le voile n'est pas dans le Coran...
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Le dialogue interreligieux est une forme organisée de dialogue entre des religions ou spiritualités différentes. Ultérieurement, la religion a considéré l'autre comme n'étant pas la vérité révélée. C'est ainsi que les premiers contacts entre l'islam et le christianisme furent souvent difficiles, et donnèrent lieu à des guerres impitoyables comme les croisades.
Le dialogue interreligieux est une forme organisée de dialogue entre des religions ou spiritualités différentes. Ultérieurement, la religion a considéré l'autre comme n'étant pas la vérité révélée. C'est ainsi que les premiers contacts entre l'islam et le christianisme furent souvent difficiles, et donnèrent lieu à des guerres impitoyables comme les croisades.
- Fyne
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Ecrit le 15 janv.09, 07:42
juste en passant , le terme savant musulman porte a confusion et est très mal choisi. Un savant désigne un scientifique , ici le terme exacte serais théologue....


L'islam est une religion de paix est d'amour !
V 33. La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas; et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment,

- slamani
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Ecrit le 15 janv.09, 08:15
j'ai trouvé çà:
Du maillot de bain au hidjab :
Par Christine Hauser
Somayyah a été élevée dans un couvent et adolescente, elle travaillait comme mannequin et dans des bars. Ayant grandit en Ireland et en Grande Bretagne, elle essaya les drogues et l’alcool, supporta des parents alcooliques et parfois leurs mauvais traitement.
Agée de 25 ans, elle partie dans le Golfe, dans l’Émirats Arabe de Dubaï, où, à travers des livres prêtés par des amis elle apprit au sujet de l'islam.
"J'allais à la plage dans mon maillot de bain et écoutais le Coran dans mon baladeur", dit-elle:
"Un jour j'allais à la plage dans un taxi conduit par un Pakistanais et dont la radio diffusait le Coran. J'arrivai et mis un pied dehors pour sortir, puis je regardai en direction du chauffeur de taxi et dis: 'Non, ramenez-moi à la maison'. Je ne pouvais pas aller à la plage et me déshabiller".
Maintenant Somayyah est une enseignante qui adopta le nom de la première femme martyre en islam, ne quitterait pas son appartement sans se couvrir de son hidjab. Depuis sa conversion, sa famille à refusée de la voir.
Au cours des interviews, certains disent s'être convertis à cause des désillusions causées par des changements dans leurs propres traditions religieuses.
D'autres disent avoir été influencés par des maris ou des proches ou qu'ils aimaient le côté communautaire.
"J'ai vu tellement de changement dans l'église qui me perturbèrent", dit Kathy Grigg, une américaine d'une trentaine d'année dont la famille encouragea la conversion à l'islam.
"Le latin fut délaissé par la masse, on ne demandait plus aux femmes de se couvrir la tête dans les églises, on leur permettait même de porter des tailleurs-pantalons. L'abstinence de consommation de viande le vendredi était abandonnée".
"La seule chose que je vénérais était de voir un Musulman prier, se prosterner au sol…".
Du maillot de bain au hidjab :
Par Christine Hauser
Somayyah a été élevée dans un couvent et adolescente, elle travaillait comme mannequin et dans des bars. Ayant grandit en Ireland et en Grande Bretagne, elle essaya les drogues et l’alcool, supporta des parents alcooliques et parfois leurs mauvais traitement.
Agée de 25 ans, elle partie dans le Golfe, dans l’Émirats Arabe de Dubaï, où, à travers des livres prêtés par des amis elle apprit au sujet de l'islam.
"J'allais à la plage dans mon maillot de bain et écoutais le Coran dans mon baladeur", dit-elle:
"Un jour j'allais à la plage dans un taxi conduit par un Pakistanais et dont la radio diffusait le Coran. J'arrivai et mis un pied dehors pour sortir, puis je regardai en direction du chauffeur de taxi et dis: 'Non, ramenez-moi à la maison'. Je ne pouvais pas aller à la plage et me déshabiller".
Maintenant Somayyah est une enseignante qui adopta le nom de la première femme martyre en islam, ne quitterait pas son appartement sans se couvrir de son hidjab. Depuis sa conversion, sa famille à refusée de la voir.
Au cours des interviews, certains disent s'être convertis à cause des désillusions causées par des changements dans leurs propres traditions religieuses.
D'autres disent avoir été influencés par des maris ou des proches ou qu'ils aimaient le côté communautaire.
"J'ai vu tellement de changement dans l'église qui me perturbèrent", dit Kathy Grigg, une américaine d'une trentaine d'année dont la famille encouragea la conversion à l'islam.
"Le latin fut délaissé par la masse, on ne demandait plus aux femmes de se couvrir la tête dans les églises, on leur permettait même de porter des tailleurs-pantalons. L'abstinence de consommation de viande le vendredi était abandonnée".
"La seule chose que je vénérais était de voir un Musulman prier, se prosterner au sol…".
- mari
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Ecrit le 15 janv.09, 10:33
Voilà comme promis, l'explication du verset, entre autres...
référence coranique :
Lorsque que le coran veut réformer un comportement de société, il procède par touche successives, allant de la prise de conscience de la problématique à la mise en place progressive de mesures concrètes. La moralisation de la société est un des themes majeurs traité par le Coran et la "question du voile" s'inscrit dans cette perspective. Nous allons donc envisager la stratégie mise en place.
Première étape :
Plusieurs versets édictent, dès l'an 5 de l'Hégire, des mesures spécifiques aux épouses du Prophète Muhammad.
S33.V53. "Ô épouses de Prophète, vous n'êtes point comme toutes les femmes. La piété impose que vous ne vous abaissiez point dans vos propos, ceci afin d'éviter aux coeurs malsains une conduite importune. Ne vous exprimez donc qu'avec correction. Soyez dignes en vos demeures, n'exhibez point l'éclat de vos parures, comme il était de mise au temps du paganisme... Dieu veut parfaire votre purification spirituelle..."
