la lune (Sin) et de la planète Vénus (Ishtar), commencent leur marche régulière à travers les espaces, qu'Anu règne seul en maître absolu sur le ciel : dès que le monde est créé, le chaos reste son domaine; il est l'ennemi de l'univers organisé et des dieux qui président à l'harmonie des mouvements sidéraux. Un fragment épique sur les premières générations monstrueuses développées au sein du monde encore chaotique, décrit comme il suit l'empire d'Anu et de Mummu-Tiamat (les points de suspension (...) marquent les lacunes dans le document original

Sur une stèle on n'écrivait pas encore, rien n'était ouvert, les corps et les productions sur la surface de la terre n'avaient pas encore commencé à pousser. Rien ne s'élevait de la terre; et je ne m'en approchais pas. Des guerriers aux corps d'oiseaux du désert, des êtres humains avec des faces de corbeaux, les grands dieux les avaient créés, et sur la terre les dieux avaient créé pour eux une demeure. Tiamat leur donnait leur force, la dame des dieux avait élevé leur vie. Au milieu de la terre ils avaient crû et étaient devenus grands et leur nombre s'était accru. Sept rois frères, de la même famille, et six mille en nombre était leur peuple. Banini leur père était roi, leur mère était la reine Melili; le frère aîné parmi eux, qui marchait devant eux, Menamgab était son nom; le second frère parmi eux, Medudu était son nom; le troisième frère parmi eux, ...pah était son nom; le quatrième frère parmi eux, ...dada était son nom; le cinquième frère parmi eux, ..takli était son nom ; le sixième frère parmi eux, ...ruru était son nom ; le septième frère parmi eux, ...rara était son nom.

Pour mieux saisir la portée cosmogonique de ce document, il faut en rapprocher le fragment de Bérose qui relate les mêmes doctrines cosmogoniques :

« Il y eut un temps où tout était, ténèbres et eau, et dans ce milieu s'engendrèrent spontanément des animaux monstrueux et des figures particulières : des humains à deux ailes, et quelques-uns avec quatre, à deux faces, à deux têtes, l'une d'homme et l'autre de femme, sur un seul corps, et avec les deux sexes en même temps; des hommes avec des jambes et des cornes de chèvres ou des pieds de cheval; d'autres avec les membres postérieurs d'un cheval et ceux de devant d'un homme, semblables aux hippocentaures. Il y avait aussi des taureaux à tête humaine, des chiens à quatre corps et à queue de poisson, des chevaux à tête de chien, des hommes également à tête de chien, des animaux à tête et à corps de cheval et à queue de poisson, d'autres quadrupèdes où toutes les formes animales étaient confondues, des poissons, des reptiles, des serpents, et toutes sortes de monstres merveilleux présentant la plus grande variété dans leurs formes, dont on voit les images dans les peintures du temple de Belos (Ê-Sakil). Une femme nommée Omoroca (Um-Uru , la mère d'Uruk ), présidait à cette création; elle porte dans la langue des Chaldéens le nom de Thavath (Tiamat), qui signifie en grec « la mer; » on l'identifie aussi à la lune. Les choses étant en cet état, Belos (Bel-Marduk) survint et coupa la femme en deux; de la moitié inférieure de son corps il fit la terre, et de la moitié supérieure le ciel, et tous les êtres qui étaient en elle disparurent. Ceci est une manière figurée d'exprimer la production de l'univers et des êtres animés, de la matière humide. Belos alors se trancha sa propre tête, et les autres dieux, ayant pétri le sang qui en coulait avec la terre, formèrent les hommes, qui pour cela sont doués d'intelligence et participent de la pensée divine. C'est ainsi que Bêlos, que les Grecs interprètent par Zeus, ayant divisé les ténèbres, sépara le ciel et la terre, et ordonna le monde; et tous les êtres animés qui ne pouvaient pas supporter l'action de la lumière périrent. Bêlos, voyant que la terre était déserte, quoique fertile, commanda à l'un des dieux de lui couper la tête, et pétrissant le sang qui coulait avec la terre, il façonna les hommes, ainsi que les animaux qui peuvent vivre au contact de l'air. Ensuite Belos forma aussi les étoiles, le soleil, la lune et les cinq planètes. »

Ainsi qu'on peut aisément le constater, la théorie cosmogonique enseignée traditionnellement dans les écoles sacerdotales de Babylone et conservée par Bérose, avait la plus grande analogie avec celle qui est exposée au commencement de la Genèse hébraïque. Comme cette dernière, elle admettait que l'homme est, non pas né par émanation de la terre qui le porte, mais créé par l'opération toute-puissante d'un dieu personnel distinct de la matière primordiale et supérieur à elle. Les prêtres chaldéens enseignaient, d'après Bérose, que l'homme fut façonné par les dieux avec du limon, comme une statue d'argile.
Malheureusement la genèse assyro-babylonienne dont le texte original a été retrouvé dans les décombres de la bibliothèque d'Assurbanipal, est si mutilée que le récit de la création de l'homme n'y est pas compris : il n'en est pas question dans tout ce que l'on en possède, ou plutôt un seul passage, dans ce qui nous reste de ce précieux texte, semble faire allusion à un dieu créateur ayant façonné l'homme de ses mains : « La vue des hommes que ses deux mains ont créé », y est-il dit en parlant de Êa, le dieu qui ressuscite les morts.

Il existe encore d'autres rapports non moins significatifs entre le récit de la création de l'homme dans la Genèse hébraïque et le même récit dans la cosmogonie babylonienne. Pour désigner l'homme dans ses rapports avec son créateur, le texte cunéiforme emploie quelquefois le mot admu, qui est bien le même mot que l'Adam du texte biblique. C'était probablement le nom donné par le texte cunéiforme au premier ancêtre de l'humanité; toutefois, Bérose l'appelle Adoros, nom dans lequel il n'est pas possible de méconnaître l'original Adiuru, retrouvé dans des textes cunéiformes où il est cité pour indiquer l'origine même de l'espèce humaine.

Nous n'insisterons pas davantage sur la création de l'homme et l'organisation du monde d'après les traditions assyro-babyloniennes. Nous ferons seulement, en dernier lieu, remarquer que les Mendaïtes ont re cueilli dans leurs livres sacrés les spéculations théologiques des savants chaldéens, soit pour les générations divines, soit pour la création de l'homme et l'organisation du monde. Le Sidra rabba enseigne l'existence d'un dieu suprême, éternel et pur esprit, dont le nom est Aloho, c'est-à-dire le dieu assyrien Ilu, expression d'ailleurs universellement en usage dans les langues sémitique pour désigner l'Être suprême. Aloho ne fait rien et n'agit point; il se confond avec ses propres émanations, parmi lesquelles les cieux premières sont, comme chez les Mésopotamiens, le principe mâle et le principe femelle, Firho et Ayar, l'un qui est l'élément actif et fécondant, l'autre, l'élément passif et fécondé. De ces deux êtres divins émanent trois outras ou génies, appelés la première, la seconde et la troisième Vies, la matière, le verbe et la providence, correspondant à Anu, Bel, Êa. L'homme, appelé Adam, est créé par une de ces trois Vies, Ea, qui lui communique l'âme et la vie, comme dans la Genèse biblique et la tradition bérosieune, aussi bien que dans l'enseignement de la Cabale et de la plupart des sectes gnostiques des premiers siècles de notre ère.
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 07:53
Message : La religion assyro-baylonienne

La mort et l'au-delà en Mésopotamie


« Les Babyloniens, dit Hérodote, embaument leurs morts dans du miel; leurs lamentations funèbres sont à peu près les mêmes que celles des Égyptiens. » Malgré ce que ce témoignage a de vague et d'invraisemblable, c'est à peu près tout ce que nous savons des usages funéraires des Assyriens et des Chaldéens. Les sculpteurs de Ninive et de Babylone ont évité de reproduire des cérémonies funèbres sur les bas-reliefs des palais, de même que jamais, dans leurs batailles, ils n'ont fait figurer un Assyrien tombant sous les coups de l'ennemi; ne dirait-on pas qu'ils aient voulu faire croire aux générations futures que la mort était impuissante à moissonner les rangs des fils d'Assur et que la protection de leurs dieux, les avait, comme Achille, rendus invulnérables. Aussi, tandis que la vallée du Nil est pleine de tombeaux, que nous retrouvons les cadavres embaumés des anciens Égyptiens, leurs hypogées richement décorés de peintures et de bas-reliefs, les ruines de la Mésopotamie et de l'Assyrie n'offrent-elles rien d'analogue? Il y a bien ici aussi de grandes nécropoles, souvent placées à la périphéries des villes, mais les sépultures n'ont pas le caractère spectaculaire de celles que l'on rencontre en Egypte. Parfois il s'agissait de simples fosses, d'autres fois on a affaire à de vrais tombeaux maçonnés, dotés même à l'aoccasion de plusieurs chambres funéraires. Le statut social des défunts expliquait ces différences, que l'on note aussi dans le mobilier funéraire qui les accompagnait. Les rois se faisaient inhumer dans leur palais.
On a la preuve que l'embaumement était pratiqué en Chaldée comme en Égypte; le corps était étendu sur une natte, la tête reposant sur un coussin, les membres et le buste enveloppés de bandelettes enduites de bitume. On déposait à côté du défunt les objets qui lui avaient été chers pendant la vie : le cylindre qui lui avait servi de cachet, ses armes si c'était un guerrier; des bijoux, des boîtes à fard et à parfums quand c'étaient des femmes. De grandes jares d'argile remplies de liqueurs fermentées, des écuelles dans lesquelles on a recueilli des noyaux de dattes, des os de sangliers et de poulet, des arêtes de poisson, étaient l'image symbolique de la nourriture de la substance invisible et surnaturelle qui survivait à la tombe; on déposait enfin, dès l'antiquité la plus reculée, des statuetles funéraires, comme en Égypte, à côté du cadavre : c'était des images d'Allat en terre cuite, généralement de fabrique fort grossière.

Quant à la forme de la tombe, si elle n'a rien de monumental comme on l'a dit, c'est sans doute que les doctrines sur la morts sont ici très différentes de celles que l'on a en Egypte, et aussi, simplement, parce que la pierre faisait défaut à l'architecte; elle varie entre deux ou trois types qui paraissent correspondre à la fortune plus ou moins grande des familles : tantôt c'est un petit caveau bâti en briques et bien voûté, tantôt ce sont de grandes jarres de terre cuite ou de simples couvercles posés sur les cadavres. Les caveaux ont, en général 2 mètres à 2 mètres 20 de longueur sur 1 mètre 80 de hauteur; une fois murés, ils étaient inaccessibles; on a trouvé parfois jusqu'à une douzaine de cadavres entassés dans un seul de ces étroits réduits. A une époque qui se rapproche de la conquête perse, ainsi que dans la suite, on plaçait généralement les morts dans des cercueils en terre cuite émaillée dont la forme ne peut mieux se comparer qu'à une pantoufle.

Le caveau funéraire était inviolable et sacré; c'était un crime de laisser un cadavre sans sépulture et de profaner un cercueil. La plus grande calamité qui pût accabler un mortel, c'était que son corps demeurât abandonné et exposé à devenir la pâture des chiens et des chacals. Aussi avait-on pris des précautions inouïes pour empêcher qu'une cause, même toute naturelle, vint troubler dans son éternel sommeil la dépouille sans vie déposée dans la tombe : les ingénieux artifices auxquels se livrèrent dans ce but les architectes chaldéens contrastent avec la pauvreté monumentale du tombeau, et méritent, à cause de cela, de fixer un instant notre attention. Le voyageur avalais Taylor a décrit minutieu sement la grande nécropole d'Ur, et voici comment Perrot et Chipiez ont résumé les observations de cet explorateur :

Tels étaient les soins qu'on donnait à la sépulture. Les Assyro-Babyloniens croyaient que le monument funéraire était hanté par l'âme immatérielle (ekimu) qui s'était dégagée du corps au moment de la mort.

Si la tombe était respectée, l'ekim devenait pour les parents, amis ou voisins du défunt, un démon protecteur qui veillait sur eut et les protégeait, en reconnaissance de leur piété; si la tombe était violée par la faute des parents ou des amis, ceux-ci étaient accablés de maux par l'ekim errant et malheureux.

Le plus grand malheur qui pût arriver à l'homme, c'était d'être privé de sépulture; son âme repoussée par les autres âmes, privée de libations et de sacrifices, se trouvait accablée de maux et en proie à l'action pernicieuse des mauvais esprits. Aussi, quand les monarques assyriens veulent se venger de leurs ennemis, ils vont violer les tombeaux de leurs familles et jeter au vent les cendres de leurs pères. Dans sa
campagne contre Suse, Assurbanipal raconte ainsi qu'il saccagea la nécropole royale :


« Les tombeaux de leurs rois anciens et récents, de ces rois qui n'avaient, pas redouté Assur et Ishtar, mes seigneurs, et qui avaient fait la guerre aux rois, mes pères, je les renversai, je les démolis et je les exposai à la lumière du soleil;puis, j'emportai leurs cadavres en Assyrie. Je laissai leurs ombres sans sépulture, je les privai des offrandes de ceux qui leur devaient des libations. »

les Mésopotamiens honoraient les mânes de leurs ancêtres, quelle était la nature de cet ekim qui se dégage du corps après la mort, quelles étaient, en un mot, la doctrine des Assyro-Babyloniens sur l'autre vie.

D'après ce fragment de poème épique et quelques passages des textes magiques, on voit que les Mésopotamiens se représentaient les Enfers comme une sorte d'immense forteresse, placée sous l'écorce terrestre et limitée de toutes parts par les eaux fangeuses de l'Océan qui recèlent les fondements de la terre. Ce lieu de retraite des morts porte le nom d'Aral on de « pays où l'on ne voit rien » (mat la namari), ce qui coïncide avec le sens du terme grec d'hadès; on l'appelle aussi « le pays sans retour, d'où l'on ne revient jamais, » (mat la tayarti). Le gouvernement de ce monde des ténèbres éternelles est entre les mains d'un couple divin composé de Nergal, le dieu de la force et de la guerre, et son épouse Allat, qui n'est que la manifestation infernale d'Ishtar ou Astarté, mais qui est parfois donnée comme la soeur de cette déesse.

Comme l'enfer de Dante, la forteresse est environnée de sept puissantes murailles, sur le modèle des sept sphères planétaires :

c'est le résultat de l'influence des doctrines astrologiques sur cet aspect de la religion. Dans chacune de ces murailles est pratiquée une porte unique qu'un portier incorruptible ferme au verrou dès qu'une nouvelle ombre en a franchi le seuil. L'entrée principale de l'Aral, celle à laquelle est préposé le dieu Negab, « le grand portier du monde », est située à l'Occident, au pied de la grande montagne qui, de ce côté, fait pendant à la « montagne de l'Orient » où la mythologie babylonienne place le lieu de l'assemblée des dieux, ou l'Olympe.

Dans un curieux fragment de texte, il est parlé de cette montagne infernale qu'on représente même comme la mère de Mul-ge, le dieu de l'abîme. Sept dieux président aux sept enceintes concentriques de l'enfer et sont appelés « fils du seigneur infernal »; il y a en outre « douze dieux de bronze placés à l'intérieur de la clôture de bronze, » et de chaque côté des portés de ce rempart de métal, le dernier de tous, veillent des taureaux de bronze à face humaine, comme ceux des portes des palais. »

Dans la conception de l'enfer assyrien, telle qu'elle ressort de ce morceau poétique, on ne rencontre aucune idée morale de rémunération, aucune distribution de récompenses ni de peines; les tristesses de l'Aral paraissent être les mêmes pour tous les humains, quelle qu'ait été leur conduite pendant leur vie.

D'autres passages des textes religieux paraissent pourtant nous autoriser à croire que les justes ne menaient pas éternellement cette vie de privations et de souffrances qui caractérise l'Aral. On parle de bienheureux qui reposent sur des lits, buvant, un breuvage sacré, probablement ce qu'on appelle, dans d'autres textes et dans les livres des Mendaïtes : « les eaux de la vie ; » ils sont, eux, installés dans « la demeure de la félicité et de la vie. »
Il semble aussi que la vie des bienheureux qui habitent sur la montagne d'argent, opposée à la montagne de l'Aral, soit la continuation de celle qu'ils ont menée sur la terre; le guerrier, par exemple, environné des trophées et du butin qu'il a pris au combat, donne de grands festins à ses amis; le sang qu'il a versé sur le champ de bataille équivaut à la vie la plus sainte et rachète toutes les fautes qu'il a pu commettre.

Ainsi, il se rafraîchit à la source des eaux de la vie, eaux vivifiantes, si souvent célébrées encore dans les livres sacrés des Mendaïtes; il est l'objet de la sollicitude de tous les siens qui lui prodiguent les marques de tendresse. Dans le poème d'lsdubar, on voit ce héros qui prend, comme Ishtar, la résolution de descendre au pays des ombres pour revoir son ami Eabani, mis à mort-par Ishtar; il s'encourage lui-même à faire cette tentative imprudente et cherche à se rendre compte par avance des choses étranges qui vont s'offrir à sa vue.

« Couché sur le lit funèbre Et buvant l'eau pure, le guerrier tué dans la bataille, je le verrai. Son père et sa mère soutenant sa tête, et sa femme se penchant au-dessus de lui, le guerrier dont le corps repose sur le champ de bataille, je le verrai. L'homme dont l'âme (ekimmu) n'est pas couchée dans la terre, L'homme dont l'âme est privée de demeure, Je le verrai. »

La félicité du juste, réclamée par la conscience humaine, est encore plus nettement exprimée dans ces deux fragments d'un hymne religieux :

Lave tes mains, purifie tes mains ; les dieux, tes aînés, se laveront les mains, se purifieront les mains; mange la nourriture pure dans des bassins purs, bois l'eau pure dans des vases purs; Prépare-toi à jouir de la paix du juste ! ... On a apporté l'eau pure. Anat, la grande épouse d'Anu, Êa t'a tenu dans ses bras sacrés; Ea t'a transféré dans un lieu de sainteté; Il t'a transféré de ses mains sacrées; il t'a transféré au milieude miel et de graisse, il a versé dans ta bouche l'eau magique, et la vertu de l'eau t'a ouvert la bouche ...

Marduk, avec son épouse Zarpanit, sont souvent appelés « celui » ou « celle qui fait revivre les morts. » Dans le poème même de la descente d'lshtar aux enfers, bien que l'Aral soit le lieu d'où l'on ne revient pas, la mort n'est pas absolument irrévocable, et le mythe admet le cas exceptionnel d'une résurrection. Les grands dieux du ciel peuvent agir directement sur les puissances infernales et les forcer à délivrer une ombre, quand le retour de celle-ci sur la terre est jugé nécessaire. Le monde dépérissait par suite de l'absence d'Ishtar partie pour rejoindre son fils et son amant Tammuz ; les dieux enjoignent à Allat de la délivrer; on l'asperge avec les eaux de la vie, on lui en fait boire et elle renaît. Cette renaissance était-elle admise quand il s'agissait de simples mortels, et en quoi consistait-elle pour ces ombres encore à demi-matérielles, qu'on nous représente voltigeant comme des oiseaux et se nourrissant de poussière?

Une plaque de bronze retrace en un tableau d'ensemble la vie des enfers, et il est nécessaire que nous en donnions ici une description sommaire. L'une des faces est occupée tout entière par un quadrupède à quatre ailes et à griffes d'aigle qui, dressé sur ses pattes de derrière, semble vouloir s'élancer par-dessus la plaque contre laquelle il s'appuie, Sa tête passe par-dessus le bord comme par-dessus la crête d'un mur. La face de ce monstre rugissant et féroce, aux yeux flamboyants, domine la scène suivante qui se déroule en quatre bandes horizontales sur la seconde face. Ces quatre registres superposés ne sont autre chose que les cieux, la terre et les enfers. En haut, on voit les représentations symboliques des astres. Plus bas, une file de sept personnages vêtus de longues robes, et ayant des têtes d'animaux parmi lesquelles on peut distinguer un lion, un dogue, un ours, un bélier, un cheval, un aigle, un serpent : ce sont les génies célestes appelés Igighs. Au-dessous, une scène funéraire qui se passe sans doute sur la terre. Deux personnages à tête humaine, coiffés d'une peau de poisson, comme le dieu Anu, sont debout au chevet du lit d'un mort étendu et comme emmailloté dans une gaine à momie. Plus loin, deux génies à tête de lion et de chacal paraissent se menacer de leurs poignards, tandis qu'un homme semble s'éloigner de cette scène d'horreur. Le tableau représenté au quatrième registre, baigne dans les flots de l'Océan qui, d'après la donnée mythologique des Babyloniens, recèle les fondements de la terre. Un monstre hideux, à figure bestiale et humaine à la fois, avec des ailes et des griffes d'aigle, une queue en tête de serpent, est debout sur la rive de l'Océan sur lequel vogue une barque : c'est la barque d'une divinité (elippu), expression souvent employée dans les textes religieux, qui rappelle la barque du nautonier Charon, dans la mythologie grecque. Dans la barque, est un cheval qui porte sur son dos une divinité gigantesque, à tête de lion, rugissante et tenant dans ses mains deux serpents, tandis que des lionceaux bondissent coutre sa poitrine pour sucer le lait de ses mamelles. Enfin, devant cet horrible monstre, sont des débris de toutes sortes, des membres coupés, des vases, et comme les restes d'un festin.

Voilà bien, sur cette petite plaque de bronze, la figure du monde tel que se le représentait l'imagination mésopotamienne :

les dieux et les puissances sidérales, les anges et les démons, Ighigs et Annunaks; la terre et les humains avec les êtres surnaturels qui ont une action directe sur eux : les morts, protégés par certains démons, attaqués par d'autres, d'après la conception philosophique du bien et du mal et cet antagonisme des deux principes qui fait le fond de la religion assyro-babylonienne. Anui protège les morts comme l'Osiris égyptien; le fleuve sou terrain, qui fait penser au Styx et à l'Achéron, nous reporte aussi vers le Nil souterrain de l'Ament.
Auteur : Estrabolio
Date : 14 sept.14, 07:58
Message : Très intéressant Arlitto mais si tu pouvais utiliser moins de couleurs contrastées, ce serait sympa pour ceux qui ont des problèmes de vues :(
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 08:02
Message : :lol: :lol: :lol: C'est vrai mon pauvre Pierrot, en plus, j'y ai pensé, je ferais des efforts pour la suite, promis :)

Je continuerais plus tard, parce que je suis un peu :s

:lol:
Auteur : Ptitech
Date : 14 sept.14, 08:13
Message : tu crois sérieusement qu'on va lire tout ces pavés ? Tu n'aurais pas un peu plus condensé ? ;)
Auteur : azaz el
Date : 14 sept.14, 08:43
Message : Y a bien la genèse, mais il y en a qui vont encore râler. ... :lol:

Azaz el
Auteur : Ptitech
Date : 14 sept.14, 08:45
Message : Tiens Salut Azaz el !
Auteur : azaz el
Date : 14 sept.14, 08:49
Message : Salut M'sieur! Je viens mettre mon petit grain de sable.
M bien ça, moi :o

Schuss
Azaz el
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 20:26
Message :
Ptitech a écrit :tu crois sérieusement qu'on va lire tout ces pavés ? Tu n'aurais pas un peu plus condensé ? ;)
Je suis conscient que la lecture est un peu longue, mais indispensable pour bien comprendre les tenants et les aboutissants, et comprendre comment tout cela a commencé et ce qu'est et qu'était exactement la Babylone antique et ses croyances pour arriver à nos jours avec toutes ces religions qui prétendent que leurs doctrines sont vraies, alors qu'il ne s'agit que de croyances babyloniennes que Dieu condamne fermement.

Pour ceux qui veulent une lecture plus rapide, j'ai souligné en gras, en grand et en couleurs, les parties les plus "importantes" :)
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 20:46
Message : La religion assyro-baylonienne


La magie en Mésopotamie



La Mésopotamie est la patrie de la magie et de l'occultisme, aussi bien que celle de l'astrologie et des sciences exactes. C'est des bords du Tigre et de l'Euphrate, plus encore que de ceux du Nil, que la magie s'est répandue dans le monde occidental où elle a exercé une influence si funeste jusqu'à ces derniers siècles.


Les origines de la magie mésopotamienne sont fort obscures, malgré le témoignage des écrivains juifs et grecs, malgré même les nombreux documents originaux que l'assyriologie a livrés. Ces sources ont toutefois singulièrement agrandi le domaine de nos connaissances, sinon en nous faisant pénérer dans l'organisation intérieure des corporations de devins et de magiciens, du moins en nous fournissant le texte de leurs pratiques occultes, de leurs incantations et de leurs procédés théurgiques. Il y avait deux espèces de magie :

celle qui n'était qu'une partie du culte régulier, et qu'on voit en usage chez tous les peuples qui, adorant les phénomènes de la nature, ont peuplé d'esprits les forêts, les nuages, les rivières, la nuit, les vents; c'est la magie blanche, essentiellement bienfaisante, et constituant un commerce légitime, établi par les rites sacrés, entre les esprits supérieurs et les prêtres qui les invoquent.

Mais à côté du prêtre thaumaturge, exorcisant pour chasser le malin esprit, consacrant des amulettes, il y avait le sorcier qui se faisait l'interprète des puissances infernales et diaboliques, entretenant commerce avec elles et se servant de leur concours pour faire le mal; son art, réprouvé par la religion, constituait la magie noire; le sorcier est un homme pervers qui s'est voué au malin esprit par des pactes, des serments et des enchantements. C'est généralement pour servir les passions mauvaises des humains et dans un but lucratif qu'il exerce sa sinistre besogne.

