Aristote était-il déiste?

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L’athéisme peut être considéré comme une attitude ou une doctrine qui ne conçoit pas l’existence ou affirme l’inexistence de quelque dieu, divinité ou entité surnaturelle que ce soit. C'est une position philosophique qui peut être formulée ainsi : il n'existe rien dans l'Univers qui ressemble de près ou de loin à ce que les croyants appellent un « dieu », ou « Dieu ».
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ChristianK

Christianisme [Catholique]
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Enregistré le : 09 janv. 2010, 14:46

Aristote était-il déiste?

Ecrit le 04 déc. 2020, 15:47

Message par ChristianK »

vic a écrit :
18 nov. 2020, 21:16
Comment ça ?
Si il n'en dit rien explicitement on n'en sait rien . Comment en déduit tu qu'il n'est pas déïste à partir de ce qu'il ne dit pas ? C'est de la manipulation ton histoire , tu fais parler les morts sur des sujets sur lesquels ils ne se sont jamais prononcés . :lol: Bien sûr que le dieu d'aristote pourrait très bien être déïste , on ne sait pas .En réalité son dieu est tellement vague qu'on pourrait y loger n'importe quoi à l'intérieur . Il ressemble terriblement à l'indéfini .
Faux . Le Dieu philosophique d’aristote est premier moteur, ordonnateur, Etre en acte pur (au sens technique et philosophique d’etre en acte), immatériel, pure pensée. Ce n’est pas indéfini.
Ensuite, d’autre part, le point c’est que son testament et sa morale indiquent qu’il était religieux, qu’il fallait être pieux. C’est incompatible avec le déisme. Ce qui est vrai c’est qu’il n’élabore pas (ou les sources sont manquantes) sur les rapports entre sa religion et son Dieu philosophique.
Et puis il faut suivre l’argument : le déisme implique qu’on affirme la non intervention dans les causes secondes. Or il ne l’affirme pas. Il reste théiste neutre. Donc il n’est pas déiste, au sens qu’on ne peut le dire déiste, même s’il pourrait l’être; mais alors il y aurait un problême apparent de cohérence avec sa religion . Un déiste est un théiste rejetant la religion. Or :

Aristote en
effet, non seulement n'était pas athée, mais il préconisait le culte des dieux. Il
enseignait en toutes lettres que la question de savoir s'il faut honorer les
dieux et ses parents mérite une punition, plutôt qu'un examen, tant, selon lui,
la réponse positive à cette question allait de soi ( Cf Topiques l, 11, 105a 5-7.)
. Il enseignait en outre que
dans chaque Cité, les fonctions sacerdotales, en rapport avec le culte des
dieux traditionnels, sont les fonctions les plus dignes (Politique VII, 8, 1328b 11-13.)
. Et, son testament en
fait foi (D'après notamment DIOGÈNE LAËRCE, V, 16)
, il honorait par des offrandes appropriées les dieux de sa propre Cité,
Stagire, cité ionienne et non macédonienne, contrairement à ce qu'on affirme
parfois. C'était prêcher d'exemple et recommander implicitement aux
Athéniens d'être, eux aussi, fidèles aux dieux de leurs pères.
De plus, rien, dans le contenu de sa pensée physique ou métaphysique,
ne heurte la piété du temps.




Christiank :Le point à l’étude était de savoir si une intervention divine dans l’histoire serait une preuve de son existence (transcendante) . On raisonnait au conditionnel. Ma réponse est que même au conditionnel la notion de preuve serait problématique
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Donc pas de preuve de l'existence de ce dieu chrétien , que ce soit directement ou indirectement . Mais par contre tu continues à pencher pour le fait d'y croire sans preuve . C'est purement malhonnête intellectuellement . Une personne honnête intellectuellement en déduirait que ce dieu n'est qu'une hypothèse , et resterait agnostique .
Donc tu avoues publiquement ta malhonnêteté intellectuelle .
Par un tour de passe passe purement malhonnête tu en arrives même à mettre Aristote de ton coté .
Manque De subtilité. Dans la mesure ou il y a recoupement partiel entre le Dieu des philosophes (mettons avec les propriétés ABC) et le Dieu Xtien (mettons ABCDEF), une part du Dieu Xtien est atteint par les approches démonstratives philosophiques. L’autre est crue sur fondements. C’est pourquoi Leibniz a tout à la fois un Dieu qu’il atteint par la philo, et quelques autres de ses propriétés supplémentaires (eg. Interventions dans l’histoire) qu’il atteint par la religion.
Ensuite, quand on croit on sait pas, donc on croit toujours sans preuve démonstrative mais avec fondement (il y a un ours dans la foret pcq un ami me l’a dit). Celui qui croit que Macron va gagner n’est pas agnostique et ne suspend pas son jugement; pourtant il ne sait pas. Idem pour la mort de César le 15 mars, on ne fait que croire des témoignages.
Il est bizarre de ne pas voir que quand on a des preuves démonstratives, on ne croit pas, on sait. Donc il n’y a jamais de croyances avec preuves, ce qui ne veut pas du tout dire qu’elles sont gratuites d’autre part.

Christiank : Ce qui est sur c’est que longtemps après la raison s’est engagée de facon importance dans l’appui de la déduction de la vérité du monothéisme.
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C'est bidon . La raison n'a jamais démontré l'existence d'un dieu monothéïste . Que du bidon . Ce dieu est une croyance à 100 %. En réalité , ces dieux soient disant démontrés sont tellement vagues dans leur description qu'on pourrait y loger n'importe quoi à l'intérieur . Ils ressemblent terriblement à l'indéfini . A partir de là , on peut s'inventer tout ce qu'on veut en fonction de tous nos fantasmes en ayant l'impression d'un appui démonstratif à tous nos délires .
IL faut une immense érudition philosophique pour démontrer que tous ces philosophes se sont trompés. Dire que c’est bidon exige une démonstration détaillée sinon dire que c’est bidon est bidon aussi. Et les preuves d’inexistence de Dieu de Sartre sont du bidon aussi? Si, par exemple, tout est bidon, on pense que les philosophes ne prouvent jamais rien, alors on est soi même philosophe sceptique, une école secondaire qui est elle aussi obligée de prouver sa propre vérité – on y échappe pas.

Ce qui est exact toutefois c’est que l’approche philosophique de Dieu n’implique pas une connaissance comme on connait les choses sensibles; on procède par déduction et l’analogie est impliquée. Cette connaissance est plus limitée.

Ensuite même en supposant le caractère démonstrativement problématique de ces démarches, elles peuvent constituer un certain fondement raisonnable pour une croyance, au nom de leur vraisemblance, car une doctrine, sans être prouvée vraie, peut être vraisemblable donc crue.
IL n’est pas vrai que le Dieu des philosophes soit indéfini, il y a consensus sur bon nombre de propriétés (chez le catho St Thomas, le protestan t Leibniz, le Juif Maimonide, le musulman Avicenne) (avec quelques nuances pour les panthéismes) :
-Etre nécessaire
-Acte pur
-Pure pensée
-créateur
-ordonnateur
-Absolue perfection
-éternel

Voici quelques propriétés largement déduites philosophiquement par St Thomas (somme 1ere partie)
Question 3 : La simplicité de Dieu
Question 4 : La perfection de Dieu
Question 5 : La bonté en général
Question 6 : La bonté de Dieu
Question 7 : L’infinité de Dieu
Question 8 : L’existence de Dieu dans les choses
Question 9 : L’immutabilité de Dieu
Question 10 : L’éternité de Dieu
Question 11 : L’unité de Dieu
`10,000 difficultés ne font pas un seul doute` (Newman)

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