L'accent est mis ici sur une nécéssaire réforme de comportement. Les épouses du Prophète Muhammad devenant modèle de référence pour la récente communauté musulmane, il ne convenait pas qu'elles se comportent comme les femmes du commun. En filigrane se lit un message adressé à tous : l'Islam, religion de pudeur, de respect et de retenue n'est pas compatible avec la légèreté coutumière.
S33.V53. "Ô crayants, cessez d'entrer dans les appartements du Prophète, à moins que l'on vous y invite à l'occasion d'un repas... et ne prolongez pas votre présence familièrement, cela est une situation gênante pour le Prophète... Et si vous aviez quelque chose d'utile à demander à ses épouses, faites-le de derrière un rideau de porte (hijab). Cela afin de parfaire la purification de vos coeurs..."
On comprend aisément que l'objectif de ce verset était de protéger l'intimité de la famille du Prophète qui, en tant qu'homme public, était sans cesse importuné par la gente bédouine qui ne s'embarrassait pas de protocole. Les moeurs et les usages étant ce qu'ils étaient, c'est-à-dire sans retenue, sans éducation, et sans limites morales bien définies, il importait qu'un rappel éducatif soit réalisé. Rappelons l'emploi en ce verset du terme Hijab signifiant "voile" à l'heure actuelle, alors que dans l'usage coranique il désigne un rideau de porte.
On notera que ces mesures sont, dans leurs applications concrètes, réservées ces mesures sont, dans leurs applications concrètes, réservées à la maisonnée du Prphète Muhammad, ses épouses seront dès lors effectivement totalement dérobées aux regards (ceci est souvent à l'origine de confusion, le statut des musulmanes étant confondu avec celui, tout particulier, des épouses du Prophète. Cette mesure trouve sa justification dans le fait que le coran va interdire à quiconque d'épouser les femmes du prophètes après sa mort. l'objectif semble avoir été, outre le respect de l'intimité de Muhammad, la suppression de toute descendance directe qui aurait pu se réclamer de lignée prophétique. Muhammad, conformément à l'éthique principale de l'Islam, s'est battu sa vie durant pour ne pas être idolâtré.) Cependant elles sous entendent, malgrès tout, une évolution nécessaire des moeurs et des mentalités au sein de la communauté musulmane.
Deuxième étape :
une précision vestimentaire va être apportée afin de protéger les épouses du Prophète toujours victimes de quolibets et des avances de nombreux opportuns. Mais, évolution importante, le verset s'adresse, cette fois sans ambiguïté, dans son application à l'ensemble de la communauté.
S33.V59. "Ô Prophète, dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants, qu'elles "descendent et rabattent sur elles les deux pans de leurs amples habits (djilbab)", ceci afin qu'on les reconnaisse et que l'on ne les importune plus."
Ce que nous avons traduit par "descendre et rabattre sur elles les deux pans de leurs aples habits" décrit exactement ce que le texte arabe entend textuellement par : "ramener sur elles leur djilbab" Nous l'avons dit, la majorité des traductions qu'utilisent les acteurs du débat sur le "voile", mentionne conformément à l'idéologie prédominante : "qu'elles ramènent sur elles leurs grands voiles" ou des équivalents, mais toujours avec l'ajout inaproprié du terme voile.
Or, ce verset ne dit que la chose suivante : habillez-vous correctement et avec pudeur afin que l'on vous reconnaisse comme croyantes et que l'on ne vous importune pas telle une simple esclave (conformément à la logique de l'époque, les quatre écoles juridiques ont interprêté l'expression : "afin qu'on les reconnaisse" comme signifiant : "en tant que femme de condition libre". De fait, il fut interdit aux esclaves de porter toutes sortes de voiles ! Comme on peut le constater, l'on est loin du propos coranique ou de l'obsession nde certains milieux intégristes, tout comme du débat actuel sur la visibilité de l'Islam) ou une libertine, comme il était d'usage à cette époque. Le vêtement est donc ici donçu logiquement comme étant une protection de la personne contre l'immoralité des autres.
Troisième étape :
Progressivement, le Coran a préparé une grand réforme visant les moeurs arabes. En l'an 6, deux versets vinrent parachever le procesus éducatif et sensibiliser les musulmans à ce que doit être un comportement correct des hommes et des femmes dans une société basée sur la foi. Une nouvelle communauté où les uns les autres cesseront d'être mus par leurs pulsions et pourront vitre dans l'égalité, le respect, afin d'harmoniser leur vie d'ici-bas et leur aspiration à l'au-delà.
S24.V30-31 "Ô Prophète, dis aux croyants qu'ils détournent certains de leurs regards*, et demeurent chastes : cela est plus à même de les purifier car Dieu est bien informé de leurs agissements. Et dis aux croyantes qu'elles détournent certains de leurs regards et demeurent chastes. De même, qu'elles ne se parent point au-delà de ce qui est convenable et recouvrent de leurs étoffes (khimar) l'échancrure de leurs poitrines... Et reprentez-vous tous à Dieu, Ô croyants*, que vous connaissiez par là le bonheur*."
*Le texte arabe est sans ambiguïté : yaghuddû min absârihim, littéralement "qu'ils baissent certains de leurs regards", c'est-à-dire les ragards concupiscents. Cela ne signifie donc pas, comme d'aucuns le croient : "baisser les regards", c'est-à-dire tout regard, interdisant de fait que l'on puisse regarder une femme ou, raisonnement identique poussé à son paroxisme, "cloîtrer les femmes afin que nul ne puisse les voir".
* L'analyse de l'ensemble des deux versets cités permet de comprendre que ce pluriel masculin est en réalité d'usage indifini : "Ô croyants et croyantes".
