Indo-Européen a écrit :Je ne sais pas si j'ai compris donc je peux dire une bêtise.
Tu dis qu'il y a une infinité de présent perpétuel et pour chaque point de l'espace de chaque 0.01 secondes illusoires "d'existence" de ces points?
Non, car dans ta phrase employer le mot "présent" est un contresens. Disons plutôt qu'il ne faut pas raisonner avec un point P de coordonnées (x,y,z) qui varierait selon la ligne du temps (P(x,y,z) restant le même quelque que soit t) mais plutôt des point E(x,y,z,t). Lors d'un déplacement, x,y,z et t varient, ce ne sont donc pas les mêmes points mais on a l'illusion d'un déplacement. Ces points n'
appartiennent ni à l'espace ni à la causalité mais
sont l'espace et la causalité.
Indo-Européen a écrit :
J'ai pensé à une chose à propos de ça il y a quelques temps:
http://www.forum-religion.org/islamo-ch ... 22479.html
Je pense que ça règle quelques problèmes ( celui que tu énonces comme la création avant le temps, le paradoxe de l'omniscience/omnipotence, la contradiction libre-arbitre/destin).
Il y a certaines remarques justes, même si je crois humblement qu'elles sont approximatives.
Sauf que ton approche présente un dieu non agissant, non pensant et non interagissant avec le reste de l'univers, me semble-t-il. Ou alors il faudrait que tu entres davantage dans les détails pour prouver qu'une telle interaction puisse tout de même se faire (mais je ne vois vraiment pas comment).[/quote]
Indo-Européen a écrit :
Ce n'est pas un être conscient, or un dieu est toujours conscient.
En d'autres termes, l'emploi du mot "être" dans ta définition contient des implicites à éliminer. Peut-être devrais-tu employer le mot "agent" ?
Et comme c'est un agent qui viole les lois de l'univers, il est surnaturel. Que dirais-tu de, disons, "agent surnaturel" ?
Indo-Européen a écrit :Est ce que ce chaman considère que les esprits sont des dieux?
Oui. Sauf si ta définition inclut un caractère de démiurge (ce qui ne ferait plus de Zeus, Lug, Ymir, etc. des dieux).
Indo-Européen a écrit :Quant à la définition, sa dépendance à la croyance est dû au fait que l'incroyance nie le phénomène divin, donc il niera donc la définition du divin, ça n'a aucun sens pour un incroyant, ce n'est qu'un mot vide de sens.
Plutôt que "nier" j'emploierais la formule scientifique de "tenir pour faux jusqu'à preuve du contraire".
(Fais-tu une différence entre "athée" et "incroyant", au fait ?)
Et il ne me semble pas malsain que d'adopter une définition qui réponde un tant soit peu aux critères objectifs de la science.
Indo-Européen a écrit :Ok, j'admets que ma définition n'est pas bonne.
Une question: La rencontre entre le froid et la chaleur qui engendre ce géant est-elle le résultat d'une volonté (conscience, divinité première etc...) ou bien est-elle dû au pur hasard?
Elle n'est le fruit d'aucune volonté, mais selon les scandinaves "c'était écrit" (écrit par personne, mais écrit quand même, il ne faut pas chercher à comprendre, c'est tout aussi arbitraire que le dieu créateur qui n'a pas lui-même de créateur).
Indo-Européen a écrit :La définition que tu donnes n'est pas bonne non plus puisque la plupart des croyances ne considèrent pas les fantômes comme des divinités malgré leur nature surnaturelle (étrange les 2 mots ensemble...).
Peut-être qu'il faut la remanier de cette manière: toute divinité est surnaturelle mais toute être surnaturel n'est pas forcément une divinité.
Vu qu'aucune religion ne s'accorde sur une définition, on ne peut que dire ce que n'est pas une divinité si l'on veut arriver à une "définition" universelle.
Je cesse de te mener en bateau (ma seule volonté était de placer Marie1 devant ses paradoxes, puis tu es intervenu) pour te livrer l'approche scientifique :
Les anthropologues sont tous d'accord entre eux pour la définition du mot "dieu" : "agent surnaturel d'importance majeure dans le système de croyances". Selon cette définition, il y a bien une différence entre un fantôme et un dieu.
Et selon cette définition (ouf !) le catholicisme comme l'islam sont des monothéismes, à tendance bithéiste (dieu et diable) voire plus (chrétiens qui divinisent Jésus par exemple).
Et toujours selon cette définition, la personne qui considère le catholicisme comme polythéiste doit également reconnaître
alors que l'islam est tout autant polythéiste.