mais de gens qui attendent leur tour pour parler." (Alphonse Karl)
Le vote caquiste c'est possiblement un tapis de clous glissé sous les roues du gouvernement Couillard et ses deux mains sur le volant avec son agenda stratégique visant à favoriser un multiculturalisme triomphant comme modèle de société aligné de plus en plus sur celui du fédéralisme libéral.
Le multiculturalisme est la politique sociale de la mondialisation dans son optique fantasmé de village global. Pourtant le village global semble plus être en déconfiture qu'en voie de consolidation et réalisation. Multiplier les villes sanctuaires est un plus un symptôme du malaise qu'une vraie solution au déracinement non voulu.
Un gouvernement caquiste pourrait n'être que le nationalisme économique, politique et culturel d'un parti libéral sous Robert Bourassa que ce serait déjà mieux que le déni identitaire et patrimonial sous le gouvernement Couillard et mieux qu'un dogmatisme péquiste ou qsiste quant à la souveraineté coûte que coûte en porte à faux avec le pragmatisme et hésitation de l'électorat. Un " autonomisme provincial, national est mieux qu'une province satellite d'un Canada post national.
Un rattrapage national des acquis idéologiques et sociaux issues de la révolution tranquille, molestés tant par la gauche régressive que le clientélisme libéral, avec peut être l'idée d'un second souffle dans le contexte de la mondialisation et intérêts nationaux est maintenant à l'ordre du jour. Comment nier la réalité des " intérêts nationaux" dans le contexte des remises en question des traités de libre marché? Le mondialisation n'a jamais vraiment mis fin à l'État nation sauf pour la dérèglementation des politiques domestiques et l'uniformisation du néo libéralisme.
Car si les nationalismes ont acquis une mauvaise réputation au lendemain de la seconde guerre mondiale et la décolonisation, il doit être dissocié de l'utra-nationalisme d'autant plus que cet ultra-nationalisme est aujourd'hui la réponse extrême à un multiculturalisme tout aussi extrême dans ses prétentions de "renouveau cosmopolite forcé", avec pour trame de fond des préoccupations plus affairistes que sociétales.
À se demander si le multiculturalisme fut plus un démantèlement des identités culturelles et nationales qu'une véritable transition réussie vers des sociétés dites " post nationales".
Politique d'immigration, flux, exode migratoire, accueil des réfugiés se confondent en une même mission. L'identitaire des migrants rivalise avec celui de la société d'accueil avec la question larvée des prépondérances des idées et primautés des valeurs. Où est le repli et déni identitaire? Chez le migrant ou l'hôte?
Existe t'il une seul État multiculturel? Une culture est souvent associée à un territoire, à une nation. Il y a multiculturalisme ou interculturalime au sein des sociétés mais une société dispose la plupart du temps d'une culture historico-nationale. Et même au sein de cette "appartenance identitaire" il y a dissensions et divergences.
Le jour où la réalité de l'Etat nation avec ses intérêts particuliers aura vraiment disparu de l'échiquier mondial, pas seulement victime d'une mauvaise réputation entretenue par la mondialisation et son pendant politique le multiculturalisme, on pourra abroger les Nations Unies qui au fond n'auront plus d'éxistence, ni réalité physique ni réalité juridique, ni raison d'être.
On aura trouvé la panacée Universelle et la forme de gouvernement mondial tant espéré. Un arc en ciel des cultures. On croirait la foi bahaie?
Pour l'instant l'établishement mondialiste n'est pas un gouvernement mondial au sein du village global. Seulement un pouvoir économique, financier tentaculaire qui voit tout en termes de producteurs et consommateurs multiculturels et terre promise.
On compte donc sur les politiques et les " humanitaires" pour gérer les mauvais effets collatéraux de la globalisation de ce matérialisme Universel avec ou sans partage.
Inti