* Ici-bas et dans l'au-delà.
Comme on peut le constater une deuxième fois, contrairement là aussi aux assertions des traductions-interprétations courantes, il n'est fait mention ni de foulard ni de voile, mais d'une indication vestimentaire supplémentaire : il s'agit à présent de dissimuler le décolleté (comme précédement, le Coran ne valide pas un type unique de vêtement, ici le khimar ou étoffe. Peu importe que celui-ci se portât sur les épaules ou sur la tête, l'essentiel est qu'il vinsse recouvrir le décolleté. Aïcha, l'épouse du Prophète, nous livre d'ailleurs à ce sujet un précieux témoignage, authentifié par Al Bukhârî : elle y précise deux choses. Premièrement, les femmes découpèrent spécialement à cette occasion des pièces de tissu pour s'en couvrir. Ceci démontre que pour elles, l'expression : "Qu'elles recouvrent de leur khimar" comme le rappelle Aïcha, ne signifiât pas nécessairement d'utiliser le khimar de tête ou d'épaule. Bien au contraire, cela fut compris littéralement et elles ajoutèrent une pièce à leurs tenues : "Nous fendîmes à cette fin de grandes pièces d'étoffe, murout." Deuxièmement, Aïcha, en ne mentionnant le verset en question que par ce simple corps de phrase : "Qu'elles recouvrent de leurs étoffes l'échancrure de leurs poitrines", stipule ce que fut réellement pour les femmes l'ordre coranique : cacher leur décolleté). Ceci dit, et ce point est essentiel, moralement la démarche et l'objectif visé par ces versets sont absolument explicites : correction de comportement, conduite chaste, abolition de la notion "d'objet sexuel", maîtrise des pulsions et des désirs, tout cela bien considéré et symbolisé par l'expression "détourner certains de leurs regards". Pour le Coran, et le message est fondamental, retenue orale et retenue vestimentaire ne peuvent aller l'un sans l'autre.
Il s'agit en fait d'une véritable "révolution sexuelle", si l'on ose le paradoxe, visant à permettre aux hommes et aux femmes de vivre ensemble dans une société ou le respect des uns et des autres sera assuré par la piété et la morale. Ainsi "libérés", hommes et femmes pourront parpticiper à la société civile et donner la juste mesure de leurs potentiels, à l'abri de tous les préjugés et de tous les abus. Cette tenue correcte exigée, est conçue dans cette perspective, non comme un enfermement de la femme mais comme une mesure lui permettant de participer activement et physiquement à la société dans le respect et la reconnaissance.
Dans la culture très patriarcale de l'époque, ces versets s'avérèrent révolutionnaires, et dans un monde où la femme n'avait pas sa place, on comprend qu'une forme de résistance, plus ou moins passive, du monde masculin se soit mise en place.
référence coranique :
Lorsque que le coran veut réformer un comportement de société, il procède par touche successives, allant de la prise de conscience de la problématique à la mise en place progressive de mesures concrètes. La moralisation de la société est un des themes majeurs traité par le Coran et la "question du voile" s'inscrit dans cette perspective. Nous allons donc envisager la stratégie mise en place.
Première étape :
Plusieurs versets édictent, dès l'an 5 de l'Hégire, des mesures spécifiques aux épouses du Prophète Muhammad.
S33.V53. "Ô épouses de Prophète, vous n'êtes point comme toutes les femmes. La piété impose que vous ne vous abaissiez point dans vos propos, ceci afin d'éviter aux coeurs malsains une conduite importune. Ne vous exprimez donc qu'avec correction. Soyez dignes en vos demeures, n'exhibez point l'éclat de vos parures, comme il était de mise au temps du paganisme... Dieu veut parfaire votre purification spirituelle..."
L'accent est mis ici sur une nécéssaire réforme de comportement. Les épouses du Prophète Muhammad devenant modèle de référence pour la récente communauté musulmane, il ne convenait pas qu'elles se comportent comme les femmes du commun. En filigrane se lit un message adressé à tous : l'Islam, religion de pudeur, de respect et de retenue n'est pas compatible avec la légèreté coutumière.
S33.V53. "Ô crayants, cessez d'entrer dans les appartements du Prophète, à moins que l'on vous y invite à l'occasion d'un repas... et ne prolongez pas votre présence familièrement, cela est une situation gênante pour le Prophète... Et si vous aviez quelque chose d'utile à demander à ses épouses, faites-le de derrière un rideau de porte (hijab). Cela afin de parfaire la purification de vos coeurs..."
On comprend aisément que l'objectif de ce verset était de protéger l'intimité de la famille du Prophète qui, en tant qu'homme public, était sans cesse importuné par la gente bédouine qui ne s'embarrassait pas de protocole. Les moeurs et les usages étant ce qu'ils étaient, c'est-à-dire sans retenue, sans éducation, et sans limites morales bien définies, il importait qu'un rappel éducatif soit réalisé. Rappelons l'emploi en ce verset du terme Hijab signifiant "voile" à l'heure actuelle, alors que dans l'usage coranique il désigne un rideau de porte.
On notera que ces mesures sont, dans leurs applications concrètes, réservées ces mesures sont, dans leurs applications concrètes, réservées à la maisonnée du Prphète Muhammad, ses épouses seront dès lors effectivement totalement dérobées aux regards (ceci est souvent à l'origine de confusion, le statut des musulmanes étant confondu avec celui, tout particulier, des épouses du Prophète. Cette mesure trouve sa justification dans le fait que le coran va interdire à quiconque d'épouser les femmes du prophètes après sa mort. l'objectif semble avoir été, outre le respect de l'intimité de Muhammad, la suppression de toute descendance directe qui aurait pu se réclamer de lignée prophétique. Muhammad, conformément à l'éthique principale de l'Islam, s'est battu sa vie durant pour ne pas être idolâtré.) Cependant elles sous entendent, malgrès tout, une évolution nécessaire des moeurs et des mentalités au sein de la communauté musulmane.