C'est l'état de superstieuse terreur dans laquelle vivait constamment le Mésopotamien, qui entretenait la foi aux procédés de la magie blanche et de la magie noire. Tout l'Orient, il faut bien le reconnaître, a vécu, dès les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, sous l'empire de ces aberrations singulières, et il est curieux, par exemple, de rapprocher l'état d'esprit dans lequel se trouvaient les Assyro-Babyloniens, des idées qui ont encore cours à l'époque moderne chez les populations de l'Inde :

« Le peuple hindou, dit le voyageur anglais J. Roberts du début du XXe siècle, a affaire à tant de démons, de dieux et de demi-dieux, qu'il vit dans une crainte perpétuelle de leur pouvoir. Il n'y a pas un hameau qui n'ait un arbre ou quelque place secrète regardée comme la demeure des mauvais esprits. La nuit, la terreur de l'Hindou redouble, et ce n'est que par la plus pressante nécessité qu'il peut se résoudre, après le coucher du soleil, à sortir de sa demeure. A-t-il été contraint de le Faire, il ne s'avance qu'avec la plus extrême circonspection et l'oreille au guet. ll répète des incantations, il touche des amulettes, il marmone à tout instant des prières et porte à la main un tison pour écarter ses invisibles ennemis. A-t-il entendu le moindre bruit, l'agitation d'une feuille, le grognement de quelque animal, il se croit perdu; il s'imagine qu'un démon le poursuit, et, dans le but de surmonter son effroi, il se met à chanter, à parler à haute voix; il se hâte et ne respire librement qu'après qu'il a gagné quelque lieu de sûreté. »

Cette description pourrait s'appliquer trait pour trait aux Assyro-Babyloniens. Leur magie repose sur la croyance à d'innombrables esprits répandus en tous lieux dans la nature, dirigeant et animant tous les êtres de la création.

Ce sont eux qui causent le bien et le mal, conduisent les mouvements célestes, ramènent alternativement le jour et la nuit, veillent au retour des saisons, font souffler les vents, tomber les pluies, la neige, la grêle, la foudre, en un mot produisent les phénomènes atmosphériques, bienfaisants ou destructeurs; ce sont eux aussi qui donnent à la terre sa fécondité, font germer et fructifier les plantes, président à la naissance et à la conservation de la vie chez les êtres animés, et qui, par contre, envoient la mort et les maladies. Il y a des esprits de ce genre partout, dans le ciel des étoiles, dans les entrailles de la terre et dans les régions intermédiaires de l'atmosphère. Tous les éléments en sont remplis, l'air, le feu, la terre et l'eau; rien n'existe sans eux.

Comme le mal est partout, dans la nature, à côté du bien, une idée de dualisme, presque aussi prononcée que dans la religion de Zoroastre, préside à la manière dont les prêtres mésopotamiens conçoivent le monde surnaturel dont ils redoutent encore plus les actions malfaisantes qu'ils n'en attendent de bienfaits.

Il y a des esprits bons par essence, et d'autres mauvais également par nature. Leurs choeurs opposés constituent un vaste dualisme qui embrasse l'univers entier, et poursuit, dans toutes les parties de la création, une lutte incessante et éternelle. De même qu'à chaque corps céleste, à chaque élément, à chaque phénomène, à chaque être et à chaque objet, est fixé un bon esprit, un mauvais esprit s'y attache également et cherche à l'y supplanter.

La discorde est partout dans l'univers. Emporté. fatalement lui-même au milieu de cette bataille perpétuelle entre les bons et les mauvais esprits, l'humain en sent à chaque instant les atteintes, et son propre sort en dépend. Tout ce qui lui arrive d'heureux est le fait des uns; tout ce qui lui survient de malheureux, celui des autres.

Il lui faut donc un secours contre les attaques des mauvais esprits, contre les fléaux et les maladies qu'ils déchaînent sur lui. Ce secours, c'est dans les incantations, dans les paroles mystérieuses et toutes-puissantes dont les prêtres magiciens ont le secret, c'est dans leurs rites et leurs talismans qu'il le trouve; par là seulement, les démons funestes sont écartés, les esprits favorables rendus propices et appelés au secours de l'humain.

Dans l'armée du bien comme dans celle du mal, on distingue des catégories de démons hiérarchisés et plus ou moins puissants suivant leur grade. Dans les textes, on mentionne le ekim, le tetal «guerrier », le maskin ou « tendeur d'embûches » le alal « destructeur », le labartu, le labassu, le ahharu, sortes de spectres, de fantômes et de vampires; on cite souvent les mas, les lamma et les utuq; on oppose le mas favorable au mas mauvais, le tamma favorable au lamma mauvais, le bon utuq au méchant utuq. Il y a aussi les alapi ou taureaux ailés, les nirgalli ou lions ailés, et de nombreuses catégories d'archanges qu'on appelle les Anunnaks et les Ighigs, les uns terrestres et les autres célestes.

Ce sont les dieux Anu et Ea, appelés « Esprit du ciel » (zi an na) et « Esprit de la terre » (zi ki a), qu'on invoque généralement dans les incantations, comme les dieux de toute science, seuls capables de préserver l'humanité des atteintes des mauvais anges. Les documents attestent ainsi, chez les Assyro-Babyloniens, une démonologie extrêmement riche, à la savante hiérarchie.

Entre l'humanité et le dieu Ea, il existe un dieu médiateur qu'on n'invoque que dans les textes magiques et qui n'a jamais d'autre rôle que cette médiation :

c'est Marduk, dont le nom magique et suméro-accadien est Silih-mulu-hi, « celui qui dispose le bien pour les hommes. » - « Je suis celui qui marche devant Ea, lui fait dire un hymne, je suis le guerrier, le fils aîné de Ea, son messager. »

Silik-mulu-hi révèle aux humains les volontés et la science de Ea, et, en retour, il porte à Ea l'appel des humains tourmentés par les esprits malins et par les maladies. C'est à lui que s'adresse ce beau fragment dont les expressions ont tant d'analogie avec celles du psaume CXLVII de la Bible :

« Devant ta grêle qui se soustrait? - Ta volonté est un décret sublime que tu établis dans le ciel et sur la terre. Vers la mer je me suis, tourné, et la mer s'est aplanie ; - vers la plante je me suis tourné, et la plante s'est flétrie; vers la ceinture de l'Euphrate je me suis tourné, et - la volonté de Silik-mulu-hi a bouleversé son lit. - Seigneur, tu es sublime; qui t'égale? »
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 21:02
Message : La religion assyro-baylonienne

Un hymne développe son rôle bienfaisant en termes remarquables (les points de suspension (...) marquent les lacunes dans le document) :

« [Seigneur grand] du pays, roi des contrées, - ... fils aîné de Ea, qui ramènes (dans leurs mouvements périodiques) le ciel et la terre, -... Seigneur grand du pays, roi des contrées, - dieu, des dieux, - [directeur] du ciel et de la terre, qui n'a pas d'égal, - [serviteur] d'Ana et de Mul-ge, - miséricordieux parmi les dieux, - miséricordieux, qui rappelles les morts à la vie. - Silik-mulu-hi, roi du ciel et de la terre. - roi de Babylone, roi de la Maison qui dresse la tête (la pyramide de Babylone), roi de la Maison de la main droite (la tour à l'étages de Borsippa). roi de la Maison suprême de vie l'autre temple de Borsippa). affermis le ciel et la terre! - affermis autour le ciel et la terre! affermis la lèvre de vie! - affermis la mort et la vie! - affermis la digue sublime de la fosse de l'Océan! L'ensemble des humains qui ombragent leur tête (les hommes qui ont le droit de porter au-dessus de leur tête un parasol, insigne de puissance). - ce qui développe la vie, tout ce qui proclame la gloire dans le pays, - les quatre régions dans leur totalité, - les esprits divins des légions du ciel et de la terre dans leur totalité... Tu es le colosse [favorable]; - tu es celui qui vivifie... ; - tu es celui qui fait prospérer..., le miséricordieux parmi les dieux, - le miséricordieux qui rappelle les morts à la vie, Silik-mulu-hi, roi du ciel et de la terre, - j'ai invoqué ton nom, j'ai invoqué ta sublimité; - la commémoration de ton nom, que les dieux [la célèbrent]; la soumission à toi, qu'ils [la bénissent.] - Que celui dont la maladie est douloureuse soit [délivré.] - [Guéris] la peste, la fièvre, l'ulcère. »

Silik-mulu-hi est très nettement identifié dans cet hymne au Marduk de la religion babylonienne, et c'est aussi par Marduk que les traducteurs assyriens des textes magiques ont toujours rendu son nom.
Outre Silik-mulu-hi, l'homme appelle souvent à son secours ou essaye d'apaiser les esprits spéciaux à chaque vent, qui sont les uns bons, les autres mauvais. Raman, sous le nom mystique de Im, le dieu ou Esprit du vent, est représenté comme celui qui amène les pluies fertilisatrices; il a sous ses ordres la troupe des dieux des vents spéciaux.

Un hymne s'adresse aux eaux qui coulent sur la terre :

« Eaux sublimes, [eaux du Tigre], eaux de l'Euphrate qui [coulent] en leur lieu, eaux qui se rassemblent dans l'Océan! filles de l'Océan, qui sont sept, eaux sublimes, eaux fécondes, eaux brillantes, en présence de votre père Ea, en présence de votre mère, l'épouse du grand poisson! qu'il soit sublime! qu'il fructifie! qu'il brille! que la bouche malfaisante et nuisible n'ait pas d'effet. Amen. »

Un autre invoque le fleuve comme un dieu spécial et personnel :

« Dieu Fleuve, qui pousse en avant, comme l'éperon d'un navire repousse de devant lui le mauvais sort, pareil à un fauve redoutable... Que le soleil à son lever dissipe les ténèbres! dans la maison jamais plus elles ne prévaudront. Que le mauvais sort s'en aille dans le désert et dans les lieux élevés... Le mauvais sort qui se répand sur la terre, Dieu Fleuve, brise-le. »

Nous avons encore un hymne à la vague de l'Océan, personnifiée comme une divinité protectrice dont on célèbre « l'eau sublime, l'eau féconde, l'eau vivifiante. »

Bien autre est l'importance du feu. On l'adore dans sa réalité matérielle comme uni dieu supérieur au soleil même, sous les deux noms qui signifient flamme (bil-gi) et feu (iz-bar), appellations qui, précédées du caractère idéographique de « dieu », s'échangent pour le désigner. La manière dont ou le conçoit et les attributions qu'on lui assigne le rapprochent étroitement de l'Agni des Vêdas.

« Feu, dit un hymne, seigneur qui rassemble, s'élevant haut dans le pays, - héros, fils de l'Océan, qui s'élève haut dans le pays; - Feu; éclairant avec ta flamme sublime, - dans la demeure des ténèbres tu établis la lumière; - prophète de toute renommée, tu établis le destin ; - le cuivre et l'étain c'est toi qui les mêles; - l'or et l'argent c'est toi qui les purifies; - l'émanation de la déesse Ninka-si (la-dame à la face cornue), c'est toi; - celui qui fait trembler les méchants dans la nuit, c'est toi. De l'homme fils de son dieu, ses oeuvres qu'elles brillent de pureté! - comme le ciel qu'il soit sublime ! - comme la terre qu'il fructifie ! - comme le milieu du ciel qu'il brille ! »

Le Feu qui purifie tout est le grand dissipateur des maléfices, le héros qui met les démons en fuite :

« (Toi) qui chasses les maskins mauvais, - qui gratifies de la vie... - qui ramènes la crainte parmi les méchants, - qui protèges les oeuvres de Mul-ge, - Feu, destructeur des ennemis, arme terrible qui chasse la peste, - fécond, brillant, - ... anéantis la méchanceté.-»

A la protection de ce dieu est due la paix universelle :

« Repos du dieu Feu, le héros, - avec toi , que soient en repos les pays et les fleuves; - avec toi, que soient en repos le Tigre et [l'Euphrate]; - avec toi, que soient en repos les mers et [les montagnes]; - avec loi que soit en repos le chemin de la fille des dieux (ceci semble une allusion à la Voie lactée)...; - avec toi, que soit en repos l'intérieur des productions [de la nature] ; - avec toi, que soient en repos les coeurs de mon dieu et de ma déesse, esprits [purs ?]; avec toi, que soient en repos les cours du dieu et de la déesse de ma ville, esprits [purs?]. - Dans ces jours..., que les coeurs de mon dieu et de ma déesse s'ouvrent - et qu'en sorte l'oracle du destin de mon corps. »

On adore le Feu avant tout dans la flamme du sacrifice, et c'est pour cela qu'on l'appelle « le pontife suprême sur la surface de la terre».

Mais on reconnaît aussi ce dieu dans la flamme qui brûle au foyer domestique et qui protège la maison contre les influences mauvaises et les démons :

« Je suis la flamme d'or, la grande, la flamme qui s'élève des roseaux, l'insigne élève des dieux, la flamme de cuivre, protectrice, qui élève ses langues ardentes ; - je suis le messager de Silik-mulu-hi. »

Ce dieu qui réside dans la flamme du sacrifice et dans celle du foyer, est aussi le feu cosmique, répandu dans la nature, nécessaire à la vie et brillant dans les astres. Envisagé sous cet aspect, il est « le dieu qui s'élève haut, grand chef, qui étend la puissance suprême du Ciel (Anu), qui exalte la terre, sa possession, sa délectation, » et c'est ainsi que nous le voyons luttant vainement pour empêcher les ravages que les terribles maskin portent dans l'économie générale du monde.

Voici encore un début d'hymne qui s'adresse il lui, dans son rôle le plus vaste et le plus haut :

« Seigneur exalté, qui diriges les voies des dieux très grands; - [splendeur du zénith, seigneur exalté, qui diriges les voies des dieux, - [spIendeur] de Mul-ge, qui diriges les voies des dieux, - héros Feu qui t'élèves,mâle héroïque. - qui [étends] le voile (du ciel), qui revêts l'immensité,-- Feu puissant..., - ... qui illumines les ténèbres. »

Prenant dans les documents non magiques un caractère solaire, le dieu Feu devient, sous le nom d'lzdubar (Izdu-bar, masse de feu), le héros d'une des principale histoires épiques, de celle où intervient incidemment le récit du déluge.
Telles étaient les principales divinités invoquées dans les conjurations magiques de la Mésopotamie. Dans les documents égyptiens, nous n'apercevons aucune trace de ces esprits élémentaires douéq d'une personnalité distincte et répandus partout dans l'univers. En revanche, les formules magiques des Assyriens, au rebours de celles de l'Egypte, sont sans raffinement philosophique sur le problèmes de la substance divine, et sans la moindre trace de mysticisme.
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 21:12
Message : La religion assyro-baylonienne

Les incantations se récitaient sur les personnes qui en étaient l'objet, à seule fin de les délivrer de la possession diabolique ou de certaines maladies, comme celles que l'on appelle « la maladie de la tête » et la peste.

Les possédés étaient, paraît-il, nombreux à Babylone et en Assyrie. Quand il s'agit de chasser les démons, la formule d'exorcisme prend parfois un caractère dramatique. Après avoir décrit les ravages causés par le malin esprit, elle suppose que, la plainte a été entendue par Silik-mulu-hi. Mais son pouvoir et sa science ne vont pas jusqu'à vaincre les démons trop puissants dont il faut conjurer l'action. Alors, Silik-mulu-hi s'adresse à son père Ea, l'intelligence divine qui pénètre l'univers, le maître des secrets éternels, le dieu qui préside à l'action théurgique, et celui-ci lui révèle le rite mystérieux, la formule ou le nom tout-puissant et caché qui brisera l'effort des plus formidables puissances de l'abîme.

Les formules de conjuration contre les esprits malfaisants sont très monotones, comme, du reste, toute la littérature sacrée des Chaldéens. On commence par énumérer les démons que doit vaincre le charme, par qualifier leur pouvoir et en décrire les effets. Vient ensuite le voeu de les voir repoussés ou d'en être préservé, lequel est souvent présenté sous une forme affirmative. Enfin, la formule se termine par

l'invocation mystérieuse qui lui donnera son efficacité :

« Rappelle-toi le serment du ciel! Rappelle-foi le serment de la terre! »

« Le tyran redoutable qui fauche la totalité des êtres, c'est l'Utuq méchant, le perturbateur du ciel,
c'est Namtar, fils du majestueux Bel, enfanté par Belit. En haut, ils détruisent; en bas, ils renversent les murs; ils sont l'oeuvre de l'enfer;
en haut, ils vocifèrent; en bas, ils poussent des hurlements;
ils sont le venin même de la bile des dieux;
ce sont eux qui, lors du grand jour, se sont élancés du ciel; ils sont les hiboux qui crient dans la ville. Eux qui bouleversent les cieux, sont les fils de la Terre;
ils ébranlent comme des roseaux les poutres les plus larges; ils passent de maison en maison;
la porte ne les arrête pas, le verrou ne les empêche pas d'avancer, ils se glissent sous la porte comme des serpents;
ils sifflent comme le vent contre les gonds;
ils arrachent l'épouse du sein de son mari; ils enlèvent l'enfant des genoux de son père;
ils chassent l'homme libre de sa chambre nuptiale;
ce sont eux qui attachent aux pas de l'homme une voix sinistre.
...
Dieu de l'humanité, Seigneur, sois l'appui et le soutien de i'homrne que son dieu a saisi par le vêtement ;
Que la cause de sa maladie soit le roi des Lamassi (démons colosses), que ce soit le roi des Labassi (feuxfollets);
que ce soit le roi des Aharri (démons ronfleurs);...
que ce soit un Utuq méchant;
que ce soient les quatre régions du monde
que ce soit le jour obscurci par un nuage du sud:
que ce soit le jour obscurci par un nuage du nord
que ce soit le jour obscurci par un nuage de l'orient ;
que ce soit le jour obscurci par un nuage de l'occident;
...
O Asak (démon des maladies), je t'adjure par le serment des Anouns (génies de l'abîme);
O Asak malfaisant, je t'adjure par le serment des Anouns!
O Asak, toi qui presses fortement, qui oppresses le malade,
O Asak, rappelle-toi le serment du ciel, rappelle-toi le serment de la terre!
Rappelle-toi le serment du seigneur des terres! rappelle-toi le serment de la dame des terres! Rappelle-toi le serment du seigneur des étoiles Rappelle-toi le serment de la dame ries étoiles!.... Rappelle-toi le serment du seigneur de la colline sacrée! Rappelle-toi le serment de la dame de la colline sacrée! Rappelle-toi le serment du seigneur du jour de la vie! Rappelle-toi le serment de la dame du jour de la vie!...
Rappelle-toi le serment de Sin (la lune) dont le fleuve est parcouru par la barque du soleil
couchant !
Rappelle-toi le serment de Shamash (le Soleil) souverain arbitre des dieux! Rappelle-toi le serment d'lshtar, à la parole de qui les Anouns ne résistent jamais!
...
L'homme, fils de son dieu, alors, reviendra à lui; à l'instant il revivra; On lui donnera du pain à manger, on lui donnera de l'eau à boire; on lui mettra dans la main un vase d'eau... de Bel; avec de l'eau de mer, l'eau de Sin, l'eau du Tigre, l'eau de l'Euphrate, l'eau de puits, l'eau de rivière on le lavera.
il se tiendra debout et il n'aura aucune crainte;
il s'assoira par terre et il ne sera pas molesté;
l'homme fils de son dieu s'approchera ou s'éloignera à son gré. Tel est l'exorcisme contre l'Utuq méchant. »


Souvent, il s'agissait non seulement de délivrer un possédé de l'obsession diabolique, mais en outre, de faire pénétrer dans son corps un esprit bon et favorable :

c'était la meilleure garantie contre le retour des mauvais démons :

« Que les démons mauvais sortent! dit un texte qu'ils se saisissent entre eux! Le démon favorable et le colosse favorable, qu'ils pénètrent clans son corps! »

Cette possession inverse était souhaitée comme le plus grand des bonheurs, et comme l'un des plus heureux effets surnaturels de la magie; c'était, s'il nous est permis de recourir à une pareille comparaison, comme la grâce divine ou comme une odeur de sainteté remplaçant l'état de péché et de consécration au diable. Aussi, dans une prière pour le roi, demande-t-on qu'il devienne l'habitation des bons esprits, et qu'un démon de bonheur et de sainteté pénètre dans son corps, pour lui assurer par sa présence toutes sortes de prospérités et le préserver de maladie.
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 21:23
Message : La religion assyro-baylonienne

Dans la croyance mésopotamienne, toutes les maladies sont l'oeuvre des mauvais démons. De là ce fait que nous avons déjà signalé, qu'il n'y eut jamais à Ninive et à Babylone de médecins proprement dits ce sont les devins et les enchanteurs qui opèrent et guérissent en chassant le démon du mal.

Parmi les incantations contre les maladies, les plus multipliées sont celles qui ont pour objet la guérison de la peste, de la fièvre et de la maladie de la tête. Celle-ci, d'après les indications que l'on donne sur ses symptômes et ses effets, parait avoir été une sorte d'érysipèle ou de maladie cutanée. Il s'agit évidemment de cette affection de la peau, affection analogue au bouton d'Alep et à l'éléphantiasis de Damiette. On croyait s'en guérir par les conjurations, parce qu'elle était censée l'oeuvre des génies infernaux.

« La maladie de la tête réside dans l'homme; la folie, l'ulcération. douloureuse du front, réside dans l'homme; la maladie de la tête enserre tout autour comme une couronne, la maladie de la tête, du lever au coucher du soleil ... Ouvre largement tes oreilles, ô fils d'Eridu (Marduk); La maladie de la tête tourne tout autour comme un taureau; la maladie de la tête resserre tout autour, comme le spasme du coeur. La maladie de la tête, comme des colombes vers leur nid, comme des corbeaux vers le haut du ciel, comme des oiseaux vers le vaste espace, qu'elle s'enlève! Aux mains propices de son dieu, que le malade soit confié. »

Cette description poétique de la maladie convient bien à l'affection endémique produite, même de nos jours par les marais des bords de l'Euphrate. Voici comment un autre texte magique la conjure :

« La maladie de la tête circule dans le désert; comme un vent elle souffle violemment; elle a éclaté comme l'éclair; en haut et en bas elle s'est précipitée. Celui qui n'honore pas son dieu est déchiré comme un roseau; son ulcère l'opprime comme une entrave; celui qui n'a pas sa déesse pour gardienne, ses chairs sont meurtries; comme une étoile du ciel il disparaît, comme la rosée nocturne il s'évanouit. Envers l'homme passager sur la terre, la maladie agit hostilement; elle le dessèche comme la chaleur du jour; cet homme, elle l'a frappé mortellement; il est oppressé comme par le spasme du coeur; il est mis hors de lui comme si elle arrachait son coeur, il s'agite comme un objet présenté devant le feu; comme ceux d'un onagre du désert en rut, ses deux yeux sont remplis de nuages; il se dévore dans sa propre vie, il est attaché à la mort. La folie est comme un orage violent : personne ne connaît sa venue; son destin complet, ce à quoi il est attaché, personne ne le connaît. »

Quelques-uns des rites pratiqués pour les incantations nous sont révélés par le document qu'on va lire; il se divise en deux parties bien distinctes: la première où le malade est désigné à la troisième personne, que devait par conséquent réciter sûr lui le prêtre magicien, la seconde où il parle à la première personne et qu'il devait, par suite, prononcer lui-même en accomplissant un certain nombre d'actes rituels, auxquels se rapportent les différentes strophes de celte seconde partie. Les deux ne sont pas rédigées dans le même idiome, circonstance fort instructive et digne de remarque; le magicien se sert de la langue liturgique, le suméro-akkadien, qui dès lors avait cessé d'être un idiome parlé, était devenu inintelligible pour le vulgaire et dont la connaissance était un des principaux objets de l'enseignement dans les écoles sacerdotales; le malade emploie l'assyrien, sa langue usuelle, à laquelle on n'attachait aucune idée sacrée et aucune, vertu mystérieuse.

I. - Formule de l'enchanteur

L'imprécation de malice agit sur l'homme, comme un méchant démon;
la voix qui maudit existe sur lui;
la voix mauvaise existe sur lui;
l'imprécation de malice est le moyen de maléfice qui produit la folie,
Cet homme, l'imprécation de malice l'égorge comme un agneau;
son dieu sort de son corps;
sa déesse avec satisfaction se fixe ailleurs :
la voix qui maudit, l'enveloppe comme un voile et le charge de son poids.
Marduk (Silik-mulu-hi) l'a pris en grâce, et
auprès de son père Êa, dans la demeure il est entré et il a dit :
« Mon père, l'imprécation de malice existe sur l'homme comme un méchant démon. »
Pour la seconde fois, il lui a dit encore :
« Comment il a fait, cet homme ne le sait pas, ni à quoi il est soumis. »
Ea a répondu à son fils Marduk :
« Mon fils, comment ne sais-tu pas? comment faut-il que je t'instruise?
Marduk, comment ne sais-tu pas? comment faut-il que je t'instruise
Ce que je sais, toi, tu le sais aussi,
Viens, mon fils Marduk.
Du haut de ta demeure étincelante, accueille-le,
dissipe son mauvais sort, délivre-le de son mauvais sort que le mal qui bouleverse son corps soit une malédiction de son père, une malédiction de sa mère, une malédiction de son frère aîné ou l'imprécation de colère d'un homme inconnu. » Le sort hostile, par l'enchantement d'Ea, qu'il soit dépouillé comme un oignon! qu'il soit mis en pièces comme une datte! qu'il soit dénoué comme un noeud! le sort hostile, esprit des cieux, conjure-le! esprit de la terre, conjure-le
.

Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 21:29
Message : La religion assyro-baylonienne


II. - Formules du malade.

1. - Incantation.
Comme cet oignon est dépouillé, ainsi en sera-t-il du maléfice. Le feu brûlant le brûlera,
on ne le plantera plus en lignes...
le sol ne recevra pas sa racine,
sa tête ne contiendra pas de graines et le soleil n'en prendra pas soin, on ne le présentera pas à la fête d'un dieu ou d'un roi.
L'homme qui a jeté le mauvais sort, son fils aîné, sa femme,
le maléfice, les lamentations, les transgressions, les sortilèges par écrit, les blasphèmes, les péchés,
le mal qui est dans mon corps; dans mes chairs, dans mes ulcères, que tout cela soit dépouillé comme cet oignon, et
qu'en ce jour le feu brûlant le brûle!
Que le mauvais sort s'en aille, et que, moi, je reçoive la lumière!

2. - Incantation.
Comme cette datte est mise en pièces, ainsi en sera-t-il du maléfice. Le feu brûlant la brûlera,
elle ne retournera pas au rameau dont elle est détachée,
on ne la présentera pas sur les plats d'un dieu ou d'un roi.
L'homme qui a jeté le mauvais sort, son fils aîné, sa femme,
le maléfice, les lamentations, les transgressions, les sortilèges par écrit, les blasphèmes, les péchés,
le mal qui est dans mon corps, dans mes chairs, dans mes ulcères, que tout cela soit mis en pièces comme cette datte, et
qui en ce jour le feu brûlant le brûle!
Que le mauvais sort s'en aille, et que, moi, je revoie la lumière!

3. - Incantation.
Comme ce noeud est dénoué, ainsi en sera-t-il du maléfice. Le feu brûlant le brûlera,
ses fils ne retourneront pas au tronc qui les a produits,
on ne l'emploiera pas à l'ornement d'un voeu.
L'homme qui a jeté le mauvais sort, son fils aîné, sa femme,
le maléfice, les lamentations, les transgressions, les sortilèges par écrit, les blasphèmes, les péchés,
le mal qui est dans mon corps, dans mes chairs, dans mes ulcères, que tout cela soit dénoué comme ce noeud, et
qu'en ce jour le feu brûlant le brûle;
Que le mauvais sort s'en aille et que, moi, je revoie la lumière!

4. - Incantation.
Comme cette laine est déchirée, ainsi en sera-t-il du maléfice. Le feu brûlant la brûlera,
elle ne retournera pas sur le dos de son mouton,
elle ne sera pas présentée pour le vêtement d'un dieu ou d'un roi.
L'homme qui a jeté le mauvais sort, son fils aîné, sa femme,
le maléfice, les lamentations, les transgressions, les sortilèges par écrit, les blasphèmes, les péchés,
le mal qui est dans mon corps, dans mes chairs, dans mes ulcères, que tout cela soit déchiré comme cette laine, et
qu'en ce jour le feu brûlaut le brûle
Que le mauvais sort s'en aille, et que moi, je revoie la lumière!

5. - Incantation.
Comme ce poil de chèvre est déchiré, ainsi eu sera-t-il du maléfic Le feu brûlant le brûlera,
il ne retournera pas sur le dos de si chèvre,
on ne l'emploiera pas à l'ornement d'un voeu.
L'homme qui a jeté le mauvais sort, son fils aîné, sa femme,
le maléfice, les lamentations, les transgressions, les sortilèges par écrit, les blasphèmes, les péchés,
le mal qui est dans mon corps, dans mes chairs, dans mes ulcères, que tout cela soit déchiré comme ce poil de chèvre, et
qu'en ce jour le feu brûlant le brûle!
Que le mauvais sort s'en aille, et que moi, je revoie la lumière!

6. - incantation.
Comme cette étoffe est foulée et déchirée, ainsi en sera-t-il du maléfice. Le feu brûlant la brûlera,
le fils du foulon ne la teindra pas pour en faire une couverture,
elle ne sera pas présentée pour le vêtement d'un dieu ou d'un roi. L'homme qui a jeté le mauvais sort, son fils aîné, sa femme,
le maléfice, les lamentations, les transgressions, les sortilèges par écrit, les blasphèmes, les péchés,
le mal qui est dans mon corps, dans mes chairs, dans mes ulcères, que tout cela soit déchiré comme cette étoffe foulée, et
qu'en ce jour le feu brûlant la brûle!
Que le mauvais sort s'en aille, et que moi, je revoie la lumière!


On voit ainsi que des actes de purification et des rites mystérieux accompagnaient les incantations dont ils augmentaient la puissance et l'efficacité. Au nombre de ces rites il faut compter l'emploi, pour guérir les maladies, de certaines boissons enchantées et sans doute contenant des drogues réellement médicinales, puis celui des nœuds magiques, à l'efficacité desquels on croyait encore si fermement au Moyen âge.

Voici, en effet, le remède qu'une formule suppose prescrit par Ea contre la maladie de la tête-:

« Noue à droite et arrange à plat en bandeau régulier, sur la gauche, un diadème de femme; divise-le deux fois en sept bandelettes;.. ceins-en la tête du malade; ceins-en le front du malade; ceins-en le siège de sa, vie ; ceins ses pieds et ses mains; assieds-le sur son lit; répands sur lui des eaux enchantées. Que la maladie de sa tête soit emportée dans les cieux comme un veut violent; qu'elle soit engloutie dans la terre comme des eaux... passagères. »

Plus puissantes encore que les incantations sont les conjurations par la vertu des nombres. C'est à tel point que le secret suprême que Ea enseigne à son fils Silik-mulu-hi ou Marduk, quand il recourt à lui dans sou embarras, est toujours appelé « le nombre », en akkadien ana, en assyrien minu. Le nombre sept joue dans ces conjurations un rôle exceptionnel : on répète sept fois sept formules et les esprits qu'on invoque sont souvent au nombre de sept.
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 21:44
Message : La religion assyro-baylonienne

Les livres sacrés des Mésopotamiens parlent fréquemment des sorciers et de leurs pratiques de magie noire. Tantôt les sortilèges sont mentionnés avec les démons et les maladies dans les énumérations de fléaux conjurés, tantôt des incantations spéciales les combattent. Telle est celle qui maudit le sorcier en l'appelant « le méchant malfaisant, cet homme malfaisant, cet homme entre les hommes malfaisants, cet homme mauvais, » et qui parle de « la terreur qu'il répand », du « lieu de ses agressions violentes et de sa méchanceté, » de « ses sortilèges qui sont repoussés loin des hommes ». Le sorcier déchaîne les démons contre celui à qui il veut nuire; il jette des mauvais sorts contre les individus ou les pays, provoque la possession, envoie la maladie. Il peut même donner la mort par ses sortilèges et ses imprécations, ou bien par les poisons qu'il a appris à connaître et qu'il mêle à ses breuvages.

Une incantation énumère les diverses opérations employés par les sorciers de la Babylonie :

« Le charmeur m'a charmé par le charme, m'a charmé par son charme; la charmeuse m'a charmé par le charme, m'a charmé par son charme; le sorcier m'a ensorcelé par le sortilège; m'a ensorcelé par son sortilège; la sorcière m'a ensorcelé par le sortilège, m'a ensorcelé par son sortilège; le jeteur de sorts a tiré et a imposé son fardeau de peine; le faiseur de philtres a percé, s'est avancé et s'est mis en embuscade en cueillant son herbe; que le dieu Feu, le héros, dissipe leurs enchantements. »

Une autre formule détourne l'effet de « l'image qui dresse sa tête » et que l'on combat par des eaux purifiées et enchantées, de « celui qui par la puissance de ses desseins fait venir la maladie », du philtre qui se répand dans le corps, de « l'enchantement incorporé dans le philtre », enfin de « la lèvre qui prononce l'enchantement. » Nous avons donc ici l'enchantement par des paroles que récite le sorcier, carmen (d'où est venu notre mot charme), l'emploi d'« oeuvres », de pratiques mystérieuses et d'objets ensorcelés qui produisent un effet irrésistible, pratiques dont une des principales est l'envoûtement ou l'ensorcellement.

Si nous manquons de renseignements directs et originaux sur les pratiques d'envoûtement chez les anciens Babyloniens, un auteur arabe du XIVe siècle, lbn Khaldoun, nous permet de suppléer à cette lacune par la description qu'il fait d'une scène d'euvoûtement pratiquée sous ses yeux par les sorciers nabatéens du bas Euphrate :

« Nous avons vu, dit-il, de nos propres yeux, un de ces individus fabriquer l'image d'une personne qu'il voulait ensorceler. Ces images se composent' de choses dont les qualités ont un certain rapport avec les intentions et les projets de l'opérateur et qui représentent symboliquement, et dans le but d'unir et de désunir, les noms et les qualités de celui qui doit être sa victime. Le magicien prononce ensuite quelques paroles sur l'image qu'il vient de poser devant lui et qui offre la représentation réelle ou symbolique de la personne qu'il veut ensorceler; puis il souffle et lance hors de sa bouche une portion de salive qui s'y était ramassée et fait vibrer en même temps les organes qui servent à énoncer les lettres de celte formule malfaisante ; alors il tend au-dessus de cette image symbolique une corde qu'il a apprêtée pour cet objet, et y met un noeud; pour signifier qu'il agit avec résolution et persistance, qu'il fait un pacte avec le démon qui était son associé dans l'opération, au moment où il crachait, et pour montrer qu'il agit avec l'intention bien arrêtée de consolider le charme. A ces procédés et à ces paroles malfaisantes est attaché un mauvais esprit qui, enveloppé de salive, sort ce la bouche de l'opérateur. Plusieurs mauvais esprits en descendent alors, et le résultat en est que le magicien fait tomber sur sa victime le mal qu'il lui souhaite. » (Prolégomènes, Ibn Khaldoun).

Pour détourner l'effet des incantations des sorciers et échapper à l'action des mauvais esprits, on avait souvent recours aux talismans et aux amulettes sacrées. Il y en avait de diverses espèces. C'étaient des bandes d'étoffe portant des formules écrites, que l'on fixait sur les vêtements ou même sur les meublés, comme les phylactères des Juifs; des statuettes de divinités qu'on portait suspendues au cou; des cylindres de pierre dure. La plupart des cylindres-cachets qui servaient à sceller les actes étaient en même temps des amulettes. Quelquefois aussi, c'étaient des pierres consacrées ou des gâteaux de terre cuite avec des formules conjuratoires, qu'on déposait dans les fondations des maisons, qu'on cachait dans les champs, on qu'on mettait de quelque manière en contact avec les objets qu'on voulait protéger.

Une formule raconte le cérémonial usité pour déposer un talisman préservateur dans la maison d'un malade, afin d'en expulser le démon de la fièvre :

« Pour la cérémonie de l'élévation de vos mains je me suis couvert d'un voile bleu sombre, J'ai remis dans vos mains un vêtement d'étoffe bariolée, j'ai disposé un barreau de bois pris dans le coeur du tronc de l'arbre, J'ai complété la barrière, je l'ai lavée, je vous ai remis à vous... (Lacune de quatre versets). Deux images du héros des décisions, à la figure complètement formée, qui empale les gallu mauvais placez-les à droite et à gauche, à la tête du malade. L'image du roi de puissance (Nergal), qui n'a pas de rival, placez-la fixée à la clôture de la maison. L'image du dieu se manifestant dans la vaillance, qui n'a pas de rival, Et l'image du dieu Narudi, seigneur des grands dieux, Placez-les en bas du lit, Afin que rien de mauvais n'approche, placez les dieux Mulu-lal et Latarak à la porte; Afin de repousser tout mal, placez-les en épouvantail, en face de la porte; Le héros combattant, placez-le,... à l'intérieur de la porte; Le héros combattant, qui oppose sa main aux mauvaises influences, placez-le au seuil de la porte, Placez-le à droite et à gauche. L'image gardienne du seigneur de la terre (Ea) et de Silik-muleuhi (Marduk) placez-la à droite et à gauche... O vous, issus de l'Océan, brillants enfants du seigneur de la terre (Ea), Mangez le bon aliment, buvez le breuvage miellé ! Que garce à votre garde, rien de mauvais ne puisse entrer! » L'effet miraculeux du talisman est encore consigné dans le document qui-suit : « Talisman, talisman, borne qu'on n'enlève pas, borne posée par les dieux, que l'on ne franchit pas. borne immuable du ciel et de la terre, qu'on ne déplace pas, seul dieu qui n'est jamais abaissé; ni dieu ni homme ne peuvent dissiper ta puissance; piège qu'on n'enlève pas, disposé contre le maléfice, cimeterre qui ne s'en va pas, opposé au maléfice! - Que ce soit un utuk mauvais, un alu mauvais, un ekim mauvais, un rabiç mauvais, Un fantôme, un spectre, un vampire, Un incube, un succube, un servant femelle nocturne, Ou bien la peste malfaisante, la consomption douloureuse on une maladie mauvaise - qui résiste aux eaux d'Ea, répandues par aspersion, Que le piège d'Êa le prenne! - Qui s'attaque aux greniers de Nirba, Que le cimeterre de Nirba le taille en pièces! - Qui franchisse la borne de la maison, Que la borne des dieux, borne du ciel et de la terre, ne le laisse plus échapper! ... - qui revienne sur la maison, Qu'ils le fassent tomber dans les rets, dans la maison! - qui circule ailleurs, qu'ils le rejettent ailleurs, dans les lieux stériles!
- qui soit arrêté dehors, par la porte de la maison, qu'ils l'enferment dans la maison, dans un lieu d'où l'on ne sort pas - qui s'applique à la porte et au verrou, que la porte et le verrou l'enferment dans un lieu qui ne s'ouvre plus! - qui souffle dans les chéneaux et sur le toit, qui pousse avec effort sur le sceau de la porte et les gonds, qu'ils le fassent écouler comme des eaux! qu'ils le brisent comme une cruche de terre! qu'ils le broient comme du fard d'antimoine! - oui franchisse la charpente, qu'ils lui coupent les ailes ! - qui présente son cou par la fenêtre, qu'ils lui coupent la gorge! »


Sous le pavé du seuil des portes du palais de Sargon, à Khorsabad, on a découvert une quantité d'objets talismaniques :

ce sont des images assez grossières de divinités : Bel, à la tiare garnie de plusieurs rangées de cornes de taureau; Nergal, à la tête de lion, Nabu, portant le sceptre. Le roi chaldéen Nergal-sar-ussur (Neriglissor) raconte qu'il fit placer dans les fondations de la grande pyramide, « huit figures talismaniques de bronze, pour éloigner les méchants et les ennemis par la terreur de la mort. »

Quelques-fines de ces figures talismaniques, sont inspirées par une idée singulièrement originale. Les Babyloniens se représentaient les démons sous des traits tellement hideux qu'ils croyaient qu'il suffisait de leur montrer leur propre image pour les faire fuir épouvantés. C'est l'application de ce principe que nous trouvons dans une incantation contre la peste.

« Le Namtar (la peste) douloureux brûle le pays comme le feu; comme la fièvre il se rue sur lhomme; comme une inondation, il s'étend sur la plaine; comme un ennemi il tend à l'homme ses pièges; comme une flamme il embrase l'homme. Il n'a pas de main; il n'a pas de pied : il vient comme la rosée de la nuit; comme une planche il dessèche l'homme;... Le docteur dit : Assieds-toi, et pétris une pâte d'aromates, et fais-en l'image de sa ressemblance (du Namtar). Applique-la sur la chair de son ventre (du malade); tourne la face (de cette image) vers le coucher du soleil. Alors, la force du mal s'échappera en même temps. »

Le musée du Louvre possède l'image d'un horrible démon debout, au corps de chien, aux pieds d'aigle, aux bras armés de griffes de lion, avec une queue de scorpion, la tête d'un squelette à demi décharné, gardant encore ses yeux et munie de cornes de chèvre, enfin quatre grandes ailes ouvertes. Un anneau placé derrière la tête servait à suspendre cette figure. Dans le dos est tracée une inscription en langue suméro-akkadienne qui apprend que ce personnage est le démon du vent du Sud-Ouest, et que l'image devait être placée à la porte ou à la fenêtre pour éloigner son action funeste. En effet, en Basse-Mésopotamie, le vent du Sud-Ouest est celui qui vient des déserts de l'Arabie et dont l'haleine brûlante, desséchant tout, produit. les mêmes ravages que le hamsin en Syrie et le simoun en Afrique du Nord.

Les collections des musées renferment beaucoup d'autres de ces figures de démons. L'un a une tête de bélier portée sur un cou d'une longueur démesurée; un autre présente une tête de hyène, à la gueule énorme et ouverte, portée sur un corps d'ours avec des pattes de lion.

Les taureaux ailés a tête humaine, qui flanquent les portes d'entrée des palais, sont, au contraire, des génies bienfaisants qui exercent une garde réelle et qu'on enchaîne pour toujours à ce poste d'honneur. Auprès d'une des entrées du palais de Nimrud était un bas-relief colossal, aujourd'hui à Londres; on y voit Raman, le dieu de l'atmosphère et des tempêtes, la tête surmontée de la tiare royale armée de cornes de taureau, les épaules munies de quatre grandes ailes, chassant devant lui et poursuivant de sa foudre un esprit malin qui a le corps, la tête et les pattes de devant d'un lion, les ailes, la queue et les pattes de derrière d'un aigle, avec l'encolure garnie de plumes au lieu de crinière. Sculpter ce groupe sur la muraille était assurer, aussi bien que par une conjuration, que le dieu chasserait toujours de même le démon s'il essayait de pénétrer dans le palais.

A Koyoundjik, au palais d'Assurbanipal, on voit en plusieurs endroits, des séries de figures monstrueuses, au corps d'homme surmonté d'une tête de lion, avec des pieds d'aigle. Il sont groupés deux à deux, se combattant à coups de poignard et de masse d'armes. Ce sont encore des démons, et la représentation sculpturale n'est qu'une traduction plastique de la formule que nous avons rencontrée dans plusieurs incantations :

« Que les démons mauvais sortent! Qu'ils se saisissent réciproquement. »
Auteur : Estrabolio
Date : 14 sept.14, 21:45
Message :
Ptitech a écrit :tu crois sérieusement qu'on va lire tout ces pavés ? Tu n'aurais pas un peu plus condensé ? ;)
Bonjour Ptitech,
Aller au fond des choses, cela a du bon parfois et, en matière religieuse, vu que la Bible et l'histoire nous montre que tout part de Babylone, cela vaut le coup d'y consacrer quelques instants !
Evidemment, c'est moins intéressant que les rituelles bagarres qu'on voit ici mais personne n'est obligé de s'arrêter ici et si une personne lit ce fil, le but d'Arlitto sera atteint, il aura partagé ce qui est pour moi l'essentiel.
Bonne journée,
Pierre
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 22:15
Message : La divination

La divination en Mésopotamie

La divination fut mésopotamienne avant d'être adoptée par les Grecs, et jusqu'au bout les Chaldéens (entendons par ce terme les savants de toute la Mésopotamie et pas seulement de la Chaldée) conservèrent leur réputation dans ce domaine. Les sciences divinatoires sont d'origine chaldéenne, et c'est dans le milieu babylonien, où s'élaborèrent les plus hautes théories scientifiques, que furent conçues les principales méthodes pour l'investigation de l'avenir. La distinction que nous avons établie, à l'exemple des Grecs, entre le surnaturel et les conséquences rationnelles des lois physiques, n'est pas primordiale. La notion même de loi est très abstraite, et ces prêtres chaldéens, qui fondèrent les sciences mathématiques, s'occupèrent avec autant de passion de magie et de divination. Dans l'astrologie, ils restèrent sans rivaux, mais ils employèrent bien d'autres moyens pour sonder l'avenir, et la distinction peut dire artificielle que nous établissons entre l'étude des lois permanentes qui règlent les conditions générales de tout avenir et l'étude du devenir de tel être particulier, cette distinction entre la science et la divination, les Chaldéens ne la comprirent pas comme nous. Leur curiosité scientifique s'exerça de préférence dans la divination, dont les applications pratiques étaient immédiates.

La divination ou mantique repose sur la croyance à une révélation permanente que les dieux font aux humains au sujet des événements passés ou à venir. Elle régularise ces révélations en précisant les méthodes selon lesquelles on peut interpréter la volonté des dieux ou les interroger, les personnes et les lieux avec qui ils entrent le plus volontiers en communication. La foi à la divination est un élément essentiel des anciennes religions. Nul État, nul humain presque n'aurait osé entreprendre quelque chose d'important sans consulter les dieux. Cette croyance a fait la force principale des religions de l'antiquité classique.

« Sans la divination, les religions gréco-italiques, soutenues par le seul effort de l'imagination qui les avait enfantées, se seraient de bonne heure affaissées dans le vide de leurs doctrines; elles auraient subi le sort des théories qui éveillent ses besoins sans les satisfaire, et qui succombent sous le poids de leur inutilité pratique. La divination constituait le bénéfice le plus net que pussent tirer de leur religion des peuples énergiques et fiers comme les Grecs et les Romains. Ceux-là ne plaçaient point en dehors de l'existence terrestre le but de la vie humaine et n'entendaient point s'endormir dans la résignation paresseuse des races amollies qui demandent à leurs dieux d'agir à leur place. Rien, par conséquent, ne répondait mieux à leurs désirs qu'une source toujours ouverte de renseignements applicables à la conduite de la vie, de conseils qui ne dégénéraient point en ordres et ne supprimaient point l'initiative personnelle.

La divination repose sur les mêmes principes que la prière; elle est comme celle-ci une demande d'assistance adressée à la divinité, mais elle laisse une plus grande place à l'activité humaine, car elle ne demande qu'un conseil, un renseignement que l'humain voudra ensuite utiliser.

Les Hébreux.

Il est parlé dans la Bible de neuf espèces de divinations. La première avait lieu par l'inspection des étoiles, des planètes et des nuées; c'est l'astrologie judiciaire ou apotélesmatique, ce que Moïse nomme Meonen. La seconde est désignée sous le nom de Menakhesch, que la Vulgate et la plupart des interprètes ont rendue par augures. La troisième y est appelée Mekascheph, que les Septante et la Vulgate traduisent par maléfices, ou pratiques occultes et superstitieuses. La quatrième est appelée Khabarim, enchantements. La cinquième consistait à interroger les esprits pythons. La sixième, que Moïse appelle Iddeoni, était proprement le sortilège et la magie. La septième s'exécutait par l'évocation et l'interrogation des morts; c'était par conséquent la nécromancie. La huitième était la rhabdomancie, ou sort par la baguette ou les bâtons, dont il est question dans Osée; à cette huitième espèce on peut rapporter la bélomancie qu'Ezéchiel a connue. La neuvième et dernière était l'hépatoscopie ou inspection du foie. Le même livre fait encore mention des diseurs de bonne aventure, des interprètes des songes, des divinations par l'eau, par le feu, par l'air, par le vol des oiseaux, par leur chant, par les foudres, par les éclairs, et en général par les météores, par la terre, par des points, par des lignes, par des serpents, etc.


Les Grecs et les Romains.

La divination était une partie considérable de la théologie grecque et romaine; elle était même autorisée par les lois, particulièrement chez les Romains. Cicéron, dans son Traité sur la Divination, examine d'abord s'il est vrai qu'il puisse y en avoir, et dit que les philosophes avaient à ce sujet trois opinions. Les uns soutenaient que, dès qu'on admettait des dieux, il fallait nécessairement admettre la divination; les autres prétendaient qu'il pouvait y avoir des dieux sans qu'il y eût de divination; d'autres, enfin , étaient persuadés que, quand même il n'y aurait point de dieux, la divination pouvait exister.

Les Romains distinguaient la divination en artificielle et en naturelle. Ils appelaient divination artificielle, un pronostic ou une induction fondée sur des signes extérieurs, liés avec des événements à venir; et divination naturelle, celle, qui présageait les choses par un mouvement purement intérieur et une impulsion de l'esprit, indépendamment d'aucun signe extérieur. Ils subdivisaient celle-ci en deux espèces, l'innée et l'infuse. L'innée avait pour base la supposition que l'âme, circonscrite en elle-même, et commandant aux différents organes du corps, sans y être présente par son étendue, avait essentiellement des notions confuses de l'avenir, comme on s'en convainc, disaient-ils, par les songes, les extases, et ce qui arrive à quelques malades aux approches de la mort, et à la plupart des autres humains, lorsqu'ils sont menacés d'un péril imminent. L'infuse était appuyée sur l'hypothèse que l'âme, semblable à un miroir, était éclairée sur les événements qui l'intéressaient par une lumière réfléchie de Dieu, ou des esprits.

Ils divisaient aussi la divination artificielle en deux espèces : l'une expérimentale, tirée des causes naturelles, telles que les prédictions que les astronomes font des éclipses, etc., ou les jugements que portent les médecins sur la terminaison des maladies, ou les conjectures que forment les politiques sur les révolutions des Etats; l'autre consistant en pratiques capricieuses, fondées sur des jugements accréditées par la superstition. Cette dernière branche mettait en oeuvre la terre, l'eau, l'air, le feu, les oiseaux, les entrailles des animaux, les songes, la physionomie, les lignes de la main, les points amenés au hasard, les noms, les mouvements d'un anneau, d'un sas, et les ouvrages de quelques auteurs; d'où vinrent les sorts appelés Prénestins, Virgiliens , Homériques.
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 22:24
Message : La divination

Le Moyen âge.

Au Moyen âge, on retrouve en Orient et en Occident un grand nombre des méthodes de divination communes dans l'Antiquité. Chrétiens et musulmans ont conservé pour les prophètes le respect que leur ont transmis les juifs. Dans l'Orient, ou la divination se complique constamment de magie, la méthode la plus appréciée, celle qui tend à absorber toutes les autres, est l'astrologie.

Germains, Celtes, Latins.

En Occident, les populations germaniques et celtiques avaient aussi pratiqué la divination en mêlant des rites et des pratiques de conjuration. L'extase prophétique des femmes se retrouve dans toutes ces religions depuis la Bretagne jusqu'à la Scandinavie. Les Celtes et les Germains ont interrogé les sources, le bruit du vent dans les arbres, le vol des oiseaux, les entrailles des, victimes, les songes, Parmi les présages fortuits, on attacha toujours une grande importance à la première rencontre qu'on faisait en sortant de chez soi. Dans un autre ordre d'idées, le jugement de Dieu, les ordalies se rapprochent de la divination. Le christianisme conserva cette pratique, bien qu'il ait pourchassé la plupart des autres qui finirent par se confondre avec la sorcellerie. Il ne put proscrire la chiromancie et fit usage de la stichomancie, divination par des vers ou phrases isolées en l'appliquant à la Bible. L'astrologie fut, en Europe comme en Asie, la méthode caractéristique de la divination du Moyen âge. Complètement ruinée par les progrès de la science, elle a laissé une place vide. Mais les Tsiganes ont apporté un grand renfort à la mantique, par une série de pratiques qui se rattachent à la divination sidérale.

Les Slaves.

Les Slaves avaient plusieurs modes de divination. Le premier s'exécutait de la manière suivante : On jetait en l'air des disques de bois appelés kroujcki, blancs d'un côté, noirs de l'autre. Lorsque le côté blanc se trouvait en dessus, le présage était heureux, et sinistre, si le noir prévalait. Lorsque l'un montrait le côté blanc et l'autre le côté noir, le succès devait être médiocre. La deuxième divination se faisait par le moyen du cheval Swetowid. La troisième se tirait des évolutions que décrivait le vol des oiseaux; la quatrième, des cris des animaux et de leur rencontre; la cinquième, des ondulations de la flamme et de la fumée; la sixième, du cours des eaux et des différentes formes que prenaient les flots et l'écume; la septième se faisait en mêlant ensemble des branches d'osier, et en les retirant ensuite l'une après l'autre, à un temps marqué, et en prononçant des paroles consacrées.

Pour découvrir les voleurs, le Tchèques employaient le moyen suivant. Ils supposaient dix directions correspondantes aux dix doigts des mains; et après s'être enivrés de fumée de tabac, si l'un de leurs doigts venait à trembler, ils déclaraient que le voleur s'était dirigé de ce côté.

Les musulmans.

La loi musulmane proscrivait la divination cependant la confiance qu'y avaient les peuples était si puissamment enracinée, que Mahomet lui-même le destructeur du culte des idoles, ne put jamais détruire les illusions de la magie, de l'astrologie, des augures, des songes , etc. Malgré la prohibition sévère qu'en fait la loi, non seulement elles ont toujours régné en Arabie, mais elles se sont encore propagées dans toutes les contrées où les premiers Arabes musulmans ont imprimé, le sabre à la main, le caractère de l'islam et celui de leurs superstitions.

On voit, dans l'histoire de ces peuples, combien celles-ci ont influé sur les projets des monarques, sur les opérations politiques , sur les révolutions des Etats, sur la destinée des nations, comme sur le sort particulier des familles et des simples individus.

Les cheikhs, ou supérieurs des communautés de derviches, exercent ostensiblement la divination, et ils sont à cet égard fort accrédités auprès des grands comme auprès du simple peuple.

La divination moderne.

La foi à la divination est encore très vivace de nos jours, ayant survécu aussi bien que la religion à tous les progrès des sciences.

Sauf dans les cas exceptionnels où la religion accepte des manifestations de l'extase prophétique, dont la crédulité populaire impose l'acceptation aux chefs de l'Eglise, elle est pratiquée seulement par des devins libres jouissant d'une considération médiocre. Les principales méthodes sont dérivées de l'astrologie; la plus usuelle est la cartomancie; la divination par le marc de café, le blanc d'oeuf, etc., sont également astrologiques dans leurs origines. L'oniromancie a conservé de nombreux adeptes et le bagage sans cesse accru des interprétations traditionnelles permet de consacrer aux Clefs des songes de véritables volumes. La chiromancie est également pratiquée. Enfin la divination ominale, l'interprétation des présages fortuits a encore une grande action sur l'imagination populaire, et l'on sait que dans les pays du Midi elle est encore souvent utilisée par ceux qui prennent des numéros de loterie. Ajoutons-y les idées sur la double vue, appliquées par les somnambules.

Les Chinois.

En Chine, quand il s'agissait de fonder une ville, ou de décider quelque affaire importante, on consultait les sorts; ce qui se fait de deux manières : ou par une certaine plante appelée chi, ou par l'écaille de la tortue. On ne sait pas bien comment se pratiquait dans les anciens temps la divination par la plante chi. A l'époque moderne, on pose à droite et à gauche un paquet de feuilles de cette plante; on récite des paroles mystérieuses, et, en prenant une poignée de feuilles dans chaque paquet, on augure d'après leur nombre. On prend une tige sèche de cette plante, on la fend et on la coupe en forme de baguettes minces, d'un pied de longueur. On devine au moyen du livre sacré, appelé Yi-King. La divination par la tortue se faisait en posant du feu sur une écaille de tortue, et en augurant d'après la direction des stries que la chaleur y formait. Dans le Chi-King, nous voyons l'ancien chef Tan-Fou placer le feu sur l'écaille de la tortue; avant de se fixer avec sa tribu au pied du mont Khi. Des officiers âgés avaient la charge d'interpréter les songes de l'empereur. Des devins expliquaient aussi les songes des hommes puissants. La vue d'une pie était de bon augure; il était au contraire fâcheux de voir un corbeau noir ou un renard roux.

Lord Macartney nous apprend que, dans toutes leurs entreprises importantes, les Chinois de l'époque impériale cherchent à en connaître l'issue, soit en consultant leurs divinités, soit en mettant en oeuvre différentes pratiques superstitieuses. Quelques-uns mettent dans le creux d'un bambou plusieurs petits bâtons consacrés, marqués et numérotés. Le consultant, à genoux devant l'autel, secoue le bambou, jusqu'à ce qu'un des bâtons tombe à terre. On en examine la marque, et celle qui y correspond dans un livre que le prêtre tient ouvert, répond à la question proposée. Quelquefois les réponses se trouvent écrites sur une feuille de papier collée dans l'intérieur du temple. D'autres jettent en l'air un polygone de bois dont chaque face a sa marque particulière; et quand il tombe, le signe qui se trouve au-dessus est celui qui indique la réponse. Si cette réponse est favorable, celui qu'elle concerne se prosterne avec reconnaissance, et entreprend avec confiance l'affaire qui l'intéresse; sinon, il jette en l'air le même bois, une seconde et une troisième fois, et la dernière décide irrévocablement ce qu'il doit faire.

Les Tibétains.

A Lhassa, capitale du Tibet, il y a diverses méthodes de divination. Quelquefois les lamas devinent en traçant sur une feuille les huit figures appelées Koua et certains mots tibétains. Ils figurent aussi ces huit koua avec des grains d'orge grise, et arrachent les fils de différentes couleurs. Ils devinent également en comptant les grains de leur chapelet, en traçant des raies sur la terre, ou en brûlant des os de mouton. Quelquefois ils regardent dans une jatte d'eau et voient ce qui doit arriver. Les femmes pratiquent également cet art. Une autre manière de deviner consiste en ce que le devin ouvre son livre sacré, le présente à celui qui l'interroge, et celui-ci y reconnaît clairement le bonheur ou le malheur futur. Ce moyen de deviner a quelque analogie avec les sorts sacrés employés en Chine.

Les Muysca.

Chez les Muyscas, peuple du plateau de Bogota, en Colombie, quand un enfant venait au monde, pour savoir s'il serait heureux ou malheureux, on prenait un peu de coton que l'on mouillait avec du lait de la mère, et qu'on enveloppait ensuite avec des joncs, de manière à en faire une boule, que l'on jetait dans le fleuve. Six jeunes gens, bons nageurs, se précipitaient aussitôt : si le courant entraînait la boule avant qu'ils pussent l'atteindre, on croyait que l'enfant serait malheureux; dans le cas contraire, ils la rapportaient en triomphe comme l'indice d'un bonheur certain. On célébrait alors une fête; puis chaque jeune garçon s'approchait du nouveau-né et lui coupait une mèche de cheveux, jusqu'à ce qu'il ne lui en restât plus. On jetait ces cheveux dans le fleuve, et on y baignait ensuite l'enfant.
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 22:37
Message : La divination

Nous possédons sur la divination chaldéenne des renseignements étendus; les auteurs grecs nous en donnent beaucoup, et on a retrouvé des tablettes cunéiformes formant de véritables ouvrages sur cette matière. Diodore de Sicile constate quatre méthodes principales de divination mésopotamiennes : l'ornithomancie ou divination basée sur l'observation du vol des oiseaux; l'haruspicine, qui étudie les entrailles des victimes immolées aux dieux; la tératoscopie, étude des prodiges et des monstres; l'oniromancie, interprétation des songes. La littérature divinatoire était évidemment une partie considérable de la littérature mésopotamienne nous en avons retrouvé quelques écrits sur les briques déterrées dans les ruines de Ninive et de Babylone. Lenormant a cité, dans son ouvrage sur la Divination et la Science des présages chez les Chaldéens, une série de vingt-cinq tablettes représentant la table des matières d'un traité de la divination; quatorze chapitres sont consacrés aux présages terrestres, bons ou mauvais, et onze aux présages célestes; on étudie les signes formés par la pluie, l'orage, le vent, les oiseaux, les murmures de l'eau courante, du vent dans les arbres. Il est très regrettable que le texte de ce traité ne nous soit pas parvenu. L'ornithoscopie était très développée en Assyrie et en Chaldée. Le point de départ était venu de l'observation réelle; on savait que les oiseaux émigrent à certaines saisons, qu'ils annoncent des changements atmosphériques par leurs cris et la nature de leur vol; on leur avait donc prêté une valeur prophétique et on avait fondé sur ces observations réelles toute une science en partie chimérique. De même, le bruissement des feuilles et des rameaux des arbres était interprété.


Babylone


Babylone. - Ancienne ville de Mésopotamie (Irak), sur l'Euphrate à 93 kilomètres au Sud de la ville actuelle de Bagdad et dans le voisinage d'Hillah, capitale de ce que les historiens modernes ont appelé la Babylonie. A l'époque de sa splendeur, elle avait, nous disent les anciens auteurs, plus de 40 kilomètres de circonférence; on y admirait de superbes quais, 100 portes de bronze, des murailles très hautes, d'une largeur extraordinaire, et flanquées de 250 tours; on vantait ses jardins suspendus, que l'on comptait parmi les merveilles du monde, un temple de Marduk , l'Esagil, la grande ziggurat, l'Etemenanki; beaucoup de palais, etc.

Il ne reste de cette ville immense que des ruines, parmi lesquelles on remarque le Kasr ou palais et le Birs Nemrod ou tour de Nemrod.

D'occupation très ancienne (présences d'outils en pierre taillée), le site de Babylone n'était encore occupé que par une modeste bourgade, à l'époque où Sargon fondait Akkad, au XXIVe siècle avant notre ère. Et, au XXIe siècle, au temps de la troisième dynastie d'Ur, la cité n'était tout au plus qu'une capitale provinciale. Tout a changé à partir de l'établissement de la première dynastie amorrite (amorhéenne).

Hammourabi (XVIIIe siècle) lui donne toute son importance. La puissance politique de Babylone qui s'étend alors sur toute la partie méridionale de la Mésopotamie (Babylonie), ne durera sans doute pas. Mais la prospérité acquise pendant cette période se maintient, ainsi que le rôle de capitale religieuse que devait endosser durablement la ville, grâce à la promotion qu'elle sut imposer au sommet du panthéon mésopotamien de son dieu local, Marduk

Babylone. - Ancienne ville de Mésopotamie (Irak), sur l'Euphrate à 93 kilomètres au Sud de la ville actuelle de Bagdad et dans le voisinage d'Hillah, capitale de ce que les historiens modernes ont appelé la Babylonie. A l'époque de sa splendeur, elle avait, nous disent les anciens auteurs, plus de 40 kilomètres de circonférence; on y admirait de superbes quais, 100 portes de bronze, des murailles très hautes, d'une largeur extraordinaire, et flanquées de 250 tours; on vantait ses jardins suspendus, que l'on comptait parmi les merveilles du monde, un temple de Marduk , l'Esagil, la grande ziggurat, l'Etemenanki; beaucoup de palais, etc. Il ne reste de cette ville immense que des ruines, parmi lesquelles on remarque le Kasr ou palais et le Birs Nemrod ou tour de Nemrod.
D'occupation très ancienne (présences d'outils en pierre taillée), le site de Babylone n'était encore occupé que par une modeste bourgade, à l'époque où Sargon fondait Akkad, au XXIVe siècle avant notre ère. Et, au XXIe siècle, au temps de la troisième dynastie d'Ur, la cité n'était tout au plus qu'une capitale provinciale. Tout a changé à partir de l'établissement de la première dynastie amorrite (amorhéenne). Hammourabi (XVIIIe siècle) lui donne toute son importance. La puissance politique de Babylone qui s'étend alors sur toute la partie méridionale de la Mésopotamie (Babylonie), ne durera sans doute pas. Mais la prospérité acquise pendant cette période se maintient, ainsi que le rôle de capitale religieuse que devait endosser durablement la ville, grâce à la promotion qu'elle sut imposer au sommet du panthéon mésopotamien de son dieu local, Marduk.

Babylone a eu a subir plusieurs sièges, et a été plusieurs fois dévastée, notamment par les Hittites (1595), par Sennachérib (689). Elle se releva chaque fois, et s'agrandit même à l'époque d'Assurbanipal et de ses prédécesseurs immédiats (668-648). La chute de l'empire assyrien lui offre une nouvelle opportunité à partir de 625.

Babylone devient ainsi la capitale pendant presque un siècle, de ce que l'on a appelé l'empire Néo-Babylonien. Quand, elle se donna à Cyrus, en 539, cette ville, où les Juifs avaient été 70 ans captifs (605-536?), était encore, au temps d'Hérodote, la première ville du monde. Babylone déclina ensuite jusqu'au temps d'Alexandre (331). Ce conquérant l'avait choisie pour en faire la capitale de son empire en Asie, et il voulait la rendre plus magnifique qu'elle n'avait jamais été; mais sa prompte mort et la fondation de Séleucie en précipitèrent la décadence. Babylone existait encore, mais petite et presque vide, lors de la conquête du 2e empire perse par les Arabes.

Les ruines de Babylone ont été explorées et décrites en 1851 et au cours des années suivantes par Fresnel, Thomas et Oppert, qui les ont examinées de manière à mettre de l'ordre dans les données jusqu'alors très confuses. De 1899 à 1917, une nouvelle campagne de fouilles, menée, cette fois de façon très approfondie, a été conduite par R. Koldewey. Par la suite plusieurs opérations de restauration de Babylone ont été engagées à l'initiative des autorités irakiennes, d'abord à la fin des années 1930, plus régulièrement après 1958, et surtout après 1978. Il y a encore eu une dernière campagne de fouilles en 1986, mais celle-ci s'est heurtée à la volonté du régime irakien de reconstruire sur les anciennes ruines une nouvelle Babylone à la gloire du président Saddam Hussein. Un nouveau palais a même été construit après la Première Guerre du Golfe (1991). Après l'invasion américaine de l'Irak (2003), le site a encore subi de nouveaux outrages : construction d'un héliport, dommages importants causés à la Porte d'Ishtar, vandalisme, etc.

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L'Égypte avait aussi une Babylone, bâtie sur la rive droite du Nil, au point où ce fleuve reçoit le canal de Trajan. On croit que c'est aujourd'hui le Vieux Caire ou Baboul.
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 22:48
Message : Babylone

Babylone est l'une des cités les plus antiques, les plus illustres et les plus vastes qui aient existé, était située, sur les bords de l'Euphrate, en Mésopotamie. Elle a donné le nom à la région antique qui s'appelait la Babylonie : chez les PersesBabirus, et chez les GrecsBabylwnia; la contrée se nommait, chez les Assyriens, Akkad, le pays des Akkadiens, et le nom de Babel (en hébreu), en assyrien Babilu, Bab-ili, restait restreint à la ville même. D'une manière générale, le pays, le midi de la Mésopotamie, s'appelait la Chaldée, en hébreu eres Kasdim , le pays de Kaldi des textes cunéiformes; toute la région était également appelée Sennaar, nom dans lequel quelques savants, peut-être non sans raison , ont reconnu le nom de Sumer.

Le nom antique de la ville, Babilu, s'expliquait à Babylone même de deux manières. L'une lui donne le nom de « la porte des dieux », Ka-dingirra, en sumérien, écrit par les idéogrammes de porte, dieux ou dieu et ville. Or, porte se disant dans la langue sémitique des Assyriens bab, et dieu ou dieux : ilu ou ili, cette étymologie était sûrement très accréditée chez les Assyriens. Les auteurs arabes l'ont acceptée puisqu'ils interprètent le nom de Babil par Bab-Bil, « porte de Bil », qui, selon eux, aurait désigné la planète de Jupiter.

Cependant, à côté de cette étymologie, il en existait une autre, plus célèbre encore, qui s'est perpétuée même dans notre langage ordinaire.

La Genèse (XI, 9) dit que la ville fut nommée Babel, de balal = confondre, pour immortaliser le souvenir de la confusion des langues, prétendument arrivée à Babylone après le Déluge.

Nous n'insistons pas ici sur "ce mythe" qui trouve sa raison d'être dans l'étymologie assyrienne du mot babilu. Elle s'est perpétuée dans une même façon très usitée d'écrire le nom de Babylone, é-ki, « ville de la parole », et su-an-na-kï, « ville de l'intervention céleste » ou de la rémunération céleste (lit. aussi de la main céleste).

La tradition a été recueillie par la Bible; mais son origine babylonienne est attestée par l'historien chaldéen Bérose : d'autres historiens grecs, tels qu'Abydène, Alexandre Polyhistor, Eupolème, la mentionnent; plus tard, Eusèbe, l'évêque de Césarée, a reproduit tous ces témoignages dans sa Préparation évangélique, pour prouver par les témoignages des auteurs païens l'authenticité des récits de la Genèse.

Il est indéniable que les mêmes traditions existaient chez les Babyloniens et les Hébreux, et que l'origine de ces croyances est à chercher dans le bassin de l'Euphrate et du Tigre. Il est intéressant de noter aussi qu'une autre désignation de la ville de Babylone se trouve dans le groupe Tin-tir-ki, probablement ville des survivants, parce que c'est ici que Xisuthrus, le modèle mésopotamien du Noé de la Bible, aurait débarqué de l'Arche et rassemblé ses compagnons.

Le prestige de Babylone, coeur spirituel et intellectuel de toute la Mésopotamie, symbole du brassage de l'humanité, était incomparable aux yeux de ses contemporains. Nulle cité au monde ne fut davantage enviée et crainte, admirée et honnie, plus souvent dévastée et reconstruite. Elle était le centre cosmique et le symbole de l'harmonie du monde, née de la puissance de son dieu suprême, Marduk, organisateur de l'univers.
La dualité réelle et mystique de Babylone lui assura un destin remarquable, bien au-delà de son existence dans le temps.

Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 23:08
Message : La chute de Babylone dans la Bible

Apocalypse 17

1 Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint me parler et dit: «Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux.
2 C'est avec elle que les rois de la terre se sont livrés à l'immoralité, et c'est du vin de sa prostitution que les habitants de la terre se sont enivrés.»
3 Alors il me transporta en esprit dans un désert et je vis une femme assise sur une bête écarlate, couverte de noms blasphématoires et qui avait sept têtes et dix cornes.
4 Cette femme était habillée de pourpre et d'écarlate et parée d'or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d'or remplie d'abominations et des souillures de sa prostitution.
5 Sur son front était écrit un nom, un mystère: «Babylone la grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre.»
6 Je vis cette femme ivre du sang des saints, du sang des témoins de Jésus. En la voyant, je fus saisi d'un grand étonnement.
7 L'ange me dit: «Pourquoi t'étonnes-tu? Je te dirai le mystère de la femme et de la bête qui la porte, celle qui a les sept têtes et les dix cornes.
8 La bête que tu as vue existait et elle n'existe plus. Elle va monter de l'abîme et s'en aller à la perdition. Les habitants de la terre, ceux dont le nom n'a pas été inscrit dès la création du monde dans le livre de vie, s'étonneront en voyant que la bête existait, qu'elle n'existe plus et qu'elle reparaîtra.
9 C'est ici qu'il faut une intelligence éclairée par la sagesse. Les sept têtes sont sept montagnes sur lesquelles la femme est assise.
10 Ce sont aussi sept rois: cinq sont tombés, l'un règne, l'autre n'est pas encore venu. Et quand il sera venu, il ne doit rester que peu de temps.
11 Quant à la bête qui existait et qui n'existe plus, elle est elle-même un huitième roi; elle fait partie des sept et s'en va à la perdition.
12 Les dix cornes que tu as vues sont dix rois qui n'ont pas encore reçu de royaume, mais ils reçoivent le pouvoir de régner pendant une heure avec la bête.
13 Ils ont une même pensée et ils donnent leur puissance et leur pouvoir à la bête.
14 Ils combattront contre l'Agneau et l'Agneau les vaincra parce qu'il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois. Ceux qui ont été appelés, choisis et fidèles et sont avec lui les vaincront aussi.»
15 Puis il me dit: «Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations et des langues. 16 Les dix cornes que tu as vues et la bête détesteront la prostituée; elles la dépouilleront et la mettront à nu, elles mangeront sa chair et la détruiront par le feu.
17 En effet, Dieu leur a mis à coeur de réaliser son propre projet en ayant la même pensée et en donnant leur royauté à la bête jusqu'à ce que les paroles de Dieu soient accomplies.

18
1 Après cela, je vis un autre ange descendre du ciel. Il avait un grand pouvoir et la terre fut illuminée de sa gloire.
2 Il cria d'une voix forte: «Elle est tombée, [elle est tombée,] Babylone la grande! Elle est devenue une habitation de démons, un repaire pour tout esprit impur, un repaire pour tout oiseau impur et détestable.
3 En effet, toutes les nations ont bu du vin de la fureur de sa prostitution, les rois de la terre se sont livrés avec elle à l'immoralité et les marchands de la terre se sont enrichis grâce à la démesure de son luxe.»
4 Puis j'entendis une autre voix venant du ciel qui disait: «Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin de ne pas vous associer à ses péchés et de ne pas être victimes de ses fléaux.
5 En effet, ses péchés se sont accumulés jusqu'au ciel et Dieu s'est souvenu de ses crimes.
6 Payez-la comme elle a payé et donnez-lui le double salaire de ses actes. Dans la coupe où elle a versé, versez-lui le double.
7 Donnez-lui autant de tourment et de deuil qu'elle a fait la fière et s'est plongée dans le luxe. Parce qu'elle dit dans son coeur: 'Je siège en reine, je ne suis pas veuve et jamais je ne verrai le deuil',
8 à cause de cela, en un seul jour, les fléaux qui lui sont réservés s'abattront sur elle: la mort, le deuil, la famine, et elle sera réduite en cendres. En effet, il est puissant, le Seigneur Dieu qui l'a jugée.»
9 Tous les rois de la terre qui se sont livrés avec elle à la prostitution et au luxe pleureront et se lamenteront à cause d'elle, quand ils verront la fumée de la ville incendiée.
10 Ils se tiendront à distance, par crainte de son tourment, et ils diront: «Malheur! Malheur! La grande ville, Babylone, la ville puissante! En une seule heure ton jugement est venu!»
11 Les marchands de la terre pleurent aussi et sont dans le deuil à cause d'elle, parce que plus personne n'achète leur cargaison,
12 cargaison d'or, d'argent, de pierres précieuses, de perles, de fin lin, de pourpre, de soie, d'écarlate, de toutes sortes de bois de senteur, de toutes sortes d'objets en ivoire, en bois très précieux, en bronze, en fer et en marbre,
13 de cannelle, [d'aromates,] de parfums, de myrrhe, d'encens, de vin, d'huile, de fine farine, de blé, de boeufs, de brebis, de chevaux, de chars, de corps et d'âmes humaines.
14 «Les fruits que tu désirais profondément sont partis loin de toi; toutes ces richesses et ces splendeurs sont perdues pour toi et tu ne les retrouveras plus.»
15 Les marchands de ces produits, qui se sont enrichis en commerçant avec elle, se tiendront à distance, par crainte de son tourment. Ils pleureront et seront dans le deuil;
16 ils diront: «Malheur! Malheur! La grande ville qui était habillée de fin lin, de pourpre et d'écarlate, et parée d'or, de pierres précieuses et de perles! En une seule heure tant de richesses ont été détruites!»
17 Tous les capitaines, tous ceux qui naviguent, les marins et tous ceux qui vivent de la mer se tenaient à distance
18 et ils s'écriaient, en voyant la fumée de l'incendie: «Quelle ville pouvait se comparer à la grande ville?»
19 Ils se jetaient de la poussière sur la tête et ils criaient, dans les pleurs et le deuil: «Malheur! Malheur! La grande ville dont la prospérité a enrichi tous ceux qui possèdent des bateaux sur la mer, en une seule heure elle a été dévastée!»
20 Ciel, réjouis-toi à cause d'elle! Et vous, les saints, les apôtres et les prophètes, réjouissez-vous aussi, car Dieu vous a fait justice en la jugeant.
21 Alors, un ange puissant prit une pierre qui ressemblait à une grande meule et il la jeta dans la mer en disant: «C'est avec la même violence que Babylone, la grande ville, sera jetée à bas, et on ne la retrouvera plus.
22 On n'entendra plus chez toi les sons des joueurs de harpe, des musiciens, des joueurs de flûte et de trompette. On ne trouvera chez toi plus aucun artisan d'un quelconque métier et l'on n'y entendra plus le bruit de la meule.
23 La lumière de la lampe ne brillera plus chez toi et l'on n'y entendra plus la voix des jeunes mariés. Cela arrivera parce que tes marchands étaient les grands de la terre et que toutes les nations ont été égarées par ta sorcellerie,
24 parce que l'on a trouvé chez toi le sang des prophètes, des saints et de tous ceux qui ont été mis à mort sur la terre.»
Auteur : Ptitech
Date : 14 sept.14, 23:13
Message : Trop d'informations tue l'information ;)
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 23:20
Message : L'idolâtrie dans les religions

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Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 23:23
Message : L'idolâtrie dans les religions


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Allah est le Dieu Lune Sîn/Nanna de Babylone



Nanna ou Sîn sont les noms les plus courants du dieu mésopotamien de la Lune. Il s'agit d'une des plus importantes divinités des panthéons du Proche-orient ancien. Les Sumériens le nommaient entre autres Nanna ou Zu-en, les Akkadiens, les Babyloniens et les Assyriens plus volontiers Sîn. Son culte est réputé très ancien dans la ville d'Ur (De là ou vient Abraham). Sous ses différents noms, il fut très tôt adoré dans la plupart des grands centres urbains mésopotamiens.
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 23:31
Message :
Ptitech a écrit :Trop d'informations tue l'information ;)
C'est le passage obligé pour bien comprendre d'où viennent les religions idolâtres que nous connaissons aujourd'hui et qui pratiquent des rituels avec des objets de cultes qui remontent à la Babylone Antique, ils reprennent les bases rituelles des religions babyloniennes et antiques.