Deuxième étape :
une précision vestimentaire va être apportée afin de protéger les épouses du Prophète toujours victimes de quolibets et des avances de nombreux opportuns. Mais, évolution importante, le verset s'adresse, cette fois sans ambiguïté, dans son application à l'ensemble de la communauté.
S33.V59. "Ô Prophète, dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants, qu'elles "descendent et rabattent sur elles les deux pans de leurs amples habits (djilbab)", ceci afin qu'on les reconnaisse et que l'on ne les importune plus."
Ce que nous avons traduit par "descendre et rabattre sur elles les deux pans de leurs aples habits" décrit exactement ce que le texte arabe entend textuellement par : "ramener sur elles leur djilbab" Nous l'avons dit, la majorité des traductions qu'utilisent les acteurs du débat sur le "voile", mentionne conformément à l'idéologie prédominante : "qu'elles ramènent sur elles leurs grands voiles" ou des équivalents, mais toujours avec l'ajout inaproprié du terme voile.
Or, ce verset ne dit que la chose suivante : habillez-vous correctement et avec pudeur afin que l'on vous reconnaisse comme croyantes et que l'on ne vous importune pas telle une simple esclave (conformément à la logique de l'époque, les quatre écoles juridiques ont interprêté l'expression : "afin qu'on les reconnaisse" comme signifiant : "en tant que femme de condition libre". De fait, il fut interdit aux esclaves de porter toutes sortes de voiles ! Comme on peut le constater, l'on est loin du propos coranique ou de l'obsession nde certains milieux intégristes, tout comme du débat actuel sur la visibilité de l'Islam) ou une libertine, comme il était d'usage à cette époque. Le vêtement est donc ici donçu logiquement comme étant une protection de la personne contre l'immoralité des autres.
Troisième étape :
Progressivement, le Coran a préparé une grand réforme visant les moeurs arabes. En l'an 6, deux versets vinrent parachever le procesus éducatif et sensibiliser les musulmans à ce que doit être un comportement correct des hommes et des femmes dans une société basée sur la foi. Une nouvelle communauté où les uns les autres cesseront d'être mus par leurs pulsions et pourront vitre dans l'égalité, le respect, afin d'harmoniser leur vie d'ici-bas et leur aspiration à l'au-delà.
S24.V30-31 "Ô Prophète, dis aux croyants qu'ils détournent certains de leurs regards*, et demeurent chastes : cela est plus à même de les purifier car Dieu est bien informé de leurs agissements. Et dis aux croyantes qu'elles détournent certains de leurs regards et demeurent chastes. De même, qu'elles ne se parent point au-delà de ce qui est convenable et recouvrent de leurs étoffes (khimar) l'échancrure de leurs poitrines... Et reprentez-vous tous à Dieu, Ô croyants*, que vous connaissiez par là le bonheur*."
*Le texte arabe est sans ambiguïté : yaghuddû min absârihim, littéralement "qu'ils baissent certains de leurs regards", c'est-à-dire les ragards concupiscents. Cela ne signifie donc pas, comme d'aucuns le croient : "baisser les regards", c'est-à-dire tout regard, interdisant de fait que l'on puisse regarder une femme ou, raisonnement identique poussé à son paroxisme, "cloîtrer les femmes afin que nul ne puisse les voir".
* L'analyse de l'ensemble des deux versets cités permet de comprendre que ce pluriel masculin est en réalité d'usage indifini : "Ô croyants et croyantes".
* Ici-bas et dans l'au-delà.
Comme on peut le constater une deuxième fois, contrairement là aussi aux assertions des traductions-interprétations courantes, il n'est fait mention ni de foulard ni de voile, mais d'une indication vestimentaire supplémentaire : il s'agit à présent de dissimuler le décolleté (comme précédement, le Coran ne valide pas un type unique de vêtement, ici le khimar ou étoffe. Peu importe que celui-ci se portât sur les épaules ou sur la tête, l'essentiel est qu'il vinsse recouvrir le décolleté. Aïcha, l'épouse du Prophète, nous livre d'ailleurs à ce sujet un précieux témoignage, authentifié par Al Bukhârî : elle y précise deux choses. Premièrement, les femmes découpèrent spécialement à cette occasion des pièces de tissu pour s'en couvrir. Ceci démontre que pour elles, l'expression : "Qu'elles recouvrent de leur khimar" comme le rappelle Aïcha, ne signifiât pas nécessairement d'utiliser le khimar de tête ou d'épaule. Bien au contraire, cela fut compris littéralement et elles ajoutèrent une pièce à leurs tenues : "Nous fendîmes à cette fin de grandes pièces d'étoffe, murout." Deuxièmement, Aïcha, en ne mentionnant le verset en question que par ce simple corps de phrase : "Qu'elles recouvrent de leurs étoffes l'échancrure de leurs poitrines", stipule ce que fut réellement pour les femmes l'ordre coranique : cacher leur décolleté). Ceci dit, et ce point est essentiel, moralement la démarche et l'objectif visé par ces versets sont absolument explicites : correction de comportement, conduite chaste, abolition de la notion "d'objet sexuel", maîtrise des pulsions et des désirs, tout cela bien considéré et symbolisé par l'expression "détourner certains de leurs regards". Pour le Coran, et le message est fondamental, retenue orale et retenue vestimentaire ne peuvent aller l'un sans l'autre.
Il s'agit en fait d'une véritable "révolution sexuelle", si l'on ose le paradoxe, visant à permettre aux hommes et aux femmes de vivre ensemble dans une société ou le respect des uns et des autres sera assuré par la piété et la morale. Ainsi "libérés", hommes et femmes pourront parpticiper à la société civile et donner la juste mesure de leurs potentiels, à l'abri de tous les préjugés et de tous les abus. Cette tenue correcte exigée, est conçue dans cette perspective, non comme un enfermement de la femme mais comme une mesure lui permettant de participer activement et physiquement à la société dans le respect et la reconnaissance.
Dans la culture très patriarcale de l'époque, ces versets s'avérèrent révolutionnaires, et dans un monde où la femme n'avait pas sa place, on comprend qu'une forme de résistance, plus ou moins passive, du monde masculin se soit mise en place.
- mari
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Ecrit le 15 janv.09, 10:38
Tout à fait d'accord, à savoir aussi que les musulmans disent que les savants sont les héritiers du Prophète au niveau du Savoir...Fyne a écrit :juste en passant , le terme savant musulman porte a confusion et est très mal choisi. Un savant désigne un scientifique , ici le terme exacte serais théologue....
Ce qui pose quand même problème c'est qu'ils ne savent pas se mettre d'accord entre-eux... Donc j'ai du mal à comprendre comment, s'ils ont le savoir de Muhammad, ils ne peuvent pas se mettre d'accord...
Slamani, les gens sont libres de faire ce que bon leur semble... Si une femme veut absolument porter le voile, c'est son droit... elle est libre de faire ce qu'elle veut...
- slamani
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Ecrit le 15 janv.09, 10:49
je suis tout a fais d'accord avec toi mari,mari a écrit :
Slamani, les gens sont libres de faire ce que bon leur semble... Si une femme veut absolument porter le voile, c'est son droit... elle est libre de faire ce qu'elle veut...
il manque ce verset mari, on pourra pas échapper a cela :
Allah, dans le Qour'aane, après avoir ordonné aux hommes de garder le regard baissé, demande au Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) de s'adresser aux croyantes en ces termes:
"Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes...."[Le Coran, 24:31]
Quand on lit ce passage coranique, on se rend compte qu'il ne laisse place à aucune ambiguïté: C'est Allah Lui-même qui ordonne, par le biais de Son Messager (sallâllâhou alayhi wa sallam), aux femmes de ne montrer de leurs atours, en présence d'hommes étrangers, que la partie qui en paraît. Il s'agit là de la première dimension que l'on avait évoquée: Le respect d'une tenue vestimentaire bien particulière pour la femme relève de ses devoirs envers Allah. Mais en même temps, comme on l'a rappelé en introduction, quand on prend en considération le début du passage coranique, on comprend aussi que cette prescription divine est liée à la protection de la chasteté et, par extension, de la dignité de la femme. Prise sous cette perspective, on se rend compte que le fait de couvrir ces parties du corps déterminées constitue un bienfait indéniable pour la femme; c'est justement ce que relève avec beaucoup d'intelligence et de clairvoyance Fatima Naseef, dans son ouvrage intitulé "Droits et devoirs de la femme en Islam", lorsqu'elle qualifie le port du "Hidjâb" comme étant un "droit à la décence". On retrouve bel et bien la double dimension évoquée. La question qui se pose maintenant est de savoir quelle est donc cette partie des atours de la femme qu'il ne lui est pas nécessaire de recouvrir en présence d'étrangers. Pour la déterminer, il n'y a pas d'autres moyens que de se référer aux explications qui ont été données par les premiers interlocuteurs de la Révélation, en l'occurrence les Compagnons (radhia Allâhou anhoum), mais aussi par les savants et commentateurs musulmans des premiers siècles de l'Islam qui les ont suivis et qui ont pu étudier en profondeur la science religieuse et prophétique qu'ils ont laissée en héritage.
A ce sujet, l'interprétation qui a été retenue par la majorité des commentateurs du Qour'aane (parmi lesquels Az zamakhchari (Réf: "Al Kacchâf", Volume 3 / Pages 230-231) , Ibné Kathîr ("Tafsir Ibné Kathîr" Volume 3 / Page 283), Al-Râzi ("Tafsir Kabîr" Volume 23 / Pages 205-206) , Al Qourtoubi ("Tafsir oul Qourtoubi" Volume 12 / Pages 228-229) , Al Tabri ("Moukhtasar min Tafsîril Imâm Al Tabri" Volume 2 / Page 9 et Note N°3) , Al Âloûsi ("Rouhoul Ma'âni" Volume 18 / Page 140) et Al Djassâs ("Ahkâmoul Qour'aane" Volume 3 / Page 315) est celle qui a été donnée par Ibné Abbâs (radhia Allâhou anhou). Selon lui, le terme "ce qui en paraît" désigne les deux mains et le visage. Ce qui signifie que, d'après ce passage du Qour'aane, ces deux parties du corps sont les seules que la femme a le droit de garder découvert en présence d'étrangers. Ce verset exprime donc bien l'obligation du port du "Hidjâb" (ou "Khimâr"), obligation qui est d'ailleurs clairement confirmée par la suite du passage qui dit: "qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines" . Le mot exact en arabe qui est employé dans le Qour'aane est "Khimâr". Dans le vocabulaire arabe, ce terme désigne le voile qui est utilisé pour recouvrir la tête et les cheveux. (Réf: "Al Moufradâte fi gharîbil Qour'aane" de Imâm Râghib Asphahâni / Page 159; "Basâïr" de Al Fîrowz Âbâdi - Volume 2 / Pages 571 et 572, entre autres…) En sus de cela, il y a également unanimité entre les plus illustres commentateurs du Qour'aane pour désigner le "Khimâr" auquel il est question dans ce passage comme étant un voile recouvrant d'abord la tête et les cheveux (Réf: "Tafsîr Kabîr" - "Tafsîr Qourtoubi" - "Roûh oul Ma'aniy" - "Al Mouhalla" de Ibné Hazm r.a.)