Toutes les religions du monde "ou presque" ont une seule et même origine : BABYLONE.
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 23:36
Message : Jérémie 19:5
Ils ont bâti des hauts lieux à Baal, Pour brûler leurs enfants au feu en holocaustes à Baal: Ce que je n'avais ni ordonné ni prescrit, Ce qui ne m'était point venu à la pensée.


Moloch est dans la tradition biblique le nom du dieu auquel les Ammonites, une ethnie cananéenne, sacrifiaient leurs premiers-nés en les jetant dans un brasier.
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Actes 7:43
Vous avez porté la tente de Moloch Et l'étoile du dieu Remphan, Ces images que vous avez faites pour les adorer! Aussi vous transporterai-je au delà de Babylone.


Deutéronome 18:10
Qu'on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d'astrologue, d'augure, de magicien,


Rois 16:3
Il marcha dans la voie des rois d'Israël; et même il fit passer son fils par le feu, suivant les abominations des nations que "YHWH Dieu" avait chassées devant les enfants d'Israël.

2 Rois 21:6
Il fit passer son fils par le feu; il observait les nuages et les serpents pour en tirer des pronostics, et il établit des gens qui évoquaient les esprits et qui prédisaient l'avenir. Il fit de plus en plus ce qui est mal aux yeux de "YHWH Dieu", afin de l'irriter.

2 Rois 23:10
Le roi souilla Topheth dans la vallée des fils de Hinnom, afin que personne ne fît plus passer son fils ou sa fille par le feu en l'honneur de Moloc.

Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 23:44
Message : L'idolâtrie dans les religions

La Croix: Culte Paienne et Phallique
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The Two Babylons
Par Alexander Hislop page 199
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TRADUCTION:
La croix ainsi largement vénérée, ou considéré comme un emblème sacré,était le symbole indubitable de Bacchus, le Messie Babylonien, car il a été représenté avec un bandeau couvert de croix.
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la fléche Jaune= Croix
la fléche Rouge=Soleil
la fléche Vert=La lune


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notez pour les premirs chrétiens jésus a été crucifié sur un "Stauros"(arbre)
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Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 23:47
Message : L'idolâtrie dans les religions

La Kaaba préislamique comportait 360 idoles, dont la plupart étaient apportés par les marchands de tous les coins de la terre de l'époque qui venaient commercer avec les Arabes de la péninsule arabique. Chacun y apportait son "dieu/idole" pour le prier et le disposait dans l'une des 24 Kaabas existantes à l'époque, dont la Kaaba principal "celle d'aujourd'hui" contenait déjà au moins trois déesses principales.



Origines de l’islam : ses racines païennes matriarcales – les 3 déesses de la Kaaba

Le patriarcat s’est installé progressivement par la guerre à partir du IVème millénaire avant Jésus-Christ, et semble commencer à Sumer. Les anciennes déesses matriarcales ont été conquises, assimilées, puis remplacées, par les nouveaux dieux patriarcaux (Olympiens, Aesirs nordiques…). Il en est de même avec les divinités matriarcales arabes (Allat, Uzza, Manat), désormais dominées par les nouveaux dieux conquérants venus de Babylone (Hu-Baal). L’évolution des différents types de mariages arabes pré-islamiques témoigne de la patriarcalisation progressive de la péninsule arabique. L’islam n’en est que la dernière étape.

(Allat, Uzza, Manat)
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Le croissant lunaire, symbole de la déesse primordiale

L’étoile et le croissant, aujourd’hui vus comme des symboles de l’Islam, ont longtemps été utilisés en Asie Mineure et par certains peuples turcs, avant l’arrivée de l’Islam.

L’origine du croissant et de l’étoile comme symboles date des temps de Babylone et de l’Égypte ancienne. Il a été suggéré que les tribus turques, durant leurs migrations d’Asie centrale vers la Turquie aux alentours de 800 après JC, ont adopté ce symbole des tribus et états locaux dans la zone du Moyen-Orient actuel, qui a adopté à son tour ces symboles. On retrouve aussi trace de ce symbole dans les cultes pré-islamiques du proche-orient aux côtés d’autres symboles et rituels païens adoptés par l’islam.

Il est à noter que le symbole lunaire accompagné de l’étoile a également été adopté par d’autres divinités, pour Artémis chez les Grecs, Diane chez les Romains. L’adoption des rites païens au sein de l’église catholique romaine explique aussi le rapport étroit entre la lune et la Marie virginale. Le croissant de lune est en rapport avec les cycles menstruels, symbole du pouvoir de procréation des femmes.

Les 3 déesses de La Mecque

A la Mecque (مكة), avant l’Islam, la tribu des Quraïch (قريش) adoraient une triade de trois divinités féminines, il s’agit d’Allat (اللآت), al-’Uzza (العُزة) et Manat (مناة), ils citaient leurs noms au cours de leurs tournées (الطواف) autour du Ka’ba (الكعبة).

Selon Ibn al-Kalbi, les Quraysh avaient coutume de faire le tour de la Ka’aba en disant : "Au nom d’Allat, d’ʿUzza, et de Manat la troisième idole. Elles sont réellement les "al-gharānīq" (femmes de condition supérieure ) Dont il faut demander l’intercession." Comme aujourd’hui, les pèlerins se rasaient la tête.

Hubal, le nouveau dieu-père des déesses

Alors que pour les Nabatéens (Pétra en Jordanie), Allat était la mère de tous les dieux, pour les autres Arabes, Allat, al-’Uzza et Manat étaient les filles d’Allah (الله جل جلاله), et étaient les intermédiaires entre Dieu et les hommes pour obtenir ses bénédictions. Allah (le-dieu) est le titre du dieu lunaire Sîn-Hubal (Baal), pièce rapportée tardivement de Mésopotamie dans le panthéon arabe, qu’il domina par la suite à La Mecque. De ce dieu, très peu de temples, de représentations, et de traces écrites nous sont parvenues jusqu’à aujourd’hui. Le terme Allah est antérieur à l’islam puisque le père de Mahomet s’appelle lui-même Abd’Allah, c’est à dire, "le serviteur du dieu".

La Kaaba, temple de la déesse Allat

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Ka’aba signifierait cube en arabe, mais la Ka’aba elle-même serait l’ancienne "Kaabou", du mot grec qui signifie ‘jeune fille’, et désigne la déesse Astarté, c’est-à-dire Aphrodite dans la mythologie grecque qui correspond à la Vénus Romaine et l’al-’Uzza (العزى) des Arabes considérée comme la déesse de la fertilité.

Les anciens chroniqueurs rapportent qu’avant l’avènement de l’islam (jahilya, l’ère de l’ignorance), il y avait 24 ka’bas dans la péninsule arabique mais celle de La Mecque était vénérée par toutes les tribus

Selon des recherches saoudiennes, il existait dans la région de nombreuses Ka’bas (tawaghit) consacrées chacune à une divinité, auxquelles les fidèles se rendaient certains jours déterminés pour procéder à des rites comprenant entre autres une déambulation circulaire et des sacrifices.

Les plus importants semblent avoir été les ka’abas des déesses Allat à Taif, d’Uzza à Nakhlah et de Manat près de Qudayd.



http://matricien.org/matriarcat-religio ... nes-islam/

Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 23:49
Message : Les prêtresses d’Allat

Elle fut célébrée par sept prêtresses nues qui gravitaient sept fois autour de cette pierre, une fois pour chaque planète (soleil / lune / mars / mercure/ vénus/ Jupiter / saturne).

A ce jour, les hommes qui gardent la Kaaba sont encore appelés "fils de l’Ancienne Femme","fils de Saba", en arabe "Beni Shaybah".

La déesse Allat avait un surnom, ou un titre supplémentaire, Saba prononcé Shaybah, signifiant sage-femme, ou, "Celle de l’ancienne sagesse". Avant l’Islam, les gardiens du Sanctuaire étaient des prêtresses appelées "Bathi-Sheba","filles de l’Ancienne Sage Femme". Bethsabée, "fille de Saba" signifie, ‘‘prêtresse de la maison de Saba". Les musulmans ont gardé ce sanctuaire cubique, et marchent encore autour, tout comme on le faisait à l’époque où on vénérait la Déesse.



Le culte des pierres

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Vénérer une pierre est typiquement païen. On appelle ces pierres divines béthyle (de l’hébreu béthel "pierre sacrée"), et est une pratique polythéiste classique de l’antiquité.

La pierre de la Kaaba n’échappe pas à cette règle.

Cette pierre faisait en effet l’objet de vénération pré-islamique. Le culte pré-islamique des pierres peut être rapproché à des cultes lithiques des bétyles qui furent répandus dans tout le Proche Orient dès la plus haute antiquité.

En effet ce culte rendu à une pierre n’est pas isolé dans l’Antiquité : on peut citer la pierre noire d’Émèse dont Héliogabale fut le grand-prêtre avant de devenir empereur romain, la pierre noire de Dusares à Petra, et c’est sous la forme d’un bétyle qu’en 204 avant J-C que Cybèle, la déesse-mère phrygienne de Pessinonte, fait son entrée à Rome.

Dans de nombreuses cités orientales, des pierres sacrées sont l’objet de la vénération des fidèles, telles l’Artémis de Sardes ou l’Astarté de Paphos. En Arabie ce n’était pas une exception car le culte des pierres était omniprésent dans la société pré-islamiques. Par exemple la "pierre rouge" était la divinité de la ville arabe au sud de Ghaiman, ou la "pierre blanche" dans la Kaaba d’al-Abalat (près de la ville de Tabala, au sud de La Mecque).




La pierre noire, vulve d’Allat ?

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Beaucoup d’occidentaux, surtout des sages-femmes, ont observé que l’écrin de la pierre noire, à l’angle de la Kaaba, a une forme de vulve, avec une tête de bébé qui en sort.

Le mot Hajj (pèlerinage islamique à La Mecque) est dérivé de «Hack» qui veut dire friction en langue Arabe car il y avait un rituel païen dans lequel les femmes frictionnaient leur partie génitale sur la pierre noire espérant ainsi augmenter leur fertilité.(Dr.Jawad Ali dans son livre «L’histoire des arabes avant l’Islam» partie 5,page 223). Elle enduisaient la pierre avec le sang des menstrues et tournaient nues tout autour.




Une survivance de culte phallique à La Mecque ?

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La Lapidation de Satan (arabe : رمي الجمرات, Ramy al-Jamarat signifiant « lancer [de pierre] sur les cibles [piliers] ») est une cérémonie pratiquée par les musulmans lors de leur pèlerinage ( Hajj ), au cours de laquelle ils jettent des pierres, qu’ils auront collectées durant une phase antérieure du pèlerinage, sur trois rochers qui symbolisent le diable. Ce rite s’effectue le 3e jour du pèlerinage à Mina en Arabie saoudite, à 5 km à l’est de La Mecque. Les trois piliers de pierre (un petit, un moyen et un grand) furent remplacés par les autorités saoudiennes en 2006 par trois murs de pierre, pour prévenir les accidents. Si l’écrin de la Pierre Noire de la Kaaba fait irrémédiablement penser à un vagin, les 3 piliers semblent représenter des phallus, ce qui confirmerait que La Mecque ait été un sanctuaire païen dédié à des cultes de fertilité.
Auteur : Anonymous
Date : 14 sept.14, 23:56
Message : L'idolâtrie dans les religions


La Croix et la Trinité
les trois divinités astrales : Nanna (=Sin, Yerah), dieu de la lune, Utu (=Shamash), dieu du soleil et Inanna (=Ishtar), déesse de Vénus.

http://home.nordnet.fr/caparisot/html/s ... igion.html


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Auteur : Anonymous
Date : 15 sept.14, 00:02
Message : L'idolâtrie dans les religions

Le mot "Allah" est utilisé par les musulmans du monde entier, ainsi que par les arabophones chrétiens, juifs et autres.

D’un point de vue musulman, Allah est considéré comme le nom le plus précieux, nom qui n’est pas descriptif comme les quatre-vingt-dix-neuf attributs qui lui sont traditionnellement attribués, mais évoque la présence même du Dieu unique.

Pour comprendre qui est Allah, faisons un retour historique sur les débuts de l’utilisation de ce nom…

Le symbole du père des dieux au Moyen-Orient, c’est-à-dire Baal, -l’équivalent de Zeus pour les Grecs et Jupiter pour les Romains- est, d’après l’archéologie et la Bible, un taureau avec des cornes en croissant de lune.

Le dieu principal de Babylone dans l’Antiquité est le dieu de la lune lui aussi représenté par un taureau avec des cornes en croissant de lune, et plus simplement parfois par un croissant de lune.

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Image ci-dessus : Relief du dieu-lune Sîn, 8ème siècle av. J.-C., Harran, calcaire. Musée d’Alep (Syrie) : Le dieu Sîn disposait à Harran d’un important sanctuaire symbolisé par des hampes surmontées d’un croissant lunaire.


Au Moyen-Orient, le dieu de la lune est Ilah

Il ne s’agit pas du nom propre d’un dieu spécifique mais d’une appellation générique pour « le dieu ».

Chaque tribu arabe locale se rapportait à son propre dieu tribal local en le nommant Al-Ilah qui est devenu plus tard Allah

De plus Al-Lât, féminin de Allah est une divinité adorée à la Mecque bien avant la venue de "Muhammad"

Nous apprenons ainsi que Ilah est adoré sur une longue période pré-islamique, parfois sous d’autres appellations de Allah que nous connaissons aujourd’hui, et donc que Allah ne trouve pas son origine dans la Bible, comme essaient de le faire croire les musulmans, mais du paganisme païen .

D’ailleurs, des érudits arabes le reconnaissent puisque Al-Kindi a précisé que l’Islam et son dieu Al Ilâh ne sont pas venus de la Bible mais du paganisme des Sabéens

Dans le hadith ] de Sahîh de Bukhari , il est rapporté, au moment où Mahomet reconquit la Mecque en 630, qu’il y avait 360 statuettes représentant autant de divinités.

Parmi ces divinités, il y avait Baal, le seigneur et maître de tous les autres dieux .

Nous savons par ailleurs que les arabes païens de la Mecque adoraient le Al-Ilah, dieu de la lune qu’ils appelaient Hubal.

Ce dieu est présenté par ces habitants de la Mecque comme le seigneur le plus élevé des 360 dieux de kabba , tout comme Allah.

En fait, Hubal est le dieu auquel les arabes païens adressaient leur prières pour Allah.

En d’autres termes, Allah était Hubal dieu de la lune.

Il est clair que Allah était déjà un dieu païen vénéré à la Kaaba avant la venue de Mahomet .

Nous venons de démontrer qui est Allah , le dieu que Mahomet a choisi d’adorer: c’est le dieu de la lune appelé Baal dans la Bible et dans les textes des civilisations sumériennes, raison pour laquelle le croissant de lune est le symbole universel de l’Islam : il se rencontre sur tous les drapeaux, toutes les mosquées…

Dans la Bible, Baal n’a aucune identité précise mais rassemble toutes les divinités qui peuvent détourner le peuple de Yahvé (Dieu dans la Bible) du droit chemin.

Nous trouvons à plusieurs reprises dans la Bible:
"Le peuple de l'Eternel se détourna et adora les baals et les Astartés" (Juges 3)

Auteur : Anonymous
Date : 15 sept.14, 00:06
Message : L'idolâtrie dans les religions

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Regardez sur la première image du "dieu Sîn" en haut à droite et regardez, et voyez l'image de la porte extérieur de la Kaaba.

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Symbole du "dieu Sîn préislamique" que l'on retrouve sur la porte du repentir à l'intérieur et à l'extérieur de la Kaaba.

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360 Dieux de La Jahiliyya

http://fr.scribd.com/doc/57854397/360-D ... -Jahiliyya

.
Auteur : Anonymous
Date : 15 sept.14, 00:16
Message : L'idolâtrie dans les religions

La religion de Babylone

sourate 105 les éléphants
105.1 N´as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi envers les gens de l´Eléphant.
105.2 N´a-t-Il pas rendu leur ruse complètement vaine?
105.3 et envoyé sur eux des oiseaux par volées
105.4 qui leur lançaient des pierres d´argile?
105.5 Et Il les a rendus semblables à une paille mâchée

105.3 et envoyé sur eux des oiseaux par volées, dans la traduction il manque la suite: 105.3 et envoyé sur eux des oiseaux par volées de Babel "Wa 'Arsala `Alayhim Ţayrāan 'Abāb&#299 ;la Abābīla = de babel ou porte des dieux"


7.73
et aux Tamud leur frère Salih " o mon peuple dit il adorez Allah". Pour vous pas d'autre divinité que lui, certes une preuve vous est venue de votre seigneur, voici la chamelle d'Allah, un signe pour vous laissez la donc manger sur la terre d'Allah et ne lui faites aucun mal sinon un châtiment douloureux vous saisira.

bahira , sa'yba ,wasila et ham sont 4 noms qui s'appliquent a différentes catégories de chamelles que les arabes s'abstenaient de tuer pour les réserver a leurs divinités et qu ils laissaient librement paître dans l'enceinte des sanctuaires.


59.23 C´est Lui, Allah. Nulle divinité que Lui; Le Souverain, le Pur, L´Apaisant, Le Rassurant, le Prédominant, Le Tout Puissant, Le Contraignant, L'ORGUEILLEUX Gloire à Allah!

38.75 (Allah) lui dit: "ô Iblis, qui t´a empêché de te prosterner devant ce que J´ai créé de Mes mains? T´enfles-tu D'ORGUEIL ou te considères- tu parmi les hauts placés ?"

11.7 Et c´est Lui qui a créé les cieux et la terre en six jours, - alors que Son Trône était sur l´eau

Le prophète a dit :"Iblis établit son trône sur l'eau et envoie ses légions". Rapporté par Muslim, n° 2813.

.
Auteur : Anonymous
Date : 15 sept.14, 00:17
Message : L'idolâtrie dans les religions

D'après Anas , le Prophète a dit :

" Toute chose a un coeur et le coeur du Coran est la sourate Yâ-Sîn. Celui qui récite Yâ-Sîn, Allah lui inscrira une récompense équivalente à dix fois la récitation du Coran entier".

Le Cheikh Mohammed 'Alî Essaboûnî a dit à ce sujet dans son exégène " Safwat Essafwa":

"Cette sourate a été appelée Yâ-Sîn parce que Allah l'a fait commencer par cette formule. Dans le commencement avec cette formule, il y a une indication sur le caractère miraculeux du saint Coran".

http://at-tawwab.over-blog.com/article-31024944.html

Image Sîn est la divinité personnifiant la Lune dans la Mésopotamie antique. Comme la plupart des autres dieux mésopotamiens elle a eu plusieurs noms : Sîn (ou Sî') correspond à la forme akkadienne de son nom (langue des royaumes de Babylone et d'Assyrie) tandis qu'en sumérien, la divinité est connue sous les noms Nanna(r) ou Su'en (d'où dérive sans doute le nom akkadien).

Nanna/Sîn était une des divinités les plus importantes du panthéon de la Mésopotamie, sans jamais avoir joué un rôle majeur dans la mythologie. Il était subordonné à son père le grand dieu Enlil, mais les deux autres grandes divinités astrales, la déesse Inanna/Ishtar (déesse de l'Amour hermaphrodite liée à Vénus, Ashtoret chez les Phéniciens, Astarté du royaume hittite d'Ougarit, sur la côte syrienne) et le dieu solaire Utu/Shamash étaient considérés comme ses enfants. Du fait de l'importance du cycle de la lune dans le culte religieux, il a conservé une place de premier plan durant toute l'histoire mésopotamienne, et son principal sanctuaire, dans la grande ville d'Ur, fut l'un des principaux lieux de culte de la région (un autre étant situé à Harran, dans le Nord-Ouest, c'est-à-dire dans la partie orientale de l'actuelle Turquie).

Il est manifeste que le temple du Dieu-Lune à Ur est alors l'un des plus importants de la Basse Mésopotamie, et le grand roi Sargon d'Akkad fait de sa fille la grande-prêtresse du dieu, épouse terrestre de la divinité. Il est imité en cela par d'autres rois par la suite.

Secondairement, dans de nombreux hymnes et textes rituels, Nanna/Sîn apparaît comme une divinité liée à la fertilité, en particulier celle des troupeaux de vaches. L'origine de cette fonction pourrait être liée à la proximité entre le cycle de la lune et le cycle menstruel (un rituel visant à aider l'accouchement difficile d'une femme enceinte est ainsi placé sous les auspices du dieu lunaire de la fertilité).

Alors que le dieu solaire parcourt le ciel la journée puis passe les nuits dans le Monde souterrain, le dieu lunaire prend le relais. Généralement représenté disposé à l'horizontale avec les deux extrémités pointées vers le haut, le croissant lunaire ressemblait à une paire de cornes, ce qui est à relier avec l'aspect bovin et fertilisateur du dieu-lune, ou encore à un bateau. Certains hymnes présentent les différents stades de l'évolution de la lune dans le ciel nocturne comme différentes manifestations du dieu lunaire. Un hymne sumérien indique ainsi qu'à la nouvelle lune il est le « jeune Su'en », puis devient le « père Nanna » lors de la pleine lune. Il y a là des parallèles évidents avec la mythologie égyptienne.
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Auteur : Anonymous
Date : 15 sept.14, 00:28
Message : L'idolâtrie dans les religions

Coran
Sourate 36
YA-SIN (YA-SIN)
83 versets
Pré-Hégire

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

1. Ya-Sin.2. Par le Coran plein de sagesse.

Ecoutez au début de la vidéo à "0.08 secondes" le chant invoque très clairement Yâ Sîn. "Yâ-Sîn est le coeur du Qu'ran" disent les musulmans. Je rappelle que, Yâ Sîn veut dire ô Sîn: titre de révérence à "Sîn", faisant clairement référence et est un appel envoyé à: Sîn.




Sourate Yâsîn [36]

Le Prophète a dit : " Toute chose a un coeur, et le coeur du Coran est la sourate Yâ sîn. A celui qui la récite, Dieu inscrira un salaire équivalent à dix fois la lecture du Coran". (rapporté par at-Tirmidhi et ad-Dirami d'après Anas.)

.
Auteur : Anonymous
Date : 15 sept.14, 00:41
Message : Image

http://alamoministries.com/French/Antic ... eryFr.html

Lucifer invoqué au Vatican



Babylone est tombée: le paganisme dans l'église catholique


Auteur : Anonymous
Date : 15 sept.14, 00:42
Message : ....
Auteur : Anonymous
Date : 15 sept.14, 01:12
Message : La Vierge Noire chrétienne, survivance d’un culte païen matriarcal (Isis – Artémis)

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Les Vierges noires sont des effigies féminines qui appartiennent à l’iconographie du Moyen Âge européen. Elles tirent leur nom de leur couleur sombre, souvent limitée au visage et aux mains. La plupart d’entre elles sont des sculptures produites entre le xie et le xve siècle. On trouve parmi elles de nombreuses Vierges à l’enfant. La majorité des 450 à 500 recensées se rencontrent dans le bassin méditerranéen occidental, domaine de l’art roman, avec une concentration importante dans le sud de la France où on en compte 180. Bien que des musées en conservent, la plupart des Vierges noires sont placées dans des églises et certaines suscitent des pèlerinages importants.