Il est aussi intéressant de noter la réaction des femmes musulmanes à l'époque du Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) lorsque ce verset fut révélé: L'Imâm Boukhâri r.a. rapporte à ce sujet les propos de Aîcha (radhia Allâhou anha): "Qu'Allah fasse miséricorde aux premières femmes émigrées; dès que le verset "qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines" fut révélé, elles découpèrent le drap qu'elles portaient (au dessus de leurs vêtements) et l'utilisèrent pour se couvrir la tête (ainsi que leur cou et leur poitrine). "
Et Allah Seul détient la Vérité !
- mari
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Ecrit le 15 janv.09, 11:36
ta pas tout lu slamani
je le remet :

je le remet :
S24.V30-31 "Ô Prophète, dis aux croyants qu'ils détournent certains de leurs regards*, et demeurent chastes : cela est plus à même de les purifier car Dieu est bien informé de leurs agissements. Et dis aux croyantes qu'elles détournent certains de leurs regards et demeurent chastes. De même, qu'elles ne se parent point au-delà de ce qui est convenable et recouvrent de leurs étoffes (khimar) l'échancrure de leurs poitrines... Et reprentez-vous tous à Dieu, Ô croyants*, que vous connaissiez par là le bonheur*."
*Le texte arabe est sans ambiguïté : yaghuddû min absârihim, littéralement "qu'ils baissent certains de leurs regards", c'est-à-dire les ragards concupiscents. Cela ne signifie donc pas, comme d'aucuns le croient : "baisser les regards", c'est-à-dire tout regard, interdisant de fait que l'on puisse regarder une femme ou, raisonnement identique poussé à son paroxisme, "cloîtrer les femmes afin que nul ne puisse les voir".
* L'analyse de l'ensemble des deux versets cités permet de comprendre que ce pluriel masculin est en réalité d'usage indifini : "Ô croyants et croyantes".
* Ici-bas et dans l'au-delà.
Comme on peut le constater une deuxième fois, contrairement là aussi aux assertions des traductions-interprétations courantes, il n'est fait mention ni de foulard ni de voile, mais d'une indication vestimentaire supplémentaire : il s'agit à présent de dissimuler le décolleté (comme précédement, le Coran ne valide pas un type unique de vêtement, ici le khimar ou étoffe. Peu importe que celui-ci se portât sur les épaules ou sur la tête, l'essentiel est qu'il vinsse recouvrir le décolleté. Aïcha, l'épouse du Prophète, nous livre d'ailleurs à ce sujet un précieux témoignage, authentifié par Al Bukhârî : elle y précise deux choses. Premièrement, les femmes découpèrent spécialement à cette occasion des pièces de tissu pour s'en couvrir. Ceci démontre que pour elles, l'expression : "Qu'elles recouvrent de leur khimar" comme le rappelle Aïcha, ne signifiât pas nécessairement d'utiliser le khimar de tête ou d'épaule. Bien au contraire, cela fut compris littéralement et elles ajoutèrent une pièce à leurs tenues : "Nous fendîmes à cette fin de grandes pièces d'étoffe, murout." Deuxièmement, Aïcha, en ne mentionnant le verset en question que par ce simple corps de phrase : "Qu'elles recouvrent de leurs étoffes l'échancrure de leurs poitrines", stipule ce que fut réellement pour les femmes l'ordre coranique : cacher leur décolleté). Ceci dit, et ce point est essentiel, moralement la démarche et l'objectif visé par ces versets sont absolument explicites : correction de comportement, conduite chaste, abolition de la notion "d'objet sexuel", maîtrise des pulsions et des désirs, tout cela bien considéré et symbolisé par l'expression "détourner certains de leurs regards". Pour le Coran, et le message est fondamental, retenue orale et retenue vestimentaire ne peuvent aller l'un sans l'autre.
- slamani
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Ecrit le 15 janv.09, 11:45
non non mari, j'ai lu tous ce que tu as écris,
il y a un problème la :
30. Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Dieu est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font.
31-Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes...."
Sourate 24 : La lumière (An-Nur)
S24.V30-31 "Ô Prophète, dis aux croyants qu'ils détournent certains de leurs regards*, et demeurent chastes : cela est plus à même de les purifier car Dieu est bien informé de leurs agissements. Et dis aux croyantes qu'elles détournent certains de leurs regards et demeurent chastes. De même, qu'elles ne se parent point au-delà de ce qui est convenable et recouvrent de leurs étoffes (khimar) l'échancrure de leurs poitrines... Et reprentez-vous tous à Dieu, Ô croyants*, que vous connaissiez par là le bonheur*."
tu ne trouves pas que c'est bizarre tous çà?
il y a un problème la :
30. Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Dieu est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font.
31-Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes...."
Sourate 24 : La lumière (An-Nur)
S24.V30-31 "Ô Prophète, dis aux croyants qu'ils détournent certains de leurs regards*, et demeurent chastes : cela est plus à même de les purifier car Dieu est bien informé de leurs agissements. Et dis aux croyantes qu'elles détournent certains de leurs regards et demeurent chastes. De même, qu'elles ne se parent point au-delà de ce qui est convenable et recouvrent de leurs étoffes (khimar) l'échancrure de leurs poitrines... Et reprentez-vous tous à Dieu, Ô croyants*, que vous connaissiez par là le bonheur*."
tu ne trouves pas que c'est bizarre tous çà?
- mari
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Ecrit le 15 janv.09, 11:55
excuse moi mais t'as pas tout lu vu qu'il explique et qu'il ramène les termes en arabe et les explique...
c'est donc ta phrase qui est bizarre...
c'est donc ta phrase qui est bizarre...
Yaghuddû min absârihim et pas yaghuddû absârihimLe texte arabe est sans ambiguïté : yaghuddû min absârihim, littéralement "qu'ils baissent certains de leurs regards", c'est-à-dire les ragards concupiscents. Cela ne signifie donc pas, comme d'aucuns le croient : "baisser les regards", c'est-à-dire tout regard, interdisant de fait que l'on puisse regarder une femme ou, raisonnement identique poussé à son paroxisme, "cloîtrer les femmes afin que nul ne puisse les voir".
Modifié en dernier par mari le 15 janv.09, 11:57, modifié 1 fois.
- slamani
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Ecrit le 15 janv.09, 12:06
oui biensur, min est écrits en arabe dans le coran,mari a écrit :J'ai même été voir un Imam à ce sujet et il n'a rien trouvé à redire la dessus... le min est bien écrit dans le coran...
J'ai jamais dis que tu ne savais pas lire l'arabe
"...et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris,..."
mais c'est çà l'essentiel,
slamani a écrit : A ce sujet, l'interprétation qui a été retenue par la majorité des commentateurs du Qour'aane (parmi lesquels Az zamakhchari (Réf: "Al Kacchâf", Volume 3 / Pages 230-231) , Ibné Kathîr ("Tafsir Ibné Kathîr" Volume 3 / Page 283), Al-Râzi ("Tafsir Kabîr" Volume 23 / Pages 205-206) , Al Qourtoubi ("Tafsir oul Qourtoubi" Volume 12 / Pages 228-229) , Al Tabri ("Moukhtasar min Tafsîril Imâm Al Tabri" Volume 2 / Page 9 et Note N°3) , Al Âloûsi ("Rouhoul Ma'âni" Volume 18 / Page 140) et Al Djassâs ("Ahkâmoul Qour'aane" Volume 3 / Page 315) est celle qui a été donnée par Ibné Abbâs (radhia Allâhou anhou). Selon lui, le terme "ce qui en paraît" désigne les deux mains et le visage. Ce qui signifie que, d'après ce passage du Qour'aane, ces deux parties du corps sont les seules que la femme a le droit de garder découvert en présence d'étrangers. Ce verset exprime donc bien l'obligation du port du "Hidjâb" (ou "Khimâr"), obligation qui est d'ailleurs clairement confirmée par la suite du passage qui dit: "qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines" . Le mot exact en arabe qui est employé dans le Qour'aane est "Khimâr". Dans le vocabulaire arabe, ce terme désigne le voile qui est utilisé pour recouvrir la tête et les cheveux. (Réf: "Al Moufradâte fi gharîbil Qour'aane" de Imâm Râghib Asphahâni / Page 159; "Basâïr" de Al Fîrowz Âbâdi - Volume 2 / Pages 571 et 572, entre autres…) En sus de cela, il y a également unanimité entre les plus illustres commentateurs du Qour'aane pour désigner le "Khimâr" auquel il est question dans ce passage comme étant un voile recouvrant d'abord la tête et les cheveux (Réf: "Tafsîr Kabîr" - "Tafsîr Qourtoubi" - "Roûh oul Ma'aniy" - "Al Mouhalla" de Ibné Hazm r.a.)
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Ecrit le 15 janv.09, 12:23
le problème c'est que sa défninition de khimar n'est pas la même :
Khimar : Etylomogiquement, ce qui couvre. Le vin est ainsi appelé khamr, même racine verbale, puisque couvrant la raison. D'un point de vue vestimentaire cela désignait à l'époque du Coran une pièce de tissu non cousue, plus courte que le djilbab et que l'on posait, soit sur les épaules, soit sur la tête (on notera que le Khimar peut ou pas recouvrir la tête. par contre, ce terme à par la suite évoluer sous l'influence du droit musulman et de l'exégèse classique jusqu'à ne plus désigner exclusivement que ce qui recouvre la tête et le corps entier. Réduit à ce seul sens, ce terme à l'avantage de résoudre, en apparence, les problèmes de cohérence soulevés par la lecture traditionnelle du "verset du voile" comme nous allons le constater). Celà correspond en français au fichu mais, là aussi le terme a vieilli. Ainsi avons nous préféré traduire par "étoffe" (Etoffe murout est exactement le sens que prend khimar dans le propos de Aïcha, qui sera envisagé par la suite) ce qui permet, comme précédemment, ce conserver une certaine indétermination vestimentaire, tout comme dans le verset où ce terme est employé.
Comme nous pouvons le constater, le Coran décrit des vétements qui étaient d'usage courant. Il n'a donc pas été question d'innover une nouvelle façon de vétir les femmes, une nouvelle mode, mais d'accepter ce qui était en vigueur à une nouvelle norme morale. Citer le djilbab ou le khimar ne légalise pas, ou n'impose pas, ces deux vêtements ; le propos de Coran, nous le constaterons, est seulement de corriger les défauts qu'ils comportaient ; trop court, trop ouvert ou ne couvrant pas le décolleté. Ainsi, toute tenue vestimentaire remplissant ces conditions sera conforme aux recommendations coraniques.
Précisons dès à présent, que dans la quasi totalité des traductions du Coran que nous avons consultées, ces deux termes, djilbab et khimar sont traduits par "voile". Ce glissement de sens manifeste, qui ne peut se justifier linguistiquement, a, nous le verrons, comme origine les interprétations forcées des deux uniques versets où ils apparaissent.