Des attributs non chrétiens

Image La plupart de ces Vierges noires sont liées à des rites de fertilité, de fécondité ou de sexualité. Ce ne sont pas là les attributs ordinaires de la Vierge chrétienne. A Montserrat, l’hommage à la Madone donne lieu à une fête singulièrement païenne, puisque les fidèles se livrent à une danse circulaire qui rappelle volontiers les antiques danses orgiaques. D’autres Vierges noires sont également liées aux astres, à la Lune ou à Vénus. Si elles représentent parfois Marie, la mère du Christ, ces statues sont chargées de tout autre chose. Elles prennent un sens qui dépasse la symbolique chrétienne ordinaire. Mais de quel passé nous arrivent-elles ? Et quel message alors nous apportent-elles ?


La Vierge Noire chrétienne, survivance d'un culte païen matriarcal, la déesse-mère des Templiers



Les Vierges Noires ont pris la succession des anciennes déesses sous une forme christianisée. « Ne sont-elles pas si souvent à proximité immédiate de sources, de puits, d'arbres ou de pierres qui avaient chez nos ancêtres pré-chrétiens une signification sacrée bien connue ? Mais avant d'être représentée, la Mère de la manifestation fut adorée sous l'apparence d'une Pierre Noire tombée du ciel, comme à Ephèse pour Artémis. Le « bétyle », pierre noire d'origine météorique, figure Cybèle la Noire, ou la « Grande Déesse » chthonienne grecque. Et le pèlerin musulman baise la Pierre Noire de la Kaaba à La Mecque. Toutes les Vierges Noires, comme encore Kali la Noire (Inde), Isis, Astarté, Sara (Gitans), Annis appelée en Grande Bretagne Black Annis, Innani (Summer), ... convient les êtres à percer toutes les couches de leur matière, à aller aux Tréfonds, là où Elle se trouve, pour leur révéler Sa lumière."

Des reines célestes qui embarrassent l’Eglise

Elles portent presque toujours une couronne :

considérées comme des « Reines des cieux ». Elles sont associées à des représentations de la Lune ou des étoiles. Il s’agit d’une pratique qui nous ramène à l’ère pré-chrétienne et qui perpétue les cultes païens des divinités féminines. Ces "Maîtresses du Monde" causent beaucoup de souci à l’Église catholique, qui les met « hors circuit » dès qu’elle le peut sans trop choquer les populations locales, toujours plus attachées aux Vierges qu’à la fréquentation des messes. Depuis le XIXe siècle, beaucoup de ces Vierges noires ont été remplacées par des représentations plus conformes au modèle marial. Quand elles n’ont pas été, tout simplement, repeintes… en blanc !

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Un christianisme matriarcal

Dans le texte de la messe de l’Immaculée Conception, on trouve les paroles suivantes : « Le Seigneur me posséda au début de toutes choses. J’existais avant qu’il ne donne la vie aux créatures. J’existais de toute éternité, avant même que la Terre ne soit créée. »

Tout obéit à Marie, même Dieu
:roll: :roll: :roll:

Plusieurs écrivains chrétiens du Moyen Age en arriveront à admettre que c’est la Vierge, et non Dieu, qui a créé le monde ! L’un d’entre eux écrira : « Tout obéit à Marie, même Dieu. » C’est ainsi que, insensiblement, le christianisme du Moyen Age se teintera des couleurs d’une religion matriarcale, fondée sur le principe féminin symbolisé par Marie. Dans le même temps, les qualités « féminines » de Jésus étaient accentuées : douceur, bienveillance, et même passivité. La Vierge était devenue la médiatrice entre les hommes et leur dieu, en quelque sorte une déesse protectrice de l’Europe occidentale.
Auteur : Anonymous
Date : 15 sept.14, 01:19
Message : L'idolâtrie dans les religions


Les cathédrales, temples païens de la Déesse

Les grandes cathédrales étaient les temples de cette déesse. Entre 1170 et 1270, pas moins de 84 cathédrales dédiées à Notre-Dame et cinq cents églises seront édifiées à sa gloire. La plus grande partie de ces monuments seront bâtis sur des sites déjà consacrés par la présence d’une statue de Madone, le plus souvent noire et généralement pré-chrétienne.

La déesse druidique des Carnutes

Chartres est située au centre de la Beauce, recouverte autrefois par une forêt immense, la forêt des Carnutes, qui, selon Jules César, abritait le plus grand sanctuaire de toute la Gaule, sanctuaire où les Druides venaient célébrer, une fois l’an, de très secrètes liturgies. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est qu’il existe une filiation évidente entre le culte druidique de la Déesse-Mère et le culte de la Vierge Marie, culte lié lui-même aux représentations dites de la " Vierge Noire ".

La Déesse des Commencements

Image La cathédrale de Chartres est un sanctuaire dédié à la Vierge bien avant l’introduction du christianisme en Gaule. Cette "Virgo Paritura" que les Druides ont vénérée à l’emplacement même de la crypte de la cathédrale actuelle, dans une grotte, est appelée " Notre Dame de Sous-Terre ", l’image de la Mère universelle, la Déesse des Commencements, celle " sur le point d’enfanter " le monde, vers laquelle se dresse l’humanité entière, celle enfin que les chrétiens ont fini par identifier à l’Immaculée conception.

Les deux vierges de Chartres

Selon Fulcanelli, « La cathédrale de Chartres est la mieux partagée sous ce rapport ; elle en possède deux, l’une désignée sous le vocable expressif de Notre-Dame-sous-Terre, dans la crypte, est assise sur un trône dont le socle porte l’inscription déjà relevée :

Virgini parituræ ; l’autre, extérieure, appelée Notre-Dame-du-Pilier, occupe le centre d’une niche remplie d’ex voto sous forme de cœurs embrasés. Cette dernière, nous dit Witkowski, est l’objet de la dévotion d’un grand nombre de pèlerins. Primitivement, ajoute cet auteur, la colonne de pierre qui lui sert de support était « cavée » des coups de ses fougueux adorateurs, comme le pied de saint Pierre, à Rome, ou le genou d’Hercule que les païens adoraient en Sicile ; mais, pour la préserver des baisers trop ardents, elle fut entourée d’une boiserie en 1831. Avec sa Vierge souterraine, Chartres passe pour être le plus ancien de tous les pèlerinages. Ce n’était d’abord qu’une antique statuette d’Isis sculptée avant Jésus-Christ, ainsi que le racontent d’anciennes chroniques locales.

Toutefois, notre image actuelle ne date que de l’extrême fin du xviiie siècle, celle de la déesse Isis ayant été détruite, à une époque inconnue, et remplacée par une statue de bois, tenant son Enfant assis sur les genoux, laquelle fut brûlée en 1793. »
Auteur : Anonymous
Date : 15 sept.14, 01:32
Message : L'idolâtrie dans les religions

La crypte souterraine, utérus d’Isis

D’après Fulcanelli, « Jadis, les chambres souterraines des temples servaient de demeure aux statues d’Isis, lesquelles devinrent, lors de l’introduction du christianisme en Gaule, ces Vierges noires que le peuple, de nos jours, entoure d’une vénération toute particulière.

Leur symbolisme est d’ailleurs identique ; les une et les autres montrent, sur leur soubassement, la fameuse inscription : Virgini parituræ ; à la Vierge qui doit enfanter.

La mère des dieux

Ch. Bigarne, nous parle de plusieurs statues d’Isis désignées sous le même vocable.

« Déjà, (…) le savant Elias Schadius avait signalé, dans son livre De dictis Germanicis, une inscription analogue : Isidi, seu Virgini ex qua filius proditurus est (A Isis, ou à la Vierge de qui le Fils prendra naissance).

Ces icônes n’auraient donc point le sens chrétien qu’on leur prête, du moins exotériquement. Isis, avant la conception, c’est, dit Bigarne, dans la théogonie astronomique, l’attribut de la Vierge que plusieurs monuments, bien antérieurs au christianisme, désignent sous le nom de Virgo paritura, c’est-à-dire la terre avant sa fécondation, et que les rayons du soleil vont bientôt animer. C’est aussi la mère des dieux, comme l’atteste une pierre de Die : Matri Deum Magnæ ideæ. » (…) Un détail encore, utile pour l’hermétiste. Dans le cérémonial prescrit pour les processions de Vierges noires, on ne brûlait que des cierges de couleur verte.

Isis, la vierge noire de Paris

Les Parisii étaient un peuple belge vivant dans l’actuelle région parisienne et en Grande-Bretagne. Selon César (53 av. J.-C.), leur ville principale (oppidum) aurait été Lutetia (Paris). L’origine et la signification de l’ethnonyme Parisii n’est pas établie avec certitude, car le celtique ancien est assez mal connu au début du xxie siècle.

L’idole de Saint-Germain-des-Prés

Jacques-Antoine Dulaure, un historien du xviiie ‑ xixe siècle, associait le nom des Parisii à la déesse égyptienne Isis, à cause de la découverte d’une statue de la déesse retrouvée à l’église Saint-Germain-des-Prés.

Cette statue était maigre, haute, droite, noire pour sa peau, presque nue avec quelque linge entassé autour de ses membres et était située contre la muraille du côté septentrional où est situé le crucifix de l’église : on l’appelait l’idole de Saint-Germain-des-Prés. Avant la fondation de l’abbaye, il existait déjà à l’époque romaine, un temple probablement dédié à Isis, alors appelé Locotice, qui assurait l’immortalité aux initiés.

Isis brûlée lors de la Révolution Française

Image La cathédrale Notre-Dame-de-l’Annonciation du Puy-en-Velay (Auvergne) est un monument majeur de l’art roman et de l’Occident chrétien (XIe siècle). Une Vierge noire, objet de nombreux pèlerinages au cours des siècles, trône sur un maître-autel baroque. L’actuelle effigie remplace celle qui aurait été offerte par Saint Louis à son retour de la croisade d’Égypte, et qui fut brûlée lors de la Révolution française. Selon Faujas de Saint-Fond, il s’agissait d’une statue très ancienne d’Isis, déesse égyptienne de la fécondité, que l’on avait métamorphosée en Vierge.

Il est vrai que des statuettes d’Isis tenant Osiris sur les genoux lui ressemblent de façon frappante. En janvier 1794, la Vierge Noire arrachée de son autel fut dépouillée de ses richesses (pierres précieuses, dorures…) et reléguée aux Archives. On se souvint malheureusement d’elle : le 8 juin 1794, jour de la Pentecôte, les représentants du pouvoir révolutionnaire, dont Louis Guyardin, vinrent la chercher pour la brûler place du Martouret. Quand les toiles enduites de couleur eurent fini de se consumer, une petite porte secrète pratiquée dans le dos de la statue s’ouvrit et une sorte de parchemin roulé en boule en sortit ; malgré les protestations, on ne chercha pas à savoir ce qu’il contenait. Certains pensent que sur ce parchemin était inscrite l’origine exacte de la vierge noire.

Un culte matriarcal résistant

Avec les Madones noires, nous sommes donc en présence de cultes qui dépassent les dogmes chrétiens sur la virginité de la « Mère de Dieu ». Presque tous les aspects de ce culte laissent transpirer un paganisme originel, resté incroyablement vivace après des siècles de christianisation et de chasse aux superstitions.

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Auteur : Anonymous
Date : 15 sept.14, 01:39
Message : L'idolâtrie dans les religions


Lourdes, une expérience païenne matriarcale

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En 1858 eurent lieu à Lourdes dans les Pyrénées françaises plusieurs apparitions miraculeuses. C’est une certaine Bernadette Soubirous qui fut témoin de ces apparitions qu’elle interpréta comme étant celles de la vierge Marie. Bernadette raconta alors qu’elle vit la vierge car c’est le seul langage religieux qu’elle connaissait. Selon plusieurs spécialistes de la question, il serait fort possible que Bernadette ne sut pas interpréter correctement ce qu’elle vit. Plusieurs indices tendent à démontrer que l’expérience qu’elle vécut, fut une montée de la Déesse-Mère de son inconscient dans son conscient. Ce serait donc une expérience païenne qu’elle n’aurait pas su identifier.

Grotte et source, des symboles de la déesse-mère

Le fait que les apparitions eurent lieu dans une grotte près d’une source est très révélateur au niveau symbolique, car ces deux éléments sont intimement liés au culte de la Terre-Mère. La source est l’élément vital de fécondité qui connecte avec la Déesse-Mère dans son aspect jeune, tandis que la grotte est un symbole de la matrice universelle, la Déesse dans son aspect plus mûr, celui de la Mère. Ce sont des détails qui ont une grande importance car ils sont attestés dans tous les cultes antiques liés à la grande Déesse. L’incertitude de Bernadette est attestée, car elle n’a pas pu donner d’explications pour ses visions, jusqu’à ce qu’elle lui dise "je suis l’immaculée conception".

Elle n’a donc pas identifié au premier abord l’apparition… ceci jusqu’à ce que les autorités catholiques du secteur lui soufflent à l’oreille ce qu’elle devait dire afin de ne pas être prise pour une sorcière, ce qui lui aurait valu certains problèmes avec la légendaire tolérance inquisitoire des catholiques… Par ailleurs, le genre de pélerinages qui a lieu régulièrement à Lourdes possède un fond plutôt païen, car si on enlève le vernis chrétien, on est bien en présence d’anciennes coutumes antérieures au christianisme telles qu’on les connaît de la Grèce païenne par exemple.

"En terre païenne, aux Indes par exemple, elle aurait interprété son aventure de manière plus charnelle, plus sexuelle, et n’aurait pas cru devoir se retirer de la vie. Pour nous aucun doute possible: il y a eu à Lourdes un événement religieux authentique et nous contestons seulement sa spécificité chrétienne." -
Auteur : Anonymous
Date : 15 sept.14, 02:19
Message : Trinité

En Egypte, le premier dieu représentant le PERE et cela avant l'époque des Pharahons, est PTAH. Sour la forme de PTAH SOKAR-OSIRIS, il conserve alors son aspect normal, mais tout en prenant les attributs de ces dieux. C'est le maitre du royaume des morts et le patron des orfèvres, SOKARIS figure dans le livre des morts, participant à la bonne séparation puis la libération du Bâ (l'Âme). On trouve parfois dans les textes une déesse SOKARET, parèdre féminin de SOKAR, qui s'applique à ISIS en tant que femme d'OSIRIS, ou à HATHOR, « sœur divine de Sokar ».

TA-Tnn (Ptah-Ta-tjenen) signifie " terre qui devient distincte " et se réfère à la Terre Primordiale et à la création. Ta-tjenen était la colline primordiale sur laquelle le premier LOTUS (Lily) est né, il est NEFERTUM le fils de PTAH (Ta-tjenen). La LIONNE solaire SEKHMET est l'épouse de PTAH, quand un enfant vient, l'unité devient une TRIADE (Trinité).

L'enfant NEFERTOUM (Horus) porte aussi le titre de SMATAWI, " la liaison des Deux Terres ", la haute et la basse Egypte. Historiquement la TRIADE de MEMPHIS est la première TRINITE de l'histoire avec l'invention du mythe Osirien avatar du Dieu PTHA. Chez les Egyptiens, le Roi était fils d'HORUS assimilé à OSIRIS, mais il n'est aucunement HORUS L'ANCIEN qui est le fils des Dieux. il y a donc une confusion entre le culte et les Pharaons selon les empires.

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La Triade de Memphis : Nefertoum le fils, Sekhmet la Mère, et Ptah le Père

Les Egyptiens déifient le SOLEIL comme une trinité de dieux. OSIRIS, le Père, HORUS, le Fils, et RA, le soleil le plus haut (Zenith) chacun correspondant à au moins un des soleils tout au long de la journée (Matin, Midi et Soir). OSIRIS représente le soleil qui renaît comme HORUS est le soleil levant du matin, RA représente à lui seul la mi-journée et la TRINITE " RaHorakty " (Ra le Horus des Deux Horizons). La confusion entre les trois dieux et les positions du soleil. " Horakty " (Horus des deux horizons) indiquent que les Egyptiens considére que le fils est aussi le père (Osiris).

BABYLONE LE GRAND MENSONGE

A travers l'étude des mots et des étymologies contenus dans les mythes et les religions de l'Antiquité, Alexandre Hislop a dans son livre "les deux Babylones" recomposé le fil historique qui relie le Catholicisme aux anciennes religions chaldéenne, égyptienne, grecque et romaine. Le constat est effarant ! Il est fréquent que nous retrouvions dans les mythologies sumériennes, babyloniennes, et autres, des personnages dont l'histoire est semblable et seul le nom diffère.

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L'un de ces personnages était connu pour avoir fondé BABYLONE lorsqu'il portait le nom de NIMROD (qui est très certainement un titre signifiant "Seigneur", ainsi que pour avoir construit des cités telles que Ninive où de nombreuses tablettes sumériennes ont été retrouvées, indiquant une copie des mythes égyptiens. L'astrologie de sumer est pauvre en comparaison de la connaissance des Egyptiens et de plus tard les Grecs, puis finalement au Vatican.

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SEMIRAMIS (un avatar d'ISIS dont le nom égyptien est ASET) est la femme de NIMROD, elle est appelée NINKHARSAG (ou Nin-Khoursag), la "dame de la montagne", dans les mythes sumériens, où elle est le compagnon du Dieu ENLIL. SEMIRAMIS est devenue la reine de BABYLONE et a épousé NIMROD (Nimrud, Nemrod) . Selon l'historien Flavius Josèphe, et la Genèse laissent entendre que NIMROD était un puissant chasseur qui provoquait Dieu.

Le jour où NIMROD est à mort, le peuple a pleuré. SEMIRAMIS a donné naissance à un enfant, TAMMUZ et a déclaré qu'il était la réincarnation de NIMROD.

Ainsi elle est devenue une déesse dotée de nombreux appellations :

Reine du ciel, médiatrice, reine de l'humanité. TAMMUZ deviendra BAAL, le " SEIGNEUR ". NIMROD a comme planète correspondante JUPITER et la constellation d'ORION. TAMMUZ (Messie) né le 25 décembre est lié à la LUNE comme OSIRIS mais il n'est pas HORUS l'Egyptien.

Dans une autre version, TAMMUZ est le fils de SEMIRAMIS mais illégitime, c'est à dire un BATARD. La reine prétendait alors que sont fils était celui de NIMROD. Ainsi elle déclara, que le SEIGNEUR son mari était de retour (renaissance). Puis, lorsque les Babyloniens ont été dispersés dans différentes parties du monde, ils ont apporté avec eux le culte de la divine mère SEMIRAMIS et de son fils TAMMUZ.


Aphrodite et Hermes............Artémis / Diane..............Ostara / Eostre..............Devaki et Krishna
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Ces appellations des divinités dépendent du lieu géographique où l’on se trouve. En Chine, ce fut le culte de la sainte SHING MOO. En Inde, celui de KALI ou de DEVAKI (la déesse) et de KRISHNA (son fils). A Ephèse, celui de DIANE. Toutes ces entités viennent d'Egypte et du culte d' ISIS (la déesse mère) et de HORUS (son fils) avec le père OSIRIS.
Auteur : Anonymous
Date : 15 sept.14, 02:45
Message : Trinité

La déesse mère est ISHTAR / RHEA en assyrie, KALI / DEVAKI / INDRANI en inde. Chez les Estruques de Toscane ce sera le culte de NUTRIA, en Germanie celui de HERTHA / ERDA (Héra), la déesse de la Terre. Chez les indiens d'amérique ce sera la figure de WHITE BUFFALO CALF WOMAN, la femme bison blanc.

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En Scandinavie, c'est le culte de DISA et OSTARA (EOSTRE) que l'on célèbre à Pâque (EASTER). En Grèce celui d'APHRODITE, la déesse médiatrice. A Rome, celui de VENUS / CYBELE (la déesse mère) et de JUPITER enfant et son père CRONOS / SATURNE. En Palestine chez les Phéniciens, ce sera le culte de la déesse ASTARTE, appelée ASHTAROTH chez les Hébreux et TANIT, chez les Carthaginois.

Nous retrouvons le culte de la déesse mère tout au long de l'histoire et sous tant d'autres noms tels que ZOE, SOPHIA, FORTUNA, etc. puis finalement MARIE dans l'église moderne.

Elles donneront toutes naissance à l'enfant roi ressuscité, symbole solaire de la renaissance divine.

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Horus le faucon..................Jupiter / Zeus.....................Boudha.........................Kali

SEMIRAMIS - NEMROD - TAMMUZ

NIMROD, fils de KOUSH et petit-fils de CHAM (l'un des fils de Noé d'après la Bible - Genèse X, 8-10) fut le réel fondateur du système babylonien que le monde actuel continue de pratiquer : Un système de concurrence organisée, fondé sur un système économique de recherche du profit. NIMROD aurait construit la tour de Babel, l'ancienne ville de Ninive ainsi que d'autres villes.

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Les historiens sont certains que la tour de Babel est la ZIGGOURAT (un temple) découverte dans les ruines de Babylone et qui portait le nom de ETEMENANKI (« maison du fondement du ciel et de la terre »).

On peut faire la correspondance entre Babel et Babylone, dont le nom fut fut donné par la première fois par les grecs. Babylone porte le nom en sumérien de Ka-Dingir-ra et Bab-ili en akkadien signifiant « porte de dieu » ou « porte des dieux ».

Le nom de " NIMROD " est hébreu et vient du mot " MARAD ", qui signifie " IL S'EST REBELLE ". Il peut signifier également « CELUI QUI A VAINCU LE LEOPARD » en partant de la signification de NIMR, « léopard » et RAD, « dompter » et aussi « L'ABEILLE » (qui protège le Pharaon et le roi).

Dans le manuscrit maçonique Dumfries N°4 (daté par le British Museum au début du XVIIIème), on décrit NIMROD comme suit : « puissant devant le Seigneur ». Avec les particules akkadiennes et sumériennes, on peut également confirmer ce sens : NÈ-EM-RU-UD : « la puissante tempête à la lumière du Seigneur ».

NIMROD se maria avec sa propre mère, SEMIRAMIS qui, après sa mort précoce propagea la doctrine diabolique de sa survivance en tant qu'esprit. Elle prétendit qu'un ARBRE A FEUILLE persistantes était apparu du jour au lendemain, à partir d'un tronc d'arbre mort, ce qui symbolisait l'émergence dans une nouvelle vie du défunt NEMROD.

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Nimrod / Mardouk

Puisque le dieu MARDOUK (Merodak) était tenu pour le fondateur de Babylone (Archéologiquement parlant, la Tour de Babel a été construite plus de 1000 années après l'existence de Nimrod selon la Bible), des historiens pensent que MARDOUK représente NIMROD déifié. De même il en rapproche la figure des divinités méditerranéennes et orientales (BACCHUS, DIONYSOS;, CUPIDON , MITHRA, etc.) les archétypes antiques de l' ENFANT DIVIN à la mort tragique.

La mort du GRAND CHASSEUR (qui est aussi un autre nom pour la constellation d'Orion) est un sujet de controverse. L'Écriture ne nous dit rien de la mort de NIMROD. Une ancienne tradition dit qu'il mourut de mort violente. Cependant les circonstances de cette mort, telles que l'antiquité nous les retrace, sont entourées de légendes. Des récits persans nous assurent expressément qu'il fut après sa mort divinisé sous le nom d' ORION, et placé au rang des étoiles.

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L'identité de NIMROD et d'OSIRIS étant cependant établie, nous avons des renseignements sur la mort de NIMROD. Comme lui, OSIRIS mourut de mort violente et cette mort a été le thème central de toute l'idolâtrie Égyptienne. Si OSIRIS est le même que NIMROD, ce qui est certainement vrai, cette mort violente que les Égyptiens déploraient d'une manière si pathétique était exactement celle de NIMROD.

Un passage de Platon semble montrer qu'à son époque, l'égyptien OSIRIS était regardé comme identique à TAMMUZ qui était le même qu'ADONIS le fameux chasseur, dont la mort fit pousser à VENUS de si amères lamentations. Comme les femmes d'Égypte pleurèrent OSIRIS, comme les Phéniciennes et les Assyriennes pleurèrent TAMMUZ , ainsi en Grèce et à Rome les femmes pleurèrent BACCHUS, dont le nom, signifie celui qu'on regrette, celui qu'on pleure. Au fond la substance de ces histoires est la même, et il est facile de voir qu'elles ont dû dériver d'une source commune.

NIMROD est aussi un acteur majeur de la FRANC-MACONNERIE. Dans son encyclopédie maçonnique, Albert Mackey écrit que NIMROD fut l'un des fondateurs de la société.

La vraie raison du signe de croix a donc ses racines dans le système des Mystères babyloniens.