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Ecrit le 15 janv.09, 20:52
Le problème, à mes yeux, c'est surtout que les traductions ne sont pas très honnêtes... Chaque musulmane est selon moi libre de juger si le Coran lui demande de se voiler ou pas (selon la définition donnée aux termes employés) : je suis donc en désaccord avec l'intitulé du sujet actuel (qui aurait au moins pu être formulé sous forme de question ouverte). Mais l'usage répandu par les islamistes du mot "hijab" pour désigner cette réalité est clairement une imposture !mari a écrit :le problème c'est que sa défninition de khimar n'est pas la même
On reprend :
1. Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles [djalābībihinna] : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées... (Coran XXXIII, 59) > Il est question de de "djilbab" et pas de "hijab" ! Par contre, ce deuxième terme se trouve bel et bien dans cette sourate, mais au verset 53 : ...Et si vous leur demandez quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau [Ĥijābin] : c'est plus pur pour vos coeurs et leurs coeurs; vous ne devez pas faire de la peine au Messager d'Allah, ni jamais vous marier avec ses épouses après lui ; ce serait, auprès d'Allah, un énorme pêché.
2. Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile [Bikhumurihinna] sur leurs poitrines (Coran XXIV, 31) > A nouveau le mot voile, alors qu'il est en effet question de "khimar" ; la moindre des choses, lorsque l'on veut éviter de falsifier son texte saint avec des interprétations humaines, est de ne pas traduire deux mots différents avec le même terme français ! Quitte à garder exceptionnellement le terme arabe (ma traduction le fait bien dans d'autres cas : http://blogren.over-blog.com/article-20318796.html)
Mais revenons au terme "Hijab"...
3. Les gens du Paradis crieront aux gens du Feu: Certes, nous avons trouvé vrai ce que notre Seigneur nous avait promis. Avez-vous aussi trouvé vrai ce que notre Seigneur avait promis ? - Oui, diront-ils. Un héraut annoncera alors au milieu d'eux : Que la malédiction d'Allah soit sur les injustes, qui obstruaient le sentier d'Allah, qui voulaient le rendre tortueux, et qui ne croyaient pas à l'au-delà. Et entre les deux, il y aura un mur [Ĥijābun] invisible... (Coran XVII, 45) > Voilà que notre "rideau" est désigné comme un mur... Cependant, les personnes qui désignent le "voile islamique" sous le nom de "hijab" pourront lire dans le texte arabe que c'est ce "hijab" qui sépare les gens du paradis des gens du feu...
4. Et quand tu lis le Coran, Nous plaçons, entre toi et ceux qui ne croient pas en l'au-delà, un voile [Ĥijābāan] invisible (Coran XVII, 45) ; Mentionne, dans le Livre, Marie, quand elle se retira de sa famille en un lieu vers l'Orient. Elle mit entre elle et eux un voile [Ĥijābāan]. Nous lui envoyâmes Notre Esprit... (Coran XIX, 16-17) > Et maintenant, "hijab" est bel et bien traduit par voile ! Un voile séparateur comme lorsqu'il était question de l'enfer, un voile mis par une femme...
Pourquoi relever tous ces passages ? A cause de l'usage qu'en font les "islamistes", usage dont j'ai été très souvent témoin. En résumé, voici ce que j'ai pu lire ou entendre bien souvent : "Il est dit dans le Coran que le voile/hijab est ce qui distingue la croyante des gens destinés au Feu" ; je n'invente rien ! Et c'est ainsi que des extrémistes font du voile le principal "pilier" de l'islam pour les femmes.
Par respect du texte coranique, j'estime donc qu'il faudrait d'autres choix de traduction que ceux faits par les saoudiens.
Modifié en dernier par Ren' le 16 janv.09, 07:27, modifié 1 fois.
Ar c'hi bihan breizhad...
...S'il me manque l'amour, je suis un métal qui résonne, une cymbale retentissante (1 Cor XIII, 1)
Mon regard de catholique sur l'islam : https://blogrenblog.wordpress.com/ (nouvelle adresse pour fuir la pub sur OB et EB)
Co-auteur du blog judéo-islamo-chrétien http://dialogueabraham.wordpress.com/
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Ecrit le 16 janv.09, 00:33
Je vois que je ma formulation t'as quelque peu déranger, j'en suis profondément désolée...Ren' a écrit : Le problème, à mes yeux, c'est surtout que les traductions ne sont pas très honnêtes... Chaque musulmane est selon moi libre de juger si le Coran lui demande de se voiler ou pas (selon la définition donnée aux termes employés) : je suis donc en désaccord avec l'intitulé du sujet actuel (qui aurait au moins pu être formulé sous forme de question ouverte). Mais l'usage répandu par les islamistes du mot "hijab" pour désigner cette réalité est clairement une imposture !
Je m'explique... j'entend par voile, le voile "islamique" qu'une femme "doit" porter sur la tête pour cacher les cheveux... Ce que les musulmans appelle aujourd'hui hijab. Et effectivement quand on reprend les termes... le Coran ne fait absolument pas allusion au fait de se couvrir les cheveux pour une femme... C'est en ce sens que je dis que "le voile n'est pas dans le coran"... Effectivement j'aurais pu dire : "le voile est-il réellement dans le Coran ?" par exemple... Ceci étant, ma formulation n'était pas faite pour attaquer quiconque porte le voile... Chacun est libre de faire ce qu'il veut...
Ce avec quoi je suis entièrement d'accord...ren' a écrit :Pourquoi relever tous ces passages ? A cause de l'usage qu'en font les "islamistes", usage dont j'ai été très souvent témoin. En résumé, voici ce que j'ai pu lire ou entendre bien souvent : "Il est dit dans le Coran que le voile/hijab est ce qui distingue la croyante des gens destinés au Feu" ; je n'invente rien ! Et c'est ainsi que des extrémistes font du voile le principal "pilier" de l'islam pour les femmes.
Par respect du texte coranique, j'estime donc qu'il faudrait d'autres choix de traduction que ceux faits par les saoudiens.
j'ai même déjà entendu une femme dire à ce sujet : "le feu de l'enfer est bien plus intense en chaleur" (phrase du coran hors contexte) que le fait d'avoir chaud avec le "voile"... Ce qui prouve bel et bien la manipulation des termes...
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