Le paganisme attribuait déjà à la croix des pouvoirs magiques. TAMMUZ porte aussi le RAMEAU, symbole de sa filiation comme BACCHUS est représenté avec une coupe à la main, la " KHÛS ", également le symbole de sa filiation avec NIMROD. Le jeûne des 40 jours du CARÊME catholique est aussi une fête babylonienne. Un jeûne était observée ches les païens comme préliminaires à la grande fête de TAMMUZ dont on célébrait la mort et la résurrection.
Auteur : Anonymous
Date : 15 sept.14, 03:07
Message : L'idolâtrie dans les religions


Chez les grecs TAMMUZ (Dumuzi / Adonis) est appelé BACCHUS. Certains l'identifient à ADONIS. A chaque anniversaire de sa naissance, SEMIRAMIS prétendait que NEMROD venait rendre visite au conifère et y déposait des cadeaux. C'est l'origine " SAPIN DE NOËL ", il représente NIMROD revenu à la vie après sa mort (réincarnation avancée par Sémiramis).


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A Rome, le poète Ovide confirme que la déesse médiatrice mère d' ADONIS avait été changée en ARBRE pour enfanter son fils (Ovide, les métamorphoses, X,V). Aussi, le 25 DECEMBRE, jour qu’on observait à Rome comme le jour où le dieu victorieux était la fête de « NATALIS INVICTI SOLIS ».

Cette coutume reçut un autre sens : celui du NATALE, origine du mot NOËL en français, c'est à dire la fête de l’ARBRE DE NOË du rituel de " NEMROD REDEVIVUS ", le dieu mis à mort rendu de nouveau à la vie, celui qui revient du royaume des morts pour renaître comme le SOLEIL pendant le solstice de décembre ... Cela n'a strictement aucun lien avec la naissance de JESUS.

UNE FÊTE EGYPTIENNE MANIPULEE PAR LE TEMPLE

Le grand cycle des fêtes du solstice d'hiver s'ouvre le 1er novembre (Toussaint) pour durer jusqu'au 6 janvier englobant le cycle des 12 Jours qui s'étend entre Noël et l'Epiphanie. C'est une unité de temps sacré qui revient chaque année, comme une transition entre l'ancienne et la nouvelle année.

Nombre de religions païennes célébraient le 25 DECEMBRE, bien avant l'apparition du christianisme. Certains dieux connus sont supposés être nés pour le solstice d'hiver. Il y a également les rites du FEU des chamans CELTES, les hommes sauvages célébrant les forces primitives dans l'étrange monde de la forêt à l'époque où elle recouvrait une majeure partie de nos terres.

Aucun passage biblique ne justifie le choix du 25 DECEMBRE. Au contraire, la naissance de JESUS a eu lieu pendant que les bergers passaient la nuit dans les champs avec les moutons. Ce n'était donc pas entre décembre et février car les nuits sont trop froides en Judée à cette époque de l'année. De plus, la naissance de JESUS coïncide avec l'époque du recensement romain : les autorités choisissaient toujours une époque de l'année au climat chaud car les populations devaient voyager pour se rendre aux postes de recensement.

On ne trouve pas de fête du 25 DECEMBRE dans l'église chrétienne avant le IIIe siècle. Mais cette fête existait déjà dans les religions païennes. Elle avait lieu pour honorer la naissance du fils de la Reine babylonienne. Cette fête païenne est rentrée dans l'Eglise en l'an 230, le chrétien Tertullien écrit qu'à son époque, les chrétiens ont tendance à se prostituer aux cultes idolâtres.

Que ce soit dans le culte babylonien de BAAL (le soleil est adoré sous le nom du dieu Shamash), ou dans le culte hindou de SURYA, ces deux divinités étaient liées au soleil, qui s'incarnait par une naissance terrestre pour soumettre tous les autres dieux ennemis.

A Babylone, la fête avait lieu au mois de THEBETH qui est notre mois de DECEMBRE. Pendant tout ce mois, on gardait allumées les bougies sur les autels.

Les Romains, eux, célébraient deux fêtes importantes aux environs du 25 DECEMBRE. Les SATURNALES, tout d'abord, dédiées au dieu SATURNE et commémorant un ÂGE D'OR, et qui se déroulaient du 17 au 23 décembre. Puis, plus tard (vraisemblablement en 274 de notre ère), fut introduite la fête de " NATALIS INVICTI SOLIS " le jour de naissance du SOLEIL INVAINCU (Dies Solis Invictis). Sous Caligula, ces fêtes duraient pendant 5 jours de débauche et d'ivrognerie.

L’ARBRE DE NOËL de la tradition occidentale se retrouve en Egypte ancienne sous la forme du palmier, image du messie et seigneur BAAL-TAMAR, et à Rome sous la forme du sapin image du messie et seigneur de l'alliance " BAAL-BERITH ".

Ainsi, Le 25 DECEMBRE à Rome, le sapin est dressé sur la Place Saint-Pierre pour la fête de Noël, face à la grande OBELISQUE égyptienne que NERON avait fait installée au centre de ses arènes.

L'installation de cet arbre sera d'ailleurs considérée comme une pratique païenne jusqu'au milieu du XXe siècle par l'Église catholique. Au contraire les Protestants l'adopteront dès la Réforme de 1560 comme symbole de l'arbre du paradis. Les CELTES décoraient déjà un ARBRE, symbole de vie au moment du solstice d'hiver. Les Scandinaves faisait de même pour la fête de YULE (ou JUL), qui avait lieu à peu près à la même date en décembre.

A chaque anniversaire de sa naissance, SEMIRAMIS prétendait que NEMROD venait rendre visite au conifère et y déposait des cadeaux. Cet anniversaire était le 25 DECEMBRE.

Voici donc la véritable origine du " SAPIN DE NOËL ", il représente NEMROD revenu à la vie après sa mort (réincarnation avancée par Sémiramis).

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Aussi, le 25 DECEMBRE, jour qu’on observait à Rome comme le jour où le dieu victorieux était réapparu sur la terre était-il considéré comme « NATALIS INVICTI SOLIS ». Or la BÛCHE est le tronc mort de NEMROD, déifié comme DIEU SOLEIL, mais renversé par ses ennemis ; l’ARBRE DE NOË est donc " NEMROD REDEVIVUS ", le dieu mis à mort rendu de nouveau à la vie, celui qui revient du royaume des morts.

On plaçait donc dans les maisons à proximité du puits ou du feu, une BÛCHE de bois, et NEMROD, par le pouvoir de la magie, y faisait surgir un arbre vert, chargé de cadeaux pour le peuple. La BÛCHE morte symbolisait la disparition de la bonté et de la piété sur la terre ; la poussée de l’ARBRE VERT, la naissance d’un sauveur, qui allait infuser une nouvelle vie à l’humanité.

Les cadeaux sur l’arbre indiquaient que NEMROD était un don du Dieu SOLEIL pour sauver les pécheurs. C’est ainsi que naquit l’origine des cadeaux et du sapin de Noël. L' ARBRE moderne du solstice fait son apparition dans sa version contemporaine vers le XVème siècle, en Alsace. Il se diffusera ensuite à une bonne partie de l’Europe et aux Etats-Unis.

Cette place prépondérante au plus fort même des fêtes solsticiales, tant païennes que chrétiennes, remonte sans doute ici encore à l’Yggdrasil des Germains, l’arbre du monde, de la vie, auprès duquel les Nornes (équivalentes des Parques) tissent la trame des existences humaines. La désacralisation pourtant sera sensible dès le XVIII è S., la fête de la nativité tend alors à se transformer en une fête de l’enfance ; bientôt le sapin supplantera la crèche et la cheminée de la veillée laissera passer le PERE NOËL, distributeur de cadeaux.

Quant aux bougies qu’on y allumait, elles étaient sensées encourager le DIEU SOLEIL déclinant lorsqu’il atteint le point le plus bas à l’horizon du ciel méridional à reprendre sa couse ascendante. On y accrochait parfois des pommes, symbole de l'immortalité, de nos jours ce sont des boules. Au cours du Moyen Âge, la longue veillée précédant la messe de minuit autour de la BÛCHE bénéfique amènera la multiplicité des cantiques, des noëls.
Auteur : Ptitech
Date : 15 sept.14, 03:42
Message : Mais arrêtez leeeeeeee !!! lol
Auteur : Anonymous
Date : 15 sept.14, 03:46
Message : L'idolâtrie dans les religions


Ce fils, HOMME-BRANCHE, était symbolisé par une BÛCHE. En étant mis dans le feu, l'Homme-branche renaissait le lendemain comme ARBRE DE VIE.

On retrouve cette BÛCHE / TRONC sans branche, entouré par le dieu-serpent ESCULAPE qui rend la vie. Ce SERPENT qui est aussi le symbole de la médecine est représenté autour de la BÛCHE. Il fait naître un ARBRE / PALMIER, symbole de victoire du SOLEIL invaincu
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Chez les chrétiens, il devient JEAN LE BAPTISTE, un jeune berger au boucles d’or, sans doute une référence aux CHERUBINS (les Anges) signifiant que TAMMUZ est un " KERUBI " (Kirubi). Voilà pourquoi la fête de la NATIVITE de la SAINT-JEAN associée au FEU, et adoptée par le catholicisme romain tombe à la date du SOLSTICE d'été le 24 juin.

La fête païenne de la mi été (opposé de Yule / Noël), est la fête de LITHA (ou Midsummer) c'est aussi le jour le plus important de l'année pour les anciens cultes solaires. Cette période serait propice à la magie. Dans le calendrier des fêtes de la WICCA il y a vingt et une célébrations, dont LITHA.

La fête de LITHA correspond à la fête de la SAINT-JEAN pour les chrétiens. C'est la fête de la RENAISSANCE et de la FERTILITE. Les déités à célébrer sont toutes les déesses qui symbolisent l'amour et le plaisir (VENUS, APHRODITE, ASTARTE, FREYA, ...). Il y a donc de nombreuses similitudes avec les fêtes CELTES et SCANDINAVES et leurs dieux.

Les feux de la SAINT-JEAN est une tradition introduite en Occident par les druides et sont le reflet exact du culte de BAAL / MOLOCH. Les CUPIDONS / EROS était les jeunes ailés qui lançait des flèches comme NIMROD le chasseur.

Ainsi, les cultes du monde sur l'autel de l'Amour sont les portes des convoitises dont ils sont esclaves. CUPIDON (romain), est souvent représenté sous les traits d'un jeune enfant espiègle, joufflu, avec deux petites ailes dans le dos et portant un arc, qui lui sert à décocher des flèches d'amour. La figure CUPIDONS / EROS est en relation avec la constellation ANTINOÜS et l'AIGLE Jupitérien, il y a encore un mélange des figures et une manipulation du ciel antique par les gardiens du culte.

Les LUPERCALES (du latin "lupus », le loup et moins directement le LUPERCUS), dieu de la fécondité, des bergers et des troupeaux) était une fête païenne célébrée le 15 février, lendemain de la fête de SAINT-VALENTIN. Liées aux origines de Rome, leur nom vient du " LUPERCAL ", grotte au flanc du Mont Palatin, dans laquelle la Louve a allaité ROMULUS et REMUS, qui fonderont la ville de Rome. Les LUPERCALES devinrent la grande fête de la reconnaissance et de la fertilité.

VENUS et son fils CUPIDON, (Sémiramis et Tammuz) était nul autre que la MADONE ET L'ENFANT gardant le sacré cœur. NIMROD est alors le LUPERCUS / FAUNUS le chasseur chez les grecs ou encore PAN chez les arcadiens et VALENTIN chez les Romains païens.

Chez les Sémites il était BAAL si souvent mentionnée dans la Bible, un autre nom pour NIMROD le " vaillant chasseur " (Genèse 10:9). C'est ainsi que SAINT-VALENTIN a été un jour mis de côté par les païens en son honneur.

Un autre symbole représentant TAMMUZ est la FLEUR DE LYS. Il est aussi assimilé à LUCIFER porteur de lumière sur l'ARC-EN-CIEL des deux mondes, l'un des premiers symboles de la TRINITE. Le personnage est aussi lié à JANUS le « Dieu des Dieux », le tout premier être divin issu du CHAOS. L'arrivée des Indo-Européens, ainsi que de leurs croyances, en Italie aurait donc ainsi modifié le panthéon.

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JANUS n'est qu'une autre forme du Dieu JUPITER / ZEUS le premier dieu, assimilé à ZEUS des Grecs il s’approprie toutes les aventures de son homologue.
Auteur : Anonymous
Date : 15 sept.14, 04:00
Message : L'idolâtrie dans les religions


Le SCEPTRE de TAMMUZ est surmonté d’une POMME DE PIN car sur l'ARBRE DE VIE, elle mûrit lentement, pour libérer ses graines mûres. Ce processus symbolise l'effet d'ensemencement sur d'autres personnes à la culture en collaboration avec l'expansion de la conscience. Le dieu Assyrien ailé tient également une POMME DE PIN symbolisant sa puissance et représentant de la régénération liée à TAMMUZ de Babylone, HORUS l'égyptien, et tant d'autres ...

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Le dieu grec DIONYSOS (Bacchus) transporte aussi une POMME DE PIN, comme un symbole de fertilité. On retrouve ces symboles sur les statues païennes, et toujours comme symboles de fertilité et de l'art de régénération à travers les mystères du ZODIAQUE.
Image Dionysos, pomme de pin sur la tête et sur le sceptreImage Architecture catholique et pomme de pin
Image Tammuz et sceptre pomme de pin Image Sceptre Papal avec la pomme de pin sacrée
Auteur : Estrabolio
Date : 15 sept.14, 06:27
Message : Merci pour toutes ces recherches Arlitto, je connaissais certaines choses mais pas tout, par contre, j'ai un bémol sur la vidéo sur lucifer car je doute de la traduction du latin et que lucifer est un nom inventé par l'Eglise Catholique pour désigner Satan.
En tout cas cela fait plaisir de voir quelqu'un chercher à apporter du fond plutôt que de rester sur la forme.
Bonne soirée,
Pierre
Auteur : Anonymous
Date : 15 sept.14, 06:51
Message : L'idolâtrie dans les religions



En 1950, le Pape Pie XII proclamait l’"assomption de Marie", l’identifiant comme étant la Reine du Ciel.


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“ Les enfants ramassent du bois, Les pères allument le feu et les femmes pétrissent la pâte pour préparer des gâteaux à la reine du ciel, et pour faire des libations à d’autres dieux, afin de m’irriter.” (Jérémie 7:18 TKCP)

Mais nous voulons agir comme l’a déclaré notre bouche, offrir de l’encens à la reine du ciel, et lui faire des libations, comme nous l’avons fait, nous et nos pères, nos rois et nos chefs, dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem. Alors nous avions du pain pour nous rassasier, nous étions heureux, et nous n’éprouvions point de malheur.” (Jérémie 44:17 LSG)

Et depuis que nous avons cessé d’offrir de l’encens à la reine du ciel et de lui faire des libations, nous avons manqué de tout, et nous avons été consumés par l’épée et par la famine…” (Jérémie 44:18 LSG)

D’ailleurs, lorsque nous offrons de l’encens à LA reine du ciel et que nous lui faisons des libations, est-ce sans la volonté de nos maris que nous lui préparons des gâteaux pour l’honorer et que nous lui faisons des libations?” (Jérémie 44:19 LSG)

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Marie, reine du ciel et de la terre
de estelle.couvercelle » Mar Mai 27, 2014 3:35 pm
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Ô Marie, vous la Reine du ciel et de la terre, avez bien voulu vous servir de ce qu’il y avait de plus faible selon le monde.Ô Marie, donnez à celle qui ose se dire votre enfant, cette précieuse vertu d’humilité. Faites, ô tendre Mère, que votre enfant vous imite en tout et pour tout. En un mot, que je sois une enfant selon votre cœur et selon celui de votre cher Fils. »

:roll: :roll: :roll:

Jérémie 44:25 Ainsi parle le Seigneur (YHWH) des Armées, le Dieu d’Israël : Vous et vos femmes, vous avez accompli de vos mains ce que vous avez dit de votre bouche, à savoir : « Nous voulons nous acquitter des vœux que nous avons faits, offrir de l’encens à la reine du ciel et répandre des libations pour elle ! » Vous allez donc réaliser vos vœux, vous allez vous acquitter de vos vœux. 26 A cause de cela, écoutez la parole du Seigneur, vous tous, de Juda, qui habitez en Egypte ! Je le jure par mon grand nom, dit le Seigneur (YHWH), mon nom ne sera plus invoqué par la bouche d’aucun des hommes de Juda ; dans toute l’Egypte aucun ne dira : « Par la vie du Seigneur Dieu (YHWH) ! » 27 Je veillerai sur eux, non pas pour leur bonheur, mais pour leur malheur.

Apocalypse 17 La Bible du Semeur (BDS)


L'un des sept *anges qui tenaient les sept coupes vint me parler:
--- Viens ici, me dit-il, je te montrerai le jugement de la grande prostituée[a] qui est sise sur les grandes eaux.2 Les rois de la terre se sont livrés à la débauche avec elle, et les habitants de la terre se sont enivrés du vin de sa prostitution.3 Il me transporta alors en esprit dans un désert. Je vis une femme assise sur une bête au pelage écarlate. Cette bête était couverte de titres offensants pour Dieu, elle avait sept têtes et dix cornes.4 La femme était vêtue d'habits de pourpre et d'écarlate, et parée de bijoux d'or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait à la main une coupe d'or pleine de choses abominables et d'obscénités dues à sa prostitution.5 Sur son front, elle portait gravé un nom mystérieux signifiant: «La grande Babylone, la mère des prostituées et des abominations de la terre.»6 Je vis qu'elle était ivre du sang de ceux qui appartiennent à Dieu et de ceux qui ont rendu témoignage à Jésus. A sa vue, je fus profondément bouleversé.



http://esaie.free.fr/niveau2/prostituee.htm
Auteur : Anonymous
Date : 15 sept.14, 07:38
Message :
Estrabolio a écrit :Merci pour toutes ces recherches Arlitto, je connaissais certaines choses mais pas tout, par contre, j'ai un bémol sur la vidéo sur lucifer car je doute de la traduction du latin et que lucifer est un nom inventé par l'Eglise Catholique pour désigner Satan.
En tout cas cela fait plaisir de voir quelqu'un chercher à apporter du fond plutôt que de rester sur la forme.
Bonne soirée,
Pierre

Merci Pierre, :)

Je crois que c'est Jérôme de Stridon, un catho du 4e siècle qui l'a baptisé ainsi...
Auteur : Estrabolio
Date : 15 sept.14, 08:14
Message : Tout à fait. Au moins cela fait plaisir de lire un peu de texte et autre chose que les petites guéguerres de religion :)
Tu sais que Lucifer était le dieu de la sagesse romain ? Il était identifié à Vénus et il avait volé la sagesse aux dieux pour l'apporter aux humains...... j'ai lu que justement Jérome avait crée ce nom pour rapprocher Satan de ce faux dieu !
Bonne soirée,
Pierre
Auteur : Estrabolio
Date : 15 sept.14, 08:27
Message : LUCIFER, le « porteur de lumière », était, chez les Romains, le fils de Jupiter et de la Déesse Aurore, chargé d’atteler et de dételer les chevaux du char conduit par Apollon. Déjà, à l’époque, il personnifiait la Connaissance à travers une figure qui mêlait les attributs d’Hermès et d’Apollon.
Par ailleurs son nom a longtemps évoquait Vénus, l’étoile qui, le matin, éclairait l’Orient et qui le soir, en se couchant, prenait le nom de VESPER. (nuit / soirée en latin).

De nombreux Dieux ont été surnommés LUCIFER par les romains, entre autres, Osiris Apollon, Ishtar, Mithra et même Prométhée. A Rome, Diane chasseresse portait le nom de LUCIFERA. Chez les Gaulois, le dieu LUG représentait la Lumière et l’Intelligence. Image
Auteur : Luxus
Date : 15 sept.14, 08:39
Message : D'ailleurs, tout dépend de la traduction, le mot " Lucifer " se trouve dans la Bible, mais bien sûr, ce mot ne s'applique pas à Satan.
Auteur : Estrabolio
Date : 15 sept.14, 08:45
Message : C'est d'ailleurs un bien beau compliment que font à Satan ceux qui l'appellent lucifer (porteur de lumière ou étoile du matin) ! Comme le démontre ici Arlitto, depuis Nimrod, tout continue sur le même rythme, faire passer les ténèbres pour la lumière, Satan pour Dieu.....
Auteur : Anonymous
Date : 15 sept.14, 23:03
Message : BABYLONE LA GRANDE


Le livre biblique de la Révélation mentionne une prostituée symbolique appelée “ Babylone la Grande ”. (Révélation 17:5.) Que représente-t-elle ? Les faits indiquent qu’il s’agit d’une entité religieuse.

Révélation 17:5 Et sur son front était écrit un nom, un mystère : “ Babylone la Grande, la mère des prostituées et des choses immondes de la terre. ”

Babylone était une ville extrêmement religieuse : elle comptait plus de 50 temples dédiés à différentes divinités. Les Babyloniens croyaient en des trinités et en une âme immortelle qui, à la mort, descend dans un sombre empire. Une encyclopédie explique que, selon ce dogme, “ l’existence humaine outre-tombe n’est, au mieux, qu’un lugubre, misérable reflet de la vie terrestre ”. — Funk & Wagnalls New Encyclopedia.

Avec le temps, ces enseignements se sont répandus dans le monde. On les retrouve aujourd’hui, tels quels ou modifiés, dans les différentes confessions de la chrétienté. À elles toutes, ces religions constituent l’essentiel de l’entité religieuse mondiale Babylone la Grande !

http://www.jw.org/fr/publications/revue ... -biblique/
Auteur : Anonymous
Date : 15 sept.14, 23:31
Message : Image

Sous la gouverne de Hammurabi (1718-1676), Babylone devient le centre d’un empire qui couvrira l’entière Mésopotamie. Marduk est leur dieu national.

Jérusalem, son Temple et son palais seront détruits par l’armée des Babyloniens conduite par Nabuchaudonosaur. Ce moment marquera Israël pour toujours. D’un coup, les Israélites ont perdu l’indépendance de leur royaume, leur roi, leur Temple et l’élite de la population est déportée à Babylone en exil.


Psaume 137
1 Assis au bord des fleuves à Babylone,nous pleurions en évoquant Sion. 2 Nous laissions nos guitares suspendues aux arbres de la rive. 3 Et là, ceux qui nous avaient déportés osaient nous réclamer des cantiques ; nos persécuteurs exigeaient de nous des chants joyeux :« Chantez-nous, disaient-ils, un des cantiques de Sion ! » 4 — Mais comment pourrions-nous chanter un cantique du Seigneur sur une terre étrangère ? 5 Ô Jérusalem, si jamais je t'oublie, eh bien, que ma main droite se paralyse ! 6 Si je cesse de penser à toi, si je ne fais pas de toi ma suprême joie, eh bien, que ma langue se colle à mon palais ! 7 Seigneur, n'oublie pas ce qu'ont fait les Édomites le jour où Jérusalem fut prise :
« Rasez la ville, criaient-ils, rasez-la jusqu'à ses fondations ! » 8 Et toi, Babylone, bientôt ravagée, heureux ceux qui te rendront le mal que tu nous as fait ! 9 Heureux ceux qui saisiront tes jeunes enfants pour les écraser contre le rocher !


Babylone est le symbole du pêché et du mal :


Bible en français courant. Apo 18
9 Les rois de la terre, qui se sont livrés avec elle à l'immoralité et au luxe, pleureront et se lamenteront à son sujet, quand ils verront la fumée de la ville incendiée. 10 Ils se tiendront à bonne distance, par peur du châtiment qui est le sien, et ils diront : « Malheur ! Quel malheur ! O Babylone, ville grande et puissante ! Une seule heure a suffi pour que la condamnation te frappe ! »

21 Alors un ange puissant prit une pierre semblable à une grande meule à blé et la jeta dans la mer en disant : « C'est ainsi que la grande ville de Babylone sera précipitée avec violence, et on ne la reverra plus jamais. 22 On n'entendra plus jamais chez toi la musique des harpistes et des chanteurs, des joueurs de flûte et de trompette. On n'y trouvera plus aucun artisan quelconque ; on n'y entendra plus le bruit de la meule à blé. 23 La lumière de la lampe ne brillera plus jamais chez toi ; on n'y entendra plus la voix des jeunes mariés. Tes marchands étaient les plus importants du monde, et par tes pratiques de magie tu as égaré tous les peuples . »


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Apo 17
4 La femme était vêtue d'habits de pourpre et d'écarlate, et parée de bijoux d'or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait à la main une coupe d'or pleine de choses abominables et d'obscénités dues à sa prostitution.
5 Sur son front, elle portait gravé un nom mystérieux signifiant: «La grande Babylone, la mère des prostituées et des abominations de la terre.»

9 C'est ici l'intelligence qui a de la sagesse. -Les sept têtes sont sept montagnes, sur lesquelles la femme est assise
10 Ce sont aussi sept rois: cinq sont tombés, un existe, l'autre n'est pas encore venu, et quand il sera venu, il doit rester peu de temps.

Rome La ville aux sept collines. Les sept têtes sont sept collines, sur lesquelles siège la femme

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Auteur : Anonymous
Date : 16 sept.14, 22:02
Message : L'idolâtrie dans les religions


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« C'est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l'idolâtrie. » (1 Corinthiens 10:14 LSG)

« Car, sachez-le bien, aucun impudique, ou impur, ou cupide, c'est-à-dire, idolâtre, n'a d'héritage dans le royaume de Christ et de Dieu. » (Ephésiens 5:5 LSG)


« Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. » (Exode 20:4 LSG)

« Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s'appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ ». (Colossiens 2:8 LSG)


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Jean 4:23-24
23 Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. 24 Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité.
Auteur : Anonymous
Date : 16 sept.14, 22:40
Message : L'idolâtrie dans les religions

Image Image Image Merci Bouddha, merci l’anniversaire du jour de son premier sermon dans le jardin Velawan devant ses 1250 disciples, merci « Makhabucha day » et son rappel à l’observation de ces trois principes : faire le bien, éviter le mal, garder la pureté de l’âme.
http://michjuly.typepad.com/blog/bouddhisme/page/2/

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Auteur : medico
Date : 16 sept.14, 22:49
Message : Étrange cette similitude entre les religions.
Auteur : Anonymous
Date : 16 sept.14, 22:58
Message : L'idolâtrie dans les religions


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[Muslim, Livre 30, Numéro 5654] Jabir ibn Samura rapporte que le Messager d'Allah (que la paix soit sur lui) a dit : « Je reconnais la pierre de la Mecque qui avait l'habitude de me saluer avant ma venue comme Prophète, et je reconnais cela même aujourd'hui ».

Les rites païens musulmans

- Lors de leur prières, les musulmans se prosternent 5 fois par jour en direction de ce morceau de meteorite orné d'argent
- Lors du hadj, les pelerins se bousculent pour caresser ou embrasser la pierre noire. Météorite située dans un angle de la Kaaba.
- Le rite islamique veut que les pelerins tournent 7 fois autour de la kaaba. Culte que l'on retrouve dans les sectes et "religions" païennes.
- Selon un hadith Muslim authentique, cette pierre avait l'habitude saluer le prophète de l'islam.


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Auteur : Anonymous
Date : 16 sept.14, 23:04
Message :
medico a écrit :Étrange cette similitude entre les religions.

BABYLONE
Auteur : Anonymous
Date : 17 sept.14, 02:36
Message : L'idolâtrie dans les religions

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Jérémie 51:6 "Fuyez du milieu de Babylone."
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Jérémie 51:7 "Les nations ont bu de son vin, c'est pourquoi les nations continuent d'agir follement."
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Révélation 18:4 "Sortez d’elle, mon peuple..."
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Révélation 18:17 "...ceux qui habitent la terre se sont enivrés du vin de sa fornication."
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...............................................Image
Jean-Paul II à Assise en 1986, lors d'un rassemblement œcuménique.



= babylone


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Auteur : Anonymous
Date : 17 sept.14, 03:05
Message : L'idolâtrie dans les religions




Le Coran, la dérive de l'Islam, par Jacques Smadja p. 108-109

«Le culte de celui-ci [Mohammed] devait unir entre elles toutes les tribus arabes de la péninsule. Il se mit à réformer la législation de la cité [Médine] et, à partir de l'an 624 de notre ère, à entreprendre une campagne contre les Mecquois, marquée par les événements suivants: une victoire (Badr), une défaite (Ohod), le blocus de Médine que les assiégés entourèrent d'un grand fossé (la guerre du Fossé), une série de négociations, de compromis et, finalement, en 630, la prise de La Mecque. Muhammad s'assurait un onzième marriage avec la fille d'un chef mecquois, concluant les dernières alliances dont il avait besoin pour asseoir son autorité.

En habile politicien, il ne supprima pas le pèlerinage païen à La Mecque, où l'on adorait la pierre noire. Ce pèlerinage était un véritable symbole d'union, toutes les tribus nomades s'y retrouvaient, et le premier exclusivement musulman eut lieu en mars 632 sous les auspices du Prophète.»


La kaaba - Les origines païennes pré-islamique

Les anciens chroniqueurs rapportent qu'avant l'avènement de l'islam (jahilya), il y avait 24 kaabas dans la péninsule d'Arabie, mais celle de La Mecque était vénérée par toutes les tribus.

Quant à son apparence primitive, la Ka‘ba apparaissait probablement au départ comme un simple enclos de pierres sans toit, édifié à proximité immédiate d'un point d'eau salvateur au fond d'une vallée sèche et non arborée. Sa construction dans ce lieu insolite signalait manifestement déjà une intention cultuelle et confirmait son caractère d'espace sacré.

Bientôt, les populations bédouines vinrent de toute l'Arabie y déposer les statues (asnam) de leurs idoles, auxquelles ils rendaient visite une fois par an lors d'un pèlerinage. On dit qu'à l'avènement de l'islam, la Kaaba contenait plus de 360 statues de divinités, les plus vénérées et les plus plébiscitées étant : Hubbal, al-Lat, al-`Uzza ou Manat.

La Ka'ba mecquoise fut édifiée à une époque indéterminée. Le Coran dit que c'est le prophète Ibrahim (Abraham) qui l'a construite avec l'aide de son fils Ismaël.



Les rites païens musulmans

- Lors de leur prières, les musulmans se prosternent 5 fois par jour en direction de ce morceau de meteorite orné d'argent
- Lors du hadj, les pelerins se bousculent pour caresser ou embrasser la pierre noire. Météorite située dans un angle de la Kaaba.
- Le rite islamique veut que les pelerins tournent 7 fois autour de la kaaba. Culte que l'on retrouve dans les sectes et "religions" païennes.
- Selon un hadith Muslim authentique, cette pierre avait l'habitude saluer le prophète de l'islam.

A l'intérieur de la Kaaba


dieu "Sîn", symbole que l'on retrouve sur la "porte du repentir" à l'intérieur de la Kaaba à La Mecque.

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Coran
Sourate 36
YA-SIN (YA-SIN)
83 versets
Pré-Hégire

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

1. Ya-Sin.2. Par le Coran plein de sagesse.

Ecoutez au début de la vidéo à "0.08 secondes" le chant invoque très clairement Yâ Sîn. "Yâ-Sîn est le coeur du Qu'ran" disent les musulmans. Je rappelle que, Yâ Sîn veut dire ô Sîn: titre de révérence à "Sîn", faisant clairement référence et est un appel envoyé à: Sîn.




Sourate Yâsîn [36]

Le Prophète a dit : " Toute chose a un coeur, et le coeur du Coran est la sourate Yâ sîn. A celui qui la récite, Dieu inscrira un salaire équivalent à dix fois la lecture du Coran". (rapporté par at-Tirmidhi et ad-Dirami d'après Anas.)


Le Cheikh Mohammed 'Alî Essaboûnî a dit à ce sujet dans son exégène " Safwat Essafwa":

"Cette sourate a été appelée Yâ-Sîn parce que Allah l'a fait commencer par cette formule. Dans le commencement avec cette formule, il y a une indication sur le caractère miraculeux du saint Coran".


.
Auteur : Anonymous
Date : 17 sept.14, 04:00
Message : Le dieu lunaire Hubal-Sin :


Parmi ces faux dieux se trouvait le dieu arabe de la lune nommé Hubal. Il est relié au dieu lunaire Nanna (aussi Sin) de la Mésopotamie, et il est le fils de Enlil et de Ninlil. Ces deux dieux Sin et Nanna avaient leur culte à Ur ( c'est de là que vient Abraham), et aussi à Harran au Nord.


Le dieu Hubal-Sin était une divinité majeure dans sa localité. L'idole le représentant siégeait sur le toit de la Mecque puisqu'il était dieu dirigeant les 360 autres divinités.


En tant que divinité suprême, Hubal-Sin était connu sous Al-lah qui signifie le-dieu. Le nom de Allah Sin est en lien avec les endroits comme le Sinaï, la région sauvage de Sin et ainsi de suite. La Mecque est la ville capitale du dieu lunaire, la Kaaba était et demeure son sanctuaire où ses fidèles font le pèlerinage du Haj pour le vénérer.


Après plusieurs millénaires, un de ces païens arabes qui était seigneur guerrier et réformateur religieux de la tribu Quraysh de la Mecque. Il unifia par l'épée les 360 dieux Baal de la Mecque après avoir plagié la Bible, les Védas hindoues, les Avestas de Zoroastre et c'est avec ces textes sacrés qu'il composa le Coran.




Ensuite il déclara qu'il n'y a pas d'autre dieu que Allah ( Hubal-Sin ) et que Muhammad est son dernier prophète.




Tous ceux et celles opposés à réciter ce message qui est la shahada pour les musulmans de nos jours, ces opposants étaient exécutés. Encore aujourd'hui, la conversion à l'Islam est de dire avec son coeur et devant témoins: la ilâha illllâh, Muhammadur rasûlullâh = Il n'y a pas d'autres dieux que Allah et Muhammad est son dernier prophète.


Voilà la véritable origine de l'Islam, cette religion n'a pas commencé avec Abraham comme c'est encore prétendu de nos jours. Ça n'a pas commencer avec Ismaël le fils illégitime d'Abraham, ni avec Muhammad Mustafa. Ce Muhammad a simplement proscrit les autres dieux arabes et caricaturer le dieu Hubal-Sin en le Dieu unique de la Torah.

De plus, il usurpa la position du Christ en se faisant le seul médiateur entre Dieu et l'humanité.

Ce Allah alias Hubal-Sin n'est pas, n'a jamais été et ne sera jamais le Dieu de notre patriarche Abraham.




On peut en voir d'autres évidences dans le nom du père de Muhammad: Abd Allah ibn Abn al Muttalib, qui signifie esclave de dieu.

Il faut se rappeller que Muhammad avait déclaré que les arabes avaient complètement oubliés le Dieu d'Abraham et d'Ismaël. Que c'est lui par l'entremise d'un ange qui reçut la révélation du vrai Dieu. Ça ne peut être vrai à cause du nom de son père, qui mourut avant sa naissance et sa rencontre évangélique. Abdullah son père était esclave du dieu lunaire Hubal-Sin, le même que Muhammad et ses dévôts.


Il est donc clair que l'Islam n'est pas la religion d'Abraham et de tous les prophètes de la Torah, c'est pourtant ce que les musulmans affirment.


La preuve que leur dieu Allah est une divinité lunaire est le croissant de lune qui chevauche la Kaaba. La signification de Hubal-Sin est Contrôleur de la Nuit et Maître des Ténèbres! Son emblême était le croissant de lune qui est si célèbre dans le monde islamique encore de nos jours.


Pour le moment, comprenez que cette foi est basé sur la déception. Elle ne peut donc pas réclamer légitimement son affiliation à Abraham. Encore moins bénéficier des bénédictions rendues à Abraham, ni à celle accordés à ses descendants, qu'ils soient juifs ou chrétiens.



traduit du texte de John AllFaith
Auteur : Anonymous
Date : 17 sept.14, 04:15
Message : Image Image


D'où viennent les lois coraniques ?




« Allah n’est pas le Dieu biblique, il est le produit de la rencontre entre l’idolâtrie de Hubaal et l’affirmation de l’unicité divine »


Dans l’Antiquité, à Babylone et tout le Moyen-Orient, le dieu principal était le dieu de la lune, représenté par un taureau, symbole de force et de fécondité, et plus simplement parfois par ses seules puissantes cornes en forme de croissant de lune. C’est ainsi que l’on peut voir encore au Musée d’Alep (Syrie), le dieu de la Lune, Sîn, protecteur d’Ur, symbolisé par des hampes surmontées d’un croissant lunaire.


http://www.aly-abbara.com/voyages_perso ... /alep.html

http://www.aly-abbara.com/voyages_perso ... phale.html


Sous ses différents noms, le dieu de la lune fut très tôt adoré en Mésopotamie comme le « Père des dieux », l’équivalent de Zeus pour les Grecs ou de Jupiter pour les Romains.

Les arabes païens adoraient eux-aussi ce dieu de la lune appelé Hubaal (41.37) (2). Hubaal avait eu trois filles : Al-lât, la déesse du soleil, Al-Manat la déesse du destin et de la mort, et Al-Uzza, l’étoile Vénus, les divinités priées par Mahomet dans les fameux versets sataniques (53.19-20). La Bible, quant à elle, stigmatisait ce super-dieu représenté par un taureau comme étant le faux-dieu par excellence (Ex 32), appelé Baal (1 Ro 12.28-32 ; Ps 106/105.19-20…).




Les tribus arabes du renfort pour reprendre Jérusalem, firent passer Hubaal du rang de plus puissant de leurs dieux

(statut que conserve encore la célèbre formule «Allah akbar !», «Allah est le plus grand !») au rang de seul Dieu, et donc identique au Dieu juif
.




Et de même que les Romains disaient : « Ô Deus ! » (« Ô Dieu ! ») (Mi 4.5) pour s’adresser à Jupiter, de même chaque tribu arabe s’adressait à son dieu propre en le nommant « Le dieu »,


« Al-Ilâh »
, ce qui par contraction a donné « Allah » , « LE Dieu », unique, pour désigner Hubaal, le Dieu de la lune et le plus grand des dieux devenu le seul Dieu. Et c’est ainsi qu’aujourd’hui encore Hubaal continue à couler des jours heureux, toujours représenté sur les drapeaux musulmans ou le toit des mosquées… souvent d’ailleurs accompagné de sa fille, la planète Vénus, la déesse Al-Uzzah


Contrairement donc à ce que veut le faire croire l’islam, Allah n’est pas le Dieu biblique, même s’il est vrai qu’il n’y a bien qu’un seul Dieu (Jn 4.22), mais le produit de la rencontre entre l’idolâtrie de Hubaal, le dieu de la lune, le plus grand des dieux du panthéon arabe, et l’affirmation de l’unicité divine typique du judaïsme, en sorte que l’islam, à proprement parler, n’est rien d’autre qu’une idolâtrie du dieu juif.


Il est facile en effet de reconnaître encore d’autres sources païennes de l’islam, comme par exemple la vénération de la pierre noire à la Mecque, symbole féminin de la déesse Shaybah.Ainsi que cela se pratique encore d’autres religions, et comme autrefoisle faisaient leurs ancêtres arabes païens aimant toucher la vulve de la déesse en gage de bénédictions, aujourd’hui encore les musulmans se font une joie de terminer leur pèlerinage à la Mecque en touchant et embrassant cet objet sacré


Au Musée du Louvre est conservé un poids du temple du dieu lune d’Ur. Il pèse 248 gr. et porte le croissant lunaire, emblème du dieu. (Antiquités orientales, Mésopotamie, ± 2350 à 2000 AJC, Salle 2, poids AO 22187).


Dans la Bible, le signe du croissant de lune est associé aux Philistins et aux Madianites (Jg 8.26 ; Es 3.18), c’est-à-dire à des peuples païens et idolâtres. Si d’après le lexique arabe de Lane de 1893, Al-Ilah fait référence « au grand serpent », c’est peut-être parce qu’il est graphiquement facile de passer d’un croissant de lune à un serpent.


La plupart des lexiques étymologiques arabes reconnaissent que le mot Allah tire son origine de Al-Ilâh par contraction. Dans ilâh, âh est un suffixe. Le terme originel est « Il », qui correspond dans la Bible au nom de la divinité « El » (Gn 17.1 ; 28.3 ; 33.20 ; 46.3.).



LISTE DES GRANDS DIEUX MÉSOPOTAMIENS

NANNA......... SIN........... Ur- la Lune le temps qui passe

http://www.ezida.com/dieux.htm


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Auteur : Anonymous
Date : 17 sept.14, 07:40
Message : L'idolâtrie dans les religions


Apocalypse 22:15 Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge !




Doctrines et dogmes non-bibliques imposés par la plupart des églises dites "chrétiennes" notamment l'Église Catholique


• Prières pour les morts.
300 après J.C.

Signe de la croix.
300 après J.C.


• Vénération des anges et des saints décédés.
375 après J.C.

Utilisation d'images pour le culte.
375 après J.C.


• La messe comme célébration quotidienne
394 après J.C.

Premiers symptômes de l'exaltation de Marie. Première apparition du terme " Mère de Dieu " au Concile d'Ephèse.
431 après J.C.


• Rites de l'Extrême Onction.
526 après J.C.

• Doctrine du Purgatoire, sorte de sas avant le Paradis dont Jésus-Christ serait le geôlier!!!
593 après J.C.

Prières adressées à Marie et aux saints décédés.
600 après J.C.


Adoration de la Croix, des images, icônes et des reliques.
786 après J.C.


• Canonisation des saints décédés.
995 après J.C.

• Célibat des prêtres (pour empêcher la dispersion des biens par héritage).
1079 après J.C.

• Introduction du Rosaire copié sur des rites Musulmans et Tibétains.
1090 après J.C.

• Invention des indulgences, sources de profit supplémentaires.
1190 après J.C.

Le pape Innocent III établit le principe de la transsubstantiation.
1215 après J.C.


• Confession auriculaire des péchés auprès d'un prêtre.
1215 après J.C.

Adoration de l'hostie.
1220 après J.C.


• Coupe de vin retranchée et interdite au public au moment de la communion.
1414 après J.C.

Le dogme de l'existence d'un Purgatoire est proclamé.
1439 après J.C.


• Confirmation de la doctrine des 7 sacrements.
1439 après J.C.

• L'autorité de la " tradition " des hommes est considérée comme étant égale à celle des Ecritures au Concile de trente.
1545 après J.C.

• Les livres " Deutérocanoniques " ou dits " apocryphes " sont ajoutés aux 66 Livres Bibliques originaux.
1546 après J.C.

Dogme de l' Immaculée Conception " à propos de Marie.
1854 après J.C
.

• Le Concile du Vatican proclame que le pape comme est infaillible en matière de foi et de morale.
1870 après J.C.

Assomption du corps physique de la " Vierge Marie " dans les cieux peu de temps après sa mort.
1950 après J.C.


Marie proclamée " Mère de l'Eglise ".
1965 après J.C.



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— Vierge noire — Cathédrale de "Notre Dame" du Puy-en-Velay — (Haute Loire) —

Image[/quote]
Auteur : Coeur de Loi
Date : 21 sept.14, 03:35
Message : Babylone la grande c'est la fausse religion chrétienne.

Ce qui étonna Jean :

Et j’ai vu que la femme était ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. Eh bien, en l’apercevant, je me suis étonné d’un grand étonnement. (Apocalypse 17.6)
Auteur : Anonymous
Date : 21 sept.14, 04:07
Message : L'idolâtrie dans les religions


"Les Deux Babylones ou Identité de l'Église Romaine et du culte de Nemrod et de Sémiramis".


Il n'y a presque pas de tribu païenne où l'on ne trouve la croix. Elle était adorée par les Celtes païens longtemps avant l'incarnation et la mort de Christ.


« C'est, dit Maurice, un fait remarquable et bien confirmé, que les Druides avaient coutume de choisir dans leurs bois l'arbre le plus grand, le plus beau, pour en faire un emblème de leur divinité; ils coupaient les petites branches, et attachaient deux des plus fortes à la plus haute partie du tronc, de telle manière que ces branches s'étendaient de chaque cotés comme les bras d'un homme, et présentaient avec le corps l'aspect d'une énorme croix; sur l'écorce, en plusieurs endroits, ils gravaient aussi la lettre Tau.»


Elle était adorée au Mexique longtemps avant que les catholiques romains n'y eussent pénétré; On y élevait de grandes croix de pierre, sans doute au dieu de la pluie. La croix ainsi adorée par beaucoup de nations ou regardée comme un emblème sacré, était le symbole indubitable de Bacchus, le Messie Babylonien, car il était représenté ayant sur la tête un bandeau couvert de croix.


Ce symbole du dieu Babylonien est aujourd'hui en honneur dans toutes les immenses landes de la Tartane, ou domine le Bouddhisme, et la manière dont on l'y représente fournit un commentaire frappant du langage dont Rome se sert pour désigner la croix.


Bien que la croix, dit le colonel Wilford, dans les Recherches asiatiques, ne soit pas un objet de culte chez les Boudhas ou Bouddhistes, c'est leur devise et leur emblème favoris.


Image

http://www.euaggelion2414.com/2bab46.gif


Dans l'office de la croix, elle est appelée l'arbre de vie, et on enseigne à ses adorateurs à l'invoquer ainsi:

« Salut, O Croix, bois triomphal, véritable salut du monde, de tous les arbres il n'en est point un seul dont les feuilles, les fleurs, les boutons puissent être comparés aux tiens! 0 Croix, notre seule espérance, augmente la justice de l'homme pieux, et pardonne les fautes du pécheur. » Peut-on Croire en lisant le récit scripturaire de la crucifixion que ce récit ait jamais Pu se transformer en cette bizarrerie de feuilles, de fleurs et de boutons, qu 'on trouve dans l'office romain.


Mais si on considère que la croix Bouddhiste, comme celle de Babylone, était l'emblème certain de Tammuz, qui était connu comme la branche de gui, ou Celui qui guérit tout, il est facile de voir pourquoi l'initiale sacrée est couverte de feuilles, et pourquoi Rome, en l'adoptant, l'appelle, le « remède qui maintient la santé, guérit les maladies et fait ce que le pouvoir seul de l'homme ne pourrait jamais faire. »

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Or, Ce symbole païen parait s'être introduit tout d'abord dans l'Église chrétienne d'Égypte, et dans l'Afrique entière.


Une déclaration de Tertullien, vers le milieu du troisième siècle, montre à quel point l'Église de Carthage était alors infectée du vieux levain L'Egypte en particulier, qui n'a jamais été entièrement évangélisée semble avoir la première, introduit ce symbole païen.


La première forme de ce qu'on appelle la croix chrétienne, découverte en Égypte sur des monuments chrétiens, est évidemment le Tau païen, ou signe de vie égyptien.


Que le lecteur lise avec soin ce passage de Wilkinson: «On peut citer un fait bien plus curieux concernant ce caractère hiéroglyphique (le Tau), c'est que les premiers chrétiens l'ont adopté au lieu de la croix, qui, plus tard, lui fut substituée; ils le mettaient en tête des inscriptions comme on le fit plus tard pour la croix.

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Car, bien que le docteur Young ait des scrupules à croire les déclarations de sir A. Edmons-tone, d'après lequel on la trouve aussi dans les sépulcres de la grande oasis, je puis affirmer que ce dernier a raison et que beaucoup d'inscriptions avec un Tau en tête sont conservées encore aujourd'hui sur les premiers monuments chrétiens .»


Voici évidemment ce qu'il faut conclure de cette déclaration:


en Égypte, la première forme de ce que plus tard on appela la croix, n'était autre chose que la Crux Ansata, ou le signe de la vie, porté par Osiris et tous les autres dieux égyptiens; que l'ansa ou manche fut plus tard mis de côté et devint le simple Tau ou la croix ordinaire comme on l'a aujourd'hui et que, en la mettant sur les tombes, on n'avait nullement l'intention de rappeler la crucifixion du Nazaréen, mais c'était simplement le résultat d'un profond attachement aux anciens symboles païens, attachement toujours puissant, chez ceux qui, malgré le nom et la profession de chrétiens, sont encore, dans une large mesure, païens de coeur et de sentiment... C'est là et là seulement l'origine de l'adoration de la croix.


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Auteur : Coeur de Loi
Date : 21 sept.14, 04:12
Message : Jean est-il étonné de voir des religions paiennes ?
- Certe non

Est-il étonné de voir des persécutions par des paiens ou par des juifs ?
- Certe non

Serait-il grandement étonné de voir des chrétiens tuer des autres chrétiens sous prétexte qu'ils n'ont pas la même interprétation ?
- Certe oui ! d'un grand étonnement même !

Et bien alors nous savons qui est la grande ville que représente la femme, c'est Rome ! et Pierre le dit :

1 Pi. 5.13 :
Celle qui est à Babylone, [et] qui a été choisie comme [vous], vous envoie ses salutations, ainsi que Marc mon fils.
Auteur : Anonymous
Date : 21 sept.14, 04:30
Message : L'idolâtrie quelle qu'elle soit et sous toutes ses formes est strictement interdite et condamnée fermement par Dieu.

Tu confonds beaucoup de choses sur la Babylone dont parle Jean, Babylone la grande est la mère des prostituées, hors, une mère a des filles tout comme elle prostituées.

Babylone la grande représente bien plus que la chrétienté apostate et idolâtre, elle représente tout ce qui s'oppose à Dieu et à son Christ.
Auteur : Coeur de Loi
Date : 21 sept.14, 04:48
Message : La mère des prostituées c'est l'Église officielle de l'empire romain, qui a inventé la première hérésie qui donna la Trinité.

Ses filles prostituées sont les Églises qui en découle :
- Catholique et orthodoxe
- Protestant
- Anglican
- Mormon
- Etc

Alors que la vraie Église du Christ est spirituel, c'est à dire ceux qui comprennent et suivent la Bible simplement.

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Cette mère est une ville : Rome

Ré. 17.18 :
Et la femme que tu as vue représente la grande ville qui a un royaume sur les rois de la terre.
Auteur : Anonymous
Date : 21 sept.14, 05:04
Message : Oui, la mère, c'est Rome, j'en parle "page 6".

Tu ne me feras jamais croire que le Bouddhisme qui est clairement antéchrist et idolâtre puisque les bouddhistes prient dans des temples devant des objets occultes, est une philosophie ou une religion agrée par Dieu :lol:
Auteur : Coeur de Loi
Date : 21 sept.14, 05:18
Message : Le Bouddhisme n'est clairement pas antéchrist et idolâtre.

Les gens qui vénèrent des statues de Bouddha sont une dérive dans le Bouddhisme, par le fait même que Bouddha était un homme.
Auteur : coalize
Date : 21 sept.14, 05:22
Message : 99.99% des Bouddhistes n'on rien compris au bouddhisme et sont des cons pervertis
99.99% des chrétiens n'ont rien compris à la Bible et sont des cons pervertis
100% des athées et des musulmans sont des cons pervertis...